Palestine en lutte 2006-2009: ICI - Palestine solidarité ici. Aussi ici. Et (2010) ici- Spécial GAZA: ici

Palestine Résistance: années 2010-2012

Marwan Barghouti ici. Hommage à Abu DAOUD ici
Au lundi 19 mars 2012,plus d’une trentaine de prisonniers palestiniens sont en grève de la faim en solidarité avec Hana Shalabi qui en est à son 33ème jour, et qui vient (suite sous la photo à droite)
 

d’être hospitalisée lundi. Une centaine de Palestiniens en "détention administrative" ont par ailleurs entamé une grève des tribunaux militaires israéliens.

Hana Shalabi vient de repousser une nouvelle "offre généreuse" du gouvernement israélien qui proposait de la libérer, mais de la déporter dans la bande de Gaza, alors qu’elle est de la région de Jenine en Cisjordanie.


Elle avait auparavant refusé une réduction de 2 mois de sa détention administrative, — détention sans charge et sans procès— système contre lequel elle proteste par le biais d’une grève de la faim illimitée, tout comme l’avait fait Adnan Khader, le "Bobby Sands palestinien"- vainqueur au terme d'une lutte épique, historique, de 66 jours de grève de la faim.


La santé de la jeune Hana se détériore gravement avec des pertes de conscience qui ont entraîné son hospitalisation ce 19 mars 2012.

Sa vie est en danger.


Des dizaines de prisonniers l’ont rejointe dans sa grève de la faim.Certains, comme Nael Halabi, ont été transferés de la prison d’Ofer vers une destination inconnue quand ils ont entamé leur grève de la faim.


Dans cette prison d’Ofer, 70 prisonniers palestiniens en détention administrative boycottent les tribunaux militaires depuis le 1er mars, refusant de s’y présenter.Les détenus de la prison de Maggido comptent en faire autant à partir du 1er avril.
Et le 17 avril, journée internationale des prisonniers palestiniens, c’est la totalité de ceux qui sont en détention administrative, soit plus de 300 Palestiniens, qui se joindront au mouvement.

Devant cette détermination, qui n'a d'égale que celle des jeunes des villages de Cisjordanie occupée, lancés dans une RESISTANCE POPULAIRE PERMANENTE, sans l'utilisation d'armes à feu pour ne pas déclencher une répression excessive, l'armée d'occupation raciste et coloniale perd son sang-froid complètement.

L' après-midi du 16 mars, à Kufr Qaddoum, les jeunes du village ont jeté des pierres aux forces de la police israélienne des frontières qui leur tiraient dessus à coup de grenades lacrymogènes et de balles caoutchouc-acier.

Une quinzaine de minutes plus tard, dans une scène qui ressemblait à celles qu’on a pu voir dans le sud des Etats-Unis dans les années 60, les officiers de police ont décidé de lâcher un chien de l’armée sur les manifestants qui se tenaient à plusieurs dizaines de mètres. Le chien a poursuivi les manifestants, et il a mordu au bras l’un d’entre eux, Ahmad Shtawi.

Pendant de longues minutes, le chien n’a pas voulu desserrer ses mâchoires, même quand le maître-chien est arrivé sur les lieux et lui a ordonné de lâcher prise, ce qu’il a fini par faire.

Pendant ce temps-là, comme on peut le voir sur la video tournée avec un sang-froid incroyable par un palestinien présent sur place, les villageois, se refusant à laisser leur compagnon dans les mâchoires du chien et les mains des soldats, continuaient à protester.

La police des frontières ont alors arrêté Shtawi. Morad Shtawi, membre du comité populaire du village, a essayé de raisonner l’officier commandant pour qu’il libère le jeune homme. Il a été brutaqlisé et arrêté lui aussi.

 

La protestation hebdomadaire à Kufr Qaddoum, à l’ouest de Naplouse, était dédiée à la mémoire de Rachel Corrie, activiste américaine qui a été écrasée par un bulldozer israélien D9 à Rafah, il y a exactement neuf ans, le 16 mars 2003.


A Nabi Saleh, au moins trois manifestants ont été blessés pendant la manifestation, dont une Israélienne touchée à la tête par une balle caoutchouc-acier.
Plus tôt dans la journée, les forces de l’occupation sont entrées en nombre dans le village et l’ont aspergé de liquide puant depuis un canon à eau. Pendant la nuit, l’armée avait lancé encore un autre raid sur le village, le cinquième de la semaine.

A Ni’lin, la manifestation était dédiée à l’activiste américain Tristan Anderson, grièvement blessé à la tête par une grenade lacrymogène à haute vélocité le 13 mars 2009 en plein milieu du village.

Les manifestants ont également commémoré l’assassinat de Rachel Corrie.


Les troupes d’occupation ont tiré des volées de grenades lacrymogènes et de balles caoutchouc-acier, ainsi que des quantités de liquide puant sur les manifestants.

Sources: EuroPalestine, ISM.

 

Alors que leurs "amis" de la groupusculaire planète "pro-Palestine" de France se perdent en jérémiades confuses, divisionnistes et défaitistes, heureusement contrebalancées par le succès de la vigoureuse campagne BDS (boycott), les Palestiniens de Palestine, eux, gardent le regard tourné vers le ciel, et l'espoir en un avenir de plus en plus incarné en Marwan Barghouti (ci-contre), le "Mandela palestinien", dirigeant historique de l'intifada éduqué dans l'esprit de Résistance politico-militaire de l'immortel Abu Daoud (ce "père de David" au nom à jamais lié à la glorieuse opération anti-Mossad de "Septembre Noir" aux J.O. de Munich, en 1972, venue démonter, au pire moment, que "là où il y a une volonté, il y a une voie", et que "là où naît le danger, croît aussi ce qui sauve".)

Comme le rapprte le site Al Quds, repris par Jeune Afrique de ce 8 août 2010, le jeune dirigeant du Fatah vient de se démarquer, spectaculairement, du spécialiste historique des connivences nazisme-sionisme devenu le trésorier du plus célèbre des trois "Septembre Noir", l'inspirateur, pour le (suite ici)

 

P

Hommage à l'immortel Abu Daoud, fondateur du Fatah et de "Septembre Noir" - disparu début juillet 2010

 

Organisateur de la prise d'otage historique des Jeux Olympiques de Munich, en 1972 (ci-dessus), début d'une "chasse au Mossad" qui allait voir les trois branches palestiniennes de "Septembre Noir", un des services spéciaux du Fatah de Yasser Arafat, secondé par Abu Mazen, ce "Grand Maître des Secrets" de la Résistance Palestinienne, qui avait réussi, échappant à plusieurs attentats, à cultiver "l'art d'être grand-père",

nous a quittés..- Et nous pleurons cet homme exceptionnel, qui laisse un souvenir exceptionnel, sous la forme d'un très gros livre de Mémoires (écrit avec le regretté Gilles Du Jonchay, et publié chez Anne Carière en 1999), que lisent et que relisent, comptant bien le transmettre à leurs enfants, et petits enfants, tous les vrais amoureux de la Palestine - à commencer par la toute petite poignée d'entre eux qui, au tout début des années 1970, à l'époque où Benny Lévy, "sponsorisé" par Bernard-Henri Lévy, et reniant l'engagement anti-impérialiste, anti-raciste, anti-sioniste, de toute une génération, jetait les fondations d'un nouveau "communautarisme juif", racine, judéo-centriste, des mortels enchaînements ethnicistes à venir, s'étaient mis à la disposition de la Résistance palestinienne, corps et âmes - et gros sacs de sports gonflés de lourds objets plus ou moins métalliques en sus.

Il avait déjà raconté - et nous, en deuxième main - ce qui avait, à l'époque, dans un moment de désespoir presque absolu de la Résistance, conduit Abu Ammar, Abu Iyad, Abu Mazen, et lui-même, à relever les meurtriers défis lancés par le Mossad, en refusant le mythe de l'invincibilité des services spéciaux israéliens et de leurs cruels "kidon" (tueurs professionnels), et à jeter les bases de services secrets palestiniens étudiant minutieusement les méthodes de leur puissant adversaire avant de s'en inspirer pour retourner, victorieusement, les armes de l'ennemi contre lui-même...Et nous ne pouvons, aujourd'hui, qu'y renvoyer ceux qui nous font la grâce de nous lire.

Jean-Paul CRUSE

 

 
 
 

meilleur et pour le pire, le successeur légal et légitime d'Abu Ammar, et enfin le Président (contesté) de ce qui reste de l'Autorité palestinienne.

Pour Marwan, donc, "qu'elles soient directes ou indirectes, les négociations avec les israéliens sont totalement inutiles." Et toute stratégie alternative à celles où s'autodétruit en ce moment la Palestine aux "deux Etats" (croupions), celui de la bourgeoisie islamiste financée par l'Iran et l'Arabie saoudite à Gaza, et celui de la bourgeoisie (nationale) palestinienne, pro-Obama et pro-Europe, à Ramallah, ne peut que reposer sur deux principes:

1.La réconciliation nationale du Fatah combattant incarné par le prisonnier dans sa geôle(comme par ses amis de la nouvelle génération du Comité Central du Fatah), avec ses frères de combat du Hamas nationaliste indépendant et unitaire d'Ismaël Hanyeh.

2. La priorité donnée à une "Résistance Populaire" (Barghouti) tout aussi éloignée du négociantisme ran-gnan-gnan des bureaucrates cisjordaniens que de la "lutte armée" façon gauchisme ou "gaucho-islamisme", caricature "je-roule-ma caisse", anarcho-guevariste, sectaire, aventuriste et suicidaire, de la stratégie longue de "guerre populaire prolongée" enseignée par les Vietnamiens et par l'Armée Populaire de Libération (APL) chinoise aux premiers compagnons d'Abu Djihad puis transmise à leurs jeunes émules de "Septembre Noir" (tendance Munich 1972) - dont la première intifada, armes de guerre bien rangées dans leurs coffrets de polystirène enfouis loin sous la terre, fut une des formes les plus hautes.