d’être
hospitalisée lundi. Une centaine de Palestiniens
en "détention administrative"
ont par ailleurs entamé une grève des
tribunaux militaires israéliens.
Hana Shalabi vient de repousser une nouvelle "offre
généreuse" du gouvernement
israélien qui proposait de la libérer,
mais de la déporter dans la bande de Gaza,
alors qu’elle est de la région de Jenine
en Cisjordanie.
Elle avait auparavant refusé une réduction
de 2 mois de sa détention administrative, —
détention sans charge et sans procès—
système contre lequel elle proteste par le
biais d’une grève de la faim illimitée,
tout comme l’avait fait Adnan Khader, le "Bobby
Sands palestinien"- vainqueur au
terme d'une lutte épique, historique, de 66
jours de grève de la faim.
La santé de la jeune Hana se détériore
gravement avec des pertes de conscience qui ont entraîné
son hospitalisation ce 19 mars 2012.
Sa vie est en danger.
Des dizaines de prisonniers l’ont rejointe dans
sa grève de la faim.Certains, comme Nael
Halabi, ont été transferés
de la prison d’Ofer vers une destination inconnue
quand ils ont entamé leur grève de la
faim.
Dans cette prison d’Ofer, 70 prisonniers
palestiniens en détention administrative boycottent
les tribunaux militaires depuis le 1er mars,
refusant de s’y présenter.Les détenus
de la prison de Maggido comptent en faire autant à
partir du 1er avril.
Et le 17 avril, journée
internationale des prisonniers palestiniens, c’est
la totalité de ceux qui sont en détention
administrative, soit plus de 300 Palestiniens, qui
se joindront au mouvement.
Devant cette détermination, qui n'a
d'égale que celle des jeunes des villages de
Cisjordanie occupée, lancés dans une
RESISTANCE POPULAIRE PERMANENTE, sans l'utilisation
d'armes à feu pour ne pas déclencher
une répression excessive, l'armée d'occupation
raciste et coloniale perd son sang-froid complètement.
L' après-midi du 16 mars, à Kufr
Qaddoum, les jeunes du village ont jeté
des pierres aux forces de la police israélienne
des frontières qui leur tiraient dessus à
coup de grenades lacrymogènes et de balles
caoutchouc-acier.
Une quinzaine de minutes plus tard, dans une scène
qui ressemblait à celles qu’on a pu voir
dans le sud des Etats-Unis dans les années
60, les officiers de police
ont décidé de lâcher
un chien de l’armée sur les manifestants
qui se tenaient à plusieurs dizaines de mètres.
Le chien a poursuivi les manifestants, et il a mordu
au bras l’un d’entre eux, Ahmad
Shtawi.
Pendant de longues minutes,
le chien n’a pas voulu desserrer ses mâchoires,
même quand le maître-chien est arrivé
sur les lieux et lui a ordonné de lâcher
prise, ce qu’il a fini par faire.
Pendant ce temps-là, comme on peut le voir
sur la video
tournée avec un sang-froid incroyable par un
palestinien présent sur place, les
villageois, se refusant à laisser leur compagnon
dans les mâchoires du chien et les mains des
soldats, continuaient à protester.
La police des frontières ont alors arrêté
Shtawi. Morad Shtawi, membre du comité populaire
du village, a essayé de raisonner l’officier
commandant pour qu’il libère le jeune
homme. Il a été brutaqlisé et
arrêté lui aussi.
La protestation
hebdomadaire à Kufr Qaddoum, à l’ouest
de Naplouse, était dédiée à
la mémoire de Rachel Corrie, activiste
américaine qui a été écrasée
par un bulldozer israélien D9 à Rafah,
il y a exactement neuf ans,
le 16 mars 2003.
A Nabi Saleh, au moins trois manifestants
ont été blessés pendant la manifestation,
dont une Israélienne touchée
à la tête par une balle caoutchouc-acier.
Plus tôt dans la journée, les forces
de l’occupation sont entrées en nombre
dans le village et l’ont aspergé
de liquide puant depuis un canon à
eau. Pendant la nuit, l’armée avait lancé
encore un autre raid sur le village, le cinquième
de la semaine.
A Ni’lin,
la manifestation était dédiée
à l’activiste américain Tristan
Anderson, grièvement blessé à
la tête par une grenade lacrymogène à
haute vélocité le 13 mars 2009 en plein
milieu du village.
Les manifestants
ont également commémoré l’assassinat
de Rachel Corrie.
Les troupes d’occupation ont tiré des
volées de grenades lacrymogènes et de
balles caoutchouc-acier, ainsi que des quantités
de liquide puant sur les manifestants.
Sources: EuroPalestine, ISM. |