ça
commence à bien faire...
Milice tolérée en France alors qu'elle est considérée
comme une organisation terroriste raciste, interdite, aux Etats-Unis
et même...en Israël, la "Ligue de Défense
Juive" (LDJ), qui a prisle relais du Betar au sein de
l'extrême-droite fasciste de la "communauté
juive" depuis plusieurs années, dément toujours
énergiquement la participation de ses nervis aux agressions
commises par ses "sympathisants"...Mais les gens
informés savent à quoi s'en tenir.Au palmares de l'intimidation
à force ouverte et de la violence, on recense:
Pressions sur la liberté d'informer
26 mars 2002 Une centaine de personnes manifestent
à l'appel de la Ligue de défense juive devant le siège
de l'Agence France-Presse (AFP) à Paris, accusant l'agence
de «désinformation» dans la couverture
du conflit israélo-palestinien.
Selon la LDJ, « l'AFP est
la source principale de la désinformation en France».
Elle appuie la remise d'un «prix Goebbels de la désinformation»
à l'AFP et au journaliste de France 2 en charge du conflit
israélo-palestinien, Charles Enderlin, par ailleurs réguliérement
menacé de mort.
Commissaire poignardé
7 avril 2002 Lors de la manifestation communautariste
du CRIF «contre le terrorisme et l'antisémitisme,
avec Israël pour la paix et sa sécurité»,
qui rassemble environ 50 000 personnes à Paris, un commissaire
de police est grièvement blessé à l'arme blanche.
L'auteur présumé, l' extrémiste pro-israélien
Julien S. file aussitôt se réfugier à Tel Aviv.
Le même jour, un cameraman de la télévision
espagnole Antena 3 est passé à tabac, et un manifestant
atteint d'un coup de couteau à Marseille où quelque
10.000 partisans d'Israël également défilé.
L'auteur présumé de l'agression contre le commissaire
de police a été arrêté depuis, en Israël,
après avoir attiré dans un piège et poignardé
à mort un chauffeur de taxi, uniquement, selon ses propres
aveux, parce qu'il était arabe (palestinien). Jugé
irresponsable pénalement, atteint de "troubles psychiatriques",
il n'a pas été condamné, bien qu'il eut reconnu
les faits.
Accusé de port d'arme prohibée, à l'occasion
de ce défilé tournant au pogrom anti-arabe, l' activiste
sionisteWilliam Bénichou a été
condamné à quatre mois de prison dont deux avec sursis
et deux ans de mise à l'épreuve avec obligation de
soins psychiatriques et interdiction de détenir une arme,
par jugement en comparution immédiate, mardi 9 avril 2002,
devant la 23e chambre du tribunal de grande instance de Paris.
Témoins menacés de mort
30 septembre 2003 Des témoins du procès
d'Alexandre Attali, gestionnaire du site amisrhaelai.org
qui appelle ouvertement au tabassage des juifs auteurs de critiques
du gouvernement israélien sont menacés dans l'enceinte
même du tribunal de Paris par des membres présumés
de la LDJ.. La 17ème chambre condamne Alexandre Attali
à 4 mois d'emprisonnement assortie du sursis pour provocation
à caractère raciste à la discrimination, la
haine ou la violence, à des dommages et intérêts,
et à payer la publication d'un communiqué faisant
état de cette condamnation.
OLP assiégée
7 octobre 2003 Au cours d'une manifestation devant
le siège de la délégation palestinienne en
France à Paris (ambassade de Palestine), des membres présumés
de la LDJ et du Bétar attaquent des militants pro-palestiniens
et des militants d'organisation juives pacifistes. Un membre du
mouvement sioniste d'extrême-droite Bétar, Joseph Ayache,
auteur de l'agression d'un palestinien de France, sera condamné,
en août 2004, à 4 mois de prison ferme par la 24ème
chambre correctionnelle du tribunal de Paris, pour agression
à caractère raciste.
Mouloud Aounit tabassé
13 novembre 2003 Le président du Mouvement
contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP)
Mouloud Aounit a été agressé à
l'institut du Val Mandé (Saint Mandé, Val de Marne).Des
individus casqués l'ont insulté, et lui ont craché
dessus, avant de lui asséner deux coups de poing. Mouloud
Aounit a porté plainte. Le MRAP a déclaré
qu'il s'agissait probablement de membres de la LDJ.
Massacre au tribunal
30 décembre 2003 Des étudiants amis
de la Palestine de l'Agen Nanterre sont violemment
agressés à l'intérieur même du
tribunal administratif de Paris par des membres présumés
de la LDJ.
Le 16 septembre 2004, la 10e chambre correctionnelle du Tribunal
de Grande Instance de Paris condamnera Anthony Attal, reconnu
par les quatre étudiants victimes comme un des membres du
commando, à 10 mois de prison avec sursis
et 2 ans de mise à l'épreuve. Un étudiant d'origine
palestinienne avait été gravement blessé à
un œil…
Exploitation d'un fait divers atroce: ratonnades
Mars 2006 Des exactions sont commises contre des
passants blacks et arabes lors des manifestations organisées
pour dénoncer le meurtre d'Ilan Halimi,
un jeune vendeur de téléphone parisien de confession
juive "piégé" par une fille de
la bande, enlevé contre rançon, séquestré
et torturé à mort par une bande de voyous..
Casques et matraques
20 Juin 2006 Une vingtaine de jeunes dont la moitié
casqués, drapeau israélien en tête et en criant
"Israël vaincra, Israël vivra"
tentent une incursion à l’intérieur des locaux
du Centre international de la culture populaire (CICP), afin d’empêcher
la tenue d’une conférence sur la Palestine. Ils frappent
un permanent du CICP et gazent à la lacrymogène une
militante amie de la Palestine.
C'est la photo-fétiche de la LDJ
(ci-dessous)
Longtemps en page d'accueil du site
de la Ligue de Défense Juive, elle montre
Sarkozy recevant une délégation de notables communautaristes,
qui lui font présent du chandelier à 7 branches, et
posent à ses côtés, fièrement.
Un talisman contre les poursuites judiciaires?

|
Quelle
réponse?
A chaud,
la tentation est grande de dire simplement
"coup pour coup". D'appliquer la loi du talion,
la loi de la vengeance mimétique, symétrique - issue, rappelons-le,
de l'Ancien Testament, de la Torah...Ce qui ne peut être
une référence...Ou sa variante anti-fasciste, celle
qu'a su formuler, en temps utile, le grand intellectuel communiste Paul
Vaillant-Couturier: "Pour un œil, les deux yeux!
Et pour une dent, toute la gueule!"
Mais
tout n'est peut-être pas si simple.
Peut-être faut-il
d'abord se demander quels objectifs poursuivent ceux
qui viennent, en bande, "castagner" les jeunes amis
de la Palestine aux alentours d'une salle de réunion...
S'agit-il simplement
pour eux de faire régner la terreur pour la terreur, par haine
brute, et de rendre à Génération
Palestine (GP) l'hommage du vice à la
vertu, en désignant l'association comme l'ennemi à
abattre? En partie, oui; mais en partie, seulement.
Une règle
dans les opérations de renseignement, de déstabilisation,
et de terreur, auxquelles sont méthodiquement formés
les inspirateurs de ces violences, directement issus, rappelons-le, de
l'armée israélienne et de ses services parallèles,
est de toujours viser plusieurs buts en même temps,
dont certains par les moyens les plus indirects, les plus obliques.
En frappant de la
sorte, ils ne peuvent espérer contraindre le mouvement pour la
Palestine à "se coucher". ils le savent bien.
Ils connaissent son potentiel de lutte, et son courage. Ce qu'ils
espèrent, donc, ce qu'ils prévoient, ce qu'ils programment,
c'est une riposte aveugle- et l'attaque, par
exemple, par des commandos de jeunes, de réunions publiques sionistes,
ou de lieux de recrutement et d'entraînement des milices...A terme,
c'est l'embrasement d'affrontements "communautaristes",
"beurs" contre "feujs", qui est envisagé.
Le contexte
n'est nullement innocent. Pour deux raisons.
Tout d'abord, l'agression
du 22 avrila lieu quelques jours avant l'ouverture du procès du
"gang des barbares", pour lekidnapping crapuleux, contre rançon,
d'un jeune vendeur de téléphones portable juif, Ilan Halimi,
retrouvé mort à l'issue d'une longue séquestration,
et de tortures...Le chedu gang, Fofana, qui se ditsoudainement musulman,
ayant expliqué que l'idée de kidnapper "un juif"
lui était venue parce qe "ces gens-là ont
de l'argent, sont solidaires entre eux, et donc prêts à payer",
les souffrances et la mort, atroces, d'Ilanhalimi, aliementent, depuis,
une violente campagne, ponctuée de "ratonnades",
visant le "jeunes de banlieue", tous supposés
"musulmans", "anti-juifs", et "violents",
cible d'unamalgame infect. le moment peut doncsembler particulièrement
propice à une "stratégie de la tension", visant
à multiplier les incidents, et, pourquoi pas, à susciter
une nouvelle "flambée des banlieues", marquée,
cette fois, par des affrontements ethniques entre"bandes de jeunes",
manipulées...De tels événements auraient aussi
pour conséquence d'apporter une bouffée d'oxygène
à un Sarkozy mis à mal par la montée des luttes sociales,
de plus en plus isolé, et presque à la ramasse...
Mais nous sommes
aussi à quelques semaines des élections européennes,
où les mêmes milieux comptent sur l'indécrottable
naïveté de Dieudonné, sur son narcissisme,
et sur les manœuvres, pourtant grossières, des facho-lepénistes
déclarés qui le manipulent au grand jour, maintenant,
après avoir longtemps joué les "conseillers de
l'ombre", pour mettre en scène l'émergence
d'une force tout aussi fasciste que le sionisme, tout aussi extrémiste,
et tout aussi raciste ("à l'envers")
qui tente d'entraîner la jeunesse dans un combat douteux,
discréditant, isolant et affaiblissant durablement le combat
pour la Palestine.
La
première riposte doit donc être politique.
Elle doit consister en un travail de fond, un travail d'éducation,
expliquant qu'aux sources de la violence sioniste, de la violence
fasciste, de la violence raciste, il y a une idéologie, bien
précise. Celle "du
sang et de la race", qui, avant
de devenir celle de Hitler, et du nazisme,
a été celle de l'autrichien
Théodor Herzl, père-fondateur de "l'Etat
juif", dont le cerveau malade se nourrit des conceptions du
nationalisme racial germanique, du nationalisme "völkisch"
- de "völk", "peuple-race", race
-, dans une synthèse hardie de ce nationalisme racial,
réactionnaire (né dans l'Europe des Princes et
l'Empire austro-hongrois, son noyau, comme antidote au nationalisme
citoyen, libérateur,de la Révolution française)
et de la conception archéo-biblique d'un "peuple
juif", issu...de la cuisse de Jupiter, "élu'"
par un Dieu Vengeur, un Dieu cruel, le Dieu du tout-premier monothéisme,
de l'Ancien Testament, de la Torah, pour conquérir,au prix du premier
génocide sanctifié dans un Livre (Josué...)
la "Terre Promise": en y exterminant jusqu'au
dernier ses habitants (les "Amaleks")...
Aux
sources de tous les fascismes modernes, donc, le sionisme de Herzl, "fascisme
juif" au sens le plus conceptuel du terme,
et pas seulement comme une injure... Herzl, dont les
disciples les cohérents, les plus fidèles, et d'abord
le fasciste Jabotinsky, maître à penser d'Ariel
Sharon et de "Bibi"
Netanyahou, ont toujours pensé, comme Soral,
le "commisssaire politique" de...Dieudonné,
que "les juifs feraient bien de se demander pourquoi, toujours
et partout, ils ont été haïs, persécutés"
- ce qui est un mythe, et un mythe sioniste, fondateur
- avant d'en tirer les conséquences: pour les sionistes, la création
d'Israël, Etat Refuge, Etat racial pour "peuple-race",
pour les néo-nazis, y compris les néo-nazis
dieudonnistes, l'extermination...
A l'heure où,
comme l'avaient de longue date anticipé les stratèges du
Fatah, bien éclairés par leurs conseillers vietnamiens ou
chinois, le pachyderme américain, ployant sous trop de poids, gronde
et gratte le sol avant d'y jeter son parasite israélien, devenu
nuisible, et où donc, se prépare, à la sud-africaine,
et façon Mandela, l'inéluctable processus de
"Singapourisation" ou, mieux, de "Hong-Kongisation"
de l'Etat d'Israël, processus de libération
"en deux étapes, passant par deux Etats",
qui verra l' "Etat Juif", ou ce qu'il en reste, se
réduire progressivement à une simple "Cité-
Etat" à base étroitement ethnique, encerclée
de toutes parts, isolée, et, à terme, condamnée par
l'Histoire, le projet des fascistes de Tel
Aviv et de leur minable succursale française dite "Ligue
de Défense Juive" de déclencher,
au travers d'une série d'agressions, puis de la promotion
indirecte d'une liste fasciste "antisioniste" aux élections
européennes, une "guerre des banlieues"
jetant la jeunesse musulmane de France contre la jeunesse juive (pourtant,
dans son écrasante majorité, aux antipodes de la LDJ...)
n'a pas de réel avenir.
Mais il faut tout
de même faire attention.répondre à ces provocations,
donc, et y répondre avec intelligence, c'est les analyser
à fond; faire un travail d'éducation politique lui aussi
sur le fond;organiser sagement et rationnellement la nécessaire
autodéfense du mouvement pour la Palestine, de ses réunions,
de ses dirigeants, de ses cortèges...;préparer, à
cette fin, toutes les convergences possibles avec le mouvement ouvrier
organisé, et ses forces de protection et de défense, fortes
d'une très longue expérience et de plus en plus proches,
elles-mêmes, du mouvement pour la Palestine; jouer sur les contradictions,
enfin, dans l'appareil d'Etat:et d'abord les contradictions au sein
de la police, ulcérée, de longue date, par
la tolérance dont jouit le poignardeur du commissaire Marsan,
et dans les services de renseignement, payés pour tout savoir
de la LDJ et de ses protecteurs en haut et très haut lieu,
et las de servir une politique allant à contre-courant de l'Histoire
et de l'intérêt du pays...
Dans
ces conditions, et dans ces conditions, seulement, quelques
raclées bien distribuées et bien ciblées
visant les responsables, et pas seulement
les "bras", des mini-pogroms anti arabes, avant
qu'ils ne s'étendent, seront les bienvenues. Inch
Allah!
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Zeyneb,
16 ans, exclue de cours pour son
"T-shirt" "Palestine Libre": une
nouvelle (petite) défaite
du mouvement pour la Palestine en France:
pas grave, si elle fait réfléchir...

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Ni
le témoignage de la jeune lycéenne de 16 ans,
bouleversante, ni le soutien de sa mère, militante
ayant su faire de sa jeune fille une combattante,
ni la mobilisation du comité local, ni les
rares articles de presse (dont celui de Libération,
frôlant l'honnêteté, et contenant, de plus
- jour à marquer d'une pierre blanche - quelques informations
utiles), n'y ont rien fait, donc.
L'insolente avait cru
pouvoir contester l'autorité professorale, le "savoir"
dispensé des hauteurs de Sa Majesté
Laïcité, nimbée, par essence,
de Très Pure et Très Sainte Objectivité
- même sur Israël et sur la Palestine?
Révoltée par un cours que, selon son national-éducateur,
paternaliste, elle n'aurait, la sotte, l'ingénue,
"pas compris", Zeyneb avait
choisi le camp de la riposte, de la rébellion, et de
la résistance...vestimentaire, en
revenant en cours, quelques jours plus tard, moulée
dans un superbe T-shirt "Palestine
Libre" - incompris, lui, incontestablement,
du "Maître", qui
l'avait aussitôt priée, très fort, de
cacher, au moins, sous son gilet, "ce sein
que je ne saurais voir" - orné,
en tout Bien , tout Honneur, de lettres associant "Palestine"
et Liberté.
Sommée de choisir entre le port de son étendard
vestimentaire, et la porte, elle a choisi la porte, écopant
de trois jours d'exclusion drôlement imputés,
par l'administration, à un acte de "prosélytisme"
- terme barbare exhumé des dictionnaires religieux
européens à des fins d'exclusion, dans le cadre
de la loi de répression des jeunes filles voilées.
Exclue,
donc, sans rémission, la "prosélyte"
a passé ses trois jours de punition dans l'appartement
familial de Villefranche su Saône. - Trois jours,
juste pour l'exemple! Juste pour montrer que "Liberté"
s'arrête là où "Laïcité"
commence: puisque l'Ordre du Temps, celui, des profs, du système
médiatique, et du système raciste et colonial
qui lâche ses dobermen bipèdes en uniforme sur
les petits enfants "Palestine Libre" de
l'esplanade des mosquées de Jérusalem (Palestine),
impose qu'on affuble du terme complexe et peu compris de
"laïcité"
l'autorisation donnée aux Puissances du Savoir de "replacer
dans son contexte", c'et-à-dire,
en langue française normale, traduite, d'excuser, l'hystérie
génocidaire des bouchers sionistes saignant la Palestine,
et puisque un proviseur des rives dolentes du Rhône
peut se permettre dejustifier, donc, sous le chef de "prosélytisme",
l'exclusion de Zeyneb - qui n'est pas plus "prosélyte",
"propagandiste d'une religion, d'une foi" par
le coton de couleur enserrant sa jeune poitrine des mots
"Palestine" et "Libre"
qu'elle ne serait avec un "string"
affleurant à l'orée du "jean",
"prosélyte" d'une "religion
du sexe" qui n'encourt nullement, et nous
en sommes ravis, les foudres de la loi, même de la loi
scolaire.
On
s'était plutôt réjoui, ici, de cette spectaculaire
manifestation de Tartufferie anti-jeunes et anti-Palestine,
plaçant l'institution scolaire, en guerre contre les
jeunes, en face de ses contradictions. On imaginait, en effet,
que les lycées de la région Rhône-Alpes,
et le sien, tout d'abord, allaient s'embraser pour Zeyneb,
pour la cause de la Liberté, et pour la Palestine.
Erreur. Pas l'ombre d'une étincelle
n'a pris, pour embraser le moindre bout de plaine.
Morne plaine, donc.On s'est
trompé. On s'en relève. Pour
dire que la jeunesse de Palestine, jeunesse
du monde, qui donnait, ce week-end encore, sur l'Esplanade,
la preuve de sa vitalité, de sa patience, et de son
courage, n'a pas encore complètement transmis à
la jeunesse d'Europe, à la jeunesse de France, à
la jeunesse de Villefranche sur Saône, et peut-être
à Zeyneb elle-même, ou à sa mère,
le sens de son combat - la clef de toute victoire.
Car
de quoi s'agit-il, au fond, que masque la "bonne
conscience" professorale, clé de
voûte de l'institution scolaire, clé de voûte
du verrouillage de la jeunesse et de l'opinion de gauche,
en général?
- En 1948, quand s'écroule le nazisme sous le triple
rouleau compresseur des armées de Staline, des guerillas
patriotiques en Chine comme en Europe de l'est (Russie, Yougoslavie,
Pologne, Albanie) ou de l'ouest (Italie, France), et du débarquement
tardif des forces américaines,
l'idéologie de la "race",
exhumée des grimoires talmudiques et des imprécations
des prophètes juifs de l'Ancien Testament, dit chrétien,
de la Torah..., pour justifier le premier colonialisme (Christophe
Collomb), puis le deuxième (Sa Majesté
la Reine Victoria), est en danger de mort
-cramée aux yeux de l'humanité presque entière
dans les fours crématoires où finissent des
millions de juifs. Mais
une troisième époque commence alors
pour les tenants d'épopées coloniales, au service
desquels a été formatée, à chaque
étape, le "concept de race", calqué
sur le monde animal, qui donne une assise acceptée,
sinon acceptable, à la destruction de l'Humanité
en tant que telle au profit de la forme la plus radicale d'
"exploitation de l'homme par l'homme".
Cette époque s'annonce rude pour les vainqueurs, épuisés,
de la deuxième guerre mondiale, brièvement coalisés
sur les décombres des anciens empires qu'ils ont détruits,
ou , mieux encore, laissé s'entre-détruire...
Les temps qui viennent s'annoncent en effet, divers signes
déjà l'indiquent, comme ceux de la levée
en masse des peuples ancienneent colonisés
par les uns comme par les autres, contre tout système
de domination mondial, quel qu'il soit,qui leur assigne une
place seconde, soumise, sous le signe essentiel
de l'univers colonial, sous le
Signe de la Race.
Et
c'est le sens profond, à peine entr'aperçu jusqu'ici,
de la création de l'Etat d'Israël, obscène
héritier des sanglantes conquêtes d'une époque
qui se termine, et bâtard hissé au Trône
comme symbole des combats, désormais défensifs,
sinon désespérés, qu'une nouvelle époque
laisse entrevoir.
Ressusciter, après tant et tant de morts,
salutaires mais jamais, hélas, définitives,
l'Idée de "Race" sans cesse ressuscitée
sans laquelle l'Idée de Peuples Libres, émergente,
ne saurait avoir de réel contrepoids, quel défi!.
Et place, donc, place à tout prix pour
la "Race Sainte" du Livre du prophète
juif Esdras, relookée par Céline, et, avec lui,
Hitler, en "race impure", "virus",
après un bref détour par la "race
juive" de l'Autrichien Théodor Herzl,
théoricien, précisément, à l'orée
du sanglant XXème siècle, de cet "Etat
des juifs" que 1948 oint sous le nom d'Israël!
- La "race",
donc, revient au goût du jour sous les auspices
de l'ONU, qui, forte, croit-elle, de son engagement en faveur
de l' "égalité de races", propre,
également au préambule de la Constitution française
de 1946, repris en 1958, renie, très logiquement, le
"droit des peuples à disposer d'eux-mêmes",
son principe, pourtant, fondateur, et
s'agenouille aux yeux du monde pour offrir à la-dite
"race juive", son "Etat
juif" censée la garantir, et pour
toujours, des désastres causés, en terre européenne,
et d'abord, en Allemagne, par...l'idéologie de la "race"
issue des textes antiques du "judaïsme
classique"(Shahak).
(suite
et fin: ici) |
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Après
l'agression d'une bande fasciste, proche de la "Ligue de Défense
Juive" (LDJ, ci-contre, à
gauche) contre une réunion d'information de Génération
Palestine (GP), en plein jour, en plein Paris, la solidarité
s'organise.
Une riposte, mais
une riposte bien réfléchie est à l'ordre
du jour.
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TOUS
SOLIDAIRES
DE
"GENERATION
PALESTINE!"
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Communiqué -
Des bandes sionistes agressent des jeunes d'origine
arabe, mais ce sont ces derniers qui se retrouvent emprisonnés.
Ce n'est hélas pas nouveau, mais cette fois ça pourrait
être n'importe lequel d'entre nous...
Mercredi soir, le 22 avril, Génération Palestine
organisait au CICP, rue Voltaire à Paris, une soirée
de soutien au peuple palestinien. Avant même le début
de la soirée, des groupes d'extrémistes pro-israéliens
ont attaqué des jeunes qui se rendaient à notre
soirée. Après plusieurs provocations et agressions,
la police, pourant prévenue dès lundi des menaces
qui nous avaient adressées et donc des risques encourus
a enfin mis en place un important dispositif pour -normalement-
protéger notre public. Deux jeunes sortant du métro
Rue des Boulets ont été sauvagement agressés
par 7 fanatiques sionistes. Les victimes ont été
transportées à l'hôpital, l'un d'eux souffrant
notamment de plusieurs blessures graves : la bande présumée
de la LDJ/Betar lui a cassé des bouteilles sur la tête
après l'avoir gazé. Trois des sionistes ont été
arrétés et placés en garde à vue,
dont notamment un de leurs chefs, qui dispose apparemment de contacts
bien placés. En effet, le lendemain matin, après
avoir passé la nuit à l'hôpital, nos jeunes
amis sont invités à témoigner au commissariat.
C'était un piège. Dès leur arrivée,
les policiers leurs signifient leur mise en garde à vue.
Les victimes sont accusées d'être en fait les agresseurs.
De quoi exactement sont-ils accusés? Malgré tous
nos efforts et ceux de l'avocate qui nous avons sollicitée,
nous n'avons presque aucune information. Après plus de
48h de garde à vue, il semblerait qu'ils soient menacés
d'être mis en détention préventive. Traités
commes des criminels dangereux! Entretemps les trois extrémistes
pro-israéliens, pourtant pris en flagrant délit,
ont été probablement libérés...
Imaginez : vous allez à une soirée caritative, vous
êtes couverts d'injures racistes, agressé, blessé,
et c'est vous qui vous retrouvez emprisonné.
Génération Palestine mènera jusqu'au bout
le combat pour mettre fin à l'impunité des bandes
ultrasionistes. Nous vous tiendrons informés très
prochainement de la suite de cette sordide affaire.
Génération
Palestine, Paris,
le 25 avril
LE
GOUVERNEMENT FRANÇAIS PROTÈGE LES FASCISTES DE LA
LDJ. IL VEUT DES MORTS ?
(Lu sur le site EuroPalestine, 27 avril 2009)
Interpellée en direct il y a quelques jours
par une auditrice de France-Inter sur la dangerosité des
groupes paramilitaires israéliens en France, le «
premier flic de France », Michèle Alliot-Marie, a
fait semblant de ne pas comprendre, avant que la direction de
la radio ne coupe opportunément la communication téléphonique.
L’auditrice avait quand même eu le temps de mettre
le ministre de l’Intérieur en face de ses responsabilités,
en rappelant que les bandes de la Ligue de Défense Juive
(LDJ) et du Bétar sont des bandes fascistes, agissant en
toute impunité depuis trop longtemps, y compris lorsqu’un
de leurs nervis poignarde un commissaire de police, comme ce fut
le cas il y a quelques années.
Convaincues de bénéficier des plus hautes protections,
quoi qu’elles fassent, ces bandes redoublent actuellement
leurs agressions raciales, dans le cadre d’une stratégie
de la tension sciemment développée par le gouvernement
israélien et les divers organes et relais dont celui-ci
dispose en France (ambassade, Agence Juive pour Israël, CRIF,
etc.). Ivre de violence, la direction israélienne, la plus
ouvertement raciste qu’ait connue Israël depuis sa
fondation il y a soixante ans, encourage plus que jamais l’escalade
: car s’il est bon de brûler les enfants de Gaza au
phosphore, on peut bien manier la matraque et le couteau à
Paris, non ?
Mercredi 22 avril, les voyous s’en sont pris à une
soirée culturelle (expositions de l’artisanat palestinien,
danse, musique) organisée par l’association Génération
Palestine, dans les locaux associatifs du 21ter rue Voltaire,
à Paris XIème arrondissement.
En l’occurrence, la bande, forte d’une vingtaine de
membres casqués et armés selon les témoignages,
a attaqué, des jeunes qui se rendaient, individuellement,
à la soirée de solidarité avec la Palestine.
Leurs chefs ont tellement répété à
ces miliciens qu’ils n’avaient rien à craindre
des autorités françaises que l’attaque a eu
lieu, cette fois, sous le nez des policiers déployés
sur le boulevard Voltaire (proche de la rue Voltaire) pour surveiller
le bon déroulement de la soirée de Génération
Palestine, événement annoncé publiquement
depuis plusieurs jours.
Avant que la police intervienne, une quinzaine de ces sauvages
ont eu le temps de s’en prendre à deux jeunes, et
de les blesser sérieusement. L’un s’est vu
délivrer par l’hôpital une ITT (incapacité
temporaire de travail) de 4 jours, et l’autre de 2 jours.
Seulement, cette fois, plusieurs des agresseurs (trois seulement,
alors que 10 avaient été cernés par les flics)
n’ont pu échapper à l’interpellation,
et ont été mis en garde à vue.
Mais rapidement, sur ordre des plus hauts niveaux de la hiérarchie,
comme l’ont reconnu anonymement des policiers de terrain,
les jeunes agressés ont également été
arrêtés, et placés eux aussi en garde à
vue, histoire, pour le parquet de Paris, de pouvoir vendre à
une presse complice une affaire de « rixe entre bandes rivales
sur fond de tensions communautaires ».
Les trois voyous « juifs » arrêtés
en flagrant délit ont finalement été mis
en examen pour violences en réunion, en raison de l’appartenance
raciale réelle ou supposée de leurs cibles. Opportunément,
la préméditation de leurs actes, qui saute pourtant
aux yeux, n’a pas été retenue à ce
stade par l’appareil judiciaire.
Mais les jeunes agressés, qui, à la différence
de la LDJ, avaient une raison évidente d’être
présents boulevard Voltaire mercredi soir puisqu’ils
se rendaient à la soirée de Génération
Palestine, ont également été mis en examen,
avec des qualifications identiques, alors même que, submergés
par le nombre, ils ont été dans l’incapacité
d’esquisser le moindre geste de défense, et encore
moins de pouvoir rendre le moindre coup !
Génération Palestine a fait savoir lundi matin qu’elle
allait se constituer partie civile, tout comme le CICP, gestionnaire
des locaux associatifs du 21ter rue Voltaire. L’association
informe également, dans un communiqué, que plusieurs
des agresseurs de mercredi soir ont été reconnus,
par des témoins, comme ayant participé à
une autre attaque récente, celle qui a eu lieu il y a quinze
jours contre le Théatre Aydar (Square Rapp, Paris VIIème),
où était programmé le spectacle «
Talents pour Gaza ».
Sarkozy et ses collaborateurs matraquent quotidiennement l’opinion
sur ce qu’ils appellent « les bandes »,
et annoncent un renforcement de la législation répressive.
Mais ils ont sous les yeux, avec la LDJ, une bande raciste armée.
Au lieu de la dissoudre (une loi spécifique aux milices
existe en France depuis plus de 70 ans, et elle a été
appliquée à des groupes exerçant infiniment
moins de violences que ces sionistes), ils ferment les yeux, ou
se bouchent les oreilles comme Alliot-Marie à France-Inter.
Ce faisant, ils prennent ouvertement le risque d’escalades
meurtrières.
CAPJPO-EuroPalestine
|
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La lutte en Palestine:
ici
Soutien Palestine en France:
ici.
Lire également ici.
Et ici.
Palestine: archives: ici
Sakina
de Bordeaux: un appel à la mobilisation pour le 13 janvier
- par Olivia Zemor
-
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Chères amies, Chers amis,
Nos meilleurs voeux à tous pour une année
de luttes victorieuses contre toutes les formes de tyrannie,
de racisme, d'oppression.
Nos pensées vont vers nos amis palestiniens et
notamment ceux de Gaza, de plus en plus étranglés
par l'occupant israélien et ses suppôts, égyptiens,
américains et français, qui n'ont rien trouvé
de mieux que de construire un nouveau mur pour les asphyxier.
A l'heure où nous écrivons le convoi humanitaire
conduit par le député George Galloway est
bloqué par 2000 policiers égyptiens dans le
port de Al-Arish alors qu'il transporte des tonnes de matériel
médical pour Gaza.
(...)Notre initiative, la Gaza Freedom March, Marche Pour
la Liberté de Gaza, est loin d'être terminée,
car elle va se poursuivre et s'amplifier en France, comme
dans le reste du monde.
La première sanction que nous devons infliger à
Israël, est le boycott, comme pour l'Afrique du Sud,
où il a permis de faire tomber le régime d'apartheid.
Ce boycott doit être maintenu jusqu'à ce qu'Israël
cesse de boycotter les Palestiniens.
Il doit être proclamé haut et fort, car il
est l'arme du juste, de toutes celles et ceux qui refusent
les traitements inhumains, les camps de concentration, les
ghettos où l'on enferme les femmes, les hommes et
les enfants pour les bombarder, les affamer et les humilier. |
Sakina Arnaud, militante anti-apartheid,
anti-occupation, anti-colonisation, est poursuivie en justice
à Bordeaux pour avoir mené des actions de
boycott dans le magasin Carrefour de sa région. Lequel
magasin l'attaque pour avoir collé deux autocollants
à l'intérieur du supermarché.
C'est ce magasin (...) qui ose porter plainte. C'est cette
chaîne qui embauche des tueurs comme vigiles et qui
doit rendre des comptes sur la mort d'un mineur sauvagement
tabassé dans son magasin de Lyon la semaine dernière,
qui se permet de faire un procès à une militante
des droits de l'homme, pour deux autocollants destinés
à informer la clientèle de la nécessité
de boycotter les produits de l'occupation israélienne.
(...) Cette plainte pour "dégradation"
a été requalifiée par le parquet, c'est
à dire par le gouvernement, en "incitation
à la haine raciale", en raison
d'une "discrimination à l'encontre d'un
pays". Ceci à la demande des officines
israéliennes que sont le Bureau national de vigilance
contre l'antisémitisme, du tristement célèbre
Samy Ghozlan, et l'avocat d'extrême-droite William
Goldnadel, (...) parties civiles.
Le procès de Sakina Arnaud aura lieu (...) le mercredi
13 janvier à 14 H au Palais de Justice de Bordeaux.
C' est notre procès à tous. (...)Nous allons
dire ensemble ce que nous pensons de ces méthodes
d'intimidation et réaffirmer que le boycott contre
un Etat qui commet des crimes de guerre et des crimes contre
l'humanité, est salutaire. |
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Toutes les âmes
nobles doivent se lever et dire "Moi aussi, je
boycotte".
A tous ceux qui peuvent se rendre disponibles le 13 janvier,
nous proposons d'aller à Bordeaux à partir
de toutes les villes de France. Pour la région parisienne,
nous remercions tous ceux qui sont intéressés
par un départ groupé de prendre contact avec
nous rapidement. Notre association co-financera les militants
et militantes qui ont besoin d'un soutien pour faire ce
déplacement. Des départs en voiture et train,
s'organisent également à partir d'autres villes
de France. Nous donnerons des contacts à tous ceux
qui souhaitent se joindre à cette initiative.
Nous sommes tous
des boycotteurs !
(EuroPalestine)
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« La gauche
et les musulmans en Grande-Bretagne travaillent ensemble, ce qui
n'est pas le cas en France »
mercredi 24 février 2010
Interview de George Galloway
Le
député britannique George Galloway est
connu pour ses engagements et son attachement à la cause
palestinienne.
Mahmoud Dahloumi : George Galloway ce n'est
pas la première fois que vous venez, ici à Lyon
?
George Galloway : Non en effet, la dernière
fois que je suis venu à Lyon, c'était en 1999, je
participais au convoi qui allait mener notre bus « rouge
londonien » à Bagdad, on a traversé l'Europe,
l'Afrique du nord, de l'Egypte à la Jordanie, et de la
Jordanie à l'Irak. C'était pour briser le siège
en Irak.
M.D : Dix années plus tard vous êtes
ici pour nous parler de la Palestine, pouvez-vous nous rappeler
à quand remonte votre engagement pour la Palestine ?
G.G. : Bien, j'ai commencé ma campagne
pour la Palestine très exactement il y a trente-cinq maintenant,
à l'été 1975 très exactement. J'ai
milité pour la cause palestinienne depuis ce temps et j'ai
également vécu aux côtés des palestiniens
des situations très difficiles. J'étais présent
lors des bombardements à Beyrouth en 1982 au moment de
l'invasion israélienne, j'ai été un témoin
des massacres de Sabra et Chatila en 1982, je me suis retrouvé
aux côtés d'Arafat en Tunisie, puis à Ramallah.
J'ai donc une longue histoire avec la cause palestinienne. Mais
de tous les temps difficiles que j'ai connu, je n'ai jamais connu
de situation plus difficile que celle de Gaza aujourd'hui.
M.D : En décembre 2009 vous vous êtes rendu de nouveau
à Gaza, pouvez-vous revenir sur les conditions de ce voyage
et les raisons qui vous ont poussé à vous y rendre
?
G.G. : Eh bien, rappelons que les bombardements ont commencé
le 27 décembre 2008 et de façon continue durant
22 jours, massacrant plus de 1400 personnes, dont la plupart des
femmes et des enfants. Les israéliens ont pris la précaution
de fermer toutes les portes de sortie de façon à
ce que les gens ne puissent pas fuir et ce fut un massacre total.
J'ai donc décidé le 10 janvier 2009 de lancer un
convoi d'aide matériel, appelé Viva Palestina qui
s'est mis en place seulement quelques semaines plus tard et qui
a traversé l'Europe, l'Afrique du nord... la même
route que le bus rouge londonien qui c'était rendu à
Bagdad et c'est devenu un phénomène international.
Je crois fortement en la tactique qui consiste à mettre
en évidence le siège pour mieux le briser. Briser
le blocus est un devoir maintenant pour tous le monde, et je m'y
suis rendu trois fois ces 12 derniers mois. En d'autres termes,
l'action parle plus fort que les mots et il est temps de passer
à l'action. Viva Palestina s'est propagé à
travers le monde, maintenant nous avons Viva Palestina Malaisie,
Etats-Unis, Australie, Afrique du Sud, Angleterre, Irlande et
maintenant depuis la semaine dernière Viva palestina Arabie.
M.D : Aujourd'hui quelles sont les attentes des Gazaouis ?
G.G. : La situation à Gaza est aujourd'hui vraiment catastrophique,
les gens ont faim, ils manquent de tous les moyens pour vivre
et personne ne vient les sauver. A Berlin ouest, au début
des années 60 les pays de l'ouest ont organisé un
sauvetage aérien pour briser le siège à Berlin
ouest. Ce qu'il faut maintenant c'est un sauvetage par mer, Une
réponse d'urgence, particulièrement des pays arabes,
en naviguant directement jusqu'au port de Gaza, c'est ce sur quoi
je travaille maintenant. Laissez-moi vous lire ces quatre statistiques,
80% des personnes à Gaza sont des réfugiés,
80% des personnes à Gaza sont sans emploi, 80% des personnes
vivent à Gaza avec moins d'un dollar par jour et 80% des
enfants à Gaza sont victimes de malnutrition ou de sous-nutrition.
C'est quatre fois 80%, il n'y a aucun autre endroit dans le monde
où il y a ces quatre fois 80%.
Yasmina KADA : Qu'est ce qui selon vous a fait
la différence entre le mouvement Viva Palestine qui a trois
reprises à défié et mis en échec la
politique du blocus imposé par les Etats- Unis/Israël/Egypte/Europe
et la marche Free Gaza lancé par les Américains
et rejoint par les européens, les Français et qui
on peut le dire a été voué à l'échec
?
G.G. : Il y a eu trois convois : le premier en mars 2009 d'Angleterre,
le second en juillet avec le convoi américain Viva Palestina
et le plus récent en janvier 2010 le convoi internationale
Viva palestina. Il y a plusieurs raisons qui expliquent notre
réussite jusqu'à présent. S'il vous plaît
ne pensez pas que je sois prétentieux, mais j'ai une certaine
empreinte dans le monde arabe, et ce n'est pas facile pour les
régimes arabes de me refuser parce que l'opinion publique
« mashallah » m'apprécie beaucoup.
Donc, c'est premièrement plus difficile de me refuser,
que de refuser n'importe qui d'autre. C'est selon moi la première
raison. La seconde raison, c'est l'existence maintenant d'Al Jazzera.
Parce que j'ai cette position dans le monde arabe, Al Jazzera
à couvert notre convois au quotidien. Ce qui a permit d'apporter
une résonnance importante à notre convoi, impressionnant
par sa taille, auprès de l'opinion publique arabe faisant
ainsi pression sur les régimes arabes. La troisième
raison, c'est que ceux qui ont fait la marche Free Gaza ont eu
des objectifs et des plans irréalistes pour pouvoir les
mener à terme. Avec tout le respect que je dois aux militants
qui y sont allés. Je savais que cela allait terminer de
la façon dont ça s'est terminé. Je savais
que ça ne marcherait pas. Parce qu'on ne peut pas
penser pouvoir développer une liberté au nom des
autres. Pour faire une marche dans le pays d'un autre,
c'est une chose très difficile à faire. Vous devez
apporter de l'aide humanitaire, vous devez apporter des moyens
de vivre aux personnes assiégées et pas faire une
manifestation dans le pays d'un autre. Si j'apportais
des milliers d'Anglais pour faire une manifestation à Lyon
qui est contre la politique du gouvernement français, il
y aurait forcément des problèmes.
M.D. : George Galloway, vous êtes député
britannique vous avez été élu a cinq reprises,
quels échos trouvez-vous auprès des Britanniques,
au combat que vous menez pour la Palestine ?
G.G. : J'ai été élu cinq fois et j'espère
être élu une sixième fois dans quelques mois.
J'ai beaucoup de personnes qui me soutiennent mais j'ai aussi
beaucoup d'ennemis (rires)... Je pense que la cause palestinienne
a beaucoup plus d'échos en Grande Bretagne qu'en France,
probablement en raison des responsabilités historiques
de la Grande Bretagne sur le désastre en Palestine. Deuxièmement,
parce que la gauche et les musulmans en Grande Bretagne travaillent
ensemble, ce qui n'est pas le cas en France. Je répète
la gauche et les musulmans travaillent beaucoup plus ensemble
Grande Bretagne ce qui n'est pas vrai en France. Ils travaillent
séparément et cela va affaiblir les deux.
Y.K. : Comment se sont déroulées
les négociations avec les autorités égyptiennes
? Quel a été le rôle des organisations turques
dans le passage du convoi ?
G.G. : Le gouvernement turc est le plus important nouveau facteur
dans cette nouvelle équation, la Turquie rentre très
sérieusement de nouveau dans le monde musulman et le gouvernement
turc a le respect de tous les musulmans. Le Président Erdogan
est le genre de leader que la plupart des musulmans espèrent
avoir. Et parce qu'il est courageux et clair, sont importance
dans cette équation grandit presque chaque jour. Pas seulement
en Palestine, hier (LUNDI 25 janvier 2010) nous avons vu le Président
en Afghanistan, la politique étrangère turque est
en train de se réorienter en direction de l'est et du monde
arabo-musulman, ce qui représente un développement
très significatif. Sans les Turcs, on ne serait probablement
jamais arrivé à Gaza, lors la dernière occasion.
Nous avions le support maximal de Erdogan et du Ministre des affaires
étrangères et nous croyons que les turques dirigeront
notre prochain convoi marin, qui je l'espère, dans les
prochains mois, atteindra avec succès le port de Gaza.
M.D. : Quel regard portez-vous sur la politique menée
par le gouvernement français dans le blocus ?
G.G : Si vous me le permettez, je vais répondre à
la question en étant très direct. La politique française
au Moyen-Orient est simplement catastrophique, Bernard
Kouchner, ministre en charge des affaires étrangère
est à peine plus qu'un agent de l'impérialisme américain,
il me semble que Sarkozy espère devenir le nouveau Bush
maintenant que Blair n'est plus de la partie mais l'influence
française dans la région est quasi nulle. Je crains
que depuis la fin de Mitterrand à la Présidence,
le rôle de la France dans cette région est vraiment
mauvais. C'est dommage, parce que le rôle des Britanniques
est encore pire, donc franchement ça laisse à l'Europe
une petite crédibilité. Seul le gouvernement de
l'Espagne a encore un peu de crédit dans le monde arabe
mais pour je ne sais quelles raisons les Espagnols ne donne pas
la priorité à la politique étrangère
en général et au Moyen-Orient en particulier. Voilà
j'espère ne pas avoir offensé les Français
mais c'est honnêtement comme cela que je vois les choses.
M.D. : Comme vous le savez Résistance Palestine s'est
engagé dans un combat qui rejoint le vôtre d'ailleurs,
celui de soutenir toutes les résistances au colonialisme,
au sionisme et à l'impérialisme. Vous avez donc
pu prendre connaissance des actions menées - la plainte
à la CPI, la campagne contre le Blocus... George Galloway,
nous aimerions avoir votre avis sur l'Association Résistance
Palestine, qui à le plaisir de vous accueillir dix-ans
après votre premier passage à Lyon et un an après
les massacres perpétré à Gaza.
G.G. : Eh bien j'espère que nous pourrons travailler ensemble,
cette une cause qui peut nous amener à une coopération,
c'est la raison de ma présence ici, c'est vraiment un appel
à la collaboration je vous invite en tant que mouvement
de solidarité en France à rejoindre le mouvement
international. Je ne dis pas de changer le nom de votre organisation
en Viva Palestina, mais simplement de nous rejoindre dans l'action
unitaire que nous essayons de mettre en place ensemble pour briser
le siège. Ce sera l'objet de mon intervention ce soir,
La France devrait être le leader de cette force, vous avez
7, 8, 9 millions de musulmans en France et vous avez une gauche
bien plus forte ici que partout ailleurs en Europe, vous avez
une gauche qui attire des millions de votes lors des élections
en France, il y a des Fédérations de syndicats qui
ont beaucoup de pouvoir et qui défendent très bien
les intérêts travailleurs français, mais pour
certaines raisons la gauche ne semble pas donner de priorité
à cette question et j'espère pouvoir aider à
les persuader. Parce que si vous faites une alliance entre les
musulmans de France et la gauche française vous aurez une
force qu'aucun autre pays en Europe ne pourrait probablement avoir
et la France serait à l'avant-garde de ça. Et je
serais heureux de dire « Vive la France. »
Y.K. : George Galloway, Resistance Palestine a récemment
lancé une campagne pour dénoncer le blocus de manière
générale mais aussi la complicité de l'Egypte
dans ce siège imposé à Gaza, pour mobiliser
l'opinion publique nous avons diffusé 50 000 cartes postales
à adresser à l'Ambassade d'Egypte en France. Alors
bien sûr, c'est l'occasion pour moi de vous demander ce
que vous pensez de cette initiative mais aussi de connaitre votre
sentiment quant à la décision des autorités
égyptiennes de vous désigner persona non-grata.
G.G. : C'est une question très délicate, et ce
soir vous entendrez comment j'essaye d'équilibrer sur cette
question difficile. Il est impossible d'ignorer le rôle
de l'Egypte, spécialement pour moi maintenant en tant que
déporté et persona non-grata en Egypte, ce serait
ridicule pour moi d'être silencieux à ce sujet. En
même temps, ce serait une erreur par exemple de monter une
campagne de Boycott ou de sanctions contre l'Egypte, parce que
les seules perdants seraient les pauvres masses égyptiennes,
le régime s'engrossit avec le dollar américain,
mais les pauvres masses en souffriraient et le régime égyptien
en profiterait pour faire que les masses se retournent contre
nous, mais encore plus grave, que les masses se retournent contre
les Palestiniens parce que c'est exactement la manoeuvre qui est
mise en place maintenant. Ils essayent de retourner l'opinion
publique égyptienne contre Gaza, contre les Palestiniens
comme si l'Egypte
faisait ce qu'elle fait pour exorciser sa souveraineté.
Donc, les cartes postales sont très bien mais selon
moi il ne faut pas aller plus loin. Ils ont dit qu'il
n'y aurait plus de convoi sur le sol égyptien, nous n'acceptons
pas cette décision, nous la refusons, nous avons donc décidé
de nous battre devant la cour égyptienne contre cette décision
et sur ma déportation. Nous n'abandonnerons pas notre demande...
mais la mer est ouverte pour ceux qui ont le courage de s'y rendre
et c'est maintenant la priorité et si nous y arrivons nous
pouvons briser le siège d'une façon plus importante
encore qu'avec des camions à travers l'Egypte. Si nous
pouvons conduire cinq, dix, quinze navires de grandes envergures
jusque Gaza et puis ça c'est ma nouvelle idée, à
chaque fois qu'un navire arrivera plein, il repartira aussi plein
avec tout ce que la Palestine aura à revendre à
l'Ouest : produits agricoles, tout... Il faut que cela se fasse
dans les deux sens et c'est possible. Nous pourrons alors faire
vivre Gaza par le biais de l'import/Export, le commerce. Donc,
voilà ma priorité maintenant, je n'oublie pas l'Egypte,
la population égyptienne mérite mieux que ce régime
de dictature qu'ils ont, mais nous ne devons perdre de vue la
plus grande image.
Entretien réalisé par Mahmoud Dahloumi,
« Radio Trait d'Union », et Yasmina Kada, «
Résistance Palestine »
Diffusé le 21 février 2010 par Conseil_ResistancePalestine
Traduction : Alexandra Quadrelli et Naïma Bouteldja
Info-Palestine.net
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| Devant
le lycée de Villefranche sur Saône, début mars
2010: en présence de Zeyneb "Palestine Libre",
et de sa mère, une manif...de 20 personnes à peine... |
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Quand
l' "enseignant" (on aimerait le désigner
par son nom, mais ce serait, selon les canons du moment,
"délation", voire "atteinte à
la vie privée", très grave, se voit,
explique-t-il à Libération,
contraint à une petite "mise au point"
devant la classe, après le "clash"
suscité par le départ de la jeune fille, il ne
trouve rien d'autre à dire qu'une répétition
des bafouillements idéologiques qui ont provoqué
l'étonnement, les questions, puis la révolte de
la jeune fille, sur la "crise économique"
de 1973, causée, dit-il, par le contre-choc de la "crise
du pétrole" elle-même déclenchée
par l'échec de l'offensive des armées arabes contre
Israël, thèse superficielle rigoureusement dénoncée,
à l'époque, par Mahmoud Hussein et une poignée
d'autres intellectuels "maos" du monde arabe, proches
du Fatah, et qui fait la Une du journal fasciste Minute comme
de son cousin l'Aurore.
Mais
comme il lui faut bien ajouter quelque chose, prouver que le
Maître a, par nature, le dernier mot, et bref, démontrer,
selon le mot de Kennedy peu de temps avant l'intensification
de la guerre du Vietnam, "qui possède
le "big stick", qui est le chef, l'Educateur
National se lance alors dans un dégagement un
peu rustique sur "les charlots"
qui dirigent (malheureusement, doit-on sous-entendre), "le
mouvement pour la Palestine", manipulant la fraîcheur
condamnable de l'aimable Zeyneb. Haute
et noble conception de la neutralité de l'enseignant,
de son devoir de réserve...
Des
"charlots", certes, Monsieur le Professeur,
il y en a, dans le mouvement pour la Palestine, et pas seulement
dans les diverses instances de direction
de ce mouvement polyccentrique, très éclaté...
Comme il y en a dans l'Education Nationale.
Mais sans doute ne sont-ils pas, ou pas
seulement, là où le doigt du maître pointe.
"Charlot" serait en
tout cas un enseignant, ou prétendu tel, qui,
conscient, comme ce Monsieur , du "caractère
complexe" de la question de la Palestine (ou d'Israël),
mais voué, par mission de service public, salariée
par l'Etat, au nom du peuple français et de ses valeurs
républicaines, à dissoudre les noirceurs de cette
"complexité" au
laser des "Lumières", n'évoquerait
pas un seul instant, à l'occasion d'un incident
suscité par l'intervention, toujours souhaitable, d'une
élève de 16 ans qui n'est plus une gamine, la
contradiction radicale entre l'idéologie fondatrice de
l'actuel Etat d'Israël, construit au bulldozer et au char
lourd sur les ruines de la Palestine historique, et l'idéologie
républicaine, fondatrice de l'Education Nationale,
fruit d'une Constitution reconnaissant à toutes et à
tous la libre expression de leurs convictions profondes - qu'il
s'agisse de les dire, de les écrire,
de se les peindre au front, d'en teindre des maillots légers
en forme de T ("T-shirt") à l'effigie du Christ,
du Che, ou de la "Palestine Libre",
ou de les chanter à gorge déployée -à
la seule condition que ces manifestations de la plus élémentaire
LIBERTE ne créent autour de soi aucun trouble, aucun
dommage.
Cela,
donc, qu'on aime, ou qu'on n'aime pas, dans les textes
en tout cas, c'est la France.Où la loi n'interdit,
depuis peu, et au prix de force contorsions juridico-sémantiques,
le port de"signes ostentatoires"
d'une croyance religieuse, officiellement non désignée,
que s'ils constituent la manifestation d'un néfaste
"prosélytisme". Le législateur
ayant ici fermé la porte, peut-être sans
le vouloir, à toute extension de l'interdiction
au champ de la libre expression politique: puisque
"prosélytisme",
un vocable religieux d'ailleurs
le plus souvent mal compris, ne s'applique qu'à
l'intérieur du champ des questions
religieuses. Sauf pour d'éventuels"charlots"
de l'Education Nationale de Villefranche sur Saône,
ou d'ailleurs, pour qui "Palestine Libre"
serait un mot d'ordre religieux, et non politique, "Libre"
entrant bien dans la catégorie "politique",
mais "Palestine",
plutôt mourir, jamais! "Vade retro, Satanas!"
La France républicaine,
qui, donc, onction présidentielle aidant et "argent
noir" de l'Elysée socialo-mitterrandien
mettant son huile dans les rouages, a largement autorisé
- sinon imposé - les pantalonnades de "SOS-Racisme"
(guillemets) dans les sanctuaires "laïques"
et "neutres"
de l'Education nationale, où fleurissaient
jadis impunément les "petites
mains de Fatma" (pas un symbole religieux,
ça?), s'apprête-t-elle aujourd'hui sérieusement,
à la lumière de l'expérience Zeyneb,
et du précédent qu'elle crée, à
interdire à la jeunesse des lycées et collèges
une des conquêtes les plus éclatantes des
combats pour la libération de l'Algérie,
du Vietnam, et de mai 1968, dans la foulée, la
liberté d'expression politique à l'école,
sous forme orale, écrite, graphique, vestimentaire,
individuelle et collective?
Ou la maléfique formule
formule mise au point dans le "laboratoire rose-brun"
de Villefranche ne vise-t-elle qu'à
interdire une forme d'expression
politique déterminée,
celle qui, visant la situation en Palestine, menace directement
l'hégémonie discrète, presque invisible,
de la perverse notion de "race",
au cœur de tout système de domination global,
dans un monde réel qui s'en libère? A
cette question, c'est à nous aussi, "charlots"
ou pas "charlots"
dirigeant ou pas dirigeant le mouvement pour la
Palestine en France qu'il appartient de répondre,
en menant à son terme le recentrement sur ses fondamentaux
d'une nébuleuse sympathique, portée d'abord
par l'humanisme, mais qui ne saurait s'interdire d'aller
au bout d'un processus de clarification décisive,
faute de quoi seront perdues de nouvelles batailes pour
de nouvelles "Zeyneb
Palestine Libre".
7 mars 2010. Midi.Qi |
|
|
| Rassembleur,
concret, ouvert et chaleureux, Omar
Somi, animateur de
Génération
Palestine, ici, au cours d'une des manifs
contre les massacres israéliens dans le ghetto de Gaza |
 |
Les
catholiques, et le Pape,meilleurs amis de la Palestine?
Alors
que les gauchistes, comme les islamistes, font tout pour marginaliser
le soutien à la Palestine, assimilant cette lutte de libération,
grandiose, à un combat porteur des valeurs (ou supposées
telles) de l' "extrême-gauche" trotskiste
ou anarchiste, ou d'un islam réduit à son substrat
le plus archaïque, porteur des stéréotypes
d'une haine anti-juive, pur reflet inversé de la haine
du judaïsme de la Torah pour les "Amaleks",
le peuple palestinien, soucieux d'unité, facteur de la
victoire, ne s'y trompe pas, lui.
Il
sait qui sont ses amis, et qui sontses ennemis, à qui il
peut et doit tendre la main, et de qui il doit, au contraire,
se défier.
Ce 22 avril 2009, deux jeunes Palestiniens de Bethléem,
venus au Vatican de la paroisse palestinienne du « Champ
des bergers », lieu
où, selon la tradition, les anges vinrent annoncer aux
bergers la naissance de Jésus, ont offert un keffieh noir
et blanc à Benoît XVI à la fin de
l’audience générale, place Saint-Pierre, à
Rome,devant 40 000 fidèles.
Le Pape a mis sur ses épaules le
keffieh d'Arafat, symbole du patriotisme palestinien.
Le Pontife, qui recevait des pèlerins venus
célébrer le 25ème anniversaire de la consigne
de la croix de l'Année Sainte aux jeunes du monde.a d'abord
serré la main du jeune homme qui portait un keffieh, puis
la jeune fille lui en a offert un, qu'il s'est mis autour du cou.
L' image du "Pape en keffieh"
a fait immédiatement le tour du monde.
Le même jour, le ministre israélien
du tourisme Stas Misezhnikov (membre du parti fasciste «
Israël Beitenou »), qui prépare son accueil
en "Terre Sainte", lui a formulé la
demande , impudente de ne pas recevoir au Vatican le maire de
Sakhnin, village arabede Galilée occupée, Mazen
Ghanaim, « soutien du terrorisme et fomenteur de conflits».
Le noir et blanc sur l'habit papal entre
donc dans l'histoire, au moment où le Pape se prépare
à partir, dans deux semaines, pour la Jordanie, Israël
et la Palestine.
"Viens, tu es le bienvenu", lui
ont dit les deux jeunes palestiniens, selon le récit fait
par Don Faysal Hijazim, curé de l'église de Notre-Dame
de Fatima à laquelle ils appartiennent.
La paroisse s'élève à Beit Sahour, un bourg
proche de Bethléem. Don Faysal s'estrendu à
Rome avec une vingtaine de jeunes de sa paroisse, pour une série
de rencontres avec les plus hautes autorités religieuses.
"Voir le pape et parler avec lui, lui offrir le keffieh
- raconte t'il - a été une chose très
importante pour notre terre, pour les chrétiens et les
musulmans qui l'habitent, pour attirer l'attention du pape sur
la souffrance du peuple palestinien. Nous l'attendons
en Terre Sainte avec impatience".
"Les gens - explique t'il - sont contents, ils
veulent le voir dans notre terre, parce qu'il permettra d'apporter
l'espoir à cette terre''.
La "peur", ajoute t'il, règne malheureusement
sur la communauté chrétienne en Palestine et en
Israël, un "petit troupeau", une
"toute petite communauté".
"Nous, nous voulons que le pape, comme notre
chef, nous aide à approfondir notre foi, à être
chrétiens. Et qu'il nous aide, avec sa présence
et avec ses mots, à apporter la paix".
La situation des chrétiens que trouvera le pontife n'est,
comme on le sait, pas facile. Un problème central pour
la vie des chrétiens, comme pour les palestiniens, est
celui des "droits humains",
à commencer par "les humiliations que
nous affrontons quotidiennement aux checkpoints",
et "le manque de liberté aux frontières".
"Parmi les jeunes qui sont avec moi - explique don
Faysal - 16 sur 17 n'étaient encore jamais
sortis de Béthléem. Pour eux, être à
l'audience avec le pape a été un instant très
important, ils ont redécouvert leur dignité humaine".
Il y a les questions sur la "liberté religieuse",
et le "manque de travail", mais le problème
le plus grand, c'est "l'insécurité
que nous vivons, l'absence d'avenir, d'espérance dans le
futur".
C'est pourquoi beaucoup de chrétiens émigrent et
peu à peu disparaissent de la Palestine :
"Les jeunes qui étaient avec moi se demandaient
pourquoi ils ne pourraient pas essayer de s'installer en Italie".
L'espoir est que la visite du pape puisse créer une
occasion pour ouvrir également le dialogue avec les juifs:
"Dans notre zone les rapports avec les musulmans
sont excellents. Mais avec les juifs, nous n'avons aucun dialogue.
Les seuls que nous rencontrons sont les soldats. Et ainsi, dans
notre esprit, le juif est le soldat. C'est une situation de guerre".
La paroisse de Beit Sahour a confié au Pape une lettre,
signée du 8 Mars dernier, par de nombreux chrétiens
palestiniens. Ils demandent au pontife de ne pas oublier, à
l'occasion de sa visite, "le degré de
prostration, d'humiliation et d'oppression que les chrétiens,
en tant que Palestiniens, vivent depuis des décennies surtout
dans les Territoires occupés".
"Ce n'est plus le moment
- telle est la conclusion - de parler de
« processus de paix ». C'est le moment
de la paix. Le moment de rendre la liberté aux prisonniers,
la terre aux propriétaires, la sûreté à
tout".
Un appel pour la paix partagée aussi par don Faysal, qui
conclut en demandant à tous les chrétiens : "Venez
nous rencontrer, comme le pape".
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Mahmoud
Abbas: "Etat juif, c'est quoi ça?".
"Vous pouvez vous faire appeler comme ça vous
plaît, mais moi je ne l'accepte pas et je le dis publiquement",
a déclaré le Président élu et légitime
de l'Autorité palestinienne, dans une allocution à
Ramallah, en Cisjordanie, rappelant son rejet constant, qui fut
aussi, jusqu'à son dernier souffle, celui d'Arafat, l'exigence
d'Israël d'obtenir sa reconnaissance comme "Etat juif"
("racial" et religieux) par les Palestiniens.
La question, rappelle-t-il, a été "longuement
discutée", et rejetée par les Palestiniens
lors de de la conférence d'Annapolis aux Etats-Unis, en novembre
2007.
"Vous pouvez-vous faire appeler la République
sioniste hébraïque nationale socialiste si ça
vous plaît, ça ne me regarde pas. Moi je sais qu'il
existe un Etat d'Israël sur les frontières de 1967
(avant l'occupation des territoires palestiniens, ndlr) et
pas un centimètre de plus ou de moins",
a ajouté le dirigeant palestinien.
Cette déclaration, qui a suscité des hurlements de
rage chez les israéliens, traitant le dirigeant palestinien
d' "antisémite", au même titre que "l'autre
Mahmoud", le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Rappel: Abu Maen (nom de guerre de Mahmoud Abbas), régulièrement
présenté comme un "kollabo d'Israël"
par l'extrême-gauche européenne, comme par les islamistes
financés par l'Iran, était régulièrement
traité d' "antisémite", et même
(il n'est pas leseul...) de "négationniste"
par les services de propagande sioniste, au motif du sujet
de sa thèse d'histoire, à Moscou, dans sa jeunesse,
portant sur la collaboration de l'extrême-droite sioniste
avec les nazis. Quand il utilise, donc, à dessein, le terme
de "national-socialiste" à propos de l'"Etat
juif", il parle donc en historien qui connapit le poids
des mots, commecelui des faits - et sait ce qu'il dit. |
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Samedi 06 Février 2010
GAZA
UN APRES: MANIFESTATION POUR LA PALESTINE
Le 27 décembre marquait le premier anniversaire
du début de l'agression israélienne contre les Palestiniens
de la Bande de Gaza. Les bombardements massifs, les destructions
et les massacres (plus de 1400 victimes palestiniennes dont une
majorité de civils), sont venus s'ajouter aux effets désastreux
du siège total, suscitant l'indignation des opinions publiques
internationales. En France, le 10 janvier dernier, nous étions
300 000, unis dans la diversité, à l'appel du Collectif
National, dans 100 villes de France.
Les Nations-Unies ont depuis explicitement endossé le rapport
du juge Goldstone. Celui-ci demande une levée immédiate
du bouclage de Gaza et affirme notamment que l'armée israélienne
a sans doute commis des crimes de guerre, voire des crimes contre
l'humanité.
Un an après, l'objet de nos mobilisations reste d'actualité.
Le blocus est toujours aussi dur, si ce n'est plus puisqu'il interdit
en plus toute reconstruction des habitations et édifices
détruits. Le gouvernement d'extrême-droite israélien
refuse tout compromis. Il faut briser le siège, juger les
criminels de guerre, sanctionner Israël. Face à l'impasse
des négociations entre Israéliens et Palestiniens,
c'est à nous, citoyens, organisations de la société
civile, syndicats et partis politiques d'amener nos dirigeants
à imposer le respect du droit international.
Gaza, 1 an après : Grande Manifestation Samedi 6 Février
2010 à 14h
Départ place de la République en direction de l'ambassade
d'israel
signataires :
Agir contre le Colonialisme Aujourd´hui, Alliance For Freedom
And Dignity -France (AFD-France), Américains contre la
guerre-France (AAW), Association des travailleurs maghrébins
de France ( ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF),
Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association
nationale des élus communistes et républicains (ANECR),
Association pour les jumelages entre les camps de réfugies
palestiniens et les villes françaises (A.J.P.F.), Association
républicaine des anciens Combattants, Campagne Civile de
Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP), CEDETIM, CICUP, CPPI
Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël), Collectif
Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix, Collectif Faty Koumba,
Collectif des musulmans de France (CMF), Confédération
Nationale du Travail (CNT), Comité de Vigilance pour une
Paix Réelle au Proche Orient (CVPR), Droit-Solidarité,
Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté
des deux Rives (FTCR), Fédération pour une Alternative
Sociale et Ecologique (FASE), Fédération Syndicale
Unitaire (FSU), Génération Palestine (GP), GUPS
- Union Générale des Etudiants de Palestine, La
Courneuve-Palestine, Le Collectif Judéo Arabe et Citoyen
pour la Paix (PAOR), Les Alternatifs, Les femmes en Noir, Les
Verts, Ligue des Droits de l´Homme (LDH), Ligue des femmes
(WILPF), Mouvement contre le racisme et pour l´amitié
entre les peuples (MRAP), Mouvement de la Paix, Nouveau Parti
Anticapitaliste (NPA), Organisation de Femmes Egalité,
Parti Communiste Français (PCF), PCOF, Parti de Gauche,
Participation et Spiritualité Musulmanes, Solidarité
Palestine 18°, Union des Travailleurs Immigres Tunisiens (UTIT),
Union Juive Française Pour la Paix (UJFP), Union syndicale
Solidaires
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