A l'occasion de l'affaire
Ben Gourion: 1948-2010, un demi-siècle de progrès
des communistes sur la question de la Palestine:
Lire ici.
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| Après l'assassinat
des trois Fatahoui de Naplouse,
la préparation de la troisième
intifada suit le rythme des débats sur la succession
d'Abu Mazen:
ici |
Pour
la RESISTANCE PALESTINIENNE, la NOUVELLE ERE qui
s'annonçait avec L'ASSASSINAT D'ABU AMMAR, puis
L'AVENEMENT DE BARACK HUSSEIN OBAMA, amorce
de temps nouveaux dont le vote des électeurs des Etats-Unis ne
fut que le SIGNE ANNONCIATEUR (sans que le RAPPORT DE FORCES au sein de
la SOCIETE DES ETATS-UNIS, tels qu'ils sont, permette que cette amorce,
et ce signe, aillent au-de là de ce qu'ils furent, et disent plus
qu'ils ne disent...), ANNONCE, POUR LES ANNEES 2010 et suivantes, DE
GRANDS CHANGEMENTS EN PALESTINE.
La stratégie de libération "en
deux étapes, passant par deux Etats" n'eut jamais
pour objectif "deux Etats pour deux peuples".
Puisqu'il n'existe ni "peuple israélien"
(eux-mêmes ne le prétendent pas...) ni "peuple
juif" - car il n'existe rien qui puisse s'apparenter
à une "race juive", à
maquiller en "peuple").
Cette stratégie n'a pas pu donner plus que ce qu'elle
a donné: la reconnaissance internationale
du peuple palestinien comme peuple, et de sa RESISTANCE
comme RESISTANCE, absolument LEGITIME, plus
le "retour" en terre de Palestine
de quelques dizaines de milliers de combattants armés ("police
palestinienne") et de cadres politiques forgés
au plus brûlant des feux, dans la durée, appelés à
fusionner avec les organisateurs locaux issus des deux intifadas.
Le moment est venu, c'est clair,
de passer à autre chose: d'ouvrir une autre phase.
Le contenu de cette nouvelle étape, qui
ne sera pas la dernière, n'est pas inscrit dans les étoiles.
A lire les signes de la terre, à défaut
de ceux du ciel, pour lesquels, ici, nous ne sommes nullement outillés,
deux remarques:
- 1. Les récents développements de la RESISTANCE
POPULAIRE, VIOLENTE, mais NON ARMEE,
rappelant les sortilèges de la PREMIERE INTIFADA,
ouvrent une première piste: c'est le message de Nil'in
(ci-contre).
- 2.Ces événements surviennent au cours de ce même
automne où, bien loin de JERUSALEM, de RAMALLAH et de BETHLEEM,
un de ces paysans rusés frottés, comme les paysans palestiniens,
au dur labeur comme à la dure lutte, "Pépé"
MUJICA, fondateur des TUPAMAROS d'URUGUAY
(longtemps modèle éblouissant de ce que peut être
une lutte armée moderne enracinée dans un pays semi-développé,
sinon développé, commel'est, après tout, aujourd'hui,
la PALESTINE) a remporté, haut la main,
le premier tour d'une élection présidentielle annonçant
une possible victoire au second, fin novembre.
On reparle donc des TUPAMAROS,
dont l'inventivité quasiment artistique dans le domaine de la LUTTE
ARMEE a nourri, dans les brûlantes et glorieuses
"seventies", l'imaginaire des combattants d'AL
ASSIFA, du FATAH, puis des TROIS "SEPTEMBRE
NOIR" - - et leurs divers émules européens...
Une LUTTE ARMEE ARTICULEE, INTELLIGENTE, PATIENTE ET REFLECHIE,
ne reconnaissant aucune limite à la
CREATIVITE de ses FRAPPES, à leur AUDACE
INTELLECTUELLE comme à l'AUDACE PHYSIQUE qu'elles exigent,
enracinée dans un puissant mouvement de RESISTANCE
POPULAIRE ASSEZ MAÎTRISEE POUR NE PAS ETRE SUICIDAIRE...
- Le tout combiné avec la poursuite d'un
BOYCOTT INTERNATIONAL DE L'ETAT FASCISTE (qui fait des progrès
consistants), et avec la poursuite (et non l'abandon) du combat
sur le terrain de la DIPLOMATIE et des NEGOCIATIONS SECRETES OU OUVERTES:
voilà tout le mal qu'on peut souhaiter aux petits enfants de Bil'in
ou de Nil'in, héritiers et continuateurs du "VIEUX"
vers qui toutes nos pensées s'orientent,
ce 11 novembre, anniversaire de son "départ"
définitif de l'hôpital de Clamart où, à
quelques-uns, pas si nombreux les premiers jours, nous nous étions
rassemblés, fleurs en main, pour l'accueillir...
Dimanche 8 novembre 2009. 19 heures. J-P.C. |
Palestine en lutte
2006-2009: ICI
Palestine solidarité
I ici.
II ici.
Spécial GAZA: ici |
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Ilan
Halévi
parle
Il avait été l'un des tout premiers conseillers
d'origine juive de Yasser Arafat, ainsi que, de longtemps, d'Abu
Mazen - avec des racines

en France, pour partie, au Yemen, pour une autre.
Faisant retour, de temps
en temps, dans ce qui est aussi le pays de ce citoyen de Palestine
différent de beaucoup d'autres, qui, se refusant à
n'être de nulle part, reste fidèle à ses multiples
racines, il était aussi beaucoup intervenu, en France, pour
aider les "maos" non
repentis de la fin des années 1970, eux-mêmes proches
du Fatah et particulièrement d'Abu Djihad, dont il partageait
l'approche d'ensemble, à prendre le bon virage, en continuant
sur le chemin tracé sans rien renier ni rien lâcher
-mais sans tomber non plus dans les branquignoleries dérisoires
et dangereuses de l' "ultra-gauche"
militariste, anarcho-maoiste, bientôt copieusement
infiltrée et manipulée par les services de resneignement
de plusieurs pays, dont la France, bien entendu (Gilles
Kaehlin), l'Iran, et Israël...
Sur ce "fil tendu au-dessus de l'abîme",
ce fut l'époque du C.R.I.S.E.,
le "Centre de Recherches Sociales et Economiques"
présenté à l'époque dans les organes
de l'extrême-droite sioniste (Minute...) comme la "couverture"
de "réseaux" d'action secrète "mao-gaullistes"
liés au conseiller Grossouvre, (assassiné
à l'Elysée en 1994), longtemps protecteur et, pour
partie, "tireur de ficelles" du capitaine
Barril...
Le C.R.IS.E. (bien lire le I,
et pas une autre voyelle...) était à l'époque
animé par Antonio Bellavita, issu des Brigades
Rouges italiennes, Maurice Brover,
issu de la NRP française,
et plusieurs d'entre nous (dont certains sont aujourd'hui chercheurs,
journalistes, ou...syndicalistes!).
Il bénéficiat du soutien politique du Fatah,
qui, l'alimentant en infos très pointues sur Israël
et les réseaux israéliens en France, partageait l'analyse
qui avait fait naître ce "Centre de Recherches"
- et payait, vraisemblablement, quelques abonnements, voire quelques
stylos-bille, un peu de papeterie et d'autres objets divers...
Auteur de nombreux livres et d'un nombre impressionnant d'articles,
longtemps pilier de la prestigieuse Revue d'Etudes Palestiniennes,
Ilan ne s'était pas exprimé depuis longtemps sur l'évolution
de la situation en Palestine.
Aujourd'hui conseiller diplomatique de l'OLP pour l'Allemagne,
il vient de le faire, avec toute la finesse qui constitue sa marque
de fabrique, et la qualité d'informations puisées
aux meilleurs sources qui la nourrissent - choisissant,
pour ce "retour", une pleine
page offerte par le journal L'Humanité
- à l'invitation de notre excellent confrère Pierre
Brabancey, un bon spécialiste du sujet..
"L’opinion populaire palestinienne, dans
sa majorité, analyse Ilan, qui, vce-ministre
des affaires étrangères, a longtemps vécu à
Ramallah, y bénéficiant des "attentions"
toutes particulière des services de renseignement israéliens
et des saccageurs de bibliothèques de l'armée d'occupation,
régulièrement lâchés dans les couloirs
de son domicile, renvoie le Hamas et le Fatah dos à
dos en les rendant également responsables de la division.
Elle réclame pourtant l’unité
entre les deux.
C’est cette pression de l’opinion populaire qui
fait que les deux directions se sont formellement et verbalement
engagées à la réconciliation et au partage
du pouvoir. À contre-courant d’une partie importante
de leurs appareils respectifs, en particulier les appareils
de sécurité des deux camps qui, eux, sont encore dans
une logique de vendetta.
L’opinion populaire désavouera quiconque
apparaît clairement comme un obstacle à l’unité.
Mais, dans la situation actuelle, le Hamas est face au dilemme
suivant : soit conserver le monopole absolu du pouvoir sur la bande
de Gaza, soit le partager sur l’ensemble du territoire. Cette
dernière éventualité signifie passer par un
processus de réconciliation et d’union nationale et
des élections à court terme.
Tous les sondages donnent le Hamas perdant aux élections
prochaines.
Pour le Hamas, l’alternative n’est donc pas seulement
tout le pouvoir à Gaza ou le partage sur l’ensemble
du territoire, mais tout le pouvoir à Gaza ou le partage
du pouvoir dans une configuration où ils sont le partenaire
mineur.
Donc, pour le moment il n’en veut pas. Ce
qui est désastreux pour l’avenir du peuple
palestinien parce que ça approfondit la césure
politique et géographique entre Gaza et la Cisjordanie et
maintient le territoire dans un état de blocus et donc pratiquement
de famine.
Or, à chaque fois qu’on a eu un gouvernement d’union
nationale, la communauté internationale l’a boycotté.
Il n’y a aucun stimulant pour le Hamas d’aller
à l’unité puisque de toute façon ça
ne résoudra rien.
Si la population palestinienne voyait que l’unité,
le partage du pouvoir seraient immédiatement récompensés
par la reprise de l’aide économique à Gaza dans
des proportions qui vont changer la vie, ça constituerait
une pression considérable."
A
lire absolument en version intégrale: ici |
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"Ich
bin ein Berliner"? (JFK)
ICH BIN
EIN NIL’INER !
Vendredi 7 novembre 2009, à deux jours de la commémoration
de la chute du "mur de la honte" de
Berlin (le 9 novembre 1989), à Nil’in, en Cisjordanie occupée,
les Palestiniens ont fait preuve d’un courage et d’un esprit
de Résistance populaire exemplaires en réussissant à
ouvrir une brèche dans leur "mur de la honte"
à eux - obscène outil de la spoliation, construit
par Israël.

Un exploit quand on sait que ce mur est haut de 8 mètres de long
et émaillé de miradors, barbelés et autres instruments
barbares, ravivant le souvenir de la barbarie nazie, fondée elle
aussi sur une idéologie de la "race pure",
tout aussi haïssable que le sionisme de Herzl.
Aujourd’hui, 20 ans après la chute du mur de Berlin, le 9
novembre 2009, et plus de 5 ans après que la Cour de Justice a
jugé illégal le mur érigé sur les terres palestiniennes
par les Israéliens, et exigé sa suppression, comment peut-on
tolérer cette barbarie ?
Comment peut-on être révulsés par l’idée
qu’il ait pu exister des ghettos et permettre qu’on en recrée
sous nos yeux ?
Bravo aux Palestiniens et aux 200 internationaux qui sont venus célébrer
avec eux, vendredi à Nil’in, l’anniversaire des 20
ans de la chute du Mur !
(D'après un texte d'EuroPalestine du 7 11 2009, retouché
par Jean-Paul CRUSE.
(Pour
voir la poignante video d'EuroPalestine: clic ici)
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Vers une
troisième intifada sur le modèle
basque de "kale borroka",
combinée à une nouvelle forme de Résistance
armée, façon
Tupamaros
- et aux négociations elles aussi "ininterrompues
par étape"
Pénétrant en force et par surprise au sein de la
casbah de Naplouse, forteresse de la Résistance en Cisjordanie
occupée, la Gestapo israélienne est
repartie sous des volées de pierres, laissant sur place
les corps de trois combattants du Fatah, "suspects"
de l'exécution d'un colon fasciste, un peu
plus tôt.
Comme si, par cette transgression des usages établis,
les Forces d'Occupation de l' "Etat Juif",
raciste, prétendaient peser,
dans l'escalade de la provocation et de la terreur, sur
les débats en cours au sein de la Résistance.
En déclarant, en effet, qu'il n'y aurait pas "de
troisième intifada tant qu'il serait là",
Abu Mazen , le successeur de Yasser Arafat ("Abu Ammar")
livre un message codé: tant qu'il sera là,
d'accord, mais après son départ, proche, quoi?.
Lui fait écho la récente déclaration du
très probable successeur du successeur, le Mandela
palestinien Marwan Barghouti,
précisant qu'à l'avenir "résistance
et négociations devraient aller de pair".
Ce qui n'a été qu'insuffisamment le cas ces
derniers temps.
"Résistance"?
- Des jets de pierres ou de cocktails molotov accompagnés
d'attentats au couteau, sporadiques, et d'actions "civiles"de
harcèlement contre le mur, à la manière de
l'insaississable "kale
borroka" de la jeunesse basque
liée à ETA,
ébullition violente intermittente à la limite
juste inférieure de la lutte armée, le
tout combiné avec une relance de la guerre populaire
sous d'autres formes, celles d'attentats meurtriers ultra-sophistiqués,
ultra-ciblés, réalisés tranquillement et à
son rythme par une nouvelle force de combat "islamo-nationaliste"
entièrement et radicalement clandestine, sur le modèle
des Tupamaros d'Uruguay -
dont un des fondateurs glorieux, "Pepe Mujica",
le "Barghouti
uruguayen", vient d'être
élu Président
de la République après de longues années
de torture et de prison.
Une perspective se dessine, enfin.
Elle n'implique nullement l'abandon de négociations pour
l'officialisation d'un véritable Etat palestinien, démocratiquement
élu en Cisjordanie comme à Gaza, Etat démocratique
ouvert aux musulmans comme aux juifs, aux chrétiens, et même
aux très rares réfractaires à
toute croyance religieuse que compte la Palestine, où
le pouvoir politique n'imposera pas plus de règles sur la
façon de se vêtir ou de se dévêtir sur
les plages ou dans l'espace public que la "démocratie
capitaliste" façon Copé-Sarkozy ne
devrait en infliger aux fiers descendants de l'irrédentisme
gaulois comme aux femmes en niqab ou en burqa...
Tata, tantan: négocier, combattre,
les deux en même temps, sans angélisme et sans
faiblesse, et sans interuption surtout. La dernière
grande lutte de Libération Nationale parvenue à la
victoire à l'issue d'une "guerre populaire
prolongée", celle du petit Vietnam
aujourd'hui réunifié, indépendant
et libre, s'est tenue à ce mode d'emploi du début
à la fin. C'est le bon. Il repose
sur le principe, absolu, d'une Résistance et d'une
Révolution conçues dans leur essence comme une libération:
celle d'un peuple par lui-même, rejetant, dans le feu de la
lutte armée, les dogmes recuits du marxisme-léninisme
rassis des petites sectes de la petite bourgeoisie intellectuelle
comme les dogmes politico-religieux extraits, au forceps, d'une
reprise littéraliste des textes religieux, qui doivent
être lus et saisis dans leur contexte, quelle que soit leur
grandeur, - et ne pas nourrir des stratégies
de haine ethnico-religieuse, source d'horreurs croisées,
avec soif de vengeance inextinguible, division des peuples, et,
donc, source d'échecs. |
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Dimanche
des Rameaux, dimanche de Pâques: une sale période, toujours,
pour les "barbouzes" à
lunettes noires de la Gestapo israélienne, du Mossad au Shin
Beth...Déjà, se farcir le rappel de l'histoire du Christ...Ce
"juif, fils de mère juive.." (ah! le
père...) venu dynamiter les tabous de l'"histoire
juive" - et prétendre que tous les hommes,
tous, étaient égaux en droit, en dignité, et
peut-être aussi, un jour, toutes les femmes, et que les
"marchands du temple" étaient
des porcs, que Dieu était contre l'usure, et qu'il était
Amour...... |
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Et
voilà que les Palestiniens de Palestine, et parmi eux, mais
pas seulement, les chrétiens arabes de Palestine, enfants
de Jésus s'il y en eut, se refusent à se renier, et
chantent à leur façon: "Si
je t'oublie, Jérusalem!"...Et
s'ils ne faisaient que chanter!... Plus fort encore que les détournements
d'avion, plus fort que les pierres, plus fort que les kamikazes,
la volonté d'un peuple ancré dans son histore, dans
sa longue Mémoire, dans ses valeurs, et qui maintenant, instruit
par ses malheurs, décline l'intifada au quotidien..."Intifada
blanche", disent les spécialistes
du renseignement militaire, où le sang ne coule pas, ou peu...Ni
vraiment violente, ni vraiment non- violente...Et tous
les jours, ici, une pierre, à la volée, dans
le pare-brise d'un 4X4 de colon...Contre le réchauffement
climatique, si ça ne fait pas de bien, ça ne fera
pas de mal, ou presque. Juste au moral. Une
pierre, ou une petite bouteille incendiaire...Une bouteille
de rien deu tout...Une bouteille à la mer...Et là,
un ou deux officiers de l'armée (d'occupation) "la
plus morale du monde" que la pose de'une
mine, un peu voyante, attire au delà de la clôture,
du mur...Et dans la honte, et dans la peur...Et qu'une rafale
envoie chez Belzébuth...Et déjà,
le serpent, qui a mordu, fuit...
Pâques,
donc. venue de Bethléem, une marche pacifique, une marche
symbolique, aux portes de Jérusalem,
aux grilles...Aux portes, voire un peu plus...Et
déjà, des mains levées en l'air, à toutes
fins utiles, gentiment |
Et, à l'approche des grilles, avant qu'elles ne se referment,
jaillie de la foule, en tête, et tête baissée, une
jeune femme...Une Arabe chrétienne de Bethléem, qui n'oublie
pas Jérusalem, qui veut passer, qui va passer,
qui passe...
Qui passe et roule au sol, fauchée...
Et la foule qui s'engouffre, qui suit... Qui
suit, et qui bouscule 
Et si c'est comme ça tous les jours, si tous les jours,
c'est Pâques, sans parler de Noël... |