-Sommaire-

- Viva Palestina! Pour une alliance plus étroite de la gauche et des musulmans de France! - Pas d'excès contre l'Egypte! - Le député britannique George Galloway, ami de la Palestine, s'exprime sur les questions qui fâchent - égalementses réserves sur la marche Free Gaza, etc. ici

-Boycott: le procès de la Honte contre notre amie Sakina, de Bordeaux, militante antiraciste exemplaire: ici

- Manifestation unitaire à l'appel de Génération Palestine, du Parti communiste (PCF), et de nombreuses autres organisations, ce samedi 6 février 2010, 14H00, place de la République - direction l'ambassade d'Israël, coin rue La Boétie-Champs-Elysées. Détails ici

- Lutte contre les bandes fascistes de la "Ligue de Défense Juive" (LDJ) à Paris: ici

- Contre-attaque ou "loi du talion"? ICI

- Génération Palestine: ici

- Omar Somi: ici

- Benoît XVI en keffieh: les catholiques, meilleurs amis de la Palestine en France? ICI

-Un Etat hébraïque national socialiste? ICI

 

La lutte en Palestine: ici

 

Soutien Palestine en France: ici.

Lire également ici. Et ici.

 

Palestine: archives: ici

 

- Palestine en France: des actions "force tranquille" aux "actions de partisans": voir en page 2010 ici

- Ben Gourion, Staline, etc. Lire ici

- Zeyneb "Palestine Libre": une bataille perdue, le combat continue: lire ici

 

"Palestine solidarité

2009-2010"

 
 
 

Comme l'an dernier (ci-contre), où l'image de ces jeunes enfants porteurs de fleurs devant l'hôpital militaire de Clamart venait nous rappeler les jours où, quatre ans plus tôt, en novembre 2004, une toute petite poignée d'amis de la PALESTINE, bientôt rejoints par une foule innombrable, s'étaient tenue aux côtés du "Vieux" de son arrivée, en hélicoptère, à son ultime départ, et comme chaque année,depuis, sans jamais défaillir, le "cœur battant" du soutien à la Palestine en France, épaulé, cette fois, par une délégation on ne peut plus officielle de l'ambassade de Palestine venue déposer une gerbe au nom de HIND KHOURY, s'est retrouvé, ce 11 novembre 2009, aux portes de l'hôpital Percy.

En cette occasion, c'est un jeune Palestinien de Cisjordanie, Bachar, récemment arrivé de Naplouse, "capitale de la Résistance" comme Lyon le fut en FRANCE, qui vint passer le témoin d'une génération à une autre, au nom du "Parlement international de la jeunesse palestinienne", tout récemment élu et mis en place (y compris, mais dans la clandestinité, à GAZA...) dont il devient le représentant en FRANCE.

 
Clamart, 11 novembre 2009. Infatigable animateur des rassemblements en mémoire d'ABU AMMAR, Mustafa (au centre), pilier de l'action pour la Palestine à Clamart, sa commune. A sa gauche son ami Chakib. A sa droite (bonnet, écharpe palestinienne), le jeune BACHAR.
Vêtements sombres, air grave, et grandes écharpes palestiniennes, à l'image de notre ami Safwat (au milieu, à droite), la délégation généralede l'OLP à Paris ("ambassade de Palestine"), discutant avec des militants des Hauts de Seine.
Comme en 2004, des fleurs, et la flamme de petites bougies vcillant dans le vent, comme l'espoir toujours plus fort sur la mort...
(De dos, agenouillé devant ce mur qui, mur de la tristesse, certes, mais pas des Lamentations, est surtout, aujourd'hui, le mur du souvenir d'ABU AMMAR et de l'amour que lui portent toujours, et le peuple de Palestine, et les peuples du monde, puis de profil, debout, drapeau de la Palestine sur les épaules, Bachar, représentant en France du Parlement international de la jeunesse de Palestine  
 
     
 

 

ça commence à bien faire...


Milice tolérée en France alors qu'elle est considérée comme une organisation terroriste raciste, interdite, aux Etats-Unis et même...en Israël, la "Ligue de Défense Juive" (LDJ), qui a prisle relais du Betar au sein de l'extrême-droite fasciste de la "communauté juive" depuis plusieurs années, dément toujours énergiquement la participation de ses nervis aux agressions commises par ses "sympathisants"...Mais les gens informés savent à quoi s'en tenir.Au palmares de l'intimidation à force ouverte et de la violence, on recense:

Pressions sur la liberté d'informer

26 mars 2002 Une centaine de personnes manifestent à l'appel de la Ligue de défense juive devant le siège de l'Agence France-Presse (AFP) à Paris, accusant l'agence de «désinformation» dans la couverture du conflit israélo-palestinien.

Selon la LDJ, « l'AFP est la source principale de la désinformation en France». Elle appuie la remise d'un «prix Goebbels de la désinformation» à l'AFP et au journaliste de France 2 en charge du conflit israélo-palestinien, Charles Enderlin, par ailleurs réguliérement menacé de mort.

Commissaire poignardé


7 avril 2002 Lors de la manifestation communautariste du CRIF «contre le terrorisme et l'antisémitisme, avec Israël pour la paix et sa sécurité», qui rassemble environ 50 000 personnes à Paris, un commissaire de police est grièvement blessé à l'arme blanche. L'auteur présumé, l' extrémiste pro-israélien Julien S. file aussitôt se réfugier à Tel Aviv. Le même jour, un cameraman de la télévision espagnole Antena 3 est passé à tabac, et un manifestant atteint d'un coup de couteau à Marseille où quelque 10.000 partisans d'Israël également défilé.

L'auteur présumé de l'agression contre le commissaire de police a été arrêté depuis, en Israël, après avoir attiré dans un piège et poignardé à mort un chauffeur de taxi, uniquement, selon ses propres aveux, parce qu'il était arabe (palestinien). Jugé irresponsable pénalement, atteint de "troubles psychiatriques", il n'a pas été condamné, bien qu'il eut reconnu les faits.

Accusé de port d'arme prohibée, à l'occasion de ce défilé tournant au pogrom anti-arabe, l' activiste sionisteWilliam Bénichou a été condamné à quatre mois de prison dont deux avec sursis et deux ans de mise à l'épreuve avec obligation de soins psychiatriques et interdiction de détenir une arme, par jugement en comparution immédiate, mardi 9 avril 2002, devant la 23e chambre du tribunal de grande instance de Paris.

 

Témoins menacés de mort

30 septembre 2003 Des témoins du procès d'Alexandre Attali, gestionnaire du site amisrhaelai.org qui appelle ouvertement au tabassage des juifs auteurs de critiques du gouvernement israélien sont menacés dans l'enceinte même du tribunal de Paris par des membres présumés de la LDJ.. La 17ème chambre condamne Alexandre Attali à 4 mois d'emprisonnement assortie du sursis pour provocation à caractère raciste à la discrimination, la haine ou la violence, à des dommages et intérêts, et à payer la publication d'un communiqué faisant état de cette condamnation.

OLP assiégée


7 octobre 2003 Au cours d'une manifestation devant le siège de la délégation palestinienne en France à Paris (ambassade de Palestine), des membres présumés de la LDJ et du Bétar attaquent des militants pro-palestiniens et des militants d'organisation juives pacifistes. Un membre du mouvement sioniste d'extrême-droite Bétar, Joseph Ayache, auteur de l'agression d'un palestinien de France, sera condamné, en août 2004, à 4 mois de prison ferme par la 24ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris, pour agression à caractère raciste.

Mouloud Aounit tabassé

13 novembre 2003 Le président du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP) Mouloud Aounit a été agressé à l'institut du Val Mandé (Saint Mandé, Val de Marne).Des individus casqués l'ont insulté, et lui ont craché dessus, avant de lui asséner deux coups de poing. Mouloud Aounit a porté plainte. Le MRAP a déclaré qu'il s'agissait probablement de membres de la LDJ.

 

Massacre au tribunal

30 décembre 2003 Des étudiants amis de la Palestine de l'Agen Nanterre sont violemment agressés à l'intérieur même du tribunal administratif de Paris par des membres présumés de la LDJ.
Le 16 septembre 2004, la 10e chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris condamnera Anthony Attal, reconnu par les quatre étudiants victimes comme un des membres du commando, à 10 mois de prison avec sursis et 2 ans de mise à l'épreuve. Un étudiant d'origine palestinienne avait été gravement blessé à un œil…

Exploitation d'un fait divers atroce: ratonnades


Mars 2006 Des exactions sont commises contre des passants blacks et arabes lors des manifestations organisées pour dénoncer le meurtre d'Ilan Halimi, un jeune vendeur de téléphone parisien de confession juive "piégé" par une fille de la bande, enlevé contre rançon, séquestré et torturé à mort par une bande de voyous..

Casques et matraques


20 Juin 2006 Une vingtaine de jeunes dont la moitié casqués, drapeau israélien en tête et en criant "Israël vaincra, Israël vivra" tentent une incursion à l’intérieur des locaux du Centre international de la culture populaire (CICP), afin d’empêcher la tenue d’une conférence sur la Palestine. Ils frappent un permanent du CICP et gazent à la lacrymogène une militante amie de la Palestine.

C'est la photo-fétiche de la LDJ

(ci-dessous)

Longtemps en page d'accueil du site de la Ligue de Défense Juive, elle montre Sarkozy recevant une délégation de notables communautaristes, qui lui font présent du chandelier à 7 branches, et posent à ses côtés, fièrement. Un talisman contre les poursuites judiciaires?


Quelle réponse?

A chaud, la tentation est grande de dire simplement "coup pour coup". D'appliquer la loi du talion, la loi de la vengeance mimétique, symétrique - issue, rappelons-le, de l'Ancien Testament, de la Torah...Ce qui ne peut être une référence...Ou sa variante anti-fasciste, celle qu'a su formuler, en temps utile, le grand intellectuel communiste Paul Vaillant-Couturier: "Pour un œil, les deux yeux! Et pour une dent, toute la gueule!"

Mais tout n'est peut-être pas si simple.

Peut-être faut-il d'abord se demander quels objectifs poursuivent ceux qui viennent, en bande, "castagner" les jeunes amis de la Palestine aux alentours d'une salle de réunion...

S'agit-il simplement pour eux de faire régner la terreur pour la terreur, par haine brute, et de rendre à Génération Palestine (GP) l'hommage du vice à la vertu, en désignant l'association comme l'ennemi à abattre? En partie, oui; mais en partie, seulement.

Une règle dans les opérations de renseignement, de déstabilisation, et de terreur, auxquelles sont méthodiquement formés les inspirateurs de ces violences, directement issus, rappelons-le, de l'armée israélienne et de ses services parallèles, est de toujours viser plusieurs buts en même temps, dont certains par les moyens les plus indirects, les plus obliques.

En frappant de la sorte, ils ne peuvent espérer contraindre le mouvement pour la Palestine à "se coucher". ils le savent bien. Ils connaissent son potentiel de lutte, et son courage. Ce qu'ils espèrent, donc, ce qu'ils prévoient, ce qu'ils programment, c'est une riposte aveugle- et l'attaque, par exemple, par des commandos de jeunes, de réunions publiques sionistes, ou de lieux de recrutement et d'entraînement des milices...A terme, c'est l'embrasement d'affrontements "communautaristes", "beurs" contre "feujs", qui est envisagé.

Le contexte n'est nullement innocent. Pour deux raisons.

Tout d'abord, l'agression du 22 avrila lieu quelques jours avant l'ouverture du procès du "gang des barbares", pour lekidnapping crapuleux, contre rançon, d'un jeune vendeur de téléphones portable juif, Ilan Halimi, retrouvé mort à l'issue d'une longue séquestration, et de tortures...Le chedu gang, Fofana, qui se ditsoudainement musulman, ayant expliqué que l'idée de kidnapper "un juif" lui était venue parce qe "ces gens-là ont de l'argent, sont solidaires entre eux, et donc prêts à payer", les souffrances et la mort, atroces, d'Ilanhalimi, aliementent, depuis, une violente campagne, ponctuée de "ratonnades", visant le "jeunes de banlieue", tous supposés "musulmans", "anti-juifs", et "violents", cible d'unamalgame infect. le moment peut doncsembler particulièrement propice à une "stratégie de la tension", visant à multiplier les incidents, et, pourquoi pas, à susciter une nouvelle "flambée des banlieues", marquée, cette fois, par des affrontements ethniques entre"bandes de jeunes", manipulées...De tels événements auraient aussi pour conséquence d'apporter une bouffée d'oxygène à un Sarkozy mis à mal par la montée des luttes sociales, de plus en plus isolé, et presque à la ramasse...

Mais nous sommes aussi à quelques semaines des élections européennes, où les mêmes milieux comptent sur l'indécrottable naïveté de Dieudonné, sur son narcissisme, et sur les manœuvres, pourtant grossières, des facho-lepénistes déclarés qui le manipulent au grand jour, maintenant, après avoir longtemps joué les "conseillers de l'ombre", pour mettre en scène l'émergence d'une force tout aussi fasciste que le sionisme, tout aussi extrémiste, et tout aussi raciste ("à l'envers") qui tente d'entraîner la jeunesse dans un combat douteux, discréditant, isolant et affaiblissant durablement le combat pour la Palestine.

La première riposte doit donc être politique. Elle doit consister en un travail de fond, un travail d'éducation, expliquant qu'aux sources de la violence sioniste, de la violence fasciste, de la violence raciste, il y a une idéologie, bien précise. Celle "du sang et de la race", qui, avant de devenir celle de Hitler, et du nazisme, a été celle de l'autrichien Théodor Herzl, père-fondateur de "l'Etat juif", dont le cerveau malade se nourrit des conceptions du nationalisme racial germanique, du nationalisme "völkisch" - de "völk", "peuple-race", race -, dans une synthèse hardie de ce nationalisme racial, réactionnaire (né dans l'Europe des Princes et l'Empire austro-hongrois, son noyau, comme antidote au nationalisme citoyen, libérateur,de la Révolution française) et de la conception archéo-biblique d'un "peuple juif", issu...de la cuisse de Jupiter, "élu'" par un Dieu Vengeur, un Dieu cruel, le Dieu du tout-premier monothéisme, de l'Ancien Testament, de la Torah, pour conquérir,au prix du premier génocide sanctifié dans un Livre (Josué...) la "Terre Promise": en y exterminant jusqu'au dernier ses habitants (les "Amaleks")...

Aux sources de tous les fascismes modernes, donc, le sionisme de Herzl, "fascisme juif" au sens le plus conceptuel du terme, et pas seulement comme une injure... Herzl, dont les disciples les cohérents, les plus fidèles, et d'abord le fasciste Jabotinsky, maître à penser d'Ariel Sharon et de "Bibi" Netanyahou, ont toujours pensé, comme Soral, le "commisssaire politique" de...Dieudonné, que "les juifs feraient bien de se demander pourquoi, toujours et partout, ils ont été haïs, persécutés" - ce qui est un mythe, et un mythe sioniste, fondateur - avant d'en tirer les conséquences: pour les sionistes, la création d'Israël, Etat Refuge, Etat racial pour "peuple-race", pour les néo-nazis, y compris les néo-nazis dieudonnistes, l'extermination...

A l'heure où, comme l'avaient de longue date anticipé les stratèges du Fatah, bien éclairés par leurs conseillers vietnamiens ou chinois, le pachyderme américain, ployant sous trop de poids, gronde et gratte le sol avant d'y jeter son parasite israélien, devenu nuisible, et où donc, se prépare, à la sud-africaine, et façon Mandela, l'inéluctable processus de "Singapourisation" ou, mieux, de "Hong-Kongisation" de l'Etat d'Israël, processus de libération "en deux étapes, passant par deux Etats", qui verra l' "Etat Juif", ou ce qu'il en reste, se réduire progressivement à une simple "Cité- Etat" à base étroitement ethnique, encerclée de toutes parts, isolée, et, à terme, condamnée par l'Histoire, le projet des fascistes de Tel Aviv et de leur minable succursale française dite "Ligue de Défense Juive" de déclencher, au travers d'une série d'agressions, puis de la promotion indirecte d'une liste fasciste "antisioniste" aux élections européennes, une "guerre des banlieues" jetant la jeunesse musulmane de France contre la jeunesse juive (pourtant, dans son écrasante majorité, aux antipodes de la LDJ...) n'a pas de réel avenir.

Mais il faut tout de même faire attention.répondre à ces provocations, donc, et y répondre avec intelligence, c'est les analyser à fond; faire un travail d'éducation politique lui aussi sur le fond;organiser sagement et rationnellement la nécessaire autodéfense du mouvement pour la Palestine, de ses réunions, de ses dirigeants, de ses cortèges...;préparer, à cette fin, toutes les convergences possibles avec le mouvement ouvrier organisé, et ses forces de protection et de défense, fortes d'une très longue expérience et de plus en plus proches, elles-mêmes, du mouvement pour la Palestine; jouer sur les contradictions, enfin, dans l'appareil d'Etat:et d'abord les contradictions au sein de la police, ulcérée, de longue date, par la tolérance dont jouit le poignardeur du commissaire Marsan, et dans les services de renseignement, payés pour tout savoir de la LDJ et de ses protecteurs en haut et très haut lieu, et las de servir une politique allant à contre-courant de l'Histoire et de l'intérêt du pays...

Dans ces conditions, et dans ces conditions, seulement, quelques raclées bien distribuées et bien ciblées visant les responsables, et pas seulement les "bras", des mini-pogroms anti arabes, avant qu'ils ne s'étendent, seront les bienvenues. Inch Allah!

 

 

Zeyneb, 16 ans, exclue de cours pour son "T-shirt" "Palestine Libre": une nouvelle (petite) défaite du mouvement pour la Palestine en France: pas grave, si elle fait réfléchir...

 

Ni le témoignage de la jeune lycéenne de 16 ans, bouleversante, ni le soutien de sa mère, militante ayant su faire de sa jeune fille une combattante, ni la mobilisation du comité local, ni les rares articles de presse (dont celui de Libération, frôlant l'honnêteté, et contenant, de plus - jour à marquer d'une pierre blanche - quelques informations utiles), n'y ont rien fait, donc.

L'insolente avait cru pouvoir contester l'autorité professorale, le "savoir" dispensé des hauteurs de Sa Majesté Laïcité, nimbée, par essence, de Très Pure et Très Sainte Objectivité - même sur Israël et sur la Palestine?

Révoltée par un cours que, selon son national-éducateur, paternaliste, elle n'aurait, la sotte, l'ingénue, "pas compris", Zeyneb avait choisi le camp de la riposte, de la rébellion, et de la résistance...vestimentaire, en revenant en cours, quelques jours plus tard, moulée dans un superbe T-shirt "Palestine Libre" - incompris, lui, incontestablement, du "Maître", qui l'avait aussitôt priée, très fort, de cacher, au moins, sous son gilet, "ce sein que je ne saurais voir" - orné, en tout Bien , tout Honneur, de lettres associant "Palestine" et Liberté. Sommée de choisir entre le port de son étendard vestimentaire, et la porte, elle a choisi la porte, écopant de trois jours d'exclusion drôlement imputés, par l'administration, à un acte de "prosélytisme" - terme barbare exhumé des dictionnaires religieux européens à des fins d'exclusion, dans le cadre de la loi de répression des jeunes filles voilées.

Exclue, donc, sans rémission, la "prosélyte" a passé ses trois jours de punition dans l'appartement familial de Villefranche su Saône. - Trois jours, juste pour l'exemple! Juste pour montrer que "Liberté" s'arrête là où "Laïcité" commence: puisque l'Ordre du Temps, celui, des profs, du système médiatique, et du système raciste et colonial qui lâche ses dobermen bipèdes en uniforme sur les petits enfants "Palestine Libre" de l'esplanade des mosquées de Jérusalem (Palestine), impose qu'on affuble du terme complexe et peu compris de "laïcité" l'autorisation donnée aux Puissances du Savoir de "replacer dans son contexte", c'et-à-dire, en langue française normale, traduite, d'excuser, l'hystérie génocidaire des bouchers sionistes saignant la Palestine, et puisque un proviseur des rives dolentes du Rhône peut se permettre dejustifier, donc, sous le chef de "prosélytisme", l'exclusion de Zeyneb - qui n'est pas plus "prosélyte", "propagandiste d'une religion, d'une foi" par le coton de couleur enserrant sa jeune poitrine des mots "Palestine" et "Libre" qu'elle ne serait avec un "string" affleurant à l'orée du "jean", "prosélyte" d'une "religion du sexe" qui n'encourt nullement, et nous en sommes ravis, les foudres de la loi, même de la loi scolaire.

On s'était plutôt réjoui, ici, de cette spectaculaire manifestation de Tartufferie anti-jeunes et anti-Palestine, plaçant l'institution scolaire, en guerre contre les jeunes, en face de ses contradictions. On imaginait, en effet, que les lycées de la région Rhône-Alpes, et le sien, tout d'abord, allaient s'embraser pour Zeyneb, pour la cause de la Liberté, et pour la Palestine. Erreur. Pas l'ombre d'une étincelle n'a pris, pour embraser le moindre bout de plaine.

Morne plaine, donc.On s'est trompé. On s'en relève. Pour dire que la jeunesse de Palestine, jeunesse du monde, qui donnait, ce week-end encore, sur l'Esplanade, la preuve de sa vitalité, de sa patience, et de son courage, n'a pas encore complètement transmis à la jeunesse d'Europe, à la jeunesse de France, à la jeunesse de Villefranche sur Saône, et peut-être à Zeyneb elle-même, ou à sa mère, le sens de son combat - la clef de toute victoire.

Car de quoi s'agit-il, au fond, que masque la "bonne conscience" professorale, clé de voûte de l'institution scolaire, clé de voûte du verrouillage de la jeunesse et de l'opinion de gauche, en général?

- En 1948, quand s'écroule le nazisme sous le triple rouleau compresseur des armées de Staline, des guerillas patriotiques en Chine comme en Europe de l'est (Russie, Yougoslavie, Pologne, Albanie) ou de l'ouest (Italie, France), et du débarquement tardif des forces américaines, l'idéologie de la "race", exhumée des grimoires talmudiques et des imprécations des prophètes juifs de l'Ancien Testament, dit chrétien, de la Torah..., pour justifier le premier colonialisme (Christophe Collomb), puis le deuxième (Sa Majesté la Reine Victoria), est en danger de mort -cramée aux yeux de l'humanité presque entière dans les fours crématoires où finissent des millions de juifs. Mais une troisième époque commence alors pour les tenants d'épopées coloniales, au service desquels a été formatée, à chaque étape, le "concept de race", calqué sur le monde animal, qui donne une assise acceptée, sinon acceptable, à la destruction de l'Humanité en tant que telle au profit de la forme la plus radicale d' "exploitation de l'homme par l'homme".

Cette époque s'annonce rude pour les vainqueurs, épuisés, de la deuxième guerre mondiale, brièvement coalisés sur les décombres des anciens empires qu'ils ont détruits, ou , mieux encore, laissé s'entre-détruire...

Les temps qui viennent s'annoncent en effet, divers signes déjà l'indiquent, comme ceux de la levée en masse des peuples ancienneent colonisés par les uns comme par les autres, contre tout système de domination mondial, quel qu'il soit,qui leur assigne une place seconde, soumise, sous le signe essentiel de l'univers colonial, sous le Signe de la Race.

Et c'est le sens profond, à peine entr'aperçu jusqu'ici, de la création de l'Etat d'Israël, obscène héritier des sanglantes conquêtes d'une époque qui se termine, et bâtard hissé au Trône comme symbole des combats, désormais défensifs, sinon désespérés, qu'une nouvelle époque laisse entrevoir.

Ressusciter, après tant et tant de morts, salutaires mais jamais, hélas, définitives, l'Idée de "Race" sans cesse ressuscitée sans laquelle l'Idée de Peuples Libres, émergente, ne saurait avoir de réel contrepoids, quel défi!. Et place, donc, place à tout prix pour la "Race Sainte" du Livre du prophète juif Esdras, relookée par Céline, et, avec lui, Hitler, en "race impure", "virus", après un bref détour par la "race juive" de l'Autrichien Théodor Herzl, théoricien, précisément, à l'orée du sanglant XXème siècle, de cet "Etat des juifs" que 1948 oint sous le nom d'Israël! - La "race", donc, revient au goût du jour sous les auspices de l'ONU, qui, forte, croit-elle, de son engagement en faveur de l' "égalité de races", propre, également au préambule de la Constitution française de 1946, repris en 1958, renie, très logiquement, le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes", son principe, pourtant, fondateur, et s'agenouille aux yeux du monde pour offrir à la-dite "race juive", son "Etat juif" censée la garantir, et pour toujours, des désastres causés, en terre européenne, et d'abord, en Allemagne, par...l'idéologie de la "race" issue des textes antiques du "judaïsme classique"(Shahak).

(suite et fin: ici)

Après l'agression d'une bande fasciste, proche de la "Ligue de Défense Juive" (LDJ, ci-contre, à gauche) contre une réunion d'information de Génération Palestine (GP), en plein jour, en plein Paris, la solidarité s'organise.

Une riposte, mais une riposte bien réfléchie est à l'ordre du jour.

 

TOUS SOLIDAIRES

DE "GENERATION PALESTINE!"

 

- Communiqué -


Des bandes sionistes agressent des jeunes d'origine arabe, mais ce sont ces derniers qui se retrouvent emprisonnés. Ce n'est hélas pas nouveau, mais cette fois ça pourrait être n'importe lequel d'entre nous...

Mercredi soir, le 22 avril, Génération Palestine organisait au CICP, rue Voltaire à Paris, une soirée de soutien au peuple palestinien. Avant même le début de la soirée, des groupes d'extrémistes pro-israéliens ont attaqué des jeunes qui se rendaient à notre soirée. Après plusieurs provocations et agressions, la police, pourant prévenue dès lundi des menaces qui nous avaient adressées et donc des risques encourus a enfin mis en place un important dispositif pour -normalement- protéger notre public. Deux jeunes sortant du métro Rue des Boulets ont été sauvagement agressés par 7 fanatiques sionistes. Les victimes ont été transportées à l'hôpital, l'un d'eux souffrant notamment de plusieurs blessures graves : la bande présumée de la LDJ/Betar lui a cassé des bouteilles sur la tête après l'avoir gazé. Trois des sionistes ont été arrétés et placés en garde à vue, dont notamment un de leurs chefs, qui dispose apparemment de contacts bien placés. En effet, le lendemain matin, après avoir passé la nuit à l'hôpital, nos jeunes amis sont invités à témoigner au commissariat. C'était un piège. Dès leur arrivée, les policiers leurs signifient leur mise en garde à vue. Les victimes sont accusées d'être en fait les agresseurs. De quoi exactement sont-ils accusés? Malgré tous nos efforts et ceux de l'avocate qui nous avons sollicitée, nous n'avons presque aucune information. Après plus de 48h de garde à vue, il semblerait qu'ils soient menacés d'être mis en détention préventive. Traités commes des criminels dangereux! Entretemps les trois extrémistes pro-israéliens, pourtant pris en flagrant délit, ont été probablement libérés...

Imaginez : vous allez à une soirée caritative, vous êtes couverts d'injures racistes, agressé, blessé, et c'est vous qui vous retrouvez emprisonné.

Génération Palestine mènera jusqu'au bout le combat pour mettre fin à l'impunité des bandes ultrasionistes. Nous vous tiendrons informés très prochainement de la suite de cette sordide affaire.



Génération Palestine, P
aris, le 25 avril

LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS PROTÈGE LES FASCISTES DE LA LDJ. IL VEUT DES MORTS ?


(Lu sur le site EuroPalestine, 27 avril 2009)

Interpellée en direct il y a quelques jours par une auditrice de France-Inter sur la dangerosité des groupes paramilitaires israéliens en France, le « premier flic de France », Michèle Alliot-Marie, a fait semblant de ne pas comprendre, avant que la direction de la radio ne coupe opportunément la communication téléphonique.
L’auditrice avait quand même eu le temps de mettre le ministre de l’Intérieur en face de ses responsabilités, en rappelant que les bandes de la Ligue de Défense Juive (LDJ) et du Bétar sont des bandes fascistes, agissant en toute impunité depuis trop longtemps, y compris lorsqu’un de leurs nervis poignarde un commissaire de police, comme ce fut le cas il y a quelques années.
Convaincues de bénéficier des plus hautes protections, quoi qu’elles fassent, ces bandes redoublent actuellement leurs agressions raciales, dans le cadre d’une stratégie de la tension sciemment développée par le gouvernement israélien et les divers organes et relais dont celui-ci dispose en France (ambassade, Agence Juive pour Israël, CRIF, etc.). Ivre de violence, la direction israélienne, la plus ouvertement raciste qu’ait connue Israël depuis sa fondation il y a soixante ans, encourage plus que jamais l’escalade : car s’il est bon de brûler les enfants de Gaza au phosphore, on peut bien manier la matraque et le couteau à Paris, non ?
Mercredi 22 avril, les voyous s’en sont pris à une soirée culturelle (expositions de l’artisanat palestinien, danse, musique) organisée par l’association Génération Palestine, dans les locaux associatifs du 21ter rue Voltaire, à Paris XIème arrondissement.
En l’occurrence, la bande, forte d’une vingtaine de membres casqués et armés selon les témoignages, a attaqué, des jeunes qui se rendaient, individuellement, à la soirée de solidarité avec la Palestine.
Leurs chefs ont tellement répété à ces miliciens qu’ils n’avaient rien à craindre des autorités françaises que l’attaque a eu lieu, cette fois, sous le nez des policiers déployés sur le boulevard Voltaire (proche de la rue Voltaire) pour surveiller le bon déroulement de la soirée de Génération Palestine, événement annoncé publiquement depuis plusieurs jours.
Avant que la police intervienne, une quinzaine de ces sauvages ont eu le temps de s’en prendre à deux jeunes, et de les blesser sérieusement. L’un s’est vu délivrer par l’hôpital une ITT (incapacité temporaire de travail) de 4 jours, et l’autre de 2 jours.
Seulement, cette fois, plusieurs des agresseurs (trois seulement, alors que 10 avaient été cernés par les flics) n’ont pu échapper à l’interpellation, et ont été mis en garde à vue.
Mais rapidement, sur ordre des plus hauts niveaux de la hiérarchie, comme l’ont reconnu anonymement des policiers de terrain, les jeunes agressés ont également été arrêtés, et placés eux aussi en garde à vue, histoire, pour le parquet de Paris, de pouvoir vendre à une presse complice une affaire de « rixe entre bandes rivales sur fond de tensions communautaires ».
Les trois voyous « juifs » arrêtés en flagrant délit ont finalement été mis en examen pour violences en réunion, en raison de l’appartenance raciale réelle ou supposée de leurs cibles. Opportunément, la préméditation de leurs actes, qui saute pourtant aux yeux, n’a pas été retenue à ce stade par l’appareil judiciaire.
Mais les jeunes agressés, qui, à la différence de la LDJ, avaient une raison évidente d’être présents boulevard Voltaire mercredi soir puisqu’ils se rendaient à la soirée de Génération Palestine, ont également été mis en examen, avec des qualifications identiques, alors même que, submergés par le nombre, ils ont été dans l’incapacité d’esquisser le moindre geste de défense, et encore moins de pouvoir rendre le moindre coup !
Génération Palestine a fait savoir lundi matin qu’elle allait se constituer partie civile, tout comme le CICP, gestionnaire des locaux associatifs du 21ter rue Voltaire. L’association informe également, dans un communiqué, que plusieurs des agresseurs de mercredi soir ont été reconnus, par des témoins, comme ayant participé à une autre attaque récente, celle qui a eu lieu il y a quinze jours contre le Théatre Aydar (Square Rapp, Paris VIIème), où était programmé le spectacle « Talents pour Gaza ».
Sarkozy et ses collaborateurs matraquent quotidiennement l’opinion sur ce qu’ils appellent « les bandes », et annoncent un renforcement de la législation répressive. Mais ils ont sous les yeux, avec la LDJ, une bande raciste armée. Au lieu de la dissoudre (une loi spécifique aux milices existe en France depuis plus de 70 ans, et elle a été appliquée à des groupes exerçant infiniment moins de violences que ces sionistes), ils ferment les yeux, ou se bouchent les oreilles comme Alliot-Marie à France-Inter. Ce faisant, ils prennent ouvertement le risque d’escalades meurtrières.


CAPJPO-EuroPalestine

 

 

 

La lutte en Palestine: ici

 

Soutien Palestine en France: ici.

Lire également ici. Et ici.

 

Palestine: archives: ici

 

Sakina de Bordeaux: un appel à la mobilisation pour le 13 janvier

- par Olivia Zemor -


Chères amies, Chers amis,


Nos meilleurs voeux à tous pour une année de luttes victorieuses contre toutes les formes de tyrannie, de racisme, d'oppression.

Nos pensées vont vers nos amis palestiniens et notamment ceux de Gaza, de plus en plus étranglés par l'occupant israélien et ses suppôts, égyptiens, américains et français, qui n'ont rien trouvé de mieux que de construire un nouveau mur pour les asphyxier.

A l'heure où nous écrivons le convoi humanitaire conduit par le député George Galloway est bloqué par 2000 policiers égyptiens dans le port de Al-Arish alors qu'il transporte des tonnes de matériel médical pour Gaza.

(...)Notre initiative, la Gaza Freedom March, Marche Pour la Liberté de Gaza, est loin d'être terminée, car elle va se poursuivre et s'amplifier en France, comme dans le reste du monde.

La première sanction que nous devons infliger à Israël, est le boycott, comme pour l'Afrique du Sud, où il a permis de faire tomber le régime d'apartheid.

Ce boycott doit être maintenu jusqu'à ce qu'Israël cesse de boycotter les Palestiniens.

Il doit être proclamé haut et fort, car il est l'arme du juste, de toutes celles et ceux qui refusent les traitements inhumains, les camps de concentration, les ghettos où l'on enferme les femmes, les hommes et les enfants pour les bombarder, les affamer et les humilier.


Sakina Arnaud, militante anti-apartheid, anti-occupation, anti-colonisation, est poursuivie en justice à Bordeaux pour avoir mené des actions de boycott dans le magasin Carrefour de sa région. Lequel magasin l'attaque pour avoir collé deux autocollants à l'intérieur du supermarché.

C'est ce magasin (...) qui ose porter plainte. C'est cette chaîne qui embauche des tueurs comme vigiles et qui doit rendre des comptes sur la mort d'un mineur sauvagement tabassé dans son magasin de Lyon la semaine dernière, qui se permet de faire un procès à une militante des droits de l'homme, pour deux autocollants destinés à informer la clientèle de la nécessité de boycotter les produits de l'occupation israélienne.


(...) Cette plainte pour "dégradation" a été requalifiée par le parquet, c'est à dire par le gouvernement, en "incitation à la haine raciale", en raison d'une "discrimination à l'encontre d'un pays". Ceci à la demande des officines israéliennes que sont le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, du tristement célèbre Samy Ghozlan, et l'avocat d'extrême-droite William Goldnadel, (...) parties civiles.


Le procès de Sakina Arnaud aura lieu (...) le mercredi 13 janvier à 14 H au Palais de Justice de Bordeaux.

C' est notre procès à tous. (...)Nous allons dire ensemble ce que nous pensons de ces méthodes d'intimidation et réaffirmer que le boycott contre un Etat qui commet des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, est salutaire.

Toutes les âmes nobles doivent se lever et dire "Moi aussi, je boycotte".


A tous ceux qui peuvent se rendre disponibles le 13 janvier, nous proposons d'aller à Bordeaux à partir de toutes les villes de France. Pour la région parisienne, nous remercions tous ceux qui sont intéressés par un départ groupé de prendre contact avec nous rapidement. Notre association co-financera les militants et militantes qui ont besoin d'un soutien pour faire ce déplacement. Des départs en voiture et train, s'organisent également à partir d'autres villes de France. Nous donnerons des contacts à tous ceux qui souhaitent se joindre à cette initiative.
Nous sommes tous des boycotteurs !

(EuroPalestine)

 


« La gauche et les musulmans en Grande-Bretagne travaillent ensemble, ce qui n'est pas le cas en France »
mercredi 24 février 2010
Interview de George Galloway



Le député britannique George Galloway est connu pour ses engagements et son attachement à la cause palestinienne.

 

Mahmoud Dahloumi : George Galloway ce n'est pas la première fois que vous venez, ici à Lyon ?

George Galloway : Non en effet, la dernière fois que je suis venu à Lyon, c'était en 1999, je participais au convoi qui allait mener notre bus « rouge londonien » à Bagdad, on a traversé l'Europe, l'Afrique du nord, de l'Egypte à la Jordanie, et de la Jordanie à l'Irak. C'était pour briser le siège en Irak.

M.D : Dix années plus tard vous êtes ici pour nous parler de la Palestine, pouvez-vous nous rappeler à quand remonte votre engagement pour la Palestine ?

G.G. : Bien, j'ai commencé ma campagne pour la Palestine très exactement il y a trente-cinq maintenant, à l'été 1975 très exactement. J'ai milité pour la cause palestinienne depuis ce temps et j'ai également vécu aux côtés des palestiniens des situations très difficiles. J'étais présent lors des bombardements à Beyrouth en 1982 au moment de l'invasion israélienne, j'ai été un témoin des massacres de Sabra et Chatila en 1982, je me suis retrouvé aux côtés d'Arafat en Tunisie, puis à Ramallah. J'ai donc une longue histoire avec la cause palestinienne. Mais de tous les temps difficiles que j'ai connu, je n'ai jamais connu de situation plus difficile que celle de Gaza aujourd'hui.

M.D : En décembre 2009 vous vous êtes rendu de nouveau à Gaza, pouvez-vous revenir sur les conditions de ce voyage et les raisons qui vous ont poussé à vous y rendre ?

G.G. : Eh bien, rappelons que les bombardements ont commencé le 27 décembre 2008 et de façon continue durant 22 jours, massacrant plus de 1400 personnes, dont la plupart des femmes et des enfants. Les israéliens ont pris la précaution de fermer toutes les portes de sortie de façon à ce que les gens ne puissent pas fuir et ce fut un massacre total. J'ai donc décidé le 10 janvier 2009 de lancer un convoi d'aide matériel, appelé Viva Palestina qui s'est mis en place seulement quelques semaines plus tard et qui a traversé l'Europe, l'Afrique du nord... la même route que le bus rouge londonien qui c'était rendu à Bagdad et c'est devenu un phénomène international.

Je crois fortement en la tactique qui consiste à mettre en évidence le siège pour mieux le briser. Briser le blocus est un devoir maintenant pour tous le monde, et je m'y suis rendu trois fois ces 12 derniers mois. En d'autres termes, l'action parle plus fort que les mots et il est temps de passer à l'action. Viva Palestina s'est propagé à travers le monde, maintenant nous avons Viva Palestina Malaisie, Etats-Unis, Australie, Afrique du Sud, Angleterre, Irlande et maintenant depuis la semaine dernière Viva palestina Arabie.

M.D : Aujourd'hui quelles sont les attentes des Gazaouis ?

G.G. : La situation à Gaza est aujourd'hui vraiment catastrophique, les gens ont faim, ils manquent de tous les moyens pour vivre et personne ne vient les sauver. A Berlin ouest, au début des années 60 les pays de l'ouest ont organisé un sauvetage aérien pour briser le siège à Berlin ouest. Ce qu'il faut maintenant c'est un sauvetage par mer, Une réponse d'urgence, particulièrement des pays arabes, en naviguant directement jusqu'au port de Gaza, c'est ce sur quoi je travaille maintenant. Laissez-moi vous lire ces quatre statistiques, 80% des personnes à Gaza sont des réfugiés, 80% des personnes à Gaza sont sans emploi, 80% des personnes vivent à Gaza avec moins d'un dollar par jour et 80% des enfants à Gaza sont victimes de malnutrition ou de sous-nutrition. C'est quatre fois 80%, il n'y a aucun autre endroit dans le monde où il y a ces quatre fois 80%.

Yasmina KADA : Qu'est ce qui selon vous a fait la différence entre le mouvement Viva Palestine qui a trois reprises à défié et mis en échec la politique du blocus imposé par les Etats- Unis/Israël/Egypte/Europe et la marche Free Gaza lancé par les Américains et rejoint par les européens, les Français et qui on peut le dire a été voué à l'échec ?

G.G. : Il y a eu trois convois : le premier en mars 2009 d'Angleterre, le second en juillet avec le convoi américain Viva Palestina et le plus récent en janvier 2010 le convoi internationale Viva palestina. Il y a plusieurs raisons qui expliquent notre réussite jusqu'à présent. S'il vous plaît ne pensez pas que je sois prétentieux, mais j'ai une certaine empreinte dans le monde arabe, et ce n'est pas facile pour les régimes arabes de me refuser parce que l'opinion publique « mashallah » m'apprécie beaucoup. Donc, c'est premièrement plus difficile de me refuser, que de refuser n'importe qui d'autre. C'est selon moi la première raison. La seconde raison, c'est l'existence maintenant d'Al Jazzera. Parce que j'ai cette position dans le monde arabe, Al Jazzera à couvert notre convois au quotidien. Ce qui a permit d'apporter une résonnance importante à notre convoi, impressionnant par sa taille, auprès de l'opinion publique arabe faisant ainsi pression sur les régimes arabes. La troisième raison, c'est que ceux qui ont fait la marche Free Gaza ont eu des objectifs et des plans irréalistes pour pouvoir les mener à terme. Avec tout le respect que je dois aux militants qui y sont allés. Je savais que cela allait terminer de la façon dont ça s'est terminé. Je savais que ça ne marcherait pas. Parce qu'on ne peut pas penser pouvoir développer une liberté au nom des autres. Pour faire une marche dans le pays d'un autre, c'est une chose très difficile à faire. Vous devez apporter de l'aide humanitaire, vous devez apporter des moyens de vivre aux personnes assiégées et pas faire une manifestation dans le pays d'un autre. Si j'apportais des milliers d'Anglais pour faire une manifestation à Lyon qui est contre la politique du gouvernement français, il y aurait forcément des problèmes.

M.D. : George Galloway, vous êtes député britannique vous avez été élu a cinq reprises, quels échos trouvez-vous auprès des Britanniques, au combat que vous menez pour la Palestine ?

G.G. : J'ai été élu cinq fois et j'espère être élu une sixième fois dans quelques mois. J'ai beaucoup de personnes qui me soutiennent mais j'ai aussi beaucoup d'ennemis (rires)... Je pense que la cause palestinienne a beaucoup plus d'échos en Grande Bretagne qu'en France, probablement en raison des responsabilités historiques de la Grande Bretagne sur le désastre en Palestine. Deuxièmement, parce que la gauche et les musulmans en Grande Bretagne travaillent ensemble, ce qui n'est pas le cas en France. Je répète la gauche et les musulmans travaillent beaucoup plus ensemble Grande Bretagne ce qui n'est pas vrai en France. Ils travaillent séparément et cela va affaiblir les deux.

Y.K. : Comment se sont déroulées les négociations avec les autorités égyptiennes ? Quel a été le rôle des organisations turques dans le passage du convoi ?

G.G. : Le gouvernement turc est le plus important nouveau facteur dans cette nouvelle équation, la Turquie rentre très sérieusement de nouveau dans le monde musulman et le gouvernement turc a le respect de tous les musulmans. Le Président Erdogan est le genre de leader que la plupart des musulmans espèrent avoir. Et parce qu'il est courageux et clair, sont importance dans cette équation grandit presque chaque jour. Pas seulement en Palestine, hier (LUNDI 25 janvier 2010) nous avons vu le Président en Afghanistan, la politique étrangère turque est en train de se réorienter en direction de l'est et du monde arabo-musulman, ce qui représente un développement très significatif. Sans les Turcs, on ne serait probablement jamais arrivé à Gaza, lors la dernière occasion. Nous avions le support maximal de Erdogan et du Ministre des affaires étrangères et nous croyons que les turques dirigeront notre prochain convoi marin, qui je l'espère, dans les prochains mois, atteindra avec succès le port de Gaza.

M.D. : Quel regard portez-vous sur la politique menée par le gouvernement français dans le blocus ?

G.G : Si vous me le permettez, je vais répondre à la question en étant très direct. La politique française au Moyen-Orient est simplement catastrophique, Bernard Kouchner, ministre en charge des affaires étrangère est à peine plus qu'un agent de l'impérialisme américain, il me semble que Sarkozy espère devenir le nouveau Bush maintenant que Blair n'est plus de la partie mais l'influence française dans la région est quasi nulle. Je crains que depuis la fin de Mitterrand à la Présidence, le rôle de la France dans cette région est vraiment mauvais. C'est dommage, parce que le rôle des Britanniques est encore pire, donc franchement ça laisse à l'Europe une petite crédibilité. Seul le gouvernement de l'Espagne a encore un peu de crédit dans le monde arabe mais pour je ne sais quelles raisons les Espagnols ne donne pas la priorité à la politique étrangère en général et au Moyen-Orient en particulier. Voilà j'espère ne pas avoir offensé les Français mais c'est honnêtement comme cela que je vois les choses.

M.D. : Comme vous le savez Résistance Palestine s'est engagé dans un combat qui rejoint le vôtre d'ailleurs, celui de soutenir toutes les résistances au colonialisme, au sionisme et à l'impérialisme. Vous avez donc pu prendre connaissance des actions menées - la plainte à la CPI, la campagne contre le Blocus... George Galloway, nous aimerions avoir votre avis sur l'Association Résistance Palestine, qui à le plaisir de vous accueillir dix-ans après votre premier passage à Lyon et un an après les massacres perpétré à Gaza.

G.G. : Eh bien j'espère que nous pourrons travailler ensemble, cette une cause qui peut nous amener à une coopération, c'est la raison de ma présence ici, c'est vraiment un appel à la collaboration je vous invite en tant que mouvement de solidarité en France à rejoindre le mouvement international. Je ne dis pas de changer le nom de votre organisation en Viva Palestina, mais simplement de nous rejoindre dans l'action unitaire que nous essayons de mettre en place ensemble pour briser le siège. Ce sera l'objet de mon intervention ce soir, La France devrait être le leader de cette force, vous avez 7, 8, 9 millions de musulmans en France et vous avez une gauche bien plus forte ici que partout ailleurs en Europe, vous avez une gauche qui attire des millions de votes lors des élections en France, il y a des Fédérations de syndicats qui ont beaucoup de pouvoir et qui défendent très bien les intérêts travailleurs français, mais pour certaines raisons la gauche ne semble pas donner de priorité à cette question et j'espère pouvoir aider à les persuader. Parce que si vous faites une alliance entre les musulmans de France et la gauche française vous aurez une force qu'aucun autre pays en Europe ne pourrait probablement avoir et la France serait à l'avant-garde de ça. Et je serais heureux de dire « Vive la France. »

Y.K. : George Galloway, Resistance Palestine a récemment lancé une campagne pour dénoncer le blocus de manière générale mais aussi la complicité de l'Egypte dans ce siège imposé à Gaza, pour mobiliser l'opinion publique nous avons diffusé 50 000 cartes postales à adresser à l'Ambassade d'Egypte en France. Alors bien sûr, c'est l'occasion pour moi de vous demander ce que vous pensez de cette initiative mais aussi de connaitre votre sentiment quant à la décision des autorités égyptiennes de vous désigner persona non-grata.

G.G. : C'est une question très délicate, et ce soir vous entendrez comment j'essaye d'équilibrer sur cette question difficile. Il est impossible d'ignorer le rôle de l'Egypte, spécialement pour moi maintenant en tant que déporté et persona non-grata en Egypte, ce serait ridicule pour moi d'être silencieux à ce sujet. En même temps, ce serait une erreur par exemple de monter une campagne de Boycott ou de sanctions contre l'Egypte, parce que les seules perdants seraient les pauvres masses égyptiennes, le régime s'engrossit avec le dollar américain, mais les pauvres masses en souffriraient et le régime égyptien en profiterait pour faire que les masses se retournent contre nous, mais encore plus grave, que les masses se retournent contre les Palestiniens parce que c'est exactement la manoeuvre qui est mise en place maintenant. Ils essayent de retourner l'opinion publique égyptienne contre Gaza, contre les Palestiniens comme si l'Egypte faisait ce qu'elle fait pour exorciser sa souveraineté. Donc, les cartes postales sont très bien mais selon moi il ne faut pas aller plus loin. Ils ont dit qu'il n'y aurait plus de convoi sur le sol égyptien, nous n'acceptons pas cette décision, nous la refusons, nous avons donc décidé de nous battre devant la cour égyptienne contre cette décision et sur ma déportation. Nous n'abandonnerons pas notre demande... mais la mer est ouverte pour ceux qui ont le courage de s'y rendre et c'est maintenant la priorité et si nous y arrivons nous pouvons briser le siège d'une façon plus importante encore qu'avec des camions à travers l'Egypte. Si nous pouvons conduire cinq, dix, quinze navires de grandes envergures jusque Gaza et puis ça c'est ma nouvelle idée, à chaque fois qu'un navire arrivera plein, il repartira aussi plein avec tout ce que la Palestine aura à revendre à l'Ouest : produits agricoles, tout... Il faut que cela se fasse dans les deux sens et c'est possible. Nous pourrons alors faire vivre Gaza par le biais de l'import/Export, le commerce. Donc, voilà ma priorité maintenant, je n'oublie pas l'Egypte, la population égyptienne mérite mieux que ce régime de dictature qu'ils ont, mais nous ne devons perdre de vue la plus grande image.

Entretien réalisé par Mahmoud Dahloumi, « Radio Trait d'Union », et Yasmina Kada, « Résistance Palestine »
Diffusé le 21 février 2010 par Conseil_ResistancePalestine
Traduction : Alexandra Quadrelli et Naïma Bouteldja
Info-Palestine.net

 
Devant le lycée de Villefranche sur Saône, début mars 2010: en présence de Zeyneb "Palestine Libre", et de sa mère, une manif...de 20 personnes à peine...

Quand l' "enseignant" (on aimerait le désigner par son nom, mais ce serait, selon les canons du moment, "délation", voire "atteinte à la vie privée", très grave, se voit, explique-t-il à Libération, contraint à une petite "mise au point" devant la classe, après le "clash" suscité par le départ de la jeune fille, il ne trouve rien d'autre à dire qu'une répétition des bafouillements idéologiques qui ont provoqué l'étonnement, les questions, puis la révolte de la jeune fille, sur la "crise économique" de 1973, causée, dit-il, par le contre-choc de la "crise du pétrole" elle-même déclenchée par l'échec de l'offensive des armées arabes contre Israël, thèse superficielle rigoureusement dénoncée, à l'époque, par Mahmoud Hussein et une poignée d'autres intellectuels "maos" du monde arabe, proches du Fatah, et qui fait la Une du journal fasciste Minute comme de son cousin l'Aurore.

Mais comme il lui faut bien ajouter quelque chose, prouver que le Maître a, par nature, le dernier mot, et bref, démontrer, selon le mot de Kennedy peu de temps avant l'intensification de la guerre du Vietnam, "qui possède le "big stick", qui est le chef, l'Educateur National se lance alors dans un dégagement un peu rustique sur "les charlots" qui dirigent (malheureusement, doit-on sous-entendre), "le mouvement pour la Palestine", manipulant la fraîcheur condamnable de l'aimable Zeyneb. Haute et noble conception de la neutralité de l'enseignant, de son devoir de réserve...

Des "charlots", certes, Monsieur le Professeur, il y en a, dans le mouvement pour la Palestine, et pas seulement dans les diverses instances de direction de ce mouvement polyccentrique, très éclaté... Comme il y en a dans l'Education Nationale. Mais sans doute ne sont-ils pas, ou pas seulement, là où le doigt du maître pointe. "Charlot" serait en tout cas un enseignant, ou prétendu tel, qui, conscient, comme ce Monsieur , du "caractère complexe" de la question de la Palestine (ou d'Israël), mais voué, par mission de service public, salariée par l'Etat, au nom du peuple français et de ses valeurs républicaines, à dissoudre les noirceurs de cette "complexité" au laser des "Lumières", n'évoquerait pas un seul instant, à l'occasion d'un incident suscité par l'intervention, toujours souhaitable, d'une élève de 16 ans qui n'est plus une gamine, la contradiction radicale entre l'idéologie fondatrice de l'actuel Etat d'Israël, construit au bulldozer et au char lourd sur les ruines de la Palestine historique, et l'idéologie républicaine, fondatrice de l'Education Nationale, fruit d'une Constitution reconnaissant à toutes et à tous la libre expression de leurs convictions profondes - qu'il s'agisse de les dire, de les écrire, de se les peindre au front, d'en teindre des maillots légers en forme de T ("T-shirt") à l'effigie du Christ, du Che, ou de la "Palestine Libre", ou de les chanter à gorge déployée -à la seule condition que ces manifestations de la plus élémentaire LIBERTE ne créent autour de soi aucun trouble, aucun dommage.

Cela, donc, qu'on aime, ou qu'on n'aime pas, dans les textes en tout cas, c'est la France.Où la loi n'interdit, depuis peu, et au prix de force contorsions juridico-sémantiques, le port de"signes ostentatoires" d'une croyance religieuse, officiellement non désignée, que s'ils constituent la manifestation d'un néfaste "prosélytisme". Le législateur ayant ici fermé la porte, peut-être sans le vouloir, à toute extension de l'interdiction au champ de la libre expression politique: puisque "prosélytisme", un vocable religieux d'ailleurs le plus souvent mal compris, ne s'applique qu'à l'intérieur du champ des questions religieuses. Sauf pour d'éventuels"charlots" de l'Education Nationale de Villefranche sur Saône, ou d'ailleurs, pour qui "Palestine Libre" serait un mot d'ordre religieux, et non politique, "Libre" entrant bien dans la catégorie "politique", mais "Palestine", plutôt mourir, jamais! "Vade retro, Satanas!"

La France républicaine, qui, donc, onction présidentielle aidant et "argent noir" de l'Elysée socialo-mitterrandien mettant son huile dans les rouages, a largement autorisé - sinon imposé - les pantalonnades de "SOS-Racisme" (guillemets) dans les sanctuaires "laïques" et "neutres" de l'Education nationale, où fleurissaient jadis impunément les "petites mains de Fatma" (pas un symbole religieux, ça?), s'apprête-t-elle aujourd'hui sérieusement, à la lumière de l'expérience Zeyneb, et du précédent qu'elle crée, à interdire à la jeunesse des lycées et collèges une des conquêtes les plus éclatantes des combats pour la libération de l'Algérie, du Vietnam, et de mai 1968, dans la foulée, la liberté d'expression politique à l'école, sous forme orale, écrite, graphique, vestimentaire, individuelle et collective?

Ou la maléfique formule formule mise au point dans le "laboratoire rose-brun" de Villefranche ne vise-t-elle qu'à interdire une forme d'expression politique déterminée, celle qui, visant la situation en Palestine, menace directement l'hégémonie discrète, presque invisible, de la perverse notion de "race", au cœur de tout système de domination global, dans un monde réel qui s'en libère? A cette question, c'est à nous aussi, "charlots" ou pas "charlots" dirigeant ou pas dirigeant le mouvement pour la Palestine en France qu'il appartient de répondre, en menant à son terme le recentrement sur ses fondamentaux d'une nébuleuse sympathique, portée d'abord par l'humanisme, mais qui ne saurait s'interdire d'aller au bout d'un processus de clarification décisive, faute de quoi seront perdues de nouvelles batailes pour de nouvelles "Zeyneb Palestine Libre".

7 mars 2010. Midi.Qi

Rassembleur, concret, ouvert et chaleureux, Omar Somi, animateur de nération Palestine, ici, au cours d'une des manifs contre les massacres israéliens dans le ghetto de Gaza

Les catholiques, et le Pape,meilleurs amis de la Palestine?

Alors que les gauchistes, comme les islamistes, font tout pour marginaliser le soutien à la Palestine, assimilant cette lutte de libération, grandiose, à un combat porteur des valeurs (ou supposées telles) de l' "extrême-gauche" trotskiste ou anarchiste, ou d'un islam réduit à son substrat le plus archaïque, porteur des stéréotypes d'une haine anti-juive, pur reflet inversé de la haine du judaïsme de la Torah pour les "Amaleks", le peuple palestinien, soucieux d'unité, facteur de la victoire, ne s'y trompe pas, lui.

Il sait qui sont ses amis, et qui sontses ennemis, à qui il peut et doit tendre la main, et de qui il doit, au contraire, se défier.


Ce 22 avril 2009, deux jeunes Palestiniens de Bethléem, venus au Vatican de la paroisse palestinienne du « Champ des bergers », lieu où, selon la tradition, les anges vinrent annoncer aux bergers la naissance de Jésus, ont offert un keffieh noir et blanc à Benoît XVI à la fin de l’audience générale, place Saint-Pierre, à Rome,devant 40 000 fidèles.

Le Pape a mis sur ses épaules le keffieh d'Arafat, symbole du patriotisme palestinien.

Le Pontife, qui recevait des pèlerins venus célébrer le 25ème anniversaire de la consigne de la croix de l'Année Sainte aux jeunes du monde.a d'abord serré la main du jeune homme qui portait un keffieh, puis la jeune fille lui en a offert un, qu'il s'est mis autour du cou.

L' image du "Pape en keffieh" a fait immédiatement le tour du monde.

Le même jour, le ministre israélien du tourisme Stas Misezhnikov (membre du parti fasciste « Israël Beitenou »), qui prépare son accueil en "Terre Sainte", lui a formulé la demande , impudente de ne pas recevoir au Vatican le maire de Sakhnin, village arabede Galilée occupée, Mazen Ghanaim, « soutien du terrorisme et fomenteur de conflits».

Le noir et blanc sur l'habit papal entre donc dans l'histoire, au moment où le Pape se prépare à partir, dans deux semaines, pour la Jordanie, Israël et la Palestine.

"Viens, tu es le bienvenu", lui ont dit les deux jeunes palestiniens, selon le récit fait par Don Faysal Hijazim, curé de l'église de Notre-Dame de Fatima à laquelle ils appartiennent.
La paroisse s'élève à Beit Sahour, un bourg proche de Bethléem. Don Faysal s'estrendu à Rome avec une vingtaine de jeunes de sa paroisse, pour une série de rencontres avec les plus hautes autorités religieuses. "Voir le pape et parler avec lui, lui offrir le keffieh - raconte t'il - a été une chose très importante pour notre terre, pour les chrétiens et les musulmans qui l'habitent, pour attirer l'attention du pape sur la souffrance du peuple palestinien. Nous l'attendons en Terre Sainte avec impatience".

"Les gens - explique t'il - sont contents, ils veulent le voir dans notre terre, parce qu'il permettra d'apporter l'espoir à cette terre''.
La "peur", ajoute t'il, règne malheureusement sur la communauté chrétienne en Palestine et en Israël, un "petit troupeau", une "toute petite communauté".
"Nous, nous voulons que le pape, comme notre chef, nous aide à approfondir notre foi, à être chrétiens. Et qu'il nous aide, avec sa présence et avec ses mots, à apporter la paix".
La situation des chrétiens que trouvera le pontife n'est, comme on le sait, pas facile. Un problème central pour la vie des chrétiens, comme pour les palestiniens, est celui des "droits humains", à commencer par "les humiliations que nous affrontons quotidiennement aux checkpoints", et "le manque de liberté aux frontières".
"Parmi les jeunes qui sont avec moi - explique don Faysal - 16 sur 17 n'étaient encore jamais sortis de Béthléem. Pour eux, être à l'audience avec le pape a été un instant très important, ils ont redécouvert leur dignité humaine". Il y a les questions sur la "liberté religieuse", et le "manque de travail", mais le problème le plus grand, c'est "l'insécurité que nous vivons, l'absence d'avenir, d'espérance dans le futur".
C'est pourquoi beaucoup de chrétiens émigrent et peu à peu disparaissent de la Palestine :
"Les jeunes qui étaient avec moi se demandaient pourquoi ils ne pourraient pas essayer de s'installer en Italie". L'espoir est que la visite du pape puisse créer une occasion pour ouvrir également le dialogue avec les juifs: "Dans notre zone les rapports avec les musulmans sont excellents. Mais avec les juifs, nous n'avons aucun dialogue. Les seuls que nous rencontrons sont les soldats. Et ainsi, dans notre esprit, le juif est le soldat. C'est une situation de guerre".


La paroisse de Beit Sahour a confié au Pape une lettre, signée du 8 Mars dernier, par de nombreux chrétiens palestiniens. Ils demandent au pontife de ne pas oublier, à l'occasion de sa visite, "le degré de prostration, d'humiliation et d'oppression que les chrétiens, en tant que Palestiniens, vivent depuis des décennies surtout dans les Territoires occupés".
"Ce n'est plus le moment - telle est la conclusion - de parler de « processus de paix ». C'est le moment de la paix. Le moment de rendre la liberté aux prisonniers, la terre aux propriétaires, la sûreté à tout".
Un appel pour la paix partagée aussi par don Faysal, qui conclut en demandant à tous les chrétiens : "Venez nous rencontrer, comme le pape".

Mahmoud Abbas: "Etat juif, c'est quoi ça?".

"Vous pouvez vous faire appeler comme ça vous plaît, mais moi je ne l'accepte pas et je le dis publiquement", a déclaré le Président élu et légitime de l'Autorité palestinienne, dans une allocution à Ramallah, en Cisjordanie, rappelant son rejet constant, qui fut aussi, jusqu'à son dernier souffle, celui d'Arafat, l'exigence d'Israël d'obtenir sa reconnaissance comme "Etat juif" ("racial" et religieux) par les Palestiniens.

La question, rappelle-t-il, a été "longuement discutée", et rejetée par les Palestiniens lors de de la conférence d'Annapolis aux Etats-Unis, en novembre 2007.


"Vous pouvez-vous faire appeler la République sioniste hébraïque nationale socialiste si ça vous plaît, ça ne me regarde pas. Moi je sais qu'il existe un Etat d'Israël sur les frontières de 1967 (avant l'occupation des territoires palestiniens, ndlr) et pas un centimètre de plus ou de moins", a ajouté le dirigeant palestinien.

Cette déclaration, qui a suscité des hurlements de rage chez les israéliens, traitant le dirigeant palestinien d' "antisémite", au même titre que "l'autre Mahmoud", le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Rappel: Abu Maen (nom de guerre de Mahmoud Abbas), régulièrement présenté comme un "kollabo d'Israël" par l'extrême-gauche européenne, comme par les islamistes financés par l'Iran, était régulièrement traité d' "antisémite", et même (il n'est pas leseul...) de "négationniste" par les services de propagande sioniste, au motif du sujet de sa thèse d'histoire, à Moscou, dans sa jeunesse, portant sur la collaboration de l'extrême-droite sioniste avec les nazis. Quand il utilise, donc, à dessein, le terme de "national-socialiste" à propos de l'"Etat juif", il parle donc en historien qui connapit le poids des mots, commecelui des faits - et sait ce qu'il dit.

 

Samedi 06 Février 2010


GAZA UN APRES: MANIFESTATION POUR LA PALESTINE

Le 27 décembre marquait le premier anniversaire du début de l'agression israélienne contre les Palestiniens de la Bande de Gaza. Les bombardements massifs, les destructions et les massacres (plus de 1400 victimes palestiniennes dont une majorité de civils), sont venus s'ajouter aux effets désastreux du siège total, suscitant l'indignation des opinions publiques internationales. En France, le 10 janvier dernier, nous étions 300 000, unis dans la diversité, à l'appel du Collectif National, dans 100 villes de France.
Les Nations-Unies ont depuis explicitement endossé le rapport du juge Goldstone. Celui-ci demande une levée immédiate du bouclage de Gaza et affirme notamment que l'armée israélienne a sans doute commis des crimes de guerre, voire des crimes contre l'humanité.
Un an après, l'objet de nos mobilisations reste d'actualité. Le blocus est toujours aussi dur, si ce n'est plus puisqu'il interdit en plus toute reconstruction des habitations et édifices détruits. Le gouvernement d'extrême-droite israélien refuse tout compromis. Il faut briser le siège, juger les criminels de guerre, sanctionner Israël. Face à l'impasse des négociations entre Israéliens et Palestiniens, c'est à nous, citoyens, organisations de la société civile, syndicats et partis politiques d'amener nos dirigeants à imposer le respect du droit international.
Gaza, 1 an après : Grande Manifestation Samedi 6 Février 2010 à 14h
Départ place de la République en direction de l'ambassade d'israel 

 
signataires :
Agir contre le Colonialisme Aujourd´hui, Alliance For Freedom And Dignity -France (AFD-France), Américains contre la guerre-France (AAW), Association des travailleurs maghrébins de France ( ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), Association pour les jumelages entre les camps de réfugies palestiniens et les villes françaises (A.J.P.F.), Association républicaine des anciens Combattants, Campagne Civile de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP), CEDETIM, CICUP, CPPI Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël), Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix, Collectif Faty Koumba, Collectif des musulmans de France (CMF), Confédération Nationale du Travail (CNT), Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche Orient (CVPR), Droit-Solidarité, Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives (FTCR), Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Génération Palestine (GP), GUPS - Union Générale des Etudiants de Palestine, La Courneuve-Palestine, Le Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix (PAOR), Les Alternatifs, Les femmes en Noir, Les Verts, Ligue des Droits de l´Homme (LDH), Ligue des femmes (WILPF), Mouvement contre le racisme et pour l´amitié entre les peuples (MRAP), Mouvement de la Paix, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Organisation de Femmes Egalité, Parti Communiste Français (PCF), PCOF, Parti de Gauche, Participation et Spiritualité Musulmanes, Solidarité Palestine 18°, Union des Travailleurs Immigres Tunisiens (UTIT), Union Juive Française Pour la Paix (UJFP), Union syndicale Solidaires 

 

 
 

Quand le "petit père des peuples" - pour l'occasion, bien mal nommé - décide de fournir des armes de guerre ultra-modernes aux colons sionistes lancés dans leur terrible "épuration ethnique" en terre de Palestine, par l'intermédiaire des "kollabos" de Prague, déjà très largement sous influence coloniale "soviétique", puis quand il reconnaît, dans la foulée, le régime de Ben Gourion et sa clique, il commet une des principales erreurs criminelles qui, ajoutées au soutien à a clique "social-démocrate de gauche" de Wang Ming, contre Mao, dans la Chine des insurrections ouvrières suicidaires, à une conception "gauchiste-autoritaire" de la réforme agraire, en URSS, à une extension illégitime du périmètre du "travail forcé" dans le pays des soviets (goulag) et au soutien à la ligne "de gauche en apparence, de droite en réalité" du Parti communiste allemand (DKP) dans la période de montée du nazisme, noircissent un bilan pourtant conforme, globalement, à la formule "ses mérites excèdent ses erreurs dans une proportion de 4 contre 3" - formule également adaptée au cas de Mao.

Dans la période qui suit, et sans même évoquer le cas, évidemment dramatique, à la limite de la psychiatrie, des milices juives de "Hashomer Hatzaïr" ("La Jeune garde"), qui participent gaiement à la boucherie raciste et coloniale, drapeau rouge déployé au vent, et portrait de Staline dans leurs locaux, avant de se transformer, plus tard, sur le sol de France en particulier, en "organisation de jeunesse" sioniste formant au krav maga (le close-combat israélien) d'étranges "instructeurs" chargés d'étranges opérations dans les manifs, et à la compilation des Saintes Ecritures du marxisme-leninisme nombre de "cadres", aujourd'hui vieux crabes toujours en semi-activité dans le mouvement communiste ou même chez les trotskistes, les partis-satellites de ce qui avait été le grand Parti Bolchevik de Lenine se couvrent de honte sur la question de la Palestine, soutenant honteusement "Israël comme Etat juif, dans son principe" (raciste) et ne se réveillant que quand, la jeunesse nationaliste et musulmane de Palestine ayant été boire au biberon de ses premières "kalach" en Chine et au Vietnam,."Abu Ammar" cessera d'apparaître comme une marque locale de coca-cola, et "Fatah", comme un jeu de mot complexe, pouvant signifier "Reconquête".

1965 et les premiers coups de feu ("kalach" chinoises...)d' "Al Assifa", 1967, 1973...Avant même les accord s d'Oslo et la première Intifada, les communistes français, pour ce qui les concerne, commencent à percevoir que si, à Gennevilliers commes dans les ateliers de Renault-Billancourt, les "immigrés" (arabes) se rebellent de plus en plus ouvertement, et même violemment, contre les cadences, les petits-chefs racistes, les attentats et assassinats du même nom, et au cri de "Palestine vaincra!", décuplant en quelques mois les effectifs de la Gauche prolétarienne (dont les dirigeants, affolés, prennent alors la tangente...), c'est qu'il y a bien "quelque part, là derrière, un problème...".

Prenant alors les patins, non tant des "Maos", en repli, que de l'extrême-gauche humaniste et trotskiste, le Parti s'engouffre alors dans les ambiguités des accord d'Oslo, dans leur interprétation la plus droitière, qui devient, en Europe, hégémonique:

négociation=arrêt de la lutte armée= "Deux Etats pour deux peuples"...Comme s'il y avait un "peuple israélien", ce qu'Israël lui-même ne prétend pas, n'acceptant de "nationalité" sur ses cartes d'identités que la "nationalité juive", pour ceux qui s'en réclament et subissent avec succès leur examen de passage, ou "non juive", pour le reste...

Les communistes font alors affluer dans les manifs "pour une Paix Juste en Palestine" tout un tas de braves gens, et notamment d'élus locaux, ou de syndicalistes, qui vont, petit à petit faire des voyages là-bas, participer à des échanges, à des rencontres, s'ouvrir à un engagement plus ferme, comme à la complexité des problèmes.

On en vient aujourd'hui à un tournant. Fin de l'ambiguité qui avait fait la force des accords d'Oslo, et celle des deux intifadas, la vraie, la première, et l' "intifada militaire", qui a échoué. La Résistance, en Palestine, sous l'apparence de la division et de la démoralisation, s'élargit autant qu'elle s'intensifie, décantant et cristallisant, dans le temps, ses objectifs, ses méthodes, et la perception des étapes pour parvenir au but. Le mouvement pour la Palestine, en Europe en tout cas, connaît une crise.Cette crise l'obligir à une redéfinition fondamentale de ses objectifs, de ses méthodes, et même de ses principes:

1. Réflexion politique et historique sur le racisme allant bien au-delà de l'humanisme ("égalité des races", droits de l'homme"), et mettant en cause le principe racial, lui-même, la notion de race, allant jusqu'à en dessiner l'archéologie ("De la Bible à Darwin"..., voir ici - et ici).

2. Réflexion sur le temps. Le temps de l'Histoire n'étant évidemment pas, comme l'ont si bien compris les Chinois, celui des générations humaines, de l'aventure humaine individuelle, d'une vie...Et Arafat, éduqué, là-dessus, plus que sur toute autre chose, dans les écoles de formation politico-militaires de l'APL, l'a bien compris, lui qui a choisi de mourir plutôt que de reconnaître, non Israël, son ennemi, qu'il touche, qui le tue à petit feu, qui l'empoisonne, mais "Israël en tant qu'Etat juif, Etat des juifs", Etat raciste puisque se référant lui-même à une conception raciale de l'identité juive, conforme à la pensée de Herzl, et voué, en tant que tel, à disparaître - mais à disparaître "à petit feu", "à la Chinoise", alors que la Résistance, elle, doit d'abord résister à la tentation de se brûler les ailes...

3. Réflexion sur l'action, sur l'unité d'action, qui suppose un dosage entre insertion dans une ou des traditions de lutte d'un peuple, de peuples, et rupture avec ces traditions, ces modes de pensées, ces habitudes. "L'habitude, la force la plus terrible!" disait Lenine, las, à la toute-fin de sa vie...

12 mars 2010. 20 heures. J-P.C.