(Page en construction)

"Carton plein", ou plutôt...cageots vides (vidés en un rien de temps) pour l' "opération patates" des paysans, du PCF, et de la population d'Île de France, "à l'action pour le pouvoir d'achat et un commerce équitable", ce jeudi 20 août. - De quoi "redonner la pêche" à tout le monde, à la veille d'une rentrée de combat d'un mouvement populaire dont la composante historique "blanche", gauloise, et "vieille banlieue", qui pouvait sembler assoupie, voire disparue, absorbée dans les bigarrures joyeuses de la "diversité", vit, à cette occasion, sereine, joyeuse, fière d'elle-même autant qu'ouverte sur l'autre, le temps d'une nouvelle et heureuse émergence.    
(Rappel)
(Rappel)
     

Pommes de terre: prix d'achat au paysan, 3 centimes le kilo. - Prix de vente au populo:94 centimes.

Tomates: 0,40 au producteur, 2,50 euros le kilo au cochon de payant, toi, vous, nous, le consommateur.

Nous en avons "ralbol". Nos amis paysans, eux aussi, en ont marre. - Nous serons tous avec eux, ce jeudi, à Ivry,esplanade du marché,à partir de 8 heures du matin, (métro Mairie d'Ivry), comme dans les autres villes et banlieues populaires du Val de Marne ou de Seine et Marne que traversera la joyeuse caravane des paysans rebelles venus de diverses régions de France, mais plus spécialement, du grand Sud-Ouest, pour la quatrième opération consécutive, menée d'année en année, à l'initiativedes "paysans au cœur rouge" du Mouvement Des Exploitants familiaux (Modef) - avec la participation active des militants communistes de toute la région parisienne et le soutien du Conseil général du Val de Marne (94).

Une bonne action, visant à démontrer que, dans notre France aux antiques et puissantes racines gauloises et paysannes, irriguée et enrichie, dans tous les sens du terme, par l'afflux "black" et "beur" de populations nouvelles issues, elles aussi, de campagnes, celles du Grand Sud "émergent" qui pousse et qui bouge, et porteuses, elles aussi, des valeurs de la Terre, des valeurs paysannes, la lutte contre la vie chère ne doit pas se limiter à des dénonciations rhétoriques, visant à gagner des voix.

Il ne s'agit pas seulement de critiquer, mais d'agir, et de construire, l'embryon, d'abord, de circuits économiques différents, de circuits de vente directe, d'échange et de partage, dans l'intérêt mutuel; et bien au-delà, de poser sans attendre les jalons d'une société différente,d'une société de producteurs donnant priorité au travail sur la finance, et défendant en même temps la Nature, dans une autre idée de la relation ville-campagne. Dans tous les sens du terme, une autre culture - remise dans la perspective ouverte par la "Commune de Nantes" de mai 1968, les mouvements des "Paysans en Lutte" et "Paysans-Travailleurs", et de ce que de jeunes communistes de France orientés vers la Chine devaient appeler l'"établissement" des "intellectuels aux mains blanches " invités se ressourcer "dans le travail manuel", "à l'écoute des paysans", dans les campagnes - invoquant le beau nom, depuis, dévoyé, puis, bien à tort, démodé, de "Révolution Culturelle".

En savoir plus: clic ici