La trahison des "barons" "bo-bos" de Libération écœure les journalistes venus manifester (ci-contre, à dr) leur solidarité à Vittorio, l'ouvrier "monteur typo" reconverti comme journaliste sous la pression de la CGT-mao de Libé, devenu le sauveur d'un journal toujours aujourd'hui en danger de mort, sous la pression du "lobby" sarko-financiéro-policier, etsévèrement maltraité par les flics au prétexte d'une procédure pour diffamation, banale...

Toutes nos infos de toute première main sur Libération, son origine,

sa crise,

ses luttes, l'éjection bien méritée de Serge July, la chance gaspillée par Laurent Mouchard-Joffrin: voir plus bas ou plus à droite dans cette page et également ici

A la grande fureur de Monsieur le Marquis Plenel, dit Edwy-petit bidon (toujours grand drogué du téléphone, malgré la sévère punition des "Ecoutes de l'Elysée", à dr...), la bande des rescapés de l'Idiot International au grand complet, Marc Cohen en tête (ci-dessus, de profil, en kaki chic) s'était très largement mobilisée pour soutenir, au-delà de l'excellent "Vitto" (Oui -Vitto-était- un-camarade...), le principe d'une vraie presse, libre, insolente, indifférente aux modes et aux pressions.

- Rappelons que le spirituel Marco, dont les brillants billets du site Causeur de la non moins excellente Elisabeth Lévy, et notamment celui qui défendait la CGT du Livre et des NMPP contre les "donneurs de leçons" de la bourgeoisie de gauche ("syndicat du livre, syndicat du crime?") ont (presque) autant de succès que le Monde Réel, ridiculisant Mediapart et autres Rue 89, malgré tout leur pognon...), avait été dénoncé, en mai 1993, par Plenel et sa clique, abondamment nourris de notes des RG, pour une (fantômatique...) conspiration "nazie-communiste" ( rouge-bruns) dont les inspirateurs auraient été, comme par hasard, presque tous juifs (Henri Krasucki, Francette Lazard, François Hilsum, Jacques Dimet et, "last but not least", Pierre Zarka, un communiste d'origine juive, alors antisioniste et porteur de convictions "bleu-blanc-rouge", anti-impérialistes, anti-Maastricht etc., pressenti jusque-là pourprendre la succession de Georges Marchais.)

Ils sont venus, ils sont tous là...Ou presque...A la manif de solidarité contre les manœuvres d'intimidation policière visant l'excellent Vittorio de Filippis (à g) , représentant de la minorité progressiste de la rédaction de Libération, ce vendredi 5 décembre 2008, devant les grilles dorées du Palais de justice de Paris, l'absence de Laurent Mouchard, dit Joffrin, fils d'un homme d'affaires d'extrême-droite proche de le Pen, et longtemps fasciné par l'islamophobeextrémiste Philippe de Villiers, "l'agité du bocage", devenu l'homme-lige de Rothschild à la direction du journal de mai 68 et des maos, héritier du titre prestigieux créé dans la clandestinité, pendant la résistance anti-nazie, par l'aristocrate communiste D'Astier de la Vigerie, et celle de son valet de presse Didier Pourquery (diretceur de la rédaction, responsable numéro 1 de la rechute accélérée du journal, qui perd de 5 à 10 % de lecteurs en rythme annuel, selon une source autorisée dans l'administration, rue Béranger, était sévèrement commentée. "Ils ont eu un petit regain de flammes après l'exécution de July, qui nous a tous sauvés, maintenant ils se gobergent de notes de frais somptuaires, et n'ont plus la queue d'une idée, et les derniers lecteurs s'endorment, ou s'enfuient...". Absente aussi, Béatrice BienMariée, la féministe de choc qui a su "faire une fin" (comme on disait au XIXme siècle d'une hétaïre sauvée de la déchéance, à l'approche de la vieillesse, par des noces de circonstances avec un opulent barbon...), mais qui n'a même pas le dernier sursaut de dignité susceptible d'entraîner le journal à soutenir les luttes exemplaires des femmes à la peau noire de la société de nettoyage Manet, en grève pendant 6mois "pour la dignité et pour les papiers", sauvagement boycottées par Libé (il est vrai qu'elles sont CGT...), ou celle de Marie-Clémence Sidibe, épouse Sawadogo, ouvrière qualifiée de nationalité française et d'origine malienne, mère de sept enfants à la peau noire, comme elle, magnifiquement élevés, victime d'un viol conjugal et expulsée de son minuscule logement insalubre d'Aubervilliers (93), présidente-fondatrice du tout nouveau mouvement des Mal Logés (MML), devenue "Marie-Colère" ou "la panthère noire d'Aubervilliers" - symbole,s'il en fut, de la libération de la femme, au sens prolétarien du terme, et non au sens américain ( "californien").du terme, cher à BienMariée et à son amie et complice Annette Lévy-Willard (Libé, MLF, etc.), du même parti...

Même Tonino Serafini, chargé, en principe en tout cas, de la rubrique "logement" du Libération de Mouchard, de Pourquery-les-Gratuits, et de Béatrice BienMariée (dont le visage précocement ravagé par les rides accuse la félonie), Tonino l'indifférent aux luttes des Mal Logé e s d'Aubervilliers (ci-dessous, crâne chauve, pontifiant doctement devant un confrère en écharpe bleue) - suite sous la photo ici

aurait jugé indigne de ne pas faire, au moins, acte de présence, aux portes du Palais, ce vendredi devenu vendredi de la Honte pour la clique des fossoyeurs de Libé, qui compte aussi dans ses rangs le préretraité précoce Eric Favereau, digne neveu du "Crabe Tambour", brillant également par son absence, et quelques autres...

C'est, en clair, donc, l'aile gauche du journal qui s'est mobilisée, seule, ou presque seule(une cinquantaine de personnes...) regroupée autour des syndicalistes François Dumas, dit Weinz-Dumas (SNJ), Karl Laske (SUD) et Fatima Brahmi(CGT) (ci-contre, à g, écharpe rose, devant le fondateur de la CGT du journal, foulard palestinien au cou, près du petit Plenel...), une des dernières arabes d'un journal longtemps à la pointe du combat anti-raciste et aujourd'hui "blanc-blanc-blanc" plus que "black-blanc-beur" .

Ces "derniers des Mohicans", qui préfèrent et préféreront jusqu'au bout sacrifier leur sécurité personnelle plutôt que de perdre leur dignité et leur honneur - hommage leur soit ici rendu... - ne sont malheureusement pas, eux-mêmes, au-dessus de toute critique.

Si la foule n'était pas plus nombreuse autour d'eux ( une bonne centaine de personnes, dont l'insupportable Edwy Plenel (ci-dessous, toujours à l'écoute..., en bien étrange compagnie) venu pour tenter de séduire encore quelques gogos et leur faire croire au succès de sont site Mediapart, après son éjection bien méritée du Monde à coups de pied dans le c...) (suite sous la photo ici)

c'est que la gauche de Libération, y compris sa gauche syndicale, où émergent de jeunes journalistes courageux comme Sylvestre Huet ("Si Fottorino (journaliste P-dg du Monde), Pourquery ou Joffrin avaient subi le traitelment rservé à Vitto, on aurait fait la Une"), tadeà engager le combat sur le fond, sur le contenu. Laissant Libération se couper toujours pus de la société vivante, de la société réelle, de la banlieue...D'où l'hémorragie des lecteurs, un génocide culturel...

La CGT elle-même, cœur battant, historique, du journal et dela "gauche du journal" se refuse toujours obstinément, malgré d'insistantes et amicales pressions, à faire entrer la société réelle, le monde réel, dans les murs clos de la forteresse bureaucratique de béton froid qu'est aujourd'hui le local hélicoïdal de la rue Bérenger, en y invitant, par exemple, les grévistes exemplaires de Manet, ou "Marie-Colère", toutes figures symboliques de cette Rébellion Noire qui est aussi, et de plus en plus, une révolte prolétarienne des temps modernes autant qu'un soulèvement de femmes en quête d'une vie digne et libre (au sens le plus profond du terme..., pour une"Libération".

Fatima, réveille-toi, ils sont devenus fous, vous êtes devenus fous - et vous allez mourir, ensemble, de la plus triste des morts, celles des batailles perdues parce que non engagées...

(Précédent article sur le sujet, ci-dessous, accès par clic ici)

LIBE-LUTTE:

LE ROUGE EST MIS!

PREMIÈRE VRAIE "ACTION DE PARTISANS", DE STYLE "MAO", AU DOMICILE PRIVE D'EDOUARD DE ROTHSCHILD!

-Investissant par surprise le bel hôtel particulier de l' "actionnaire de référence", un commando de salariés rebelles y a déversé, dans la cour, des centaines de kilos de vieux numéros de Libé...Un premier avertissement, sans frais, pour ceux qui seraient tentés par un retour, mortel, à la routine.Joffrin compris: car la personne de Rothschild n'est pas en cause!...

La "RÉVOLUTION CULTURELLE " des "Libé Lutte", qui jouent leur peau, et celle d'un journal "historique", transformé en fade jus de navet, sous Mitterrand-July - années de honte...- se poursuit.

Elle prend désormais la forme d'un vrai "conflit de classes". Le centre de gravité du conflit semble désormais se déplacer de la rédaction aux personnels techniques de la fabrication informatique, et aux ouvriers du gardiennage, cibles apparemment privilégiées d'un plan de licenciements collectifs devenu inéluctable, mais qui touchent de façon particulièrement injuste le prolétariat du journal. - Alors que ces ouvriers de presse, où l'influence "mao" - et celle, notamment, du "service action" de la gauche prolétarienne - reste indubitablement vivante, sont loin d'être les principaux responsables d'une crise presque mortelle, causée, d'abord, par la gonflante nullité du potentat July, devenu sa propre caricature à la Daumier, mais aussi, il faut le dire, par la longue insuffisance de combativité, de clairvoyance, de courage, et de rigueur, d' une rédaction ayant perdu, au fil des années, presque tout esprit d'indépendance...

Conscients que l'endettement effroyable du titre rendait incontournable un "plan de rigueur", et que refuser, frontalement, les projets d'investissement de leur actionnaire de référence, l'original Edouard de Rothschild, soumis à conditions, c'était aller au suicide collectif, les "Libé Lutte", on le sait, ont sagement choisi de repousser vers les poubelles nauséabondes dont elles n'auraient jamais dû sortir les prétendues "propositions alternatives" de l'escroc politique récidiviste Edwy Plenel, le fossoyeur du Monde - une O.P.A. au bluff maquillée en "plan", grand tapage mediatique à l'appui.

Ils ont donc voté, d'une courte majorité, mais d'une majorité démocratique, incontestable, le seul projet cohérent disposant de capitaux, et d'un journaliste crédible pour l'incarner, le "plan Rothschild", soutenu, en partie au moins, par l'excellent Laurent Joffrin - transfuge du Nouvel Obs.

Bye bye Edwy. Bon vent. Bonjour Laurent! Mais ce choix réaliste semble avoir été mal interprété par les (actuels) dirigeants du journal.

Il ne signifie nullement que les personnels de Libération, et en premier, ses ouvriers, sont prêts à accepter n'importe quel sacrifice pour sauver le titre, l'entreprise, et quelque 200 emplois. Ils l'ont dit et redit, ces dernière semaines, sur tous les tons, n'obtenant, à ce jour, qu'une maigre diminution du nombre de licenciements annoncés à l'origine par l'actionnaire (de 100 à 81...)

Craignant que leur message, dit et répété, ces dernières semaines, sur tous les tons, de "préavis de grève" (partielle), en Assemblées Générales, les "Libé Lutte" ont donc décidé d'utiliser les grands moyens, ce jeudi matin, rue de Lille, dans la cour de l'agréable hôtel particulier d'Edouard de Rothschild, investi par surprise par un comando bien organisé de deux bonnes douzaines de militants, ouvriers, techniciens, et veilleursde nuit, mais aussi de journalistes, sous l'impulsion d'éléments de l'alliance CGT-SUD, en flèche, désormais, dans le conflit.

Ils étaient venus avec plusieurs centaines de kilos de vieux exemplaires de Libé, qu'ils ont répandu sous les fenêtres (intérieures) de l'immeuble, avant d'y accrocher ue grande banderole. Et de laisser sur place, avant de se replier en bon ordre, dans une discipline militaire quasi parfaite, vers un café-croissants, un tract en forme d'avertissement:

"Journal révolté"

"Le collectif de salariés en lutte de Libération a décidé d'offrir un exceptionnel portage à domicile du journal à Edouard de Rothschild. (...)

"81 postes à supprimer" (...)Bon début pour leur (...) projet d'un "journal des contre-pouvoirs" et de "la révolte de société" (selon les mots de Joffrin, pour "vendre" son projet. NDLR).

(...) "D'autres logiques sont possibles. Salariés et lecteurs doivent rester mobilisés".

Fusionnant la grande tradition d'action directe prolétarienne du Syndicat du Livre CGT de "l'époque Lancry", et celle des audacieuses "actions de partisans" de la (regrettée) "gauche prolétarienne" des années 70, fondatrice de Libé en 1972-73 (Sartre, ô inculte Marcelle, et July n'ayant été, à l'origine, que des "potiches"), ce commando radicalement paritaire - une déléguée CGT du journal a d'ailleurs failli être assommée par un lourd paquet de journaux (mal) lancé, à la volée, par un de ses petits camarades journalistes, issu du PCF, et donc insuffisamment formé aux technique (prolétariennes) de commando - relance fort opportunément la dynamique de lutte.

Tous les problèmes n'en sont pas résolus pour autant - la CGT et SUD, dont la combativité unie mérite d'être saluée, n'ayant pas encore suffisamment élaboré de contre-propositions crédibles à certaines au moins des suppressions de poste annoncées. - La rédaction, d'autre part, où un vent nouveau souffle, certes, depuis la "libération de Libération" provoquée par l'éjection de son ci-devant et boursoufflé P-dg (July), n'exprime encore que peu d'idées susceptibles d'amender, de compléter ou d'enrichir les axes de relance timidement esquissés par un Joffrin ouvert, capable, et plein de bonne volonté, mais tenté par une politique de compromis sans principe, à courte-vue, et finalement, elle aussi, à long terme, suicidaire, avec la "nomenklatura" des anciens barons du journal, toujours en bonne place, pour la plupart, à commencer par l'insupportable éditorialiste Gérard Dupuy, que son catogan ravissant, très "branchouille", ne devrait pourtant pas protéger plus longtemps du couperet d'une juste et salutaire guillotine - voire scandaleusement promus, comme le fade apparatchik Pierre Haski, dont la tête aurait dû, logiquement, et dans l'intérêt du journal, rouler dans le panier de son une des premières après qu'il eut eu l'infinie vulgarité, et l'impudence, d'exprimer publiquement, dans les colonnes... d'un journal israélien, l'idée liquidatrice qu'après le départ de son ami et protecteur Serge July, Libération n'avait plus aucun avenir. Incitation à la démoralisation des troupes, pire qu'une franche désertion: au poteau! Que faire avec des nouilles pareilles? Voyant que Joffrin vient le conforterdans sa ligne, ce triste sire, symbole vivant d'une idéologie mollasse d'abandon, vient de se signaler encore par un éditorial d'inspiration purement et simplement "néo-cons", sur l'Iran - facile "Axe du Mal" au sein de " l'Axe du Mal", pour tous les Trissotins mondains de la planète mediatique, dont les jérémiades illisibles font fuir, partout, les lecteurs vers internet. On garde ce gugusse, et, aux dernières nouvelles, on l'augmente!...Et on licencie, à la place, les pauvres veilleurs de nuit - les "immigrés" du journal, pour beaucoup.

Joffrin, tu as eu notre soutien tu as notre indulgence, mais il faut te reprendre, et vite!

Jean-Paul CRUSE

LIBERATION

Le film

 

-Questions de fond

-L'espoir (16 10 06)

- Rothschild: d'accord, mais...Un lecterur nous écrit

Histoire d'une grève

-Opération Plenel

- "Soutenir "le juif Rothschild", et 100 licenciements?- Rigueur et logique..."

-Penel comme Sarko: increvable et culotté culbuto!

-RevoCul dans le journal créé par les Maos

- Libé libéré flingue ô Jerusalem!

- De la grève de 1985 au conflit d'aujourd'hui

Novembre noir, couleur d'espoir

 

Bonnes et mauvaises raisons pour défiler ce vendredi 5 décembre 2008 en défense de la liberté et de la dignité de la presse, du journal LIBERATION, à qui l'obscénité gratuite des sbires de notre "Papa Doc" offre une dernière chance de redevenir "progressiste et citoyen", dans l'esprit de son origine et du beau nom qu'il porte,après l'avoir longtemps usurpé sous Serge July, en défense, enfin, et surtout, d'un de ses rares journalistes authentiquement progressistes Vittorio de Filippis...

Il est temps de réagir, en masse et dans la rue, démocrates et républicains de toute origine, de tout camp ou clan politique, et de toutes croyances, unis, contre le népotisme "à la Ben Ali" (ou à la Brejnev-Eltsine) de Sarko-la-menace

Démocrates de droite et démocrates de gauche, démocrates-chrétiens, ultra-laïques racistes, trotskistes, anarcho-désirants, "groupies" grotesques du facteur à temps (très) partiel sponsorisé par les chaînes de Bouygues-Sarkozy pour détruire le Parti communiste,communistes,maoistes, repentis du gauchisme, renégats fatigués, vrais et faux intellectuels, journalistes honnêtes, hypocrites ou franchement corrompus, nous serons tous devant le palais de Justice, ce vendredi, à partir de 13 heures. Qu'il y pleuve ou qu'il y vente, et même s'il faut aller, pour cela, jusqu'à claquer une bise, au lieu d'une gifle plus de cent fois méritée, à l'indéfendable éradicatrice Coroller, chasseuse de voile et de "voilées", ou à l'indolent Tonino Serafini, et même à Pourquery, Joffrin, la Vallaeys, ou ce qu'il en reste, et Favereau...

Il est temps, en effet, et l'occasions'y prête, de claquer son petit bec à l'agité de Neuilly, qui croit pouvoir terroriser ses seuls véritables ennemis politiques, les gaullistes historiques, en menaçant l'un de "le pendre à un croc de boucher" (façon Mussolini...), l'autre de le "fendre en deux" (au risque, comme dit l'autre, qu'il se dédouble...), et qui couvre - quoi qu'il en dise - les méthodes de Tonton Macoutes de malheureux fonctionnaires de police, piégés, ou de magistrats mal dégrossis, héritiers, qu'ils le veuillent ou non, des faiblesses coupables d'une épuration républicaine et patriotisue qui n'a pas eu lieu, ou qui fut velléitaire, celle des juges couchés de la "justice française" de "l'Etat français" de Vichy.

Nous y serons, même s'il faut encore défendre, nous l'avons déjà fait, ce journal contre lui-meme, et ce qui fut jadis plus qu'une profession, un métier dignede ce beau nom, contre lui-même.

Car le message délivré par les répugnantes fouilles anales et le port de menottes, serrées, infligées à l'ancien directeur de publication d'un quotidien que Vittorio, ancien monteur typo proche de la CGT-mao de Libé reclassé comme journaliste sous la pressionde celle-ci, puis élu P-dg plus qu'intérimaire, entre July, chassé, Plenel, évincé, et Joffrin, aujourd'hui assoupi après un bon début, a contribué lui aussi à sauver, portent la même haine sociale que le discours sur les grèves qu'on"ne voit plus", la "racaille", le "kärcher"; et la même haine anti-française au profit du "parti de l'étranger", qu'il soit Busho-américain ou israélo-Etats-unisien que celle qui menace du crocl'homme du NON à l'ONU , et un très haut fonctionnaire (encore à ce jour protégé par le trésor des vrais et lourds secrets détenus par les RG, et d'autresservices, sur les "grands de ce monde", et les mystères cachés, sexuels ou financiers, indissolublement liés (de la pédophilie politique à la corruption financière en passant par la (sar)coke de cette "Républque" à l'agonie), d'un traitementpar la hache - menace bien imprudente...

La rue, ensemble, tous ensemble, oui tous, oui, il est temps, grand temps. Malgré les joffrinades inconséquentes d'un Laurent désormais, à son tour, sous influence, rallié au pantin Delanoë, pied-noir rose recolonisant le Paris de la diversité populaire au profit de la grande spéculation immobilière, malgré l'application que met Libération, sous l'œil bien endormi de ceux et celles qui furent les meilleurs de ses syndicalistes, à s'enfermer encore et toujours plus dans la bulle toujours plus étroite de la société mediatique, coupéede la société réelle, chute des ventes, donc de la pub, à l'appui - comme le montre encore, ces derniers jours et ces dernières semaines la honteuse indifférence des femmes comme des hommes de ce journal au combat libérateur, superbe, de la"panthère noire d'Aubervilliers", Marie-Clémence Sawadogo, devenue "Marie-Colère", Jeanne d'Arc à peau noire des Sans Logis du 93, figure extraordinairede ce qu'est aujourd'hui (dans cette "plèbe" "de couleur" que l'ultra-gauche elle-même, comme la gauche tiède à la Libé, ignore et méprise) le combat pour la libération de la femme - chef d'équipe ultra-qualifiée d'une société de nettoyage, au travail de 6 heures du matin à 6 heures du soir, mère de sept enfants arrachés à un compagnon violeur, chassée "pour 15 jours" d'un logement minuscule effectivement insalubre, réduite à squatter, avec son armée de mômes, un HLM vide de la redoutée cité de "barbares" des Francs Moisins, fondatrice du tout nouveau "Mouvement des Mal Logés", en guerre depuis des mois contre un maire socialiste à moustache pour ne pas être bannie de la banlieue qu'elle aime, et de sa commune - pas une ligne dans le Parisien, pas une ligne dans Libé...

Jean-Paul Cruse

Journaliste à Libération (1977-1994), dirigeant historique du journal (1979), fondateur du premier syndicat (CGT) de Libé,élu au Conseil de Surveillance, secrétaire du Comité d'Entreprise, secrétaire national du SNJ-CGT, parti de son plein gré au bout de 17 ans, en 1994, après s'être fait rembourser plus de 12 ans de "placard" par une (très) convenable indemnité, aujourd'hui écrivain, coordinateur technique provisore, dès la naisancede du site, du Monde Réel.

 

 

QUESTIONS

POUR

UNE

ISSUE

Après le Conseil d'Administration de lundi, les questions rationnelles que les salariés doivent se poser, pour garder une chance de s'en sortir.

- 1. Le plan de la SCPL n'a pas trouvé le moinde actionnaire, le moindre investisseur pour le porter. Pourtant, il existe des capitalistes de gauche, à l'intérieur de Libé: ceux-là, qu'on sache, ne soutiennent pas ce plan, ne le jugent pas crédible. Ils ne sont pas prêts à réinvestir pour lui. - Pour le plan Rothschild, ou Joffrin, au contraire, si, ils y sont prêts.

-Le plan de la SCPL est-il, dans ces conditions, si cohérent, si parfait? Emane-t-il vraiment de la collectivité, de la rédaction?

- Et celui de Rothschild, soutenu, porté ou amendé par le raisonnable Laurent Joffrin, est-il si étroitement comptable, si nul journalistiquement, si mauvais?

-Ces deux projets sont-ils connus, et débattus, de tout le personnel, ou de ses représentants, seulement? Pourquoi?

- Même question pour les capitalistes de gauche extérieurs au journal, nombreux en France: mais dont aucun, jusqu'ici, ne s'est manifesté derrière la SCPL, ou Plenel. Pourquoi?

- S'il n'y a pas d'argent pour une alternative, donc, en réalité, pas d'alternative, la seule démarche rationnelle, la seule démarche syndicale n'est -elle pas d'étudier, réellement, le plan de l'investisseur, et les intentions de Joffrin; puis d'ouvrir une négociation à l'intérieur de ce cadre, seul réellement existant, au lieu de rejeter les 15 millions d'euros, Joffrin, et le plan, pour courir vers le dépôt de bilan, 280 suppresions d'emplois au lieu de 100, et la mort d'un titre historique issu de l'épopée mao de l'après 68? C'est un peu dans ce sens que semble s'orienter le raisonnable François Wenz-Dumas, du syndicat des journallistes SNJ: "Toute solution qui peut éviter le redressement judiciaire mérite d'être examinée, dit-il, dans le journal Le Parisien, ce mardi (14 11 06) "On ne peut pas écarter d'un revers de main une solution qui comporte un projet rédactionnel, un finanement, et quelqu'un pour le porter".

-Si une telle négociation s'ouvre, sur quoi peut-elle porter?

1.Sur le concept de "media du futur" , lui-même, d'abord, tel qu'il existe effectivement, dans le plan aux 15 millions. Il est solide, cohérent, mais pas forcément complet, : ce concept peut être amendé, amélioré, enrichi (encore faut-il en prendre connaissance, le lire, et l'étudier).

2. Sur les conséquences du projet en nombre de pages, et donc, en nombre et en type d'emplois maintenus, ou supprimés. - Pourquoi XXX... pages, et pas 4 de plus, par exemple pour un effort vers les nouvelles élites issues de la base "black-blanc-beur", en banlieue, avides, elles aussi, d'informations de qualité, dans un journal haut de gamme...? Pourquoi réduire les effectifs, dans tel secteur, et pas dans tel autre? Pourquoi ici, et pas là? Selon quelle logique d'organisation, quels critères? Pourquoi 100, et pas 80? - Les possibilités de reclassement, de reconversion interne ou externe, avec la formation ad hoc, et un effort exceptionnel de l'Etat, de la région, etc.

3. Sur les cas particuliers, les cas sociaux à protéger, les solutions individuelles à imaginer, à négocier...ETC.

C'est syndical, clairement. C'est aux syndicats, maintenant, et à personne d'autre, d'assumer, en tant que tels, leur responsabilité. En écoutant la base, et en lui proposant, rationnellement, des hypothèses de travail, des analyses. Aux salariés qui ont choisi, jusqu'ici, de ne pas se syndiquer, mais de profiter, de fait, de l'action des délégués et des élus, de leur combativité, de leurs sacrifices, de bien réfléchir, et de tirer les leçons de l'expérience, en conscience, et sans traîner, car le temps presse.

Le choix , donc, est entre une négociation, cadrée, pragmatique, réaliste, à partir de la situaton telle qu'elle est, et non telle qu'on aurait pu l'imaginer, ou la rêver, et, d'un autre côté, un rejet faussement "superbe", frontal, démagogique et suicidaire, du seul plan existant, jugé crédible par un sérieux investisseur, avec l'appui d'un grand professionnel de presse, conu de tous, et digne de respect.

Il n'y a que deux solutions, pas trois.

- La première, c'est une relance d'un Libé inchangé dans son orientation, dans ses valeurs (qui sont celles de Laurent Joffrin, connues de tous), un Libération plus ramassé, plus dense, "moins bavard et moins mollasson" - avec un départ douloureux, mais négocié, et, pourquoi pas, étalé dans le temps, d'une fraction de l'effectif.

- La deuxième, c'est 280 personnes au tapis avant la fin de l'année - pas d'illusions sur les dépôts de bilan - et la mort d'un journal. Une terrible responsabilité...

Le moment n'est plus aux effets de manche, aux généralités nobles et creuses, aux fausses annonces, aux rumeurs... Le temps est venu de "retrousser ses manches"; de mettre les mains dans le cambouis, et dans le concret, ensemble; et de sauver ce qui peut l'être, au lieu de se jouer un film "gore", genre " Le suicide collectif de l'Ordre du Temple Solaire."

Rigoureux, dans tous les sens du terme, le plan Rothschild n'a pas d'alternative: c'est ça, ou la mort du journal, et 280 personnes au tapis, au lieu de100. La politique du pire, c'est le suicide collectif de la secte de l'Ordre du Temple Solaire (OTS)

Notre analyse avant le C.A. Elle reste valide

- Nous l'écrivions samedi matin: "C'est un vrai conflit social, maintenant. (...)Au même titre que celui du Parisien, en 1977, qui fit tout de même deux morts, un commissaire de police, "tombé" d'un escalier en marge d'une invasion de la Bourse par les commandos du "service action" du Livre-CGT de la haute époque, et Amaury ( le "Serge July" de ce Parisien qui jusque-là, lui aussi, se proclamait "libéré") victime d'une "mauvaise chute de cheval", issue, peut-être, d'une mauvaise rencontre, au cours de sa promenade dominicale, au Bois de Boulogne (accidentelle ou pas, sa chute mortelle n'a rien dû aux soins d'un "travelo" de passage). "

Mais les deux conflits, certes, sont différents. - D'abord, parce que July, peu soucieux de son corps, et de sport, ne fait pas de cheval. Il lui faudrait au moins un éléphant, et de bonne taille...A l'époque où il faisait encore le beau, il allait chercher sa dose d'adrénaline, à défaut d'autre "dopant", au volant de voitures conduites à des vitesses excessives, et très mal, en bonne compagnie, sur les petites routes du Lubéron ou du Vaucluse. Au prix d'un peu de casse sur son passage (on se souvient des malheurs d'un immigré, clandestin, "soufflé", sur sa petite mobylette, par le dangereux chauffard, fasciné par une compagne de grand luxe, quoique un peu sur le retour, très introduite, comme ont dit, dans le milieu politique...).

De toute façon, ce personnage aussi dangereux au volant que dans la conduite de "son" journal ne sévit plus, heureusement, rue Bérenger.

On s'en aperçoit, à la lecture. il y a du mieux, de jour en jour. Et pas de "bidonnage" notoire depuis plusieurs semaines...

- A Libération, donc, l'équipe, libérée par l'éjection du potentat "liberal-libertaire", qui la menait au gouffre, mûrit de jour en jour. Au fil d'un long conflit, dont l'enjeu reste simple: la survie, ou pas, du journal créé par les Maos, sur les cendres encore chaudes de MAI 68...

La menace principale est bien identifiée: c'est le dépôt de bilan, livrant la "marque", le "logo", et les (éventuels) rescapés du personnel, au pouvoir tout puissant, sans frein et sans limites, d'argousins spécialisés dans le trafic de cadavres d'entreprises, leur dépecage ou leur revente "à la découpe", ou le trafic d'influence, sous la mince couverture d' "hommes d'affaires indépendants", voire d' "hommes de presse".

N'ayant plus qu'un atout en main (jouer la carte du pire, et pousser au bloquage, donc au dépôt de bilan, dernière halte avant l'Enfer), le tout dernier carré des partisans du sulfureux Edwy Plenel - désormais, dans le décor - a boycotté une "initiative de masse", contraire à sa philosophie d'appartchiks, de taupes, d'obscurs manœuvriers de l'ombre... Ils n'y croyaient pas, et ne se sont pas privés de le dire: mais la journée "porte ouverte" de samedi, portée par le "noyau dur" syndical, l'alliance CGT-SUD, a bien rempli la "vis" (le couloir central, hélicoïdal, de Libération) comme les "plateaux de discussion"...Une foule bon enfant s'y est pressée, dès les premières heures de la matinée, dans laquelle on pouvait reconnaître, discrète, comme à son habitude, mais présente au côté des Libé comme au côté des blanchisseurs maliens de MODELUXE, la sympathique Clémentine Autain, dernier espoir de la "gauche de la gauche" pour éviter une catstrophe au premier tour des présidentielles, et garantir d'honnêtes reports au second. Moins sympathique, le vieux Krivine, flanqué, heureusement, d'un bouclier de "gorilles" voyants et vulgaires, signe qu'il ne se sentait pas en sécurité dans Libé-Libéré...Qu'était-il venu faire là? Flairer les traces de son compère Plenel? Ou draguer quelques dizaines de voix, pour le prochain tour de piste du facteur - lui-même aux abonnés absents? -Autre clown distrayant, égayant cette journée grise, sous la pluie de novembre, un personnage de film coiffé d'un vaste chapeau noir digne du "Rabbi Jacob" du regretté de Funes, se disant juif, ce qui n'est pas certain, et partisan, ça, c'est sûr, de l'entité raciste de Tel Aviv. Ce triste sire a insulté Libération, en traitant le journal d' "antisémite"...- Là aussi, comme la présence d'une petite armée de grotesques gorilles en "protection rapprochée" (dans les couloirs de Libé de la vieille ganache trotskiste ridicule en pré-retraite, c'est bon signe. Comme disait le Président Mao, "être attaqué par l'ennemi est une bonne chose: ça prouve que nous avons tracé une claire ligne de démarcation entre l'ennem et nous...".

Un regret, toutefois: cette foule, plus masculine que féminine, genre cadres moyens ou cadres sups, n'était pas très très jeune, et franchement "white only" : à l'image de ce qu'est devenu un quotidien jadis à la pointe de la défense des immigrés, à l'avant-garde de l'anti-racisme, mais qui s'est coué, depuis, sous Mitterrand-July, et jusqu'à aujourd'hui, de la réalité populaire " black-blanc-beur" des banlieues, et surtout de la jeunesse. Il existe donc un public à gagner, donc, ou regagner, par un méthodique travail de reconquête: cela, bien dans le cadre d'un projet "haut de gamme", visant les élites réelles de la société, et du pays -qui ne sont pas toutes énarques, cadres sup, à la peau blanche...Cette dimension de la (re)conquête d'un large public cultivé, friand d'une information différente, et de top-qlité, même le fameux "contre-plan", mort-né, de la Société des rédacteurs, devenu, pour les media extérieurs, le "plan Plenel", du nom du parasite, nous allions écrire du "morpion", qui a tenté de s'y accrocher, n'en souffle mot. C'est pourtant essentiel.

Il n'est, là, pas trop tard. Il est encore temps de faire, là-dessus, au moins quelques propositions simples d'ajout et d'améliorations au seul "projet" sérieux qui reste en lice, celui de l'actionnaire princial du journal...

Cette petite foule, anxieuse, mais activement, n'était pas triste. Se pressant aux tables d'abonnement, elle croit toujours à l'avenir de son journal, elle se mobilise, et peut sans doute encore faire plus. Elle y croît, et elle a raison.

Aujourd'hui, même le dernier "sauveur suprême" en toc tournant autour du titre avoue, dans les colonnes même de Libé (lire ci-dessous"), qu'il n'y a jamais eu de "plan Plenel". Avec, qui sait, des "capitaux d'amis", derrière. Hélas...Comme dit Victor Hugo, rêvant sur Waterloo: "Grouchy? c'était Blücher!...". - Passé au crible par les journalistes, et leurs pugnaces syndicats CGT et SUD, le "plan Plenel" s'avère de la fausse-monnaie...Du pur pipeau...Comme la "troisième équipe" de Greenpeace, l' "or secret du parti socialiste au Nicaragua", les armées de putes, inévitablement "maghrebines", "drivées" par le commissaire Jobic, et sa Porsche rouge,ou le fameux "laboratoire rouge-brun" de l'Idiot International, et des nazis-communistes Krasucki, Pierre Zarka, Francette Lazard, François Hilsum, Marc Cohen et Jean-Paul Cruse...

Pas plus de "plan Plenel" que de beurre où je pense...- L'idée de faire du Libération d'aujourd'hui, celui de l'après-July, un " journal de combat anti-Sarkozy?" Du bluff! Rien de neuf - et une insulte, au passage, à l'équipe, dont le journal actuel, libéré des comlaisances ambigües de l'époque July, que Sarko, bien entendu, fascinait (comme Mitterrand, jadis, et toujours, tout ce qui brille) commence à constituer un outil de lutte anti-Sarkozy bien réel, et bien utile. Sans criailleries superflues, sans pose et sans excès, mais en faisant appel à la réflexion du lecteur, à son sens critique, à sa raison...

Sous prétexte de "radicalisation anti-Sarko", un Libé passé des mains de July à celles de Plenel ne serait qu'une sorte de "Charlie-Hebdo" discrètement fabiusoïde, et servirait, en fait, un candidat-ministre de l'intérieur dont Vittorio de Filippis, l'acuel P-dg de Libé, issu de la base, Antoine de Gaudemar, ressuscité des morts, ou Jean-Michel Thénard ne vont pas, eux, cirer discrètement les escarpins vernis, et ceux de Cecilia, la langue pendante, après les mocassins "british" du fabiusien Pierre Joxe, au ministère de l'Intérieur...

Dernière carte dans la manche du groupuscule d'escrocs, clandestins de pacotille, organisées en secte, et prosternés, fesses tendues, devant ce nouveau Maître, ce "messie" dont ils implorent la venue, le clown Arnaud Montebourg, ami de Plenel, mais monté, lui, à la volée, et sans billet, dans le wagon de Ségolène en train de s'arracher du quai, tout en puissance.

"Squattant", avec son toupet habituel, une rencontre sérieuse organisée, à l'Assemblée, entre une délégation de Libé, et l'excellent Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, le mignon Montebourg s'est lancé dans une de ces clinquantes tirades médiatiques dont il a le secret - retentissante, et creuse, comme le ventre tendu d'un tambour.Comme par hasard, dit-il, on ne trouve pas de capitaux pour financer le seul projet de lutte anti-Sarkozy.

- Mais non, mon bon Arnaud, ce n'est pas un hasard: comme tu sembles l'ignorer, mais tu es bien le seul, de grands "capitalistes de gauche", plus ou moins éclairés, ont longtemps porté à bout de bras les frasques coûteuses du "journal de July", devenu lui-même un tambour vide, un " aboli bibelot d'inanités sonores"... Ils en ont eu leur claque, et ils ont eu raison. Le journal coûtait trop cher, pour un contenu trop nul. Et c'est parce qu'ils ont refusé de remettre, encore, au pôt, qu'un capitaliste original, marginal héritier d'une auguste famille, Edouard de Rothschild, a pris le risque de se lancer, à leurs côtés, dans l'aventure...

D'ailleurs, si Montebourg était sérieux - mais ne rêvons pas trop - au lieu de soutenir le fumeux "projet" du fumiste Plenel, il chercherait, dans son (très) proche entourage, de jeunes arrivistes aux dents plus longues encore que leurs jambes maigres, époux de riches héritières, dont la dot leur permet de se lancer, sans risques, dans des croisades aux mâles accents moraux contre la " corruption" et le " pouvoir de l'argent sale". Ô Balzac...

Peut-être ces excellentes personnes, hein, Maître Montebourgeois, s'il leur reste un peu de leur love-pactole, pourraient-elles en investir quelques peu ragoûtantes miettes dans un réel projet de relance de Libé?

Car c'est d'argent que le journal a besoin, pour une relance fondée sur une rupture, une "refondation", radicale, et non un replâtrage, portée par des investissements sérieux. A cette seule condition, la casse sociale peut-être contenue, limitée; et le nombre de suppressions de poste réduit au minimum. Que ceux qui disent vouloir "aider", voire "sauver" le journal de l'après 68, dernier môle de résistance à l'empire total-mediatique Sarkozy-Bolloré-Lagardère, fassent appel aux gens qui ont de l'argent, et souhaitent une presse digne de ce nom, et digne de la France, indépendante.

Le "petit Edouard", lui, a déjà investi beaucoup dans l'aventure, prenant des risques réels. 20 millions d'euros, mazette. Il met, donc, une condition drastique à un nouvel investissement, pouvant aller jusqu'à 15 millions supplémentaires, qu'il est le seul à garantir, à ce jour: un plan de rigueur, dans tous les sens du terme.

Rigueur, dans le concept, d'abord: Libération, défini et reconnu comme l'organe d'une "gauche humaniste", "progressiste", au ton moins moraliste, moins donneur de leçons, et moins sectaire, doit reposer, pour l'avenir, sur une synergie toujours plus systématique avec le support électronique - le site internet.

Confronté au contexte de surinformation, et de banalisation d'une information ambiante, quasi-gratuite, Libération, selon les conseillers journalistiques d'Edouard de Rothschild, toujours dans l'ombre, doit devenir plus dense, moins "mollasson" et moins bavard... Avec une priorité absolue à l'information de qualité - et pas au commentaire, plus ou moins "pompé", ou pompier...

Plus de contenu réel, moins étalé, dans moins de pages...Economie de papier, écologique, aussi...Moins d'arbres coupés, dans moins de forêts...Dans cette optique, et pour boucher les trous béants, tares et traces de l'époque July, une réduction aussi drastique que logique des coûts, de la pagination, et des effectifs, forme un tout cohérent, incontournable.

Ce plan n'est pas parfait. Rien ne l'est. Socialement, il a un coût: qu'une négociation syndicale intelligente et constructive pourrait sans doute atténuer, à condition de s'y prendre tôt, sans s'engager dans un "Fort Chabrol" défensif et buté, en l'absence de toute autre alternative au dépôt de bilan, au suicide.

Eventuellement amendé, amélioré, remanié, un tel plan ne sauverait qu'une courte majorité d'emplois, dans le meilleur des cas; pas tous, certes, il est trop tard; mais c'est tout de même mieux que rien.

Les malheureux journalistes licenciés, (car c'est sur les effectifs de la rédaction, essentiellement, que pèse l'allègement envisagé des effectifs) paieront, tout de même durement, l'interminable lâcheté de la plupart d'entre eux sous le ci-devant July, cause du marasme du titre,au bord de l'effondrement.

Quant aux personnels techniques, PAO, informaticiens, scanneristes, des solutions intelligentes peuvent être recherchées pour eux, qui n'y sont pour rien, et risquent de payer l'addition des journalistes...A condition qu'une négociation syndicale pragmatique s'ouvre très vite -dans le cadre du seul plan effectivement existant, financé, et consistant, celui de l'actionnaire princial...Avec l'appui des pouvoirs publics...Il est encore temps, mais chaque jour perdu pèse...

Le plan n'est pas parfait. Mais, pour ceux qui se sont donné la peine de l'acquérir, de le lire, et de l'étudier, il est d'une cohérence toute aussi rigoureuse dans son concept de "Libé du futur", que dans les restructurations - chirurgicales qu'il propose...

Si les Libé le rejettent, au lieu de le négocier, et de l'améliorer de l'intérieur, ils sont morts. La vie n'est pas un chemin de roses parfumées d'herbes odorantes où l'on peut continuer à rêvasser sur son stylo en se prenant pour Albert Londres, Roger Vaillant, ou Hemingway, tout en recopiant servilement Le Monde, la presse américaine, pour l'international, ou les dépêches d'agence...

Allégé, c'est dur, mais c'est moral, des parasites professionnels et autres bidonneurs qui ont pillé l'argent du "cochon de lecteur" tout en menant le Titanic vers ses inéluctables icebergs, un joint dans le bec ou de la poudre blanche pleins les naseaux, Libération, peut devenir, de fait, un " media du futur", appuyé, et non concurrencé et "cuit" par internet... Avec, comme le demandent ceux qui ont conseillé Rothschild dans ce domaine - peut-être le brillantissime Jean-François Fogel?...- une interacticvité beaucoup plus forte avec le net, et une intervention plus fluide et plus soutenue, de ce fait, de ses lecteurs, réunis en une sorte de communauté active, un "club"...

- Oui, mais, rétorqueront les antisémites - y compris les crypto-antisémites d'ultra-gauche bien présents dans l'actuel journal, Rothschild, tout de même, c'est juif!

- Vous, Jean-Paul Cruse, "rédacteur en chef technique", dites-vous, du Monde Réel, vous l'ancien délégué CGT de Libé, vous l'"antisioniste radical", persécuté comme tel, vous soutenez le "plan de rigueur" d'un "suppôt du capitalisme juif", d'un "suppôt du sionisme"?

- Oui, je le soutiens. Et des deux mains. Parce que, du fait des choix de la vieille rédaction du Vieux Libé, de ce qu'elle a fait, toléré, laissé faire, s'éloignant chaque jour davantage du projet d'origine, et se vautrant jusqu'à plus soif dans le cloaque de la prostitution professionnelle et politique la plus infâme, il n'y a plus maintenant d'autre choix.

- Que Rothschild soit juif, je ne l'ignore pas.

Et je m'en tape.

- Pour moi, je suis désolé, "juif", ce n'est ni un "plus", ni un "moins". Je juge les gens sur ce qu'ils font, sur leurs actes - et je souhaite depuis longtemps qu'on en fasse autant pour ma pomme, ralbol!

D'ailleurs, en France, et spécialement dans le monde de l'argent, des affaires, mais aussi dans le petit monde, voire le demi-monde, ou le sous-monde, de la politique et du journalisme, les pires sionistes que j'ai croisés - et j'en ai croisé...- n'étaient pas des gens de religion juive, ou d'origine juive. Mais des "français de souche" de tradition laïque ou plus rarement chrétienne, et même, parfois, des gens d'origine arabo-musulmane, ou berbère, convaincus qu'il fallait flatter Israël et ses réseaux, jouer cette carte, et se mettre de ce côté, parce qu'on se mettait, ainsi, du côté du plus fort.

- Désolé, mais ce n'est pas mon analyse. Et de toute façon, ce n'est pas mon truc.

Jean-Paul CRUSE

PLENEL COMME SARKO: CULBUTO

Il y a des gens comme ça: plus ils prennent des baffes, plus ils en redemandent. Plenel, comme Sarko, a cet immense talent, porté par une réserve d'énergie presque infinie, fille, elle-même, d'une soif de pouvoir et de reconaissance sociale inextinguible... "Le petit brun à la moustache", selon l'expression pour le moins ambigüe d'un spécialiste du genre, le comique-troupier Marcelle, son "pote" vient de rejaillir comme Guignol, en pleine page, dans Libération de ce samedi... A la veille d'une journée "portes ouvertes" où il allait, prudemment, briller par son absence...

Que dit-il? Sur le fond, dans le contenu, rien de bien neuf. Esbrouffe et cie...Comme avec July, tout est dans la "mise en scène", dans le pathos, dans l'enfumage.

L'éjecté du Monde y confirme simplement lui-même qu'il n'a jamais proposé le moindre "plan Plenel" - ce dont il serait incapable, comme nous nous tuons à l'écrire, contre toute la presse pourrie, de semaine en semaine...

"Sollicité, dit-il, par Vittorio de Filippis - l'excellent successeur de July, désigné par la base, avec l'accord de Rothschild - "j'accompagne l'actionnaire historique, les salariés de la SCPL" (Société civile des personnels de Libération - NDLR) dans la recherche d'une solution."

Suit une série de phrase creuses, toutes aussi July-esques les unes que les autres, ce qui ne nous rajeunit pas. - A lire entre les lignes, on comprend mieux la démarche de ce "faiseur", qui prend les gens de Libé pour de vieilles rombières, en mal d'un pommadé, prêtes à succomber à la première œillade...

En fait, Rothschild n'est pas le seul à refuser de s'embarquer, derrière le petit troskyste de caricature, vieillissant, sur un "radeau de la Méduse" en carton bouilli...Les "capitalistes éclairés", proches d'une "gauche humaniste", genre Riboud-Seydoux, qui avaient financé Libération jusqu'à plus soif, avant d'accueillir avec bienveillance les 20 millions d'euros provisoirement salvateurs d'Edouard de Rothschid, n'ont pas non plus cédé, jusqu'ici, aux avances de Plenel. Eux aussi lui disent "Niet!". Ils connaissent trop l'oiseau. Ils refusent de "remettre au pot", et s'abstiennent bien de soutenir Mister "yeux de biche" et les mirifiques plans sur la comète de ce marchand de salades, pas fraîches, contre Rothschild.

Il n'est donc pas vrai, quoi qu'en dise le pître Montebourg, dernier porte-couteau d'Edwy Plenel, que le satanique Sarkozy, qui ne contrôle pas, tout de même, l'intégralité du capital, en France, soit en quoi que ce soit responsable de la dure situation actuelle!

Restons sérieux.

La vraie question est: pourquoi les actuels actionnaires de gauche ne veulent-ils remettre de l'argent qu'avec Rothschild, dans le cadre de son plan, qu'ils soutiennent?

Et pourquoi d'autres "capitalistes socialistes", venus d'une autre mouvance, ne se sont-ils pas jusqu'ici manifestés?

Tout indique que, derrière Plenel, et son nouveau discours "plus à gauche que moi, tu meurs", se profilent d'importants intérêts poltiques, et peut-être, demain, financiers, dans la mouvance de Laurent Fabius - que le Monde de l'époque Plenel a toujours outrageusement protégé, au prix des pires contorsions, de l'affaire Greenpeace à celle du sang contaminé...

- Si cette hypothèse se confirme, on verra bientôt s'agiter, hors des coulisses, un des plus importants cabinets d'avocats d'affaires parisiens, proche de Lolo Fafa, cabinet qui a déjà, de longue date, un pion dans la place.

Bourgeois cultivés, éclairés, et progressistes, comme l'avaient été, au début du siècle, ceux qui financèrent jadis l'Humanité de Jaurès, les Seydoux-Riboud et compagnie, et leurs successeurs ou alliés dans le capital de Libération, revenus de leurs illusions sur July, penchent, depuis toujours, pour une gauche de rassemblement, aux valeurs d'inspiration chrétienne, et généreuse. Ils se sont, donc, toujours défié des Fabiusiens, et de leurs contorsions sémantiques permanentes, masque d'autant de retournement de vestes - réversibles. Sans parler de leurs attaches atlantistes, ou autres...

Si l'opération Plenel finissait par aboutir, Inch Allah, ou plutôt pas-Inch Allah, l'argent des fabiusiens serait, quoi qu'il en soit, le bienvenu. D'autant qu'il ne suffirait pas, toutefois, les placer en position centrale. Poussant Plenel par la petite porte de derrière, où le sémillant évincé du Monde n'a pu glisser, jusqu'ici, qu'un de ses mignons orteils, ils pèseraient, tout de même, pour un Libé "plus-à-gauche-que-moi-tu-meurs", genre Charlie-Facho, en moins vulgaire. L'adversaire rêvé pour Sarkozy, qui a besoin, comme faire valoir, et comme punching-ball, d'une "gauche" de caricature, et craint par-dessus tout, comme la banque Lazard, une candidature de rassemblement démocratique, susceptible, elle, d'entraîner le pays vrs une Renaissance, dans le sillage des forces "émergentes" issues du sud...Heureusement, donc, cette hypothèse tarde à se confirmer. Plenel aurait-il perdu ses derniers "souteneurs", jusque de ce côté?

- Quant aux "Libé", ils ont fort bien fait de laisser publier le "poulet" de Plenel - même si plus d'un, sans doute, sera surpris de le découvrir dans des pages où il était prévu que s'expriment les journalistes...Après tout, l'agitation démagogique de l'héritier du Vieux Léon (dont les contorsions ont fini, comme on le sait, par un coup de piolet dans le crâne, dû à la remarquable efficacité des "services spéciaux" de l'Internationale Communiste, chargée de nettoyer le terrain, avant l'affrontement contre le nazisme), peut se révérer utile.

Correctement manipulé par la "base" qu'il croit idote, et qu'il a cru, donc, "tenir", cet orgeilleux et naïf arriviste pourrait, si de vrais financiers finissent par se dévoiler, et par le suivre, permettre d'adoucir à la marge le rigoureux plan de sauvetage de l'actionnaire principal, qui reste, à cet instant, le seul à avoir une réalité, et une logique d'avenir, pour sauver Libération. L'argent n'a pas d'odeur.

JPC

 

 

REVOLUTION

CULTURELLE

DANS LE JOURNAL

CREE, DANS LE FEU

DES ANNES 70,

PAR LES "MAOS"

DE LA "GAUCHE

PROLETARIENNE"

(Article publié le vendredi 20 octobre 2006)

Une pétition de soutien au combat - qui se poursuit - des ouvriers "sans-papiers" de la blanchisserie industielle de MODELUX - a été signée, en quelques heures,à l'initiative de l'impeccable déléguée CGT, Fatima Brahmi, par plus de 140 salariés de "Libé"- sur un effectif héorique total de 280 personnes, comprenant les absents, les malades, les reporters éloignés du siège, et les vacanciers. Par la quasi-totalité, donc, de l'effectif, journalistes compris...C'est bien une "Révolution Culturelle", donc, qui se poursuit, dans l'espace libéré par l'éjection de July - dont le dernier carré de partisans, les "Veuve July", multiplent, à bout de nerfs, les bourdes. A l'image du controversé Pierre Haski, ancien correspondant de Libé en Afrique du Sud, à l'époque de l'apartheid, où il n'a pas laissé que de bons souvenirs au sein de l'ANC, le mouvement de libération de Nelson Mandela, avant de devenir, au sein du journal, un des pires hiérarques (certains son acceptables, et même récupérables) de l'actuelle (et provisoire) - "direction de la rédaction".

Le quotidien israélien Haaretz, qui joue, très vraisemblablement, la carte du très "anti-antisioniste", le "diasporique" Edwy Plenel, vient en effet de publlier un - scandaleux - entretien avec Haski. Où ce chaud partisan de l'Etat d'Israël, convaincu que l'Etat de Sharon et d'Olmert à tout l'avenir devant lui, pronostique, en revanche, la mort prochaine... de son propre journal!

Comme Finkielkraut à l'époque de ses déclarations puantes de racisme sur les "noirs", "surreprésentés dans l'équipe de France de foot" (c'était avant l'accès à la finale de l'équipe "bleu-blanc-rouge" de Thuram, Vieira, Malouda et "Zizou"), Haski, le "directeur de la rédaction" qui joue contre son camp, et met le ballon dans les filets de son propre gardien, prétend aujourd'hui que ses propos ont été "mal interpétés", ou "mal traduits" par Haaretz. - Dérisoire écahappatoire...Que le "traître", pris en flag, ait au moins la dignité de démissionner, et de prendre la porte...

 

Il faut remonter très loin dans l'histoire de Libération pour y trouver un pareil mouvement de masse de solidarité interne avec une juste cause... Plus de vingt ans en arrière! A l'époque où les dirigeants de la CGT, naissante, devait se rendre aux AG une longue paire de ciseaux pointus bien aiguisés au fond de la poche - disposant d'un service de renseignement de qualité, ils savaient qu'en face on avait des cutters...

C'était aussi le temps où Jean-Paul Cruse, le fondateur de la CGT, et de tout syndicalisme dans le journal, surprenait un ivrogne de la rédaction en chef - appelons le Durand, ou Dupont, pour protéger son intimité - en train d'apposer des croix gammées, au marqueur, sur un panneau syndical. Les choses n'en étaient pas restées là. JP lui demande:"je peux t'aider peut-être?". le poivrot de la réd-chef du quotidien "liberal-libertaire" des roits de l'Homme tentait alorsr de continuer son travail de "tagueur", et d'inscrire une croix gammée sur le larg front du délégué CGT du journal., en vacillant dans son nuage de whisky frelaté. JP avait dû l'obliger à s'accroupir, puis à s'agenouiller, en lui luxant le bras, tout en refrénant - le syndcalisme est une ascèse...- une furieuse envie de lui briser toutes ses quenottes d'un atemi du coude en dessous du nez... Et de le voir cracher sa bave de sang, de bile, et de débris de chicots, au pied de l'affiche CGT souillée de la croix gammée...

A cette époque, donc, la CGT, à peine émergée de la clandestinité, avait lancé une de ses premières "campagnes de masse" au grand jour, en soutien aux ouvriers africains en grève dans les mines de charbon du pays de l'Apartheid. Assortie d'une collecte, elle avait remporté un grand succès, mettant les amis de Haski, et de July, dans un embarras qu'allaient alors aggraver les confidences faites, à la délégation CGT venue lui remettre, en mains propres, l'argent de la solidarité des "Libé", par Dulcie September, l" ambassadrice" officieuse de l'ANC à Paris( l'équivalent exact de Hind Khoury, pour la Palestine). La représentante personnelle de Nelson Mandela avait eu des mots très durs pour le Libé de l'époque, pour son traitement de l'ANC, et pour Pierre Haski. Elle devait mourir, peu de temps après, abattue, à la porte du très modeste appartement de fonction, où elle avait reçu les Libé-CGT, par un tueur jamais identifié, travaillant au calibre 22.- Comme Henri Curiel, lui-même exécuté, quelques années plus tôt, dans des conditions analogues, Dulcie September, dont une rue de Paris porte aujourd'hui le nom, était soupçonnée de travailler sur le sulfureux dossier des relations triangulaires entretenues, à l'époque, par la France, l'Afrique du Sud, et l'entité raciste de Tel Aviv, dans le domaine, toujours actuel, de la "prolifération nucléaire"...

A Libération, donc, l'esprit de lutte et de fraternité solidaire est de retour.

Ils sont loin, les articles de publicité rédactionnelle à peine masquée pour SOS-Racisme, ou pour le potentat vichyste à la francisque, hâtivement badigeonné en "socialiste", le rose, dégoulinant, masquant difficilement le brun de la première manifestation de l'étudiant Mitterrand - à 20 ans, l'âge des choix d'une vie, il défilait dans la rue, pour la première fois, sous une banderole "dehors les métèques", exigeant la "reconduite à la frontière" des étudiants juifs d'Europe Centrale, fuyant le nazisme, et jugés, par l'extrême-droite comme par la gauche antisémite d'alors, d'où allaient émerger Marcel Déat et Jospin-père-de-l'autre, "trop nombreux dans les facs de médecine"...Immigration choisie...

L'esprit de lutte revient, et la cote de Plenel, donc, baisse. Seul Marcelle, son homme, visiblement, tente encore de le défendre, insidieusement, dans sa "chatterie" de ce matin. Mais avec, là aussi, une terrible maladresse. Le "petit brun moustachu", écrit Marcelle (Plenel, qui se teint les cheveux, pas Hitler -involontaire lapsus?) aurait en effet détecté, selon l'auteur de la colonne, et son minaudant chat - on appelle ça un "édito", on est payé pour ça, étonnez-vous que les caisses se vident...) - le mal dont souffre Libé. "Un cancer des couilles" - ah! qu'en termes galants ces choses-là sont dites...

Problème aux testicules, ou dans l'occiput de ce malade (Marcelle/Plenel), ou pas, l'équipe de Libération comprend chaque jour de mieux en mieux qu'on a tenté de la rouler dans la farine, et avec elle toute la presse, et même Rothschild: avec une de ces opérations de désinformation dont le licencié du Monde, prêt à tout pour retrouver une pitance, est familier (dans le métier, depuis l'affaire Greenpeace, et celle de l'or du Parti Socialiste au Guatémala, on appelle ce genre de "bidonnage" une "Plenel"...).

Non, contrairement à ce qu'écrivait, jusqu'à hier, le concurrent Le Monde - où Pascale Santi se reprend, maintenant, et recommence à travailler en journaliste, et non en "groupie" facinée par son ex-guru -il n'y a jamais eu, concernant Libération, de "plan Plenel". Mais un chantage doublé d'une savante opération d' "intox" dans les couloirs:

"Leadership, leadership, j'ai un plan de Sauveur. Mais je ne peux pas le révéler, par crainte des fuites. Votez pour moi, nommez-moi P-dg, donnez-moi les pleins pouvoirs, et je vous le ferai connaître - vous sauvant, du même coup, du naufrage..."

Non, ce plan (aussi inexistant que la "troisième équipe" du commando de Greenpeace, ou l' "action contre le pouvoir socialiste d'un commando d'extrême-droite d''officier félons de la DGSE, dirigés par le colonel Charrier, frère d'un des meilleur amants de Brigitte Bardot, précédente version de l' "investigateur" Plenel...) n'a jamais eu, comme semble avoir finir par le croire Rothschild, le "soutien du personnel" (dont les représentants n'en ont jamais vu la couleur).

Là encore, il a fallu que la CGT, décidément inoxydable, mette les points sur les i, dans une décalaration solennelle devant le C.E, actuellement portée au procès-verbal.

Fatima Brahmi, que quelques rares mauvaises langues, apparemment racistes, appellent maintenant, dans les cafés de la rue Bérenger, après une bière de trop, la "Fatima Bardot" de Libé - non pour ses avantages naturels, pourtant incontestables, mais parce que, comme BB, elle prendrait en pitué...des animaux (les grévistes noirs de MODELUXE!..) - y a précisé explicitement que la CGT n'a accepté de signer, sous la pression de l'urgence, un comuniqué portant le mot Plenel que par souci d'unité avec le SNJ et SUD, complètement embarqués, eux,dans la manip, et seulement après s'être battue pour en modifier le texte sur l'essentiel: en y faisant enlever toute mention d'une approbation ou d'un "soutien" à un supposé "plan Plenel". Il suffit de se référer au texte.

D'ailleurs, même Santi écrit maintenant "le plan de la SCPL, soutenu par Plenel", et pas l'inverse. Tout en nous affirmant - information, à n'en pas douter, recueillie à la source - qu'Edwy, le petit moustachu aux cheveux teints et aux petits yeux mielleux s'apprête à refuser le "pourboire" qu'Edouard de Rothschld, soucieux d'avancer, en parant au plus pressé, s'apprêtete à lui jeter pour le consoler de son refus de le nommer P-dg: un poste de "directeur du développement"... De l'argent jeté par les fenêtres, donc, encore, pour un emploi à peine plus que fictif, style Mairie de Paris sous Jacques...

L'équipe y voit plus clair. Elle est prête pour un combat vital. Qui doit rester lucide, rationel, et constructif. "Il n'est, dit l'Internationale, pas de sauveur suprême...Ni Dieu, ni César, ni Tribun". Mais oui Edwy!... Allez, ne fais pas la gueule! Chante!... Tu sais le faire. Comme creuser... Comme une taupe (tu te souviens?).

Bonne chance à tous

(Nos autres infos sur Libération: clic ici)

GILLES PIERROT

Vendredi 20 octobre 2006

10H58

 

 

 

DE CLEARSTREAM A

LIBERATION...

"Ce que cache

l’affaire

Plenel"

Un point de vue de Denis Robert, vrai combattant, lui, de la liberté de la presse, et figure historique, lui, d'un authentique combat, AU PRIX DE VRAIS RISQUES, pour un journalisme d'investigation indépendant et rigoureux, professionnel intègre et courageux, ancien de Libération - et de la CFDT-Libé...

Denis Robert, aujourd'hui emporté dans la tourmente médiatique, répressive, et judiciaire de l'affaire Clearstream...(lire l'article "Denis Robert" dans notre dossier: "Les combattants de la liberté")

"Quand j’étais enfant, on était dans une école où l’instituteur mélangeait les classes. On n’était pas assez nombreux au village. Quand je suis arrivé en CE1, je suis tombé sur André la moustache. Ce gars-là m’a pourri la scolarité. Il était en CM1. C’était une petite frappe dont les parents friqués faisaient tout pour qu’il réussisse. Il était bon en calcul et premier en rédaction. J’avais deux ans de moins que lui mais rapidement, l’instituteur a découvert que, malgré mon jeune âge, je me débrouillais plutôt bien… Le jour où il s’est mis à lire ma rédaction à haute voix, j’étais plutôt fier. "Toi tu seras écrivain, me disait l’instituteur. - André la moustache en était vert de jalousie. Il avait un souffre douleur plus petit, Hervé la banane qui était dans ma classe… A eux deux, ils m’ont fait les pires vacheries qu’on puisse imaginer… Vol de goûter, bagarre à la récré, livres déchirés… Je me souviens qu’un jour où j’avais eu 10 sur 10 en dictée, Hervé la banane était allé me dénoncer au prof à cause d’une faute d’accent qui m’avait valu un demi point en moins. André la moustache l’avait poussé à le faire. Ces crétins étaient toujours à deux contre un. Je pensais en avoir fini avec eux en quittant le CM2, mais je les ai retrouvés sur ma route au collège, puis au lycée… Pneus de vélos crevés, vol de carte de bus, dénonciation anonyme parce qu’on fumait au foyer : je les soupçonne d’être derrière toutes ces saloperies... C’est difficile de comprendre pourquoi quelqu’un ne vous aime pas… André la moustache s’intéressait à Trotski et aucune fille ne voulait sortir avec lui parce qu’il était trop chiant et qu’il avait une moustache. Pour Hervé la banane, la vie était encore plus dure parce que les filles se moquaient carrément de sa petite taille et de ses boutons. Moi, je passais mon temps dans les boums à rouler des pelles et j’avais toujours vingt sur vingt en philo. C’est peut être ce qui les faisait baver de rage… Les années ont passé et je les ai perdus de vue…


Ce matin, ils ont réapparus tels des spectres faméliques. (...)Je regardais tranquillement Oui-oui avec mon fils, quand il m’a semblé les voir réincarnés en Finaud et Sournois, les vilains lutins du dessin animé (...) sur France 5. Puis j’ai zappé et suis tombé sur Hervé Gattegno du Monde (...) Ses papiers servent à l’avocat de Clearstream pour bâtir ses plaintes. Et personne ne dit jamais rien. Normal, il est salarié dans un grand journal et fait peur à tout le monde parce qu’il peut rouler ses petits muscles et écrire des papiers fielleux n’importe quand sur n’importe qui. C’est son truc à lui, faire peur aux autres... Rigoler en coin, jouer au type qui sait tout, et balancer un pv qui vous plombe. Faut bien vivre et nourrir son ego… Je connais cette maladie. J’ai failli la contracter, mais j’ai su la voir venir.


Donc, après Sournois, Finaud…
En arrivant à mon bureau, j’ai appris que son ancien chef et mentor Edwy Plenel avait fait ce week end une énième chronique sur moi dans le journal belge Le Soir. Plusieurs copains bruxellois (...) m’ont appelé pour râler : "Je ne comprends pas, il est fou ce mec… (...)… Tu devrais porter plainte…"


La moustache de Plenel et ses tirades de joueur de flûte ne m’ont jamais impressionné. Pour tout dire, je pense que Plénel est un usurpateur, un opportuniste (...) sans foi ni loi, très doué pour le baratin et pour monter des coups. En lisant sa prose haineuse dans le Soir, disons que tout m’est revenu… Le lycée, mon instituteur, le vélo crevé, les papiers du Monde sur Clearstream, mes procès … Si l’on ajoute une moustache à Finaud, le méchant lutin roublard du dessin animé Oui-oui, on tombe pile poil sur Edwy…

Ce type me hait et me calomnie depuis une dizaines d’années sans que je comprenne bien pourquoi.
Jusqu’à présent, j’avais choisi de me taire.
Mais en ce moment, nos itinéraires se croisent un peu trop souvent. Je ne vais pas développer ici le problème posé par son arrivée à Libération. Je le ferai plus tard et en d’autres lieux (...)Pour moi qui connais l’histoire de Libé pour y avoir vécu avec bonheur une douzaine d’années, l’arrivée de l’ex-directeur du Monde à Libé est la pire chose qui puisse arriver au titre qui va déjà mal.

Ce n’est pas seulement sa personnalité qui pose problème (rigide, dictatorial, très politique, ayant fait plonger le Monde) c’est ce qu’il propose : (...) vieilles recettes, journal politique anti-Sarkozy, fondé sur la rivalité avec ses anciens collègues Minc et Colombani (qu’il honnit presque autant que moi aujourd’hui)…

Avec Plenel, c’est (entre autres) tout ce qui fait encore un peu le charme de Libé qui disparaît : l’humour, la fantaisie, la surprise…

Je pense que sa chronique belge truffée de contre-vérités n’est pas étrangère à mon opposition publique à sa reprise de Libé.


Je sais qu’on va dire que je cherche à régler des comptes (...)
Je voudrais ici, tranquillement, mettre les choses au point. (...)

En juin dernier, sans que personne ne lui demande rien, l’ancien directeur de la rédaction du Monde s’est constitué partie civile dans le dossier Clearstream. Ce qui est son droit puisqu’il fait partie des noms couchés par le corbeau dans les bénéficiaires de comptes bidons. (...)’est mon dernier livre "Clearstream, l’enquête" qui l’a révélé. Plénel est donc allé me dénoncer aux juges d’Huy et Pons en livrant « ses impressions ». Selon lui, j’aurais poussé Imad Lahoud à mettre son illustre patronyme dans les listes.

Extrait : « Je ne sais pas qui a mis mon nom et je n’accuse personne. Je rappelle simplement ce contentieux avec Denis Robert, qui me semble lui aussi être passé du réel à la fiction. A chaque étape du scénario du corbeau, l’enquête initiale sur Clearstream est présente. Imad Lahoud rentre en contact avec Denis Robert, Denis Robert met en contact Florian Bourges avec Imad Lahoud et le juge Van Rumbeke tente de comprendre Clearstream en s’adressant à Denis Robert »

… Deux pages de pv de pure calomnie (consultable sur le site de l’Obs) (...) Heureusement que nous ne sommes pa en période de guerre, sinon j’étais bon pour l’échafaud… Plenel le sait bien : il n’y a pas plus dévastateur que la rumeur. Et lui ne fait que ça avec moi : colporter des rumeurs. Jamais, même avec mon pire ennemi, je ne me serai permis de faire cette saloperie dans un cabinet d’instruction. Et personne ne dit rien. Une icône (certes fatigué et à la retraite) du journalisme va me dénoncer chez les juges et tout le monde trouve ça normal… Où est la morale là dedans ? Où est le journaliste ? La déontologie ? Ce n’est que délation et puanteur.


Juste avant, Edwy la moustache s’était déjà répandu dans tous les médias pour dire que mon enquête sur Clearstream était un fantasme, que j’étais gentil mais un peu naïf. (...) Je l’ai entendu me cracher dessus avec ce ton insupportable de vieux prof sur les ondes de France Culture ou d’Inter. Pourtant, juré, craché, je ne lui ai jamais rien fait. Je ne lui ai jamais rien demandé. Je ne me suis jamais moqué de lui.


Là ce matin, en lisant sa chronique dans le Soir –, style ampoulé, tirage à la ligne, formule creuse, référence biblique, autosuffisance- je constate que sa morgue et sa méconnaissance du dossier Clearstream sont intactes. Plenel est un radoteur paresseux. Il rabâche toujours les mêmes insanités même si cette fois, il est monté d’un cran. Il le fait de Belgique et joue à l’exilé. Titre de l’œuvre sous sa photo « Ce que cache l’affaire Clearstream ».
«Nul n’est prophète en son pays. Biblique l’expression convient à cette chronique déplacée, heureuse bénéficiaire du droit d’asile belge » démarre Edwy qui se la joue au "sans-papier" avant de décréter l’absence d’affaire Clearstream… «Elle commence autour d’un livre prétendant apporté des révélations définitives –c’était son titre Révélation$-sur cet établissement financier luxembourgeois. Je professe qu’il n’y a jamais eu d’affaire»

(...) «Sans l’invention probablement de bonne foi d’une fausse affaire Clearstream, il n’y aurait pas eu de faux listings bancaires » tranche Plénel. Autrement dit, tout se monte sur du vide… Des centaines de gens –des ministres, des agents secrets, des marchands d’armes, des magistrats- se seraient lancés dans une course folle et délirante. Seul lui, Edwy aurait vu juste. Il se réfugie en Belgique pour le dire.


On serait franchement mort de rire si le futur ex patron de Libé (ça me fait de la peine d’écrire cette ligne ) ne persévérait plus perfide que jamais : « On trouve au départ un journaliste (il parle de moi et cite mon nom entre parenthèse, on sent que ça lui fait mal) et un éditeur (Les Arènes) qui croient avoir un scandale… Leur démonstration ne tient pas la route. Des vérifications élémentaires –je peux en témoigner- suffisent à l’infirmer» jure Edwy avant de monter sur ses talonnettes : « Mais ce qui ne se prouve pas n’existe pas, du moins du point de vue journalistique. Et ce qui ne se source pas, honnêtement, rigoureusement et contradictoirement n’existe pas non plus »


Après, sa diatribe devient carrément insupportable quand on connaît le passé du gaillard : « C’est un avertissement qu’il faut toujours avoir en tête dans une enquête : on peut avoir politiquement raison et journalistiquement tort. Sinon la conviction idéologique suffirait à dire le réel et le vrai ». Plénel ressort ensuite, après avoir confié toute l’estime qu’il portait à Villepin ou à Giesbert (grand premier ministre, grand patron de presse), son numéro éculé nous accusant de faire dans la théorie du complot, trichant sur chaque mot, inventant une légende mêlant les délires du corbeau avec notre travail, faisant mine de confondre mes romans et mes enquêtes.


Est-il utile de me justifier ? Il suffit de faire ce que Plenel n’a jamais fait : ouvrir mes livres, regarder mes films, lire les jugements qui me sont favorables. Ne pas déformer ce que j’écris.


La spécialité de Plenel c’est de donner des leçons de journalisme. Il est super mal placé pour le faire. (...) Plenel en fait des tonnes. Il est sans arrêt dans la posture du journaliste professeur. Il vient d’ailleurs par décret ministériel et donc appui forcément politique et forcément à droite et vraisemblablement chiraquien d’être nommé professeur d’université à Montpellier. Une dépêche l’a annoncé la semaine passée. Plenel est ami avec Villepin, pote avec Hollande. Plenel est-il encore journaliste ? On peut vraiment en douter. Il peut faire illusion à Libé devant une minorité (j’espère) d
e salariés prêts à tout pour sauver les meubles, devant des hiérarques du PS inquiet de sa capacité de nuisance, ou à l’université de Montpellier devant des cancres sans mémoire. Ailleurs, j’en doute… Même en Belgique…


Plenel est un donneur de leçons. Si j’avais bidonné ne serait qu’un dixième de ce que lui a bidonné quand il s’occupait d’enquêtes au Monde, je pourrais admettre la critique. Là, non. (...) Venant de lui qui avait dénoncé... le financement du PS par Panama, c’est dramatique.(...)Il suffit de taper sur Google, Panama et Plenel.
Le 27 août 1991, le Monde annonce en une un scoop " Scandale à Panama ". Plenel raconte comment le général Noriega aurait financé le Parti socialiste français, en particulier pour amener Mitterrand au pouvoir en 1988. Des lettres sont produites, à en-tête de l’ambassade de France à Panama. Le PS démentira très vite. Le Monde patine alors dans la semoule. Plenel se terre. On lui retirera l’enquête. Les lettres s’avèreront être des faux grossiers. Le rectificatif tombera dix jours plus tard. Le Monde exprime son " regret " d’avoir publié des " informations non vérifiées ". Dans son livre sur Le Pouvoir du Monde, paru en 2003, Bernard Poulet note que Plenel fera publier plus tard ses articles dans un livre sans reconnaître son erreur : "Il y reproduit notamment l’article malheureux, amendé, sans dire qu’il s’est trompé, mais tout en expliquant qu’il s’agit d’un "supposé scandale ». Tout Plenel est ainsi résumé. Têtu. Obsessionnel. Ne supportant pas qu’on lui fasse de l’ombre. Ce personnage (...) veut faire de Libé son instrument de reconquête de notoriété…
C’est incroyable que je sois le seul à le dénoncer et à trouver la ficelle énorme !
(Mais non, Denis, tu ne l'es pas; rassure-toi...NDLR)
Sur ses accusations (...), que dire ? Je n’ai jamais prétendu apporter des révélations définitives. Au contraire, je cherche, je tâtonne, j’invente et parfois je trouve. Avec Clearstream, j’ai trouvé. Pas du tout la plus grande lessiveuse d’argent sale du monde comme l’écrit bêtement Plenel mais un outil de dissimulation qui sert à des milliers de clients sur la planète. Je fournis des preuves, des centaines de comptes ouverts dans des paradis fiscaux (je donne leurs numéros, leurs dates d’ouvertures), des microfiches. J’apporte des dizaines de témoignages que je filme et que j’enregistre. Tout l’état-major de Clearstream a été viré après mon premier livre. Bien sûr, la boîte noire de la finance a obtenu un non-lieu à Luxembourg mais en raison de prescription. Il suffit de lire les jugements luxembourgeois. Et depuis quand un paradis bancaire est-il un modèle de vertu ?
Mon enquête était honnête, rigoureuse, contradictoire. Et sourcée. La mission parlementaire sur le blanchiment est repassée derrière moi et a entendu des dizaines de témoins supplémentaires. Jamais, je n’ai été pris à défaut. J’ai passé, avec Pascal Lorent, trois années à travailler sur ce dossier. Que fait Plenel du témoignage de Régis Hempel, l’informaticien, qui assure avoir effacé les traces de transactions et qui a gagné tous ses procès contre Clearstream ? Que fait Plenel des dizaines de jugements qui me sont favorables comme celui du TGI de Paris qui juge mon enquête «sérieuse, utile, contradictoire, étayée » et qui a condamné Clearstream à me verser des indemnités. Je suis fatigué de devoir chaque fois me justifier. Je suis fatigué de la mauvaise foi et de l’aveuglement de Plenel, de Gattegno et de quelques autres. J’en ai ras le bol de leurs attaques incessantes. (...)
Souvent, les gens un peu informés me demandent ce que je leur ai fait pour qu’ils me poursuivent avec autant de constance et d’agressivité les années passant, je suis bien ennuyé pour répondre. Je ne sais pas. Ils pourraient me laisser en paix. (...) Ils sont comme dans une cours de récré (...) André la moustache et Hervé la banane.(...) Mes livres se vendent(...) mes films sur Clearstream sont depuis une semaine en tête de gondole dans les FNAC. Ça les rend verts de rage. Plenel est dans l’incantation, la fiction, sa fiction. Rien de ce qu’il dit n’est étayé par un début de preuves. Tout ce que j’écris est vérifiable, visible. Lui, pas. Il est dans le complot, la parano et le fantasme. Je suis dans le réel.
Denis Robert

(Extraits d'un texte publié en intégralité sur le blog de Denis Robert http://www.ladominationdumonde.blogspot.com/)

Bref commentaire

Nous avons du couper un passage sur Plenel et l'affaire du Rainbow Warrior, le navire de Greenpeace, affaire que le fat Edwy s'enorgueillit, d'ordinaire, d'avoir "révélée". - Alors que la vérité des faits oblige à dire que le "petit brun à moustache " (Marcelle dixit), alors au Monde, s'était un peu perdu sur la piste d'agents "félons" de la DGSE, agissant en solo, et autres"mercenaires d'extrême-droite, basés en Nouvelle-Calédonie", œuvrant pour compromettre la France de Mitterrand, vêtue de probité candide et de lin blanc...Thèse jugée aussitôt très inquiétante... par les agents des services français, auteurs, effectivement, du sabotage, mais sur ordre venu d'en haut...Craignant de se faire lâcher par le pouvoir qui les avait envoyés "au turf", ils firent alors contacter, par des amis de confiance, deux journalistes courageux, Pascal Krop, de l'Evénement du jeudi, et Jacques-Marie Bourget, de VSD (aujourd'hui à Match, et grièvement blessé, depuis,par un sniper israélien, en Palestine).

Ce sont ces deux valeureux confrères, donc, et personne d'autre, qui révélèrent, non sans courage, l'implication des "services" français, agissant sous les ordres du pouvoir politique socialiste, et pas "en mercenaires". Ils durent encaisser les sarcasmes de la presse bien-pensante "de gauche" - Libé compris: c'était l'époque July...- acharnée à défendre le pouvoir qui la finançait largement.

C'est seulement au bout de plusieurs semaines, quand la dimension politique de l'affaire ne put plus être niée, que Claude Angeli, du Canard, et Plenel, au cours d'une conversation téléphonique connue de tous depuis le procès des "Ecoutes de l'Elysée", se mirent d'accord pour "y aller", ensemble. Le Monde "révélant" alors l'existence d'une "troisième équipe" de la DGSE, venue faire sauter le bateau des écolos dans le port d'Auckland. - Thèse purement spéculative, pour ne pas dire inventée de toutes pièces, et dépourvue, en tout cas,du moindre commencement de preuve. Mais ce n'était pas le problème:elle allait permettre de débloquer la situation, en faisant "sauter le fusible" (Hernu ministre de la défense), sans accabler les militaires français aux mains de la police néo-zélandaise, "complices" de l'attentat, et pas "auteurs". - Une bonne chose, au passage, pour "l'homme au bonnet rouge", un des nageurs de combat du "service action" repéré sur place, aux commandes d'un Zodiac, sans être alors identifié: le propre frère de Ségolène Royal, qui, naturellement, n'en savait rien...

Plenel allait ensuite pousser le bouchon encore un peu plus loin en menaçant de riposter à toute éventuelle mise en cause de son "copain" Fabius, (l'homme au parapluie, alors Premier ministre, en charge, à ce titre, de la supervision des services secrets) en mettant dès lors en cause Mitterrand, et l'Elysée (qu'il continuait, en fait, à protéger, réservant ses coups au pauvre Hernu)...

Mais, effleurée, seulement, jusqu'ici, par quelques livres, l'histoire de Plenel-journaliste reste à écrire...En passant par son agenouillement servile devant le ministre de l'Intérieur (socialiste fabiusien) Pierre Joxe, crédité - c'était au début des années 80...- d'une "inversion historique des courbes de la délinquance" (une farce), due, en réalité, à une "embrouille" statistique portant essentiellement sur les chèques (des millions de délits disparus en fumée, par un simple jeu d'écriture).

Mais nous n'insisterons pas plus, aujourd'hui. Ce n'est pas le jour.

Certains de nos (nombreux) lecteurs de Libé ont, en effet, mal interprété nos (intensifs) tirs de barrage contre Plenel, et son fumeux "plan", de "sauveur suprême" (du pipeau), qui s'est heureusement dissipé, sous nos coups, notamment, comme un mirage -ou comme les millions de dollars de Noriega-PS, à Panama, bidonage des bidonnages...

Comme à Denis Robert, parfois, on nous reproche de nous égarer dans des "réglements de compte", justifiés, sans doute, avec ce personnage...Car nous n'en faisons pas apparaître les enjeux de façon suffisamment claire.

Il faut revenir, en effet, à l'essentiel: les Libé-Lutte ont fait le plus dur, en votant OUI, à une étroite majorité, au "plan de relance" de l'actionnaire principal, dont les millions d'euros sont, on ne peut le nier, d'une importance vitale pour assurer le redressement d'un titre à l'agonie, et d'une entreprise de près de 300 personnes au bord du dépôt de bilan.

Ils n'avaient pas le choix. En l'absence de vraie alternative- faute de l'avoir construite - ils ne pouvaient rien espérer, et, finalement, ils l'ont compris, de l'inconsistant "plan Plenel" (du vent, sur de la vase). Dans ces conditions, le NON, c'était le suicide collectif de l'Ordre du Temple Solaire...Une logique de secte...

Les Libé Lutte ont ensuite ratifié, plus largement, l'arrivée à leur tête de Laurent Joffrin, vrai journaliste, intègre, sérieux et progressiste, dont MINUTE (lié, on le sait, aux troubles officines du Ministère de l'Intérieur) fait, de semaine en semaine, sa "tête de turc" - favorisant ainsi, par une bien étrange inadvertance, les ambitions de revanche et de retour en piste de son rival battu, mais pas éliminé, le sulfureux Plenel.

Mais la lutte n'est pas finie.

Et la Révolution Culturelle, en cours, et nécessaire, au sein de Libération comme dans ses pages, en reste encore au stade des tout-premiers balbutiemenst, insuffisants.

Contre la menace de licenciements en nombre indéterminé -et toujours, à ce jour, négociable - cette révolution en marche doit encore s'étendre aux représentants de la Société Civils des Personnels (SCPL, actionnaire minoritaire), dont beaucoup de représentants pourtant élus, mais il y a longtemps, ont joué double-jeu, tirant dans le dos de leurs mandants...Ils devraient être démasqués, critiqués, remis en cause...Ou mieux, destitués. Le vote les a désavoués, qu'ils remettent leurs mandats, qu'ilsdémissionnent! C'est la démocratie, c'est le minimum!

Cette RévoCul des LibéLutte doit aussi s'étendre, et, de fait, commence à s'étendre, aux syndicats du journal, dirigés, à ce jour, par des militantes et des militants honnêtes et combatifs -mais devenus, au fil des ans, trop sûrs d'eux, incapables de remettre en cause leurs façons de faire, leurs habitudes, trop enclins à jouer aux "leaders", tirant une "base", de fait, trop souvent passive ou inerte...Dans une situation de lutte pour la vie, ou la mort, ce n'est plus possible. Elles et ils doivent, non pas jouer les maso, ou les pénitents, en battant trisitement leur coulpe: mais écouter les critiques, et innover, dans un fonctionnement au quotidien plus collectif, plus méthodique, plus ouvert...Ils doivent construire, comme on construit une maison, mur par mur, pièce par pièce, une démocratie syndicale vivante, efficace. Donc, structurée...

Dans une situation encore fragile, et mal consolidée, même si le pire a pu être écarté, le risque d'une "explosion sociale" corporatiste, aveugle, butée, manipulée en douce par des "petits chefs" ou des ambitieux, agissant en coulisses, n'est pas complètement écarté.

Une "grève du désespoir", incontrôlable, voire un "conflit des camionneurs, à la chilienne", reste, à tout moment possible.

Il suffit d'une étincelle, et les vaincus du suffrage d'hier, et d'avant-hier, n'hésiteront pas à jouer les pompiers-pyromanes. Ils n'ont rien à perdre, eux, et placent, sans scrupules, lers pions jusqu'au cœur des meilleurs syndicats. A la guerre, comme à la guerre...

Une situation de blocage ne pourrait conduire, à très court terme, que sur la pire des catastrophes (dépôt de bilan, clé sur la porte, mort de Libération, 300 personnes à l'ASSEDIC); et sur les pires manœuvres des charognards spécialisés, des détrousseurs de cadavres, à l'affût, et des vautours de la politique la plus pourrie, qui rôdent en cercles concentriques dans le ciel de la place de la République, appâtés par l'odeur de la viande et du sang.

Pour conjurer ces risques, dont ils sont inégalement conscients, les syndicats de Libé - dont la base, objets de manipulations diverses et plus ou moins habile, flotte encore dangereusement -ne s'en sortiront pas sans prendre résolument l'initiative: en lançant, sans délai, une très vaste négociation, tant sur le projet de relance journalistique, qui les concerne, et commence à se dessiner, mais reste flou, que sur le sort des perssonnels menacés de licenciement dans les différents secteurs....

C'est un défi, pour tous, et plus particulièrement pour la CGT, cœur nucléaire du syndicalisme à Libé, particluièrement secouée, et souffrant, notamment d'une sérieuse insuffisance de démocratie interne, reflet aussi, il faut le dire, de sérieuses carences dans la prise de responsabilités, d'initiatives, par les adhérents de base, les simples militants.

On y reviendra.

 

- Libé, etc...Un lecteur nous écrit,

de très loin...

"D 'accord avec toi dans ton soutien à Rothschild dans la tentive de "refonder" Libé, sauf.....

" Salut Polo,

D'accord avec toi dans ton soutien à Rothschild dans la tentive de "refonder" Libé, sauf sur un point : je ne crois en la presse comme arme politique. Un Libé viscéralement, par principe, anti-Sarko n'aurait aucun effet. La fonction d'un journal est d'informer à travers le prisme d'une vision du monde (quelques grandes valeurs) et de fédérer sans plus ceux qui s'y reconnaissent tout en sachant, quand la vérité l'impose, les prendre à rebrousse-poil.
- D'accord, avec toi, sur l'opinion que tu as du dandy Arnaud Mon..., porte-parole de Ségolène, l'inconsistante, très courageuse pour tout ce qui ne mange pas de pain. Elle est la candidate des gogos et des bobos. J'arrive pas te comprendre. Ses propos sur la Palestine? Je doute de sa sincérité. C'est quand même elle qui a proposé un comité des sages présidé par Clinton (???!!!), le si peu sioniste, pour trouver une solution à l'agression israélienne contre le Liban. Elle n'est pas populiste, elle est poujadiste...
Salut

R.

- Sur Ségolène, il est bon de crever l'abcès.

- Plusieurs d'entre vous pensent, silencieusement, la même chose. Ils ne comprennent pas que JP Cruse, et indirectement, donc, Le Monde Réel, qui ne roule pour personne - mais héberge les textes de notre ami JP ( nous nous honorons d'être les seuls à les publier, avec les sites amis "La banlieue s'exprime" , et "Marseille Solidaire"), considère qu'une menace effroyable, et absolument inédite, pèse sur notre destin, sur notre culture, sur notre pays, sur nos droits, sur nos vies: avec la très possible et, dans ce cas, très proche, arrivée au pouvoir suprême, en France, terre de haute civilisation, et un des pays capitalistes les plus développés de la planète, d'une "figure de synthèse" digne des pires BD, fils d'une copulation monstrueuse entre Thatcher, Reagan, Sharon et Mitterrand - quelle partouze... Nous avons nommé Nicolas Sarkozy, l'aventurier sans scrupules, l'homme de la guerre internationale totale contre le monde Arabe et l'Islam, de la guerre CONTRE toute civilisation autre que celle dont le Dieu s'appelle dollar, autant que de la guerre civile ethnique en France (souvenons-nous du "kärcher" et de "racaille", mots-missiles, calibrés pour provoquer la peur et la haine, et pour tuer, et qui ont effectivement tué).

Que beaucoup, englués dans le terrible train-train de schémas de pensée familiers, trop familiers, en fait sclérosés et vieillis - " l'habitude: la force la plus terrible, disait le bon Lenine...- sachent parfaitement cela, sans oser en tirer des conséquences radicales n'a rien pour étonner.

En France, dans l'avant-guerre, et pendant les "années de plomb" (et de torture) de l'occupation étrangère et de la Résistance patriotique anti-nazie, ceux qui osaient avancer l'idée " de rupture" d'un "Front National" - un vrai - bousculant les lignes et les clivages, pour rassembler les forces du combat et de l'espoir dans l'alliance de l'eau et du feu, celle des communistes et des gaullistes, se faisaient traiter de fous, et, complémentairement, de "déviants nationalistes", par une certaine "ultra-gauche" petite bourgeoise, confite dans ses vieilles lunes, convaincue de détenir, de toute éternité, les tables de la loi, et tolérée, de ce fait, comme contre-poids contre toute résistance effective à l'horreur, par l'occupant...Ainsi de Robert Jospin, père jamais renié par l'autre, ainsi de la quasi-totalité des trotskistes, et avant tout des lambertistes (chers à "Boussel-Lambert" et à Jospin-le-fils, puis à Cambadélis), futurs protégés de l'Empire qui allait suivre, en la personne d'Irving Brown, l'homme de la CIA en Europe, financier et conseiller de toute l'extrême-gauche anti-communiste dans les années 50, avant que prennent le relais, aux cordons de la bourse, Taïwan et Israël...

Rien de tout cela ne nous éloigne du sujet, et de Ségolène, cette fille de militaires "tradis" d'une lignée fertile en héroïsme, devenue, par la grâce...des circonstances, au moins, le seul barrage crédible face à un innommable qui n'a, certes, pas les couleurs et les rites abominables du nazisme, mais qui représente, historiquement, comme les fourriers "français" du IIIème Reich, à l'époque, le parti de la sujétion aux Maîtres du moment, le parti de l'Amérique de Bush, et d'Israël, le parti de l'humiliation du pays, de la patrie, des violences raciales, et de la régression sociale.

C'est pour toutes ces raisons que, très tôt, notre ami JP, fort d'une longue expérience et de longues lectures, fort de principes solides éprouvés par le feu, peu enclin, enfin, à la sieste sur le mol oreiller de dogmes surannés, prêt, toujours, on le sait, dans l'écoute et le respect, à la confrontation d'idées et au dialogue, mais radicalement indifférent aux aboiements des chiens aux basques de sa caravane, a proposé de prendre cet engagement pour Ségolène. Et cela, malgré les apparents handicaps de départ que pourraient constituer le passé chez Mitterrand de l'insolente autant qu'insolite candidate, et son appartenance actuelle au parti de Jospin, Fabius et DSK, ligués, tout le monde le voit, certains comprennent, pourquoi, dans le seul but de la casser...

Que ceux qui, pressés de parler avant d'avoir réfléchi et pensé, et englués, comme autant de jeunes vieillards au bord de la mort, dans le confort rassis de certitudes anciennes aux allures de bréviaire, s'apprêtent, en "canardant", comme Jospin, fabius et DSK, et comme demain Sarko, la fière "zapatera" s'interrogent sur la responsablité qu'ils prennent, devant l'histoire...

Que ceux qui prônent la politique du pire, l'ultra-gauche des gros bras...verbaux, prétendant qu'avec Sarkozy, au moins, tout sera clair, cessent de se bercer, et de bercer le peuple, d'illusions. Contre un pouvoir mauvais, de forme nouvelle, élaboré, sophistiqué, "moderne", oté d'immenses moyens, de vastes appuis étrangers, et d'une grande force, seule des forces déjà constituées, et durcies au feu de véritables combats, sont susceptibles de tenir le choc...Tout le reste est faribole, aventure, irresponsabilité...Mieux vaut prévenir que guérir...

Tel est, du moins, qu'on sache, le raisonnement de JP. Quant à la Palestine, ceux qui n'ont pas de mots assez durs pour critiquer les effectifs altermoiements de l'actuel gouvernement français, ou les prudences de la candidate à la candidature, dans le Parti où elle surgit, tel qu'il est, sont eux-mêmes incapables, on a pu encore le vérifier, à Paris, ce samedi, d'actes de solidarité et de résistance effectifs, a minima, d'actes d'honneur très simples, pourtant porteurs d'impact, sans véritables risques, comme la libération de la Place Théodor Herzl, toujours souillée par le nom du vieux nationaliste racial, théoricien de l'actuel Etat-boucher, qui parle au nom des Juifs, et salit aussi leur mémoire, et leur histore. Les appels faits dans ces colonnes n'ont pas suffi. C'est une vérification, pas une surprise. Défilant de Bastille à Châtelet, des milliers de manifestants sincères, honnêtes, et combatifs, conduits par des esprits pusillanimes et parfaitement calculateurs, sont passés à quelques centaines de mètres à peine d'une cible hautement symbolique, où une action spectaculaire aurait retenti jusqu'à Gaza, et bien au-delà, rallumant les flammes de la rébellion effective, de la dignité, du courage, et de l'espoir!

C'est clair. Nous savons que notre ami a d'autres arguments, sur le fond, à faire valoir. Ils méritent d'être examinés, pesés, et soupesés, et débattus, par tout esprit sincère, capable d'ouverture et de remise en cause, comme c'est le cas de R...et de la plupart de nos lecteurs, dont le nombre bondit de semaine en semaine. Car il bondit, et c'est normal: puisqu'ici s'ouvre un rare espace de pensée libre, iconoclaste, et de culture, où la contribution de tous est plus qu'utile: indispensable.

D'accord ou pas d'accord, ayez confiance en vos, ayez confiance en nous, ayez confiance en la force de la pensée créatrice, de la pensée rebelle, s'il le faut, à elle-même, en la "ressource humaine": exprimez vos pensées librement, vos doutes, vos recherches...C'est là que gît la force.

A+

ShaoShan

 

LIBE

MINUTE

CHOISIT

SON

CANDIDAT

A quelques heures d'échéances décisives pour le journal de l'après 68, pôle potentiel d'un groupe de de presse indépendant des media militaro-américano-sarkozystes, où pourraient s'agréger, en une synergie fondée, non sur une concurrence idiote, mais sur d'intelligentes coopérations de titres complémentaires (comme Le Nouvel Obs, L'Humanité, Marianne, et des medias audiovisuels amis) la Haute Finance Fabiusienne (HFF), proche, traditionnellement, d'Edwy Plenel, semble affiner les plans de son "O.P.A hostile".

Ayant perdu une première bataille, au nom d'une ligne "plus à gauche que moi tu meurs", affaiblie par l'absence de projet sur le fond, et d'argent pour les porter, les fabiuso-pleneliens semblent se préparer à rebondir, façon CULBUTO, en jouant la carte de "la grève, à fond", de la lutte contre "le méchant capitaliste Rothschild", et le nombre effectivement trop grand des suppressions de postes envisagées, et donc, finalement, d'un blocage suicidaire, porte ouverte sur le gouffre du dépôt de bilan, et l'irruption d'un nouveau "sauveur suprême", maquillé en honnête repreneur, prêt à racheter ce qui reste pour une bouchée de pain, à réembaucher qui il veut, comme il veut, et à relancer la folle spirale de l'aventure et du déclin, qui avait marqué la phase terminale de l'agonie de JULY...

Bizarement - mais en fait, il n'y a rien d'étrange à cela - c'est ce moment que choisit l'hebdomadaire MINUTE, (un journal à potins proche de la gauche can-can de Saint-Germain des Prés, devenu, sous le feu de la guerre d'Algérie, l'organe des ralliés "de gauche" à l'OAS, puis celui de toute l'Algérie française, et de l'extrême-droite anti-gaulliste de toujours), pour se payer la tête du journaliste Laurent Joffrin, venu de l'Obs, qu'il a magistralement relevé, pour tenter une opération de sauvetage sur Libération, le journal où il a fait ses premiers pas dans la presse.

Tout y passe: MINUTE "révélant", ce que tout le monde sait, que Joffrin, fils d'un imprimeur nommé Jean-Pierre Mouchard, lui-même, un temps, proche de Le Pen, a choisi de "jeter sa goume", dans une phase, salutaire, de "rébellion contre le père", en adhérent à la gauche du PS de l'époque, le CERES (anti-européen) de Jean-Piere Chevènement (l'homme du Non à Mitterrand, à l'aube de la première guerre d'agresion de l'Irak).

Le jeune journaliste de gauche, choisit, pour l'occasion, le pseudonyme journalistique qui va rester le sien: Joffrin. Une preuve, pour ce torchon, d'une connexion avec la sulfureuse "Cagoule", une organisation d'extrême-droite des années 1930-40 dont les sympathisants choisissaient souvent pour "pseudo" des noms de stations de métro. Mitterrand se serait inspiré de cette coutume, en devenant, dans ce qu'il appelle sa "Résistance","Morland", de Sully-Morland.

Mais Jean-Marc Molitor, le subtil auteur de cette descente en flammes de JOFFRIN, nourrie des sous-entendus qu'on imagine sur les Rothschild, ne peut pas ignorer qu'il fait, curieusement, le jeu d'Edwy Plenel - et surtout de ses éventuels alliés et amis fabiusiens, ou des vautours divers quelle que soit leur espèce, rôdant, appâtés par l'odeur de viande morte, et de dépôt de bilan.

Le pourfendeur de JOFFRIN doit donc faire semblant d'ignorer que celui-ci, qui a fait des erreurs, comme tout le monde, à l'époque de l'hystérie Montand, et de "Vive la Crise", mais les a lui, et lui seul, reconnues et corrigées dans une autocritique approfondie et fine de l'idéologie de la "modernisation", dans son ensemble, n'a fait, en choisissant le nom d'une station de métro, qu'inscrire ses pas dans la tradition la plus glorieuse, celle qui a donnée naissance au titre du premier Libération, celui de D'Astier de la Vigerie, puis, sous l'influence du grand Maurice Clavel, à l'actuel objet de convoitise d'une nuée de charognards et autres détrousseurs de cadavres. Cette tradition, c'est celle d'un grand industriel du nord, du nom de Dewavrin, devenu, sous le nom de "colonel Passy" (une station de métro...) l'héroïque fondateur du BCRA, le service de renseignement et d'action secrète de la France Libre, avec l'appui de son adjoint Pierre Brossolette, un des très rares intellectuels socialistes à s'être engagé effecivement dans le combat de la Résistance, à y prendre les plus grands risques, comme "Passy", René Char,et Camus, et contrairement à Sartre, Mitterrand et la Duras, avant de trouver une fin atroce et glorieuse, aux mains de la Gestapo.

Minable polémique, minables procédés de campagnes, digne des cuisines du vieux Gringoire, ou du plus Vieux PS.

Plenel, et ses amis de l'ombre, qu'on n'a pas épargnés ici, certes, et en conscience, méritaient peut-être, tout de même, des souteneurs d'un autre tonneau, sur de moins douteuses "passerelles".

Mais la logique "les ennemis de mes ennemis sont mes amis", exerce, comme toujours, ses terribles ravages. Souhaitons que, pour une fois, ça ne marche pas trop; et que les Libé Lutte, confrontés à des choix cornéliens, mais somme tous simples, gardent en tête, avant le vote, les paramètres essentiesl, qui restent, eux rationnels:

1.L'existence d'un plan de sauvetage cohérent, porté par des investisseurs sérieux, ainsi que par un journaliste de grande valeur, et de surcroit, ce qui n'est pas si fréquent, intègre...

2. La possibilité d'en négocier, tant qu'il n'est pas trop tard, si les syndicats reprennent la main, s'unissent, et jouent pragmatiquement leur rôle, les aspects sociaux les plus délicats.

3. L'absence de toute alternative réelle, et l'effondrement des "coups de bluff" en série, fondées sur une stratégie de clans, et de rumeurs, qui ont semé tant d'illusions, et fait perdre à tous un temps précieux . Un temps, qui est aussi de l'argent...

JPC

 

Libération

L'ESPOIR

(Article publié le lundi 16 octobre 2006)

Avec son "cahier de doléances des banlieues", en appui journalistique au travail de terrain d' "AC Le Feu", et de la grande tournée nationale des jeunes de Clichy-sous-Bois, fer de lance de la grande révolte de 2005, partis à la rencontre de la France profonde, et préparant une grande marche vers l'Assemblée Nationale, ce 25 octobre, conclue par la remise d'un "cahier de doléances"(dont le journal dirigé par Vittorio De Filipis donne aujourd'hui de passionnants et très concrets extraits), Libération publie, ce lundi, son meilleur numéro depuis des lustres. Assorti d'un éditorial intelligent, clair, et sans afféteries, de Jean-Michel Thenard - un bain d'intelligence concrète et de bon sens, en rupture radicale avec les minaudantes "chatteries" du crypto-pleneliste de couloir, l' hypocrite arriviste, Marcelle, "la précieuse ridicule"...

Ce numéro, à lire, donc, et à conserver - ça faisait longtemps -comprend aussi (c'est Noël!) une réflexion constructive sur le Coran (" C'est à l'intérieur même du Coran que la solution gît pour régler la question de la violence et contrer la lecture opposée qu'en font les maximalistes littéraliste islamistes"); et un papier lumineux de Pierre Prakash sur les suicides en série - plus d'un millier!...- de paysans indiens producteurs de coton, étranglés par leurs dettes.

Mais notre propos n'est pas ici de "cirer les pompes" d'une équipe journalistique qui aurait beaucoup à se faire pardonner, le jour où elle commencerait à examiner, sans auto-flagellation, mais lucidement, l'étendue des dérives et des erreurs qui ont amené à la prise du pouvoir totale (sinon totalitaire) du médiocre et boursouflé Serge July - suivie, après l'heureuse "décapitation de Louis XVI", par une sorte de compulsion répétitive dans l'erreur, et dans l'errance, avec la fascination d'une fraction de la rédaction pour une solution "July-bis", dans un agenouillement triste aux pieds d' un nouveau "sauveur suprême", le manipulateur Edwy Plenel, lancé dans une O.P.A. de couloir sur le titre...

"Les grenouilles qui demandent un roi"

C'est un peu la fable de la Fontaine "Les grenouilles qui demandent un Roi" que semblent aujourd'hui réciter - jusqu'à la caricature, et même au-delà - des journalistes désemparés, que l'angoisse du chômage semble rendre prêts à se jeter entre les bras du premier venu - au risque de se (re) prostituer...

Comme le raconte dans ses dîners en ville l'administrateur judiciaire, stupéfait, on voit des syndicalistes d'extrême-gauche, proches, par exemple, de SUD, mais pas seulement, s'extasier sur l'importance, l'urgence, et la nécessité d'un nouveau "leadership". - "Moi qui croyais, raconte M. Valiot, l'administrateur en question, que ces gens-là étaient des partisans du "collectif", du "travail en équipe", des "solutions internes", et de la "ressource humaine"... On dirait que leur seul problème c'est de trouver un nouveau "maître", et de s'en remettre à lui...C'est lamentable!"

Sans aller jusque là, il est tout de même navrant de constater que le fossoyeur du Monde, qu'il avait su embobiner de la même façon dans ses salamalecs, avec sa sophistique de séducteur vieillissant pour dames en retour d'âge, mâtinée d'une rhétorique ra-gna-gna de "trotskiste culturel", badigeonnée, à la sauce July, d'une "modernité" de marchand de fringues,avant de conduire aux portes de la mort le grand journal de Beuve-Méry, puis du rigoureux Claude Julien, que le petit Edwy avec ses petits yeux et ses etites moustaches, donc, ait réussi à mettre en partie dans sa poche une A.G. où la "cellule" crypto-plenelienne grossièrement camouflée du journal avait réussi à l'inviter/infiltrer...

Pour ce faire Plenel n'avait qu'un argument, massue: "J'ai un plan. Il est bon. Mais je ne peux pas vous le donner. Sinon, je vais me faire piquer mes idées - je ne suis pas naïf...". - "Donc, ou je viens. Et quand j'y suis, je parle. Ou je ne viens pas. A vous de choisir..."

En clair: prenez-moi comme gourou, comme sauveur suprême, imposez à Rothschild "avec qui je m'entends bien..." ma présence à votre tête...- Et là, je vous révélerai mon plan; je vous dispenserai ma précieuse parole; je vous révélerai les Tables de Ma Loi; et je vous condurai, guidés par mon bâton de berger, vers la terre promise...

Politique organisé et méthodique, plus confiant dans la force des manœuvres secrètes d'appareil que des idées (dans son cas, c'est logique), le nouveau "sauveur suprême" de ce radeau de la Méduse dont l'équipage n'en revient pas d'avoir eu le courage de cuisiner, de dévorer, et surtout, de digérer le précédent "suprême", a vu, ce week-end même, son réseau de porte-serviettes en cagoule, de "clandestins" ridicules, multiplier les manœuvres obliques...Et même, tenter d'instrumentaliser les syndicats du journal... En les convoquant à une intersyndicale d'urgence, en catimini, par surprise, le dimanche après-midi, pour tenter de leur faire entériner un texte ficelé d'avance.

Les représentants du personnel, perdant, dans cette hypothèse, toute lucidité, toute indépendance, et les bases même du métier syndical, s'y voyaient enjoints de "proposer" au prochain Conseil d'Administration, prévu ce mercredi, ...d'adopter le "plan" "conçu en commun" par "l'équipe" " en concertation avec Edwy Plenel"...- Un plan dont personne n'a vu l'ombre de la couleur, et dont, comme l'a fait observer, d'urgence, par téléphone, un des rares journalistes de SUD à garder la tête froide, "on ne sait même pas combien de licenciements il comporte, lui".

La CGT, où Plenel compte aussi des partisans - quel travail! - a finalement ramené, selon nos sources, tout le monde à l'unité et au bon sens -tout en reconnaissant, de façon fort civile, que "personne" n'y a "rien contre Plenel", dont la prestation devant l'AG "a été appréciée"...A l'initiative de la seule organisation à garder, donc, un peu de recul, et la tête sur les épaules, un texte de compromis a finalement été adopté par l'intersyndicale.

Ce texte donne à Plenel un hochet (son nom y est cité). Mais les représentants du personnel, fidèles, en fin de compte, à leur mandat, se gardent bien de "se féliciter" - comme "on" les y incitait -d'un "plan" aussi hypothétique qu'évanescent, ne comportant aucune garantie d'avenir pour l'entreprise, et pour ses salariés toujours menacés d'être jetés à l'Assedic.

Le 11 rue Bérenger, palais de manœuvres obscures

Les manœuvres obscures vont toutefois continuer cette semaine. Au risque de faire perdre à tout le monde un temps qui est compté. Même si les informations du Figaro, et des radios, sur l' imprimeur-non-payé-qui-refuserait-maintenant-d'être-imprimé ne sont que du pipi de chat, à peine digne d'une rédaction de débutant en désinformation à l'Ecole de Guerre Economique (E.G.E., dirigée par un ancien "proche" de Libé, et maoiste militant autant que militaire, Christian Harbulot).

Les vraies questions sont simples

Le cirque risque de durer -et de faire pénétrer tout l'océan par les voies d'eau largement béantes dans la coque de ce qui peut devenir un Titanic - tant que l' "équipe journalistique", et, au-delà, l'ensemble de la collectivité humaine qui fait ce journal, ne commencera pas à se poser, méthodiquement, les vraies questions.

Car la dégénérescence de "Libé", source de la chute des ventes, ne date pas d'hier. Et n'est pas due, seulement, à la mégalomanie grotesque de July;à ses erreurs journalistiques et politiques en cascade;à sa fascination perpétuellement changeante pour tout ce qui brille; à son mépris souverain des règles de base de ce qui reste tout de même un métier, le journalisme; ni même au climat de secte qu'il a su faire régner, année après année, autour de lui, et de ses sbires...

La base aussi, et les journalistes eux-mêmes, ont aussi, bien évidemment, leur responsabilité. Ils doivent faire un travail critique sur eux-mêmes, sur leurs pratiques, ou sur celles qu'ils ont tolérées, autour d'eux, au-dessus d'eux, dans le journal...

Il est temps qu'ils commencentà se demander quels sont les mécanismes qui ont fonctionné - et qu'il y a urgence vitale, donc, à corriger - pour que dans la fameuse affaire du RER-D, par exemple, autour des délires d'une folle, toute la machine s'emballe, et se mette à reproduire, sans rien vérifier, ce qui na été finalement qu'une vaste campagne raciste visant à "nazifier" les "jeunes de banlieue", "blacks" et "beurs" - après les maoistes, puis les communistes dans leur ensemble ("fascistes rouges"), et les opposants républicains à la mondialisation, à l'Europe Fédérale, et au nouvel empire israélo-américain ("xénophobes", "rouge-brun")...

D'autres questions devraient venir à la lumière, au cours d'une "Révolution Culturelle", partie authentiquement de la base, approfondie, mais maîtrisée, sans laquelle l'actuel sursaut n'a aucune chance de se consolider en relance, en Renaissance.

Pourquoi le journal ne s'interroge-t-il pas sur les véritables ressorts de la campagne actuelle d'Al Gore, dont les pitreries vulgaires de Claude Allègre ne sauraient dissimuler la confusion sciemment et cyniquement entretenue par l'ex numéro deux de Clinton, et rival (pro-Israélien...) de Bush-le-petit, entre les cycles de température de la planète, de longue durée, et de vaste amplitude, liés aux taches solaires et aux oscillations de l'axe de la terre, et les réelles, récentes, mais superficielles et facilement solubles difficultés créées par le développement industriel accéléré de la planète (et notamment, comme par hasard, celui de la Chine...); ou ceux, tout aussi réels, de l' "effet de serre" partiellement lié au "tout pétrole" (Musulmans, et Chavez, au fond de la classe, taisez-vous, ou je sors ma "nouvelle ère"!)

Plus récent, chaud, encore, dans les mémoires, l'exemple de la grève emblématique des ouvriers africains de la blanchisserie industrielle MODELUXE de Chilly Mazarin, par solidarité avec leurs collègues de travail employés "sans-papiers".

Pourquoi, par quel mécanisme, et sous la responsabilité de qui, Libération s'est-il tu semaine après semaine, avant de réaliser, finalement, très tard, sous la pression des internautes, un... excellent reportage - où le "journal de Rothschild" démontre qu'il peut être "pro" tout en se recentrant sur ses vraies valeurs d'origine...

Le vrai professionnalisme, en effet, ce n'est pas seulement la qualité, dans le respect de combats essentiels, mais la rapidité aussi - et une "Une" fracassante, dans ce cas au moins, contre les "négriers modernes" de l'Essonne - et de l'Etat policier de l' "immigration choisie" deSarkozy, pris en flagrant délit de "traite"!

Moins de ratages; plus de professionnalisme et de rigueur; et un outil de travail effectivement moderne, au service de causes fondamentales, claires, simples, et justes... Tout cela demande des effectifs, et des moyens - mais redéployés, allégés de la mauvaise graisse d'une bureaucratie pléthorique des "grands" et petits chefs, et tournés, donc, vers l'efficacité au quotidien...

Plutôt, donc, que la "tarte à la crème" d'un "supplémént de luxe du week-end", proposé, en AG, par Plenel - avouant que sous son maquillage "de gauche", il ne vise en réalité que toujours la même cible, celle qu'il avait fini par imposer au Monde, avant d'en être foutu dehors, le pied au c..., comme un malpropre, après les révélations du terrible livre de Cohen et Péan: cette cible, ce sont les gens comme lui, et ses amis, un public de "bobos", plus bourgeois que bohême, et qui se croient "politiques", confits, en fait,de moralisme et d'autosatisfaction replète...C'est à eux que "supplément magazine" sur papier glacé tendrait, chaque wek-end de quatre jours dans le Lubéron,ou à Deauville, le miroir complaisant de ses éditoriaux prêcheurs, et de ses commentaires de commentaires, écrits, les fesses sur une chaise, et loin de tout contact dangereux, voire sale, avec le "peuple de la diversité" du "monde réel".

L'alternative

L'alternative à étudier pourrait être, par exemple, la création d'une véritable "direction de l'information", parallèle à la rédaction en chef, et disposant de "relais", d' "animateurs" ou de "palpeurs" dans tous les services - indépendants, eux aussi, de la hiérarchie courante, chargée, elle, de réaliser le journal au quotidien, dans l'approximation et l'à-peu-près, sous la pression de l'urgence, avec toutes les difficultés qu'elle implique...

Le rôle de cette structure serait d'anticiper, de détecter les informations sensibles, qui peinent à émerger dans le système médiatique environnant tel qu'il est, et subissent des freins dans les pesanteurs du journal lui-même. Puis de se battre pour qu'elles soient traitées dans les pages de Libération "en temps réel", ou en tout cas, avec le moins de retard possible. Et ensuite, mais ensuite seulement, de détecter les "oublis", les erreurs, les fausses informations et les ratages, de proposer leur analyse concrète, et les moyens de les rattraper.

Ici commence - mais ne s'épuise pas - une vraie discussion sur la reconstruction d'un journal, et d'une presse. La France en a besoin, et de nombreux investisseurs, divers et variés, pourraient se montrer intéressés par un pareil projet.

Lundi 16 octobre 2006 11H10

GILLES PIERROT

La suite de notre dossier sur le combat de LIBERATION contre la mort: clic ici

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Ô Jérusalem

"Descendez,

on vous demande!"

Effet inattendu du réchauffement climatique, avec dégel de la plus glaciale banquise?

Ou "libération", certes progressive, des initiatives et des esprits, dans un journal qui recommence à mériter son titre, après la décapitation de son pitoyable potentat, Serge "LouisXVI" July, "remercié", non par Rothschild, mais d'abord, par une longue grève?

Quoi qu'il en soit, on ne peut que se réjouir de voir fleurir, comme autant de pousses d'un automnal printemps, des articles comme la critique du film d'Elie Chouraqui, Ô Jérusalem, sous la signature prometteuse d'Eric Loret. A lire absolment, et à fare lire (cahier cinéma, page V), dans "Libé" de ce mercredi 18 octobre - jour où un Conseil d'Aministration d'une importance vitale pour la survie du titre, et de son équipe, se réunit (à 16 heures).

"Une chose est sûre, écrit Libération, Ô Jérusalem n'est pas un film palestinien (...)C'est un produit français avec un arrière-goût de soft sionisme hollywoodien".

"Soft sionisme", oui: vous l'avez bien lu. Il est loin le temps où, sous l'impulsion de Marcelle (qui, depuis, a plusieurs fois retourné sa petite veste), et d'un secrétaire de rédaction aspiré, en récompense, par Plenel au Monde, et au poste de "chef du service étranger" de ce malheureux journal, avant de se retrouver, comme son maître, à l'Assedic, des affiches de couloir appelaient le bon peuple à dénoncer le délégué CGT du journal, considéré comme un nazi ("rouge-brun") pour avoir osé écrire le mot "sionisme" dans les colonnes d'un pétulant hebdomadaire - en y plaidant, qui plus est, pour un retour aux valeurs de rassemblement "patriotique" du Conseil National de la Résistance (CNR), et "l'alliance du bleu-blanc-rouge avec le black-blanc-beur". C'était il y a un siècle...En mai 1993...Cinq ans avant la finale de la coupe du monde, contre le Brésil, l' " effet Zidane", et les oriflammes tricolores brandies, de la basilique de Saint-Denis au Flore, par des centaines de jeunes basanés, files et garçons, et même, ô Finkielkraut, carrément noirs, tous "plus Français que moi tu meurs", et fiers de l'être...July, toujours un petit peu mégalo, avait alors saisi l'occasion tendue par quelques dizaines de jaunes, ou seulement d'imbéciles, signataires empressés de la pétition-affiche, pour montrer la direction de la porte au journaliste CGTiste en question - l'auteur de ces lignes. Mégalo, déjà, comme toujours, il présumait de sa capcité à se faire obéir...

"Ô Jérusalem, poursuit, finement, Eric Loret "est un fim hollywoodien parce qu'il relève d'un genre (le film de guerre) qui, en tant que tel, prétend à la vérité tout en maquillant la tromperie qui le constitue.(...)Hollywoodien, le film l'est encore parce qu'il raconte le film du bon côté du manche. L'héroïne aimée qui meurt à l'autre bout de la caméra, c'est bien ici une Juive, qu'on sache, pas une Arabe (...) "Au risque de me faire critiuer par les deux communautés, j'ai voulu me mettre au milieu, assure Chouraqui. On le croit sur parole. Mais c'est raté.(...)"

Critique de critique de film par:

Jean-Paul CRUSE

Imbongi@wanadoo.fr

LIBERATION:

OPERATION PLENEL

« Le Monde Réel », qui n’est pas en retard sur l’actualité, l’avait annoncé il y a plusieurs semaines : Libération est au bord du dépôt de bilan.


Comme nous l’annoncions aussi (lire page archives) la situation d'un des tout derniers quotidiens échappant encore à l’emprise des amis de Sarkozy, est grave mais pas désespérée.

Comme LMR le précisait explicitement (lire en archives), plusieurs dispositifs d’urgence permettaient de surseoir quelques temps au couperet du dépôt de bilan - et d’obtenir un sursis « technique » de quelques mois. C’est l’une d’entre elles, la « clause de sauvegarde », qui vient d’être rendue publique.


Même si le journal dont l’arrogant Serge July, qui n’en a jamais été « le fondateur », rêvait qu’il devienne le sien propre, écrit encore à l’occasion – notamment, mais pas exclusivement, sur l’islam – d’extravagantes énormités; et même si le clan des « Veuves July » (les nostalgiques… du responsable du naufrage) détient encore, parmi les « barons de la rédaction » (pas tous), quelques importants leviers de commande, l’équipe se bat. Elle joue sa chance, crânement. Sur le seul terrain qui lui reste : refonder radicalement le journal, faire des économies, se serrer la ceinture un temps, et rebondir. Elle a des atouts dans son jeu – à commencer par des militants syndicaux combatifs, sérieux et responsables, qui rejettent l’idée d’un « baroud » suicidaire, crispé sur des « acquis » en train de fondre à la vitesse des ventes de la période July, pas encore complètement soldée, et savent qu’il n’y aura, à terme, de protection des droits, des salaires, et surtout des emplois d’un maximum de gens que si le journal se redonne des bases solides : journalistiques, éthiques, techniques, professionnelles, en termes d’innovation éditoriale, de créativité tout azimut, de dynamisme commercial, et de gestion.
Atout paradoxal : la sagesse de l’actionnaire principal, l’homme qui a « remercié » July comme un valet - après qu’une longue grève eut, en réalité, jeté la tête de ce Louis XVI décapité dans le panier de son.
Edouard de Rothschild, le marginal, le « petit canard noir » de sa famille, dont personne ne s’attendra à trouver, dans ces colonnes, serait-ce l’esquisse d’un panégyrique, n’a fait, au fond, que prolonger l’action des grévistes en renvoyant le renégat bouffi des barricades dans les poubelles de la presse où il s’était vautré.


Mais « le petit Edouard », comme on dit encore - mais peut-être pas pour très longtemps - dans les milieux de la « haute banque » (forts, eux, pour couler les titres qu’ils capturent) – ne s’est pas contenté jouer les coupeurs de tête - en n’en coupant, d’ailleurs, à ce jour, en fait, qu’une seule, la bonne, celle du seul vrai responsable du désastre.


Dans la foulée, il a pris une décision prudente, dont l’impact s’avère, avec un peu de recul, des plus judicieuses: en proposant à l’équipe de Libération, toujours détentrice d’une part minoritaire, mais substantielle, du capital, d’entrer, pour une période au moins, dans un système de gestion, partagée, démocratique : en désignant elle-même, par vote, un « P-dg intérimaire » - au lieu de désigner lui-même, arbitrairement et à l’aveugle, un homme de main de sa famille…


Et là, les « Libé Lutte » ont fait le bon choix : en choisissant, au sein de la rédaction, non le plus connu médiatiquement, mais au contraire un journaliste discret, honnête et sérieux, apprécié de tous, fort d’un solide bagage personnel en économie et en gestion, et, par ailleurs, ouvert sur le monde et progressiste, Vittorio De Filippis. Une rupture considérable.
Etudiant en économie, et se situant, politiquement, dans la mouvance du « Libé » d’origine, Vittorio était sans doute un peu trop engagé aux yeux de July et de ses hiérarques à l’eau…de rose pour devenir directement journaliste à Libé. Il ne se situait sur aucune des filières de « piston », « Mao-repenti », LCR, "Sos-Racisme" ou PS, nécessaires pour une embauche à la rédaction. Mais il aimait le journal, et il avait besoin de travailler pour vivre. Il avait donc rejoint les rangs d’un titre qu’il appréciait en s’y « établissant » comme ouvrier – monteur-typographe, à l’époque, après une rapide formation sur le tas.


L’atelier de photocomposition étant ensuite devenu un bastion de la contestation interne, sous l’impulsion d’une fine équipe de mao-cgtistes déjà bien implantés, et menant contre July et ses sbires une « guerre secrète » journalistico-syndicale devenue une guerilla permanente, « Libé », engagé à fond, à l’époque, sur une « voie capitaliste », qui paraissait royale, mais allait conduire à l’actuelle catastrophe, avait tenté de répondre à ce retour, « par la fenêtre », d’une « lutte de classe » que les Julo-Mitterrandiens croyaient avoir jeté « par la porte »,en éradiquant radicalement les causes du problème.
Puisque « le peuple » rouspétait, exigeait ses droits, des délégués du personnel, l’application des lois sociales élémentaires, un comité d’entreprise, des tickets restaurants, le salaires conventionnels, le treizième mois, une crèche, on allait « supprimer le peuple » : et prendre prétexte de l’ « inéluctable modernisation technique » pour fermer l’atelier, et jeter dehors les monteurs-typographes, ainsi que les ardentes clavistes, rebelles, et de plus, bien souvent, « arabo-subversives » - les immigrées d’un journal « anti-raciste » très « white only » dans les étages des journalistes…


Bien épaulés par le puissant syndicat CGT du Livre (photograveurs, typos, correcteurs, rotativistes), et ses redoutables commandos, spécialistes des « actions coup de poing », et des grèves sauvages, les mao-CGTistes de Libé, loin de se crisper sur un combat défensif et suicidaire, voué à l’échec, avaient répliqué en proposant - puis en imposant, grèves à l’appui - un « contre—plan de modernisation », articulé. Il comprenait, notamment, la reconversion des « fabricants » techniques poussés par July vers la porte dans des emplois qualifiés, des postes d’assistant e s de rédaction, de secrétaires de rédaction, de correcteurs, et même de rédacteurs.
Parmi les « reconvertis », « sauvés des eaux », et donc, de l’exclusion et du chômage, par l’action collective, solidaire, syndicale Vittorio de Filippis. Il intégrait alors, enfin, comme il en avait rêvé, la rédaction – avant de se faire élire membre du Conseil de Surveillance, puis P-dg, à la place de July, éjecté. L’Histoire a quelquefois sa morale. Elle l’a, d’autant plus que, contrairement à une partie des reconvertis, qui, non syndiqués, s’étaient contentés de profiter égoïstement du combat de tous, et ont trahi, depuis – suivant en cela l’exemple historique du renégat « mao » Serge July - Vittorio, lui, sans s’être jamais syndiqué !personne ne l‘y obligeai) est resté fidèle, (tradition ouvrière italienne, peut-être, aussi) à une culture de solidarité et de fraternité, nullement contradictoire, d’ailleurs, bien au contraire, à la survie et au développement d’une entreprise moderne.
Il a su gagner, puis conserver, la confiance de tous, salariés comme actionnaires privés, dont Rothschild, et maintenir le journal à flots, au plus fort de l’ouragan.


Mais tout rebondit aujourd’hui, et les cartes se rebattent, avec la constitution « sous le manteau », dans les couloirs de la rédaction, d’une fraction assoiffée de pouvoir, jouant la carte d’un « repreneur » original, le sémillant Edwy Plenel.


Chassé, on s’en souvient, du Monde, qu’il avait pris d’assaut, à l’issue d’un long travail de sape, d’infiltration, avec la complicité de l’affairiste Alain Minc (aujourd’hui proche de Nicolas Sarkozy), l’ancien révolutionnaire en papier mâché devenu « star » médiatique de l’investigation « à la gonflette » se trouvait depuis sur le banc de touche.
Ses méthodes de « travail », sa soif de pouvoir sans scrupules, et le climat pesant que ses manœuvres politico-journalistiques permanentes, confortées par un solide petit réseau au Ministère de l’Intérieur de l’époque, en ont fait - toute la presse s’en souvient - l’une des cibles principales d’un livre courageux, écrit par Philippe Cohen, de Marianne, et Pierre Péan, ouvrage devenu un « best seller », qui a entraîné la démystifcation d’un titre alors en pleine crise, puis le départ sans gloire du petit moustachu aux yeux de biche.
Aujourd’hui, à en croire ses partisans qui commencent à pulluler dans les couloirs de Libé, « Edwy » serait le « sauveur suprême », dont ces gens-là se laissent aller à affirmer que l’ « équipe » (mais resterait-elle alors une équipe ?) ne peut pas se passer.

Plenel représenterait – il fut l’oser... - « l’indépendance rédactionnelle », et cela, contre « le candidat du capital », l’excellent Laurent Joffrin, du Nouvel Obs, ancien de Libé, où il a laissé le souvenir d’un journaliste compétent, ouvert, et par ailleurs, ce qui en fait une exception dans le métier, modeste. Joffrin est le choix proposé par Edouard de Rothschild pour relancer Libé, comme il a relancé l’Obs, qui s'encroûtait sous Jean Daniel.


Cerise sur le gâteau, le vaillant petit réseau pleneliste présente un autre argument de choc.
Edwy viendrait « avec du fric » - l’honnête cagnotte que ce garçon sans doute peu dépensier affirme avoir thésaurisée, à partir de ses indemnités de départ du Monde, arrondies par les « thunes » généreusement prêtées par « une poignée de potes »…Un conte de fées...


Cerise sur la cerise – mais là on sort du conte de fée pour pénétrer dans le Grand Guignol, ou plutôt dans les enfers de la désinformation la plus cyniquePlenel proposerait un « projet rédactionnel « plus rouge que moi tu meurs », en s’affichant, personnellement, comme le « chevalier blanc » du combat contre Sarkozy!


De quoi s’écrouler de rire, pour qui connaît les convictions intimes, « mondialistes », et les réels penchants géopolitiques de ce grand comédien : ils ne l’éloignent guère d’un Ministre de l’Intérieur pro-américain et surtout pro-Israélien que, par ailleurs, il a la chance d’avoir déjà rencontré dans la discrétion de son bureau de la place Beauveau (dans des conditions qui font toujours aujourd’hui l’objet de controverse...).


Si les actuels détenteur de la majorité du capital de Libération (Rothschild, mais aussi la mouvance Seydoux, Pathé, etc- de grands bourgeois éclairés, proches aussi de l'Obs, sur lequel Libé pourrait utilement s’épauler) se montrent faibles et cèdent… ; et si, surtout, la rédaction de Libé ne parvient pas à accoucher, démocratiquement, de l’intérieur,et de façon transparente, d’un projet de relance rédactionnel radical, supposant la mise au rencart de quelques vieilles barbes veuve-julystes encore nocives, la fausse-solution des pro-Plenel, une OPA au bluff genre « coup de poker » risque d’entraîner le journal, très vite, au tapis. Laissant le champ libre aux journaux de Lagardère – ami de Sarkozy -, Pinault-Imbert-Giesbert-BHL – amis de Sarkozy – ou Dassault (soutien de Sarkozy).

De notre correspondant dans les couloirs de Libé:Gilles Pierrot

Dernière heure: LIBERATION, son nouveau projet, ses batailles de couloir, et...le conflit des ouvriers sans-papiers de MODELUXE. Page sans-papiers (tout en bas de la page). Cliquer ici

Sans oublier: autres articles plus anciens sur Libé, clic ici.

LIBERATION: LA GREVE EST RECONDUITE

(22 11 2005)

"Les salariés de Libération ont reconduit leur grève contre le plan de licenciement (...) Rappelons que Libération, aujourd'hui en chute libre, et conduit par July au bord du gouffre, avait été créé dans l'après 68 par les "Maos", pour offrir une information différente, libre de toute influence des pouvoirs de l'argent, et au service du peuple. Il soutenait, à l'époque, le combat libérateur du peuple palestinien contre le colonialisme, le racisme, le sionisme...

Aujourd'hui, le "repenti" "libéral-libertaire" Serge July, directement mis en cause (...) n'a qu'une seule solution à proposer à plusieurs dizaines de salariés: l'ASSEDIC. Le mouvement est mené par un Comité de Grève, ramifié en "comités de plateaux" (par étage et secteurs du journal). Avec le soutien de tous les syndicats de Libération: CGT, SUD, SNJ, et des ouvriers des imprimeries ( CGT du Livre).

Journaliste à Libération de 1977 à 1994, fondateur du premier syndicat, la CGT, délégué syndical pendant 14 ans, secrétaire du Comité d'Entreprise, j'apporte aujourd'hui mon soutien chaleureux à toute l'équipe. Et particulièrement à l'inébranlable déléguée CGT, technicienne à l'informatique, Fatima Brahmi.

J'appelle tous mes amis et toutes les associations progressistes à en faire autant. (...)

Jean-Paul Cruse

 

NOVEMBRE NOIR,

COULEUR D'ESPOIR

(25 11 2005)

Les "Libé" ont voté la reprise du travail ce vendredi. A l'issue du plus long conflit social de l'histoire du journal. Une grève de presque une semaine. Qui fera date dans l'histoire de la presse...

"Libe.fr", le "blog" d'expression libre des salariés en lutte, a reçu d'innombrables messages de soutien. Ils témoignent de l'impact de ce conflit, qui marque une césure radicale entre les journalistes et tout le personnel qui fait "Libé" au jour le jour, d'une part; et d'autre part une direction désormais méprisée (...) - qu'il s'agisse du couple JULY-ROTHSCHILD, (...) ou de ses serviles domestiques, les "barons bobos rose-bonbon " (BBRB) de la rédaction, les vieux 68-ards recentrés, repentis et décatis, genre Béatrice Vallaeys (...), et la plupart des chefs de service, souvent anciens de la CFDT ou de SUD, récompensés pour avoir fait barrage, un temps, à la montée en puissance de la rébellion, et de la CGT qui en est le cœur..

Les "Libé en lutte" ont obtenu l'annulation de tous les licenciements "secs" à la rédaction. Ils y seront remplacés par l'ouverture d'un guichet de "départs volontaires", aux indemnités considérablement réévaluées. Ils n'ont pas obtenu, à l'heure qu'il est, des mesures identiques dans les autres secteurs du journal, la "piétaille"...Pour la CGT, qui les défend avec âpreté, le combat continue. La négociation n'est pas terminée

Cette grève ne suffit pas à sauver le journal. (...) Le quotidien fondé par les "Maos" après Mai 1968 continue sa folle course à l'abîme. (...)

Pour obtenir plus, les "Libé" auraient encore dû violer d'autres tabous. Ils auraient dû (ils ont failli le faire) oser se mettre à l'école des "Lip" de 1972 -en appliquant le mot d'ordre inauguré dans cette horlogerie industrielle de Besançon, alors au bord de la faillite: "On produit, on vend, on se paye". Ils pouvaient le faire: en rédigeant, en fabricant, en faisant imprimer, et en mettant kiosque, comme il en a été question, fortement, jusqu'au dernier moment, un Libération Pirate, rédigé par les grévistes; un "Libération sauvage".

Sa réalisation n'aurait pu aller jusqu'au bout sans une occupation de la citadelle "libérale-libertaire" de la rue Bérenger. Conduisant ainsi July (...) à une épreuve de vérité. Le P-dg, et son ami et actionnaire principal (37%) auraient dû se résoudre à protéger la "liberté du travail" - la liberté de produire un journal fade, médiocre, et servile...- sous la protection des CRS de leur "pote"Sarkozy...Ce sera pour une prochaine fois...

Les "Rotos", les ouvriers de la puissante CGT du Livre, totalement solidaires des journalistes et de toute l'équipe, restent prêts à apporter leur soutien, y compris physique, à toute initiative de lutte tant soit peu radicale...(...)

Il est loin, tout de même, le temps où, à Libération, personne - ou presque - n'osait ouvrir la bouche devant July. Ou lui claquer le bec, en pleine AG, comme l'a fait, cette fois-ci, la déléguée de la CGT, Fatima Brahmi... Le temps où le seul fait d'envisager l'esquisse de l'hypothèse d'une opération commando contre un patron du nom de Rothschild aurait fait crucifier l'insolent, ou l'insolente -pour "antisémitisme"...Le temps où le seul fait d'exprimer une opinion critique, même mesurée, contre "le sionisme" valait à son auteur de se faire vilipender, sur deux colonnes, dans son propre journal - en se faisant refuser tout droit de réponse...; menacer de licenciement immédiat; puis interdire "définitivement ", et par écrit "tout poste de responsabilité dans le journal ". Le tout, sous l'œil passif d'un inspecteur du travail nommé Gérard Filoche (la "gauche" trotskyste du PS...), ...

Libération va retrouver, donc, pour le meilleur ou pour le pire, le chemin des kiosques. Avec, ce samedi matin, un "quatre page spécial", encarté, rédigé - la direction a dû le concéder - sous la souveraineté des grévistes.

Tout n'est pas radicalement changé, certes. Le quotidien de la rue Bérenger reste, pour le moment, hélas, le journal qui insultait et diffamait à longueurs de colonnes les "jeunes de banlieue", "Blacks et Arabes", accusés, dans le cerveau malade d'une pauvre folle, de l'avoir torturée dans une rame du RER-D en lui inscivant des croix gammée sur le ventre, après avoir bousculé son bébé..."Libé" reste le journal dans lequel il est interdit à un jeune prénommé Nidam d'exercer ses talents à la rubrique immigration - parce qu'il "risquerait", selon les termes d'un rédacteur en chef bas-normand proche de la LCR, de "manquer de distance avec son sujet"...Il reste le journal, dont l'Arlette Laguiller syndicale, Fatima Brahmi, déléguée CGT, triplement discriminée depuis de longues années, comme femme, mère d'une petite Leïla, comme militante CGT, et comme Fatima, née à Bouira (Algérie), se voit brimée, de façon honteuse, dans sa progression de carrière...Fatima-CGT, qui a fait ses premiers pas de fillette de banlieue dans les ruelles sordides du bidonville de Nanterre, où elle a passé son enfance, avant d'être formée, sur les bancs de l'Ecole de la République, par un prof de Lutte Ouvrière, puis par les "Maos"; puis de partir pour Beyrouth, seule, à 20 ans, en pleine guerre. Elle devait y travailler bénévolement, toute une année, dans un hopital du Croissant Rouge palestinien - puis comme claviste à l'agence Wafa, sous les bombes.

Des "taupes" affirment, de plus - ce qui n'arrangera pas son cas - qu'on aurait vu celle qui devrait devenir, s'il y a un Bon Dieu, une des figures marquantes de la CGT, au niveau national et confédéral, dans les années qui viennent, partager quelques merguez, avec sa petite fille, à une table, au dernier grand concert d'Euro Palestine, Porte de Versailles... Où le père de Leïla (Abou Leïla), formé à la dure et bonne école des ouvriers du Livre "de l'époque Lancry", assurait de son côté, talkie-walkie en mains, au sein d'un groupe solide, la sécurité... des rabbins pro-Palestiniens du mouvement Natureï Karta, menacés de provocations de la LDJ ou du Betar...

Libé, qui reparaît, reste, donc, ce qu'il est. En apparence. Mais en apparence, seulement. Le mouvement qui vient de s'y produire témoigne d'un renversement; comme dirait l'autre, d'une "rupture", radicale...Il constitue, pour tous ceux qui ont à cœur le progrès social, la justice et la dignité, dans notre pays, un puissant signe d'espoir.

Novembre noir, couleur d'espoir, donc.

Pour Libé, pour la liberté de la presse, pour le mouvement social: mais pas seulement...

C'est vrai aussi de la situation des banlieues.

La flambée de révolte (parfois, certes, aveugle, et mal ciblée, mais c'est le cas de toute flambée), y libère maintenant, à retardement, l'éclosion d'un nouveau mouvement social, autonome, issu de la base - des mères et des pères en colère, et pas seulement, comme le croit Finkiel-Haine, "maghrebins ou blacks"; et des "jeunes qui travaillent", aussi, solidaires de leurs "petits-frères"...On le voit (...)avec l'association Veto!, de Garges, par exemple; mais aussi à Aubervilliers...

Aubervilliers, au cœur de ce "9-3" qui fait si peur, cratère d'une banlieue toujours rouge-volcan, où un tout petit groupe de mères musulmanes progressistes, de jeunes d'à peine 15 ans, et d'enseignants, vient de réussir, après avoir distribué sur le marché, à quelques centaines d'exemplaires, l'appel "Nous sommes tous responsables", une importante réunion publique. Jetant ainsi les bases d'une association d'un type nouveau, tournée vers le travail concret auprès des jeunes "en rupture" et de leurs familles. Loin de tout baratin et de toute éventuelle récupération politique. Le même travail est en cours, ces derniers jours, juste à côté, à Stains...

Novembre noir, couleur d'espoir...C'est vrai, enfin, quelles que soient les approximations catastrophistes et cataclysmiques des media, de la situation internationale, au cœur du foyer de crise, en Irak et en Palestine.

En Irak, tout d'abord, où la Résistance, qui a réussi, jusqu'ici, mais de justesse, à éviter le piège de la guerre civile et de la "Yougoslavisation" du pays, se prépare méthodiquement à l'étape suivante: le retrait sous le feu des troupes coloniales anglo-américaines, dont rien ne peut plus maquiller la débandade...

En Palestine, donc, enfin, chaque jour le démontre plus clairement, le repli israélien de Gaza, sous les coups de l'Intifada, n'est pas d'abord une manœuvre de Sharon. C'est une manœuvre de Sharon, d'accord: mais entreprise sous la contrainte de la Résistance, sous la pression; et donc, un vrai recul. Inimaginable autrement...

Ce repli forcé, aujourd'hui effectif, et bien réel, avec l'ouverture enfin obtenue du terminal de Rafah, à la frontière avec l'Egypte, montre, au passage, que, si Abu Mazen, trop vite décrié (...), a bien eu tort de s'opposer, du vivant d'Arafat, à la "militarisation de l'Intifada" (lourde, certes, d'inconvénients stratégiques, elle était inéluctable...), il a eu, en revanche, raison, d'imposer, depuis, patiemment, à la jeune génération du Fatah, aux "Brigades des Martyrs d'Al Aqsa", puis au Hamas, la "stratégie de l'accalmie", sans laquelle la libération de Gaza, première étape sur le chemin de la libération totale, n'aurait jamais été possible.

Reste, pour le Fatah, et pour l'ensemble de la Résistance, à dessiner les voies de nouvelles formes de lutte, pour la période à venir. Sans quoi toute "accalmie" devient défaite, puis déroute...Là-dessus aussi, pour qui veut bien ouvrir les yeux, et rester calme, il ya du neuf. Et du bon. Un film extraordianire circule en ce moment en banlieue parisienne. Tourné par des non-professionnels, mais avec un matériel de qualité, il montre des scènes-choc de résistance populaire, véhémente, mais sans violence armée apparente, dans un village palestinien dévasté par les bulldozers de l'occupant, qui parviennent à arracher quelques oliviers, et à détruire quelques maisons, sous la protection de colons armés, et de soldats. On voit ces derniers vaciller devant la foule, en gros plan, sous l'œil de la caméra. (...).

Novembre noir, couleur d'espoir, donc. Et donc couleur de peur pour Sharon le sanguinaire. Jugé désormais responsable de ce qui apparaît bien, maintenant, avec le recul de l'enquête, comme l'assassinat délibéré du De Gaulle Palestinien (Abou Ammar) - un meurtre par empoisonnement, commis, selon les pistes les plus récentes, à l'aide d'un produit jusqu'ici inconnu, à base de venin de serpent du Neguev -, Sharon en est maintenant, dit-on dans les milieux français du renseignement, à scruter jusque sous ses draps, et sous sa douche, le soir, de peur que s'accomplisse la prophétie, qu'on vient de lui rapporter, d'une vieille sorcière bédouine aux dons divinatoires: "il a tué par le serpent, il mourra par le serpent"...Un serpent qui pourrait s'appeler, en fait, Septembre Noir. Du nom de l' "organisation spéciale" mise en place par le Fatah, dans les années 70, pour combattre le Mossad sur toute la surface de la planète, où les Israéliens abattaient, à l'époque, comme à la foire, les représentants non encore reconnus de ce qui va devenir, plus tôt qu'on ne l'imagine, l'Etat de Palestine. Septembre Noir, toujours réactivable...

Septembre Noir en Novembre...Novembre Noir...Couleur d'Espoir...

TEXTE ECRIT dans le "9-3", le 25 novembre 2005, ET PUBLIÉ, DANS UN PREMIER TEMPS, SUR LE "BLOG" IMBONGI

http://20six.fr/imbongi/