| La
trahison des "barons" "bo-bos" de Libération
écœure les journalistes venus manifester
(ci-contre, à dr) leur solidarité à
Vittorio, l'ouvrier "monteur typo" reconverti comme
journaliste sous la pression de la CGT-mao de Libé, devenu
le sauveur d'un journal toujours aujourd'hui en danger
de mort, sous la pression du "lobby" sarko-financiéro-policier,
etsévèrement maltraité par les flics au prétexte
d'une procédure pour diffamation, banale... |
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A la grande fureur de Monsieur le Marquis
Plenel, dit Edwy-petit bidon (toujours
grand drogué du téléphone, malgré
la sévère punition des "Ecoutes de
l'Elysée", à dr...),
la bande des rescapés de l'Idiot International
au grand complet, Marc Cohen en
tête (ci-dessus, de profil, en
kaki chic) s'était très largement mobilisée
pour soutenir, au-delà de l'excellent "Vitto"
(Oui -Vitto-était- un-camarade...),
le principe d'une vraie presse, libre, insolente,
indifférente aux modes et aux pressions.
- Rappelons que le spirituel Marco, dont
les brillants billets du site Causeur
de la non moins excellente Elisabeth Lévy,
et notamment celui qui défendait la CGT du
Livre et des NMPP contre les "donneurs de
leçons" de la bourgeoisie de gauche ("syndicat
du livre, syndicat du crime?") ont (presque)
autant de succès que le Monde Réel,
ridiculisant Mediapart et autres Rue
89, malgré tout leur pognon...), avait été
dénoncé, en mai
1993, par Plenel et sa clique, abondamment
nourris de notes des RG, pour une (fantômatique...)
conspiration "nazie-communiste"
( rouge-bruns) dont les inspirateurs
auraient été, comme par hasard,
presque tous juifs (Henri
Krasucki, Francette Lazard, François Hilsum, Jacques
Dimet et, "last but not least", Pierre
Zarka, un communiste d'origine juive, alors
antisioniste et porteur de convictions "bleu-blanc-rouge",
anti-impérialistes, anti-Maastricht etc., pressenti
jusque-là pourprendre la succession de Georges Marchais.) |
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Ils sont venus, ils sont tous là...Ou
presque...A la manif de solidarité contre les manœuvres
d'intimidation policière visant l'excellent Vittorio de Filippis
(à g) , représentant
de la minorité progressiste de la rédaction de Libération,
ce vendredi 5 décembre 2008, devant les grilles dorées
du Palais de justice de Paris, l'absence de Laurent Mouchard, dit
Joffrin, fils d'un homme d'affaires d'extrême-droite proche
de le Pen, et longtemps fasciné par l'islamophobeextrémiste
Philippe de Villiers, "l'agité du bocage",
devenu l'homme-lige de Rothschild à la direction du journal
de mai 68 et des maos, héritier du titre prestigieux créé
dans la clandestinité, pendant la résistance anti-nazie,
par l'aristocrate communiste D'Astier de la Vigerie, et celle de
son valet de presse Didier Pourquery (diretceur de la rédaction,
responsable numéro 1 de la rechute accélérée
du journal, qui perd de 5 à 10 % de lecteurs en rythme annuel,
selon une source autorisée dans l'administration, rue Béranger,
était sévèrement commentée. "Ils
ont eu un petit regain de flammes après l'exécution
de July, qui nous a tous sauvés, maintenant ils se gobergent
de notes de frais somptuaires, et n'ont plus la queue d'une idée,
et les derniers lecteurs s'endorment, ou s'enfuient...". Absente
aussi, Béatrice BienMariée, la féministe
de choc qui a su "faire une fin" (comme on disait
au XIXme siècle d'une hétaïre sauvée de
la déchéance, à l'approche de la vieillesse,
par des noces de circonstances avec un opulent barbon...), mais
qui n'a même pas le dernier sursaut de dignité susceptible
d'entraîner le journal à soutenir les luttes exemplaires
des femmes à la peau noire de la société de
nettoyage Manet, en grève pendant 6mois "pour
la dignité et pour les papiers", sauvagement
boycottées par Libé (il est vrai qu'elles sont CGT...),
ou celle de Marie-Clémence Sidibe, épouse
Sawadogo, ouvrière qualifiée de nationalité
française et d'origine malienne, mère de sept enfants
à la peau noire, comme elle, magnifiquement élevés,
victime d'un viol conjugal et expulsée
de son minuscule logement insalubre d'Aubervilliers
(93), présidente-fondatrice du tout nouveau
mouvement des Mal Logés
(MML), devenue "Marie-Colère"
ou "la
panthère noire d'Aubervilliers" -
symbole,s'il en fut, de la libération de la femme, au sens
prolétarien du terme, et non au sens américain (
"californien").du terme, cher à
BienMariée et à son amie et complice Annette
Lévy-Willard (Libé, MLF, etc.), du même
parti...
Même Tonino Serafini, chargé, en
principe en tout cas, de la rubrique "logement"
du Libération de Mouchard, de Pourquery-les-Gratuits,
et de Béatrice BienMariée (dont le visage
précocement ravagé par les rides accuse la félonie),
Tonino l'indifférent aux luttes des Mal Logé e s d'Aubervilliers
(ci-dessous, crâne chauve,
pontifiant doctement devant un confrère en écharpe
bleue) - suite
sous la photo ici
aurait jugé indigne de ne pas faire,
au moins, acte de présence, aux portes du
Palais, ce vendredi devenu vendredi de la Honte
pour la clique des fossoyeurs de Libé, qui compte aussi dans
ses rangs le préretraité précoce Eric Favereau,
digne neveu du "Crabe Tambour",
brillant également par son absence, et quelques autres...
C'est, en clair, donc, l'aile gauche du journal qui
s'est mobilisée, seule, ou presque seule(une cinquantaine
de personnes...) regroupée autour des syndicalistes François
Dumas, dit Weinz-Dumas (SNJ), Karl Laske (SUD) et Fatima Brahmi(CGT)
(ci-contre, à g, écharpe
rose, devant le fondateur de la CGT du journal, foulard palestinien
au cou, près du petit Plenel...), une des dernières
arabes d'un journal longtemps à la pointe du combat anti-raciste
et aujourd'hui "blanc-blanc-blanc"
plus que "black-blanc-beur"
.
Ces "derniers des Mohicans",
qui préfèrent et préféreront jusqu'au
bout sacrifier leur sécurité personnelle plutôt
que de perdre leur dignité et leur honneur - hommage leur
soit ici rendu... - ne sont malheureusement pas,
eux-mêmes, au-dessus de toute critique.
Si la foule n'était pas plus nombreuse autour
d'eux ( une bonne centaine de personnes, dont l'insupportable
Edwy Plenel (ci-dessous,
toujours à l'écoute..., en bien étrange compagnie)
venu pour tenter de séduire encore quelques gogos
et leur faire croire au succès de sont site Mediapart,
après son éjection bien méritée du
Monde à coups de pied dans le c...) (suite
sous la photo ici)
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c'est que la gauche de Libération,
y compris sa gauche syndicale, où
émergent de jeunes journalistes courageux comme Sylvestre
Huet ("Si Fottorino (journaliste P-dg du Monde),
Pourquery ou Joffrin avaient subi le traitelment rservé
à Vitto, on aurait fait la Une"), tadeà
engager le combat sur le fond, sur le contenu. Laissant Libération
se couper toujours pus de la société vivante,
de la société réelle, de la banlieue...D'où
l'hémorragie des lecteurs, un génocide culturel...
La CGT elle-même, cœur battant,
historique, du journal et dela "gauche du journal"
se refuse toujours obstinément, malgré
d'insistantes et amicales pressions, à faire
entrer la société réelle, le monde réel,
dans les murs clos de la forteresse bureaucratique de béton
froid qu'est aujourd'hui le local hélicoïdal de
la rue Bérenger, en y invitant, par exemple,
les grévistes exemplaires de Manet,
ou "Marie-Colère",
toutes figures symboliques de cette Rébellion
Noire qui est aussi, et de plus en plus, une révolte
prolétarienne des temps modernes autant qu'un
soulèvement de femmes en quête d'une
vie digne et libre (au sens le plus profond du terme...,
pour une"Libération".
Fatima, réveille-toi, ils
sont devenus fous, vous êtes devenus fous - et vous
allez mourir, ensemble, de la plus triste des morts, celles
des batailles perdues parce que non engagées...
(Précédent article
sur le sujet, ci-dessous, accès
par clic ici) |
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LIBE-LUTTE:
LE
ROUGE EST MIS!
PREMIÈRE
VRAIE "ACTION DE PARTISANS",
DE STYLE "MAO", AU DOMICILE PRIVE D'EDOUARD
DE ROTHSCHILD!
-Investissant
par surprise le bel hôtel particulier de l' "actionnaire
de référence", un commando de
salariés rebelles y a déversé, dans
la cour, des centaines de kilos de vieux numéros
de Libé...Un premier avertissement, sans frais,
pour ceux qui seraient tentés par un retour, mortel,
à la routine.Joffrin compris: car la personne de
Rothschild n'est pas en cause!...
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La
"RÉVOLUTION CULTURELLE
" des "Libé Lutte", qui jouent
leur peau, et celle d'un journal "historique",
transformé en fade jus de navet, sous Mitterrand-July
- années de honte...- se poursuit.
Elle prend désormais la forme d'un
vrai "conflit de classes". Le centre
de gravité du conflit semble désormais se
déplacer de la rédaction aux personnels techniques
de la fabrication informatique, et aux ouvriers du gardiennage,
cibles apparemment privilégiées d'un plan
de licenciements collectifs devenu inéluctable, mais
qui touchent de façon particulièrement injuste
le prolétariat du journal. - Alors que ces
ouvriers de presse, où l'influence "mao"
- et celle, notamment, du "service action"
de la gauche prolétarienne - reste indubitablement
vivante, sont loin d'être
les principaux responsables d'une
crise presque mortelle, causée, d'abord, par la gonflante
nullité du potentat July, devenu sa propre caricature
à la Daumier, mais aussi, il faut le dire, par la
longue insuffisance de combativité, de clairvoyance,
de courage, et de rigueur, d' une
rédaction ayant perdu, au fil des années,
presque tout esprit d'indépendance...
Conscients que l'endettement effroyable
du titre rendait incontournable un "plan de rigueur",
et que refuser, frontalement, les projets d'investissement
de leur actionnaire de référence, l'original
Edouard de Rothschild, soumis à conditions, c'était
aller au suicide collectif, les "Libé Lutte",
on le sait, ont sagement choisi de repousser vers les poubelles
nauséabondes dont elles n'auraient jamais dû
sortir les prétendues "propositions alternatives"
de l'escroc politique récidiviste Edwy Plenel, le
fossoyeur du Monde - une O.P.A. au bluff maquillée
en "plan", grand tapage mediatique à
l'appui.
Ils ont donc voté, d'une courte majorité,
mais d'une majorité démocratique, incontestable,
le seul projet cohérent disposant de capitaux, et
d'un journaliste crédible pour l'incarner, le "plan
Rothschild", soutenu, en partie au moins, par
l'excellent Laurent Joffrin - transfuge du Nouvel Obs.
Bye bye Edwy. Bon vent. Bonjour Laurent!
Mais ce choix réaliste semble avoir été
mal interprété
par les (actuels) dirigeants du journal.
Il ne signifie nullement que les personnels
de Libération, et en premier, ses ouvriers, sont
prêts à accepter n'importe quel sacrifice pour
sauver le titre, l'entreprise, et quelque 200 emplois. Ils
l'ont dit et redit, ces dernière semaines, sur tous
les tons, n'obtenant, à ce jour, qu'une maigre diminution
du nombre de licenciements annoncés à l'origine
par l'actionnaire (de 100 à 81...)
Craignant que leur message, dit et répété,
ces dernières semaines, sur tous les tons, de "préavis
de grève" (partielle), en Assemblées
Générales, les "Libé Lutte"
ont donc décidé d'utiliser les grands moyens,
ce jeudi matin, rue de Lille, dans la cour de l'agréable
hôtel particulier d'Edouard de Rothschild, investi
par surprise par un comando bien organisé de deux
bonnes douzaines de militants, ouvriers, techniciens, et
veilleursde nuit, mais aussi de journalistes, sous l'impulsion
d'éléments de l'alliance CGT-SUD, en flèche,
désormais, dans le conflit.
Ils étaient venus avec plusieurs
centaines de kilos de vieux exemplaires de Libé,
qu'ils ont répandu sous les fenêtres (intérieures)
de l'immeuble, avant d'y accrocher ue grande banderole.
Et de laisser sur place, avant de se replier en bon ordre,
dans une discipline militaire quasi parfaite, vers un café-croissants,
un tract en forme d'avertissement:
"Journal
révolté"
"Le
collectif de salariés en lutte de Libération
a décidé d'offrir un exceptionnel portage
à domicile du journal à Edouard de Rothschild.
(...)
"81
postes à supprimer" (...)Bon début pour
leur (...) projet d'un "journal des contre-pouvoirs"
et de "la révolte de société"
(selon les mots de Joffrin, pour "vendre"
son projet. NDLR).
(...) "D'autres
logiques sont possibles. Salariés et lecteurs doivent
rester mobilisés".
Fusionnant la grande tradition
d'action directe prolétarienne du Syndicat du Livre
CGT de "l'époque Lancry", et celle
des audacieuses "actions de partisans"
de la (regrettée) "gauche prolétarienne"
des années 70, fondatrice de Libé en 1972-73
(Sartre, ô inculte Marcelle, et July n'ayant été,
à l'origine, que des "potiches"),
ce commando radicalement paritaire - une
déléguée
CGT du journal a d'ailleurs failli être assommée
par un lourd paquet de journaux (mal) lancé, à
la volée, par un de ses petits camarades journalistes,
issu du PCF, et donc insuffisamment formé aux technique
(prolétariennes) de commando - relance fort opportunément
la dynamique de lutte.
Tous les problèmes n'en
sont pas résolus pour autant -
la CGT et SUD, dont la combativité unie mérite
d'être saluée, n'ayant pas encore suffisamment
élaboré de contre-propositions crédibles
à certaines au moins des suppressions de poste annoncées.
- La rédaction, d'autre
part, où un vent nouveau souffle, certes, depuis
la "libération de Libération"
provoquée par l'éjection de son ci-devant
et boursoufflé P-dg (July), n'exprime
encore que peu d'idées susceptibles d'amender,
de compléter ou d'enrichir les
axes de relance timidement esquissés par un Joffrin
ouvert, capable, et plein de bonne volonté, mais
tenté par une politique de compromis sans principe,
à courte-vue, et finalement, elle aussi, à
long terme, suicidaire, avec la "nomenklatura"
des anciens barons du journal, toujours en bonne
place, pour la plupart, à commencer
par l'insupportable éditorialiste Gérard Dupuy,
que son catogan ravissant, très "branchouille",
ne devrait pourtant pas protéger plus longtemps du
couperet d'une juste et salutaire guillotine - voire
scandaleusement promus, comme le fade apparatchik Pierre
Haski, dont la tête aurait dû, logiquement,
et dans l'intérêt du journal, rouler dans le
panier de son une des premières après
qu'il eut eu l'infinie vulgarité, et l'impudence,
d'exprimer publiquement, dans les colonnes... d'un journal
israélien, l'idée liquidatrice qu'après
le départ de son ami et protecteur Serge July, Libération
n'avait plus aucun avenir. Incitation à la
démoralisation des troupes, pire qu'une franche désertion:
au poteau! Que faire avec des nouilles pareilles? Voyant
que Joffrin vient le conforterdans
sa ligne, ce triste sire, symbole vivant d'une idéologie
mollasse d'abandon, vient de se signaler encore par un éditorial
d'inspiration purement et simplement "néo-cons",
sur l'Iran - facile "Axe du Mal" au sein
de " l'Axe du Mal", pour tous les Trissotins
mondains de la planète mediatique, dont les jérémiades
illisibles font fuir, partout, les lecteurs vers internet.
On garde ce gugusse, et, aux dernières
nouvelles, on l'augmente!...Et on licencie, à la
place, les pauvres veilleurs de nuit - les "immigrés"
du journal, pour beaucoup.
Joffrin, tu as eu notre soutien
tu as notre indulgence, mais il faut te reprendre, et vite!
Jean-Paul CRUSE
LIBERATION
Le
film
-Questions
de fond
-L'espoir
(16 10 06)
-
Rothschild: d'accord, mais...Un
lecterur nous écrit
Histoire
d'une grève
-Opération
Plenel
-
"Soutenir "le juif Rothschild", et 100
licenciements?- Rigueur
et logique..."
-Penel
comme Sarko: increvable
et culotté culbuto!
-RevoCul
dans le journal créé par les Maos
-
Libé libéré flingue
ô Jerusalem!
-
De la grève de 1985 au conflit d'aujourd'hui
Novembre
noir, couleur d'espoir
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Bonnes et mauvaises
raisons pour défiler
ce vendredi 5 décembre 2008 en défense de la
liberté et de la dignité de la presse, du journal
LIBERATION, à qui l'obscénité gratuite des
sbires de notre "Papa Doc" offre une dernière
chance de redevenir "progressiste et citoyen",
dans l'esprit de son origine et du beau nom qu'il porte,après
l'avoir longtemps usurpé sous Serge July, en défense,
enfin, et surtout, d'un de ses rares journalistes authentiquement
progressistes Vittorio de Filippis...
Il
est temps de réagir, en masse et dans la rue, démocrates
et républicains de toute origine, de tout camp ou clan
politique, et de toutes croyances, unis, contre le népotisme
"à la Ben Ali" (ou à la Brejnev-Eltsine)
de Sarko-la-menace
Démocrates de droite
et démocrates de gauche, démocrates-chrétiens,
ultra-laïques racistes, trotskistes, anarcho-désirants,
"groupies" grotesques du facteur à
temps (très) partiel sponsorisé par les chaînes
de Bouygues-Sarkozy pour détruire le Parti communiste,communistes,maoistes,
repentis du gauchisme, renégats fatigués,
vrais et faux intellectuels, journalistes honnêtes,
hypocrites ou franchement corrompus, nous serons
tous devant le palais de Justice, ce vendredi, à
partir de 13 heures. Qu'il y pleuve ou qu'il y
vente, et même s'il faut aller, pour cela,
jusqu'à claquer une bise, au lieu d'une gifle plus
de cent fois méritée, à l'indéfendable
éradicatrice Coroller, chasseuse de voile et de
"voilées", ou à l'indolent
Tonino Serafini, et même à
Pourquery, Joffrin, la Vallaeys, ou ce qu'il en reste, et
Favereau...
Il est temps, en effet, et l'occasions'y prête,
de claquer son petit bec à l'agité de Neuilly,
qui croit pouvoir terroriser ses seuls véritables
ennemis politiques, les gaullistes historiques, en menaçant
l'un de "le pendre à un croc de boucher"
(façon Mussolini...), l'autre de le "fendre
en deux" (au risque, comme dit l'autre, qu'il
se dédouble...), et qui couvre - quoi qu'il en dise
- les méthodes de Tonton Macoutes de malheureux fonctionnaires
de police, piégés, ou de magistrats mal dégrossis,
héritiers, qu'ils le veuillent ou non, des faiblesses
coupables d'une épuration républicaine et
patriotisue qui n'a pas eu lieu, ou qui fut velléitaire,
celle des juges couchés de la "justice
française" de "l'Etat
français" de Vichy.
Nous y serons, même
s'il faut encore défendre, nous l'avons déjà
fait, ce journal contre lui-meme, et ce qui fut jadis plus
qu'une profession, un métier dignede ce beau nom,
contre lui-même.
Car le message délivré par les répugnantes
fouilles anales et le port de menottes, serrées,
infligées à l'ancien directeur de publication
d'un quotidien que Vittorio, ancien monteur typo proche
de la CGT-mao de Libé reclassé comme journaliste
sous la pressionde celle-ci, puis élu P-dg plus qu'intérimaire,
entre July, chassé, Plenel, évincé,
et Joffrin, aujourd'hui assoupi après un bon début,
a contribué lui aussi à sauver, portent la
même haine sociale que le discours sur les grèves
qu'on"ne voit plus", la "racaille",
le "kärcher"; et la même haine
anti-française au profit du "parti de l'étranger",
qu'il soit Busho-américain ou israélo-Etats-unisien
que celle qui menace du crocl'homme du NON à l'ONU
, et un très haut fonctionnaire (encore à
ce jour protégé par le trésor des vrais
et lourds secrets détenus par les RG, et d'autresservices,
sur les "grands de ce monde", et les
mystères cachés, sexuels ou financiers, indissolublement
liés (de la pédophilie politique à
la corruption financière en passant par la (sar)coke
de cette "Républque" à
l'agonie), d'un traitementpar la hache -
menace bien imprudente...
La rue, ensemble,
tous ensemble, oui tous, oui, il est temps, grand temps.
Malgré les joffrinades inconséquentes
d'un Laurent désormais, à son tour,
sous influence, rallié au pantin Delanoë,
pied-noir rose recolonisant le Paris de la diversité
populaire au profit de la grande spéculation
immobilière, malgré l'application
que met Libération, sous l'œil
bien endormi de ceux et celles qui furent les
meilleurs de
ses syndicalistes, à s'enfermer
encore et toujours plus dans la bulle toujours plus
étroite de la société mediatique,
coupéede la société réelle,
chute des ventes, donc de la pub, à l'appui - comme
le montre encore, ces derniers jours et ces dernières
semaines la honteuse indifférence des femmes
comme des hommes de ce journal au combat libérateur,
superbe, de la"panthère
noire d'Aubervilliers", Marie-Clémence
Sawadogo, devenue "Marie-Colère",
Jeanne d'Arc à peau noire des Sans Logis
du 93,
figure extraordinairede ce qu'est aujourd'hui (dans
cette "plèbe" "de couleur"
que l'ultra-gauche elle-même, comme la gauche tiède
à la Libé, ignore et méprise) le
combat pour la libération de la femme
- chef d'équipe ultra-qualifiée d'une société
de nettoyage, au travail de 6 heures du matin à 6
heures du soir, mère de sept enfants arrachés
à un compagnon violeur, chassée "pour
15 jours" d'un logement minuscule effectivement
insalubre, réduite à squatter, avec
son armée de mômes, un HLM vide de la redoutée
cité de "barbares" des Francs
Moisins, fondatrice du tout nouveau "Mouvement
des Mal Logés", en guerre
depuis des mois contre un maire socialiste à moustache
pour ne pas être bannie
de la banlieue qu'elle aime, et de sa commune -
pas une ligne dans le Parisien, pas une ligne dans Libé...
Jean-Paul
Cruse
Journaliste
à Libération (1977-1994), dirigeant historique
du journal (1979), fondateur du premier syndicat (CGT) de
Libé,élu au Conseil de Surveillance, secrétaire
du Comité d'Entreprise, secrétaire national
du SNJ-CGT, parti de son plein gré au bout de 17
ans, en 1994, après s'être fait rembourser
plus de 12 ans de "placard" par une (très)
convenable indemnité, aujourd'hui écrivain,
coordinateur technique provisore, dès la naisancede
du site, du Monde Réel. |
|
QUESTIONS
POUR
UNE
ISSUE
Après
le Conseil d'Administration de lundi, les
questions rationnelles que les salariés
doivent se poser, pour
garder une chance de s'en sortir.
-
1. Le plan de la SCPL n'a pas trouvé le moinde actionnaire, le
moindre investisseur pour le porter. Pourtant, il existe des capitalistes
de gauche, à l'intérieur de Libé: ceux-là,
qu'on sache, ne soutiennent pas ce plan, ne le jugent pas crédible.
Ils ne sont pas prêts à réinvestir pour lui. - Pour
le plan Rothschild, ou Joffrin, au contraire, si, ils y sont prêts.
-Le
plan de la SCPL est-il, dans ces conditions, si cohérent, si parfait?
Emane-t-il vraiment de la collectivité, de la rédaction?
-
Et celui de Rothschild, soutenu, porté ou amendé par le
raisonnable Laurent Joffrin, est-il si étroitement comptable, si
nul journalistiquement, si mauvais?
-Ces
deux projets sont-ils connus, et débattus, de tout le personnel,
ou de ses représentants, seulement? Pourquoi?
-
Même question pour les capitalistes de gauche extérieurs
au journal, nombreux en France: mais dont aucun, jusqu'ici, ne s'est manifesté
derrière la SCPL, ou Plenel. Pourquoi?
-
S'il n'y a pas d'argent pour une alternative, donc, en réalité,
pas d'alternative,
la seule démarche rationnelle, la seule démarche syndicale
n'est -elle pas d'étudier, réellement, le plan de l'investisseur,
et les intentions de Joffrin; puis d'ouvrir une
négociation à l'intérieur de ce cadre, seul réellement
existant, au lieu de rejeter les 15 millions
d'euros, Joffrin, et le plan, pour courir vers le dépôt de
bilan, 280 suppresions d'emplois au lieu de 100, et la mort d'un titre
historique issu de l'épopée mao de l'après 68? C'est
un peu dans ce sens que semble s'orienter le raisonnable
François Wenz-Dumas, du syndicat des journallistes SNJ:
"Toute solution qui peut éviter
le redressement judiciaire mérite d'être examinée,
dit-il, dans le journal Le Parisien, ce mardi (14 11 06) "On
ne peut pas écarter d'un revers de main une solution qui comporte
un projet rédactionnel, un finanement, et quelqu'un pour le porter".
-Si
une telle négociation s'ouvre, sur quoi peut-elle porter?
1.Sur
le concept de "media du futur" , lui-même, d'abord,
tel qu'il existe effectivement, dans le plan aux 15 millions. Il est solide,
cohérent, mais pas forcément complet, : ce concept peut
être amendé, amélioré, enrichi (encore faut-il
en prendre connaissance, le lire, et l'étudier).
2.
Sur les conséquences du projet en nombre de pages, et donc, en
nombre et en type d'emplois maintenus, ou supprimés. - Pourquoi
XXX... pages, et pas 4 de plus, par exemple pour un effort vers les nouvelles
élites issues de la base "black-blanc-beur", en banlieue,
avides, elles aussi, d'informations de qualité, dans un journal
haut de gamme...? Pourquoi réduire les effectifs, dans tel secteur,
et pas dans tel autre? Pourquoi ici, et pas là? Selon quelle logique
d'organisation, quels critères? Pourquoi 100, et pas 80? - Les
possibilités de reclassement, de reconversion interne ou externe,
avec la formation ad hoc, et un effort exceptionnel de l'Etat, de la région,
etc.
3.
Sur les cas particuliers, les cas sociaux à protéger, les
solutions individuelles à imaginer, à négocier...ETC.
C'est
syndical, clairement. C'est
aux syndicats, maintenant, et à personne d'autre, d'assumer, en
tant que tels, leur responsabilité. En écoutant la base,
et en lui proposant, rationnellement, des hypothèses de travail,
des analyses. Aux salariés qui ont choisi, jusqu'ici, de ne pas
se syndiquer, mais de profiter, de fait, de l'action des délégués
et des élus, de leur combativité, de leurs sacrifices, de
bien réfléchir, et de tirer les leçons de l'expérience,
en conscience, et sans traîner, car le temps presse.
Le
choix
, donc, est entre une négociation, cadrée, pragmatique,
réaliste, à partir de la situaton telle qu'elle est, et
non telle qu'on aurait pu l'imaginer, ou la rêver, et, d'un autre
côté, un rejet faussement "superbe", frontal, démagogique
et suicidaire, du seul plan existant, jugé crédible par
un sérieux investisseur, avec l'appui d'un grand professionnel
de presse, conu de tous, et digne de respect.
Il
n'y a que deux solutions, pas trois.
-
La première, c'est une relance d'un Libé inchangé
dans son orientation, dans ses valeurs (qui sont celles de Laurent Joffrin,
connues de tous), un Libération plus ramassé, plus dense,
"moins bavard et moins mollasson" - avec un départ
douloureux, mais négocié, et, pourquoi pas, étalé
dans le temps, d'une fraction de l'effectif.
-
La deuxième, c'est 280 personnes au tapis avant la fin de l'année
- pas d'illusions sur les dépôts de bilan - et la mort d'un
journal. Une terrible responsabilité...
Le
moment n'est plus aux effets de manche, aux généralités
nobles et creuses, aux fausses annonces, aux rumeurs... Le temps est venu
de "retrousser ses manches"; de mettre les mains dans
le cambouis, et dans le concret, ensemble; et de sauver ce qui peut l'être,
au lieu de se jouer un film "gore", genre
" Le suicide collectif de l'Ordre
du Temple Solaire."
Rigoureux,
dans tous les sens du terme, le plan Rothschild n'a pas d'alternative:
c'est ça, ou la mort du journal, et 280 personnes au tapis, au
lieu de100. La politique du pire, c'est le suicide collectif de la secte
de l'Ordre du Temple Solaire (OTS)
Notre
analyse avant le C.A. Elle reste valide
-
Nous l'écrivions samedi matin: "C'est un vrai conflit
social, maintenant. (...)Au même titre que celui du Parisien, en
1977, qui fit tout de même deux morts, un commissaire de police,
"tombé" d'un escalier en marge d'une invasion de la Bourse
par les commandos du "service action" du Livre-CGT de la haute
époque, et Amaury ( le "Serge July" de ce Parisien qui
jusque-là, lui aussi, se proclamait "libéré")
victime d'une "mauvaise chute de cheval", issue, peut-être,
d'une mauvaise rencontre, au cours de sa promenade dominicale, au Bois
de Boulogne (accidentelle ou pas, sa chute mortelle n'a rien dû
aux soins d'un "travelo" de passage). "
Mais
les deux conflits, certes, sont différents. - D'abord, parce que
July, peu soucieux de son corps, et de sport, ne fait pas de cheval. Il
lui faudrait au moins un éléphant, et de bonne taille...A
l'époque où il faisait encore le beau, il allait chercher
sa dose d'adrénaline, à défaut d'autre "dopant",
au volant de voitures conduites à des vitesses excessives, et très
mal, en bonne compagnie, sur les petites routes du Lubéron ou du
Vaucluse. Au prix d'un peu de casse sur son passage (on se souvient des
malheurs d'un immigré, clandestin, "soufflé",
sur sa petite mobylette, par le dangereux chauffard, fasciné par
une compagne de grand luxe, quoique un peu sur le retour, très
introduite, comme ont dit, dans le milieu politique...).
De
toute façon, ce personnage aussi dangereux au volant que dans la
conduite de "son" journal ne sévit plus, heureusement,
rue Bérenger.
On
s'en aperçoit, à la lecture. il y a du mieux, de jour en
jour. Et pas de "bidonnage" notoire depuis plusieurs semaines...
-
A Libération, donc, l'équipe, libérée par
l'éjection du potentat "liberal-libertaire",
qui la menait au gouffre, mûrit de jour en jour. Au fil d'un long
conflit, dont l'enjeu reste simple: la survie, ou pas, du journal créé
par les Maos, sur les cendres encore chaudes de MAI 68...
La
menace principale est bien identifiée: c'est le dépôt
de bilan, livrant la "marque", le "logo",
et les (éventuels) rescapés du personnel, au pouvoir tout
puissant, sans frein et sans limites, d'argousins spécialisés
dans le trafic de cadavres d'entreprises, leur dépecage ou leur
revente "à la découpe", ou le trafic
d'influence, sous la mince couverture d' "hommes d'affaires indépendants",
voire d' "hommes de presse".
N'ayant
plus qu'un atout en main (jouer la carte du pire, et pousser au bloquage,
donc au dépôt de bilan, dernière halte avant l'Enfer),
le tout dernier carré des partisans du sulfureux Edwy Plenel -
désormais, dans le décor - a boycotté une "initiative
de masse", contraire à sa philosophie d'appartchiks,
de taupes, d'obscurs manœuvriers de l'ombre... Ils n'y croyaient
pas, et ne se sont pas privés de le dire: mais la journée
"porte ouverte" de samedi, portée par le "noyau
dur" syndical, l'alliance CGT-SUD,
a bien rempli la "vis" (le couloir central, hélicoïdal,
de Libération) comme les "plateaux de discussion"...Une
foule bon enfant s'y est pressée, dès les premières
heures de la matinée, dans laquelle on pouvait reconnaître,
discrète, comme à son habitude, mais présente au
côté des Libé comme au côté des blanchisseurs
maliens de MODELUXE, la sympathique Clémentine Autain, dernier
espoir de la "gauche de la gauche" pour éviter
une catstrophe au premier tour des présidentielles, et garantir
d'honnêtes reports au second. Moins sympathique, le vieux Krivine,
flanqué, heureusement, d'un bouclier de "gorilles" voyants
et vulgaires, signe qu'il ne se sentait pas en sécurité
dans Libé-Libéré...Qu'était-il venu faire
là? Flairer les traces de son compère Plenel? Ou draguer
quelques dizaines de voix, pour le prochain tour de piste du facteur -
lui-même aux abonnés absents? -Autre clown distrayant, égayant
cette journée grise, sous la pluie de novembre, un personnage de
film coiffé d'un vaste chapeau noir digne du "Rabbi Jacob"
du regretté de Funes, se disant juif, ce qui n'est pas certain,
et partisan, ça, c'est sûr, de l'entité raciste de
Tel Aviv. Ce triste sire a insulté Libération, en traitant
le journal d' "antisémite"...- Là aussi,
comme la présence d'une petite armée de grotesques gorilles
en "protection rapprochée" (dans les couloirs de Libé
de la vieille ganache trotskiste ridicule en pré-retraite, c'est
bon signe. Comme disait le Président Mao, "être
attaqué par l'ennemi est une bonne chose: ça prouve que
nous avons tracé une claire ligne de démarcation entre l'ennem
et nous...".
Un
regret, toutefois: cette foule, plus masculine que féminine, genre
cadres moyens ou cadres sups, n'était pas très très
jeune, et franchement "white only" : à l'image
de ce qu'est devenu un quotidien jadis à la pointe de la défense
des immigrés, à l'avant-garde de l'anti-racisme, mais qui
s'est coué, depuis, sous Mitterrand-July, et jusqu'à aujourd'hui,
de la réalité populaire " black-blanc-beur"
des banlieues, et surtout de la jeunesse. Il existe donc un public à
gagner, donc, ou regagner, par un méthodique travail de reconquête:
cela, bien dans le cadre d'un projet "haut de gamme",
visant les élites réelles de la société, et
du pays -qui ne sont pas toutes énarques, cadres sup, à
la peau blanche...Cette dimension de la (re)conquête d'un large
public cultivé, friand d'une information différente, et
de top-qlité, même le fameux "contre-plan",
mort-né, de la Société des rédacteurs, devenu,
pour les media extérieurs, le "plan Plenel",
du nom du parasite, nous allions écrire du "morpion",
qui a tenté de s'y accrocher, n'en souffle mot. C'est pourtant
essentiel.
Il
n'est, là, pas trop tard. Il est encore temps de faire, là-dessus,
au moins quelques propositions simples d'ajout et d'améliorations
au seul "projet" sérieux qui reste en lice,
celui de l'actionnaire princial du journal...
Cette
petite foule, anxieuse, mais activement, n'était pas triste. Se
pressant aux tables d'abonnement, elle croit toujours à l'avenir
de son journal, elle se mobilise, et peut sans doute encore faire plus.
Elle y croît, et elle a raison.
Aujourd'hui,
même le dernier "sauveur suprême" en toc
tournant autour du titre avoue, dans les colonnes même de Libé
(lire ci-dessous"), qu'il n'y a jamais eu de "plan Plenel".
Avec, qui sait, des "capitaux d'amis", derrière.
Hélas...Comme dit Victor Hugo, rêvant sur Waterloo: "Grouchy?
c'était Blücher!...". - Passé au crible par
les journalistes, et leurs pugnaces syndicats CGT et SUD, le "plan
Plenel" s'avère de la fausse-monnaie...Du pur pipeau...Comme
la "troisième équipe" de Greenpeace,
l' "or secret du parti socialiste au Nicaragua", les
armées de putes, inévitablement "maghrebines",
"drivées" par le commissaire Jobic, et sa Porsche
rouge,ou le fameux "laboratoire rouge-brun" de l'Idiot
International, et des nazis-communistes Krasucki, Pierre Zarka, Francette
Lazard, François Hilsum, Marc Cohen et Jean-Paul Cruse...
Pas
plus de "plan Plenel" que de beurre où je pense...-
L'idée de faire du Libération d'aujourd'hui, celui de l'après-July,
un " journal de combat anti-Sarkozy?" Du bluff! Rien
de neuf - et une insulte, au passage, à l'équipe, dont le
journal actuel, libéré des comlaisances ambigües de
l'époque July, que Sarko, bien entendu, fascinait (comme Mitterrand,
jadis, et toujours, tout ce qui brille) commence à constituer un
outil de lutte anti-Sarkozy bien réel, et bien utile. Sans criailleries
superflues, sans pose et sans excès, mais en faisant appel à
la réflexion du lecteur, à son sens critique, à sa
raison...
Sous
prétexte de "radicalisation anti-Sarko", un
Libé passé des mains de July à celles de Plenel ne
serait qu'une sorte de "Charlie-Hebdo" discrètement
fabiusoïde, et servirait, en fait, un candidat-ministre de l'intérieur
dont Vittorio de Filippis, l'acuel P-dg de Libé, issu de la base,
Antoine de Gaudemar, ressuscité des morts, ou Jean-Michel Thénard
ne vont pas, eux, cirer discrètement les escarpins vernis, et ceux
de Cecilia, la langue pendante, après les mocassins "british"
du fabiusien Pierre Joxe, au ministère de l'Intérieur...
Dernière
carte dans la manche du groupuscule d'escrocs, clandestins de pacotille,
organisées en secte, et prosternés, fesses tendues, devant
ce nouveau Maître, ce "messie" dont ils implorent
la venue, le clown Arnaud Montebourg, ami de Plenel, mais monté,
lui, à la volée, et sans billet, dans le wagon de Ségolène
en train de s'arracher du quai, tout en puissance.
"Squattant",
avec son toupet habituel, une rencontre sérieuse organisée,
à l'Assemblée, entre une délégation de Libé,
et l'excellent Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes, président
du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, le mignon
Montebourg s'est lancé dans une de ces clinquantes tirades médiatiques
dont il a le secret - retentissante, et creuse, comme le ventre tendu
d'un tambour.Comme par hasard, dit-il, on ne trouve pas de
capitaux pour financer le seul projet de lutte anti-Sarkozy.
-
Mais non, mon bon Arnaud, ce n'est pas un hasard: comme tu sembles l'ignorer,
mais tu es bien le seul, de grands "capitalistes de gauche",
plus ou moins éclairés, ont longtemps porté à
bout de bras les frasques coûteuses du "journal de July",
devenu lui-même un tambour vide, un " aboli bibelot
d'inanités sonores"... Ils en ont eu leur claque,
et ils ont eu raison. Le journal coûtait trop cher, pour
un contenu trop nul. Et c'est parce qu'ils ont refusé
de remettre, encore, au pôt, qu'un capitaliste original, marginal
héritier d'une auguste famille, Edouard de Rothschild, a pris le
risque de se lancer, à leurs côtés, dans l'aventure...
D'ailleurs,
si Montebourg était sérieux - mais ne rêvons pas trop
- au lieu de soutenir le fumeux "projet" du fumiste
Plenel, il chercherait, dans son (très) proche entourage, de jeunes
arrivistes aux dents plus longues encore que leurs jambes maigres, époux
de riches héritières, dont la dot leur permet de se lancer,
sans risques, dans des croisades aux mâles accents moraux contre
la " corruption" et le " pouvoir de l'argent
sale". Ô Balzac...
Peut-être
ces excellentes personnes, hein, Maître Montebourgeois, s'il leur
reste un peu de leur love-pactole, pourraient-elles en investir quelques
peu ragoûtantes miettes dans un réel projet de relance de
Libé?
Car
c'est d'argent que le journal a besoin, pour une relance fondée
sur une rupture, une "refondation",
radicale, et non un replâtrage, portée par des investissements
sérieux. A cette seule condition, la casse sociale peut-être
contenue, limitée; et le nombre de suppressions de poste réduit
au minimum. Que ceux qui disent vouloir "aider", voire
"sauver" le journal de l'après 68, dernier môle
de résistance à l'empire total-mediatique Sarkozy-Bolloré-Lagardère,
fassent appel aux gens qui ont de l'argent, et souhaitent une presse digne
de ce nom, et digne de la France, indépendante.
Le
"petit Edouard", lui, a déjà investi
beaucoup dans l'aventure, prenant des risques réels. 20 millions
d'euros, mazette. Il met, donc, une condition drastique à un nouvel
investissement, pouvant aller jusqu'à 15 millions supplémentaires,
qu'il est le seul à garantir, à ce jour: un
plan de rigueur, dans tous les sens du terme.
Rigueur,
dans le concept, d'abord: Libération,
défini et reconnu comme l'organe d'une "gauche humaniste",
"progressiste", au ton moins moraliste, moins donneur
de leçons, et moins sectaire, doit reposer, pour l'avenir, sur
une synergie toujours plus systématique avec le support électronique
- le site internet.
Confronté
au contexte de surinformation, et de banalisation d'une information ambiante,
quasi-gratuite, Libération, selon les conseillers journalistiques
d'Edouard de Rothschild, toujours dans l'ombre, doit devenir plus dense,
moins "mollasson" et moins bavard... Avec une
priorité absolue à l'information de qualité
- et pas au commentaire, plus ou moins "pompé",
ou pompier...
Plus
de contenu réel, moins étalé, dans moins de pages...Economie
de papier, écologique, aussi...Moins d'arbres coupés, dans
moins de forêts...Dans cette optique, et pour boucher les trous
béants, tares et traces de l'époque July, une réduction
aussi drastique que logique des coûts, de la pagination, et des
effectifs, forme un tout cohérent, incontournable.
Ce
plan n'est pas parfait. Rien ne l'est. Socialement,
il a un coût: qu'une négociation syndicale intelligente
et constructive pourrait sans doute atténuer,
à condition de s'y prendre tôt, sans
s'engager dans un "Fort Chabrol" défensif et buté,
en l'absence de toute autre alternative au dépôt de bilan,
au suicide.
Eventuellement
amendé, amélioré, remanié, un tel plan ne
sauverait qu'une courte majorité d'emplois, dans le meilleur des
cas; pas tous, certes, il est trop tard; mais c'est tout de même
mieux que rien.
Les
malheureux journalistes licenciés, (car c'est sur les effectifs
de la rédaction, essentiellement, que pèse l'allègement
envisagé des effectifs) paieront, tout de même durement,
l'interminable lâcheté de la plupart d'entre eux sous le
ci-devant July, cause du marasme du titre,au bord de l'effondrement.
Quant
aux personnels techniques, PAO, informaticiens, scanneristes, des solutions
intelligentes peuvent être recherchées pour eux, qui n'y
sont pour rien, et risquent de payer l'addition des journalistes...A
condition qu'une négociation syndicale pragmatique s'ouvre très
vite -dans le cadre du seul plan effectivement existant, financé,
et consistant, celui de l'actionnaire princial...Avec l'appui des
pouvoirs publics...Il est encore temps, mais chaque jour perdu pèse...
Le
plan n'est pas parfait. Mais, pour ceux qui se sont donné la peine
de l'acquérir, de le lire, et de l'étudier, il est d'une
cohérence toute aussi rigoureuse dans son concept de "Libé
du futur", que dans les restructurations - chirurgicales qu'il
propose...
Si
les Libé le rejettent, au lieu de le négocier, et de l'améliorer
de l'intérieur, ils sont morts. La
vie n'est pas un chemin de roses parfumées d'herbes odorantes
où l'on peut continuer à rêvasser sur son stylo en
se prenant pour Albert Londres, Roger Vaillant, ou Hemingway, tout en
recopiant servilement Le Monde, la presse américaine, pour l'international,
ou les dépêches d'agence...
Allégé,
c'est dur, mais c'est moral, des parasites professionnels
et autres bidonneurs qui ont pillé l'argent du "cochon
de lecteur" tout en menant le Titanic vers ses inéluctables
icebergs, un joint dans le bec ou de la poudre blanche pleins les naseaux,
Libération, peut devenir, de fait, un " media du futur",
appuyé, et non concurrencé et "cuit"
par internet... Avec, comme le demandent ceux qui ont conseillé
Rothschild dans ce domaine - peut-être le
brillantissime Jean-François Fogel?...- une interacticvité
beaucoup plus forte avec le net, et une intervention plus fluide et plus
soutenue, de ce fait, de ses lecteurs, réunis
en une sorte de communauté active, un "club"...
-
Oui, mais, rétorqueront les antisémites - y compris les
crypto-antisémites d'ultra-gauche bien présents
dans l'actuel journal, Rothschild, tout de même, c'est
juif!
-
Vous, Jean-Paul Cruse, "rédacteur en chef technique",
dites-vous, du Monde Réel, vous l'ancien délégué
CGT de Libé, vous l'"antisioniste radical",
persécuté comme tel, vous soutenez le "plan de
rigueur" d'un "suppôt du capitalisme juif",
d'un "suppôt du sionisme"?
-
Oui, je le soutiens. Et des deux mains. Parce que, du fait des choix de
la vieille rédaction du Vieux Libé, de ce qu'elle a fait,
toléré, laissé faire, s'éloignant chaque jour
davantage du projet d'origine, et se vautrant jusqu'à plus soif
dans le cloaque de la prostitution professionnelle et politique la plus
infâme, il n'y a plus maintenant d'autre choix.
-
Que Rothschild soit juif, je ne l'ignore pas.
Et
je m'en tape.
-
Pour moi, je suis désolé, "juif", ce
n'est ni un "plus", ni un "moins".
Je juge les gens sur ce qu'ils font, sur leurs actes - et je souhaite
depuis longtemps qu'on en fasse autant pour ma pomme, ralbol!
D'ailleurs,
en France, et spécialement dans le monde de l'argent, des affaires,
mais aussi dans le petit monde, voire le demi-monde, ou le sous-monde,
de la politique et du journalisme, les pires sionistes
que j'ai croisés - et j'en ai croisé...-
n'étaient pas des gens de religion juive, ou d'origine juive. Mais
des "français de souche" de tradition laïque
ou plus rarement chrétienne, et même, parfois, des gens d'origine
arabo-musulmane, ou berbère, convaincus qu'il fallait flatter Israël
et ses réseaux, jouer cette carte, et se mettre de ce côté,
parce qu'on se mettait, ainsi, du côté du plus fort.
-
Désolé, mais ce n'est pas mon analyse. Et de toute façon,
ce n'est pas mon truc.
Jean-Paul
CRUSE
PLENEL
COMME SARKO:
CULBUTO
Il
y a des gens comme ça: plus ils prennent des baffes, plus
ils en redemandent. Plenel, comme Sarko, a cet immense talent,
porté par une réserve d'énergie presque infinie,
fille, elle-même, d'une soif de pouvoir et de reconaissance
sociale inextinguible... "Le petit brun à la moustache",
selon l'expression pour le moins ambigüe d'un spécialiste
du genre, le comique-troupier Marcelle, son "pote" vient
de rejaillir comme Guignol, en pleine page, dans Libération
de ce samedi... A la veille d'une journée "portes
ouvertes" où il allait, prudemment, briller par
son absence...
Que
dit-il? Sur le fond, dans le contenu, rien de bien neuf. Esbrouffe
et cie...Comme avec July, tout est dans la "mise en scène",
dans le pathos, dans l'enfumage.
L'éjecté
du Monde y confirme simplement lui-même
qu'il n'a jamais proposé le moindre "plan
Plenel" - ce dont il serait incapable, comme
nous nous tuons à l'écrire, contre toute la presse
pourrie, de semaine en semaine...
"Sollicité, dit-il, par Vittorio de Filippis
- l'excellent successeur de July, désigné par la
base, avec l'accord de Rothschild - "j'accompagne
l'actionnaire historique, les salariés de la SCPL"
(Société civile des personnels de Libération
- NDLR) dans la recherche d'une solution."
Suit
une série de phrase creuses, toutes aussi July-esques les
unes que les autres, ce qui ne nous rajeunit pas. - A lire entre
les lignes, on comprend mieux la démarche de ce
"faiseur", qui prend les gens de Libé
pour de vieilles rombières, en mal d'un pommadé,
prêtes à succomber à la première œillade...
En
fait, Rothschild n'est pas le seul à refuser de s'embarquer,
derrière le petit troskyste de caricature, vieillissant,
sur un "radeau de la Méduse" en carton bouilli...Les
"capitalistes éclairés", proches
d'une "gauche humaniste", genre Riboud-Seydoux,
qui avaient financé Libération jusqu'à plus
soif, avant d'accueillir avec bienveillance les 20 millions d'euros
provisoirement salvateurs d'Edouard de Rothschid, n'ont pas non
plus cédé, jusqu'ici, aux avances de Plenel.
Eux aussi lui disent "Niet!". Ils connaissent
trop l'oiseau. Ils refusent de "remettre au pot",
et s'abstiennent bien de soutenir Mister "yeux de biche"
et les mirifiques plans sur la comète de ce marchand de
salades, pas fraîches, contre Rothschild.
Il n'est donc pas vrai, quoi qu'en dise le pître Montebourg,
dernier porte-couteau d'Edwy Plenel, que le satanique Sarkozy,
qui ne contrôle pas, tout de même, l'intégralité
du capital, en France, soit en quoi que ce soit responsable de
la dure situation actuelle!
Restons
sérieux.
La
vraie question est: pourquoi les actuels
actionnaires de gauche ne veulent-ils remettre de l'argent qu'avec
Rothschild, dans le cadre de son plan, qu'ils soutiennent?
Et
pourquoi d'autres "capitalistes socialistes",
venus d'une autre mouvance, ne se sont-ils pas jusqu'ici manifestés?
Tout
indique que, derrière Plenel, et son nouveau discours
"plus à gauche que moi, tu meurs",
se profilent d'importants intérêts poltiques, et
peut-être, demain, financiers, dans la mouvance
de Laurent Fabius - que le Monde de l'époque
Plenel a toujours outrageusement protégé, au prix
des pires contorsions, de l'affaire Greenpeace à celle
du sang contaminé...
-
Si cette hypothèse se confirme, on verra bientôt
s'agiter, hors des coulisses, un des plus importants cabinets
d'avocats d'affaires parisiens, proche de Lolo Fafa, cabinet qui
a déjà, de longue date, un pion dans la place.
Bourgeois
cultivés, éclairés, et progressistes, comme
l'avaient été, au début du siècle,
ceux qui financèrent jadis l'Humanité de Jaurès,
les Seydoux-Riboud et compagnie, et leurs successeurs ou alliés
dans le capital de Libération, revenus de leurs illusions
sur July, penchent, depuis toujours, pour une gauche de
rassemblement, aux valeurs d'inspiration chrétienne, et
généreuse. Ils se sont, donc, toujours
défié des Fabiusiens, et de leurs contorsions
sémantiques permanentes, masque d'autant de retournement
de vestes - réversibles. Sans parler de leurs attaches
atlantistes, ou autres...
Si
l'opération Plenel finissait par aboutir, Inch Allah, ou
plutôt pas-Inch Allah, l'argent des fabiusiens serait, quoi
qu'il en soit, le bienvenu. D'autant qu'il ne suffirait pas, toutefois,
les placer en position centrale. Poussant Plenel par la petite
porte de derrière, où le sémillant évincé
du Monde n'a pu glisser, jusqu'ici, qu'un de ses mignons orteils,
ils pèseraient, tout de même, pour un Libé
"plus-à-gauche-que-moi-tu-meurs", genre
Charlie-Facho, en moins vulgaire. L'adversaire
rêvé pour Sarkozy, qui a besoin, comme faire
valoir, et comme punching-ball, d'une "gauche"
de caricature, et craint par-dessus tout, comme la banque
Lazard, une candidature de rassemblement démocratique,
susceptible, elle, d'entraîner le pays vrs une Renaissance,
dans le sillage des forces "émergentes" issues
du sud...Heureusement, donc, cette hypothèse tarde à
se confirmer. Plenel aurait-il perdu ses derniers "souteneurs",
jusque de ce côté?
-
Quant aux "Libé", ils ont fort bien fait de laisser
publier le "poulet" de Plenel - même si plus d'un,
sans doute, sera surpris de le découvrir dans des pages
où il était prévu que s'expriment les journalistes...Après
tout, l'agitation démagogique de l'héritier du Vieux
Léon (dont les contorsions ont fini, comme on le sait,
par un coup de piolet dans le crâne, dû à la
remarquable efficacité des "services spéciaux"
de l'Internationale Communiste, chargée de nettoyer le
terrain, avant l'affrontement contre le nazisme), peut se révérer
utile.
Correctement manipulé par la "base"
qu'il croit idote, et qu'il a cru, donc, "tenir",
cet orgeilleux et naïf arriviste pourrait, si de vrais financiers
finissent par se dévoiler, et par le suivre, permettre
d'adoucir à la marge le rigoureux plan de sauvetage de
l'actionnaire principal, qui reste, à cet instant, le seul
à avoir une réalité, et une logique d'avenir,
pour sauver Libération. L'argent n'a pas d'odeur.
JPC
|
REVOLUTION
CULTURELLE
DANS
LE JOURNAL
CREE, DANS LE FEU
DES ANNES 70,
PAR
LES "MAOS"
DE LA "GAUCHE
PROLETARIENNE"
(Article
publié le vendredi 20 octobre 2006)
Une
pétition de soutien au combat -
qui se poursuit - des ouvriers "sans-papiers" de la blanchisserie
industielle de MODELUX - a été signée, en quelques
heures,à l'initiative de l'impeccable déléguée
CGT, Fatima Brahmi, par plus de 140 salariés de "Libé"-
sur un effectif héorique total de 280 personnes,
comprenant les absents, les malades, les reporters éloignés
du siège, et les vacanciers. Par la quasi-totalité, donc,
de l'effectif, journalistes compris...C'est
bien une "Révolution Culturelle", donc, qui se poursuit,
dans l'espace libéré par l'éjection de July
- dont le dernier carré de partisans, les
"Veuve July", multiplent, à bout de nerfs,
les bourdes. A l'image du controversé
Pierre Haski, ancien correspondant de Libé en Afrique
du Sud, à l'époque de l'apartheid, où il n'a pas
laissé que de bons souvenirs au sein de l'ANC, le mouvement de
libération de Nelson Mandela, avant de devenir, au sein du journal,
un des pires hiérarques (certains son acceptables, et même
récupérables) de l'actuelle (et provisoire)
- "direction de la rédaction".
Le
quotidien israélien Haaretz, qui joue, très
vraisemblablement, la carte du très "anti-antisioniste",
le "diasporique" Edwy Plenel, vient en effet de publlier un
- scandaleux - entretien avec Haski. Où ce chaud
partisan de l'Etat d'Israël, convaincu que l'Etat de Sharon et d'Olmert
à tout l'avenir devant lui, pronostique, en revanche, la
mort prochaine... de son propre journal!
Comme
Finkielkraut
à l'époque de ses déclarations puantes de racisme
sur les "noirs", "surreprésentés dans l'équipe
de France de foot" (c'était avant l'accès à
la finale de l'équipe "bleu-blanc-rouge" de Thuram, Vieira,
Malouda et "Zizou"), Haski, le "directeur de la
rédaction" qui joue contre son camp, et met le ballon dans
les filets de son propre gardien, prétend aujourd'hui que ses propos
ont été "mal interpétés",
ou "mal traduits" par Haaretz. -
Dérisoire écahappatoire...Que le "traître",
pris en flag, ait au moins la dignité de démissionner, et
de prendre la porte...
Il
faut remonter très loin dans l'histoire de Libération pour
y trouver un pareil mouvement de masse de solidarité interne avec
une juste cause... Plus de vingt ans en arrière! A l'époque
où les dirigeants de la CGT, naissante, devait se rendre aux AG
une longue paire de ciseaux pointus bien aiguisés au fond
de la poche - disposant d'un service de renseignement de qualité,
ils savaient qu'en face on avait des cutters...
C'était
aussi le temps où Jean-Paul Cruse, le fondateur de la CGT, et de
tout syndicalisme dans le journal, surprenait
un ivrogne de la rédaction en chef - appelons le
Durand, ou Dupont, pour protéger son intimité - en train
d'apposer des croix gammées, au
marqueur, sur un panneau syndical. Les choses n'en étaient pas
restées là. JP lui demande:"je
peux t'aider peut-être?". le poivrot de la réd-chef
du quotidien "liberal-libertaire" des roits de l'Homme tentait
alorsr de continuer son travail de "tagueur", et d'inscrire
une croix gammée sur le larg front du délégué
CGT du journal., en vacillant dans son nuage de whisky frelaté.
JP avait dû l'obliger à s'accroupir, puis à s'agenouiller,
en lui luxant le bras, tout en refrénant - le
syndcalisme est une ascèse...- une furieuse envie
de lui briser toutes ses quenottes d'un atemi du coude en dessous du nez...
Et de le voir cracher sa bave de sang, de bile, et de débris de
chicots, au pied de l'affiche CGT souillée de la croix gammée...
A
cette époque, donc, la CGT, à peine émergée
de la clandestinité, avait lancé une de ses premières
"campagnes de masse" au grand jour, en soutien aux ouvriers
africains en grève dans les mines de charbon du pays de l'Apartheid.
Assortie d'une collecte, elle avait remporté un grand succès,
mettant les amis de Haski, et de July, dans un embarras qu'allaient alors
aggraver les confidences faites, à la délégation
CGT venue lui remettre, en mains propres, l'argent de la solidarité
des "Libé", par Dulcie
September, l" ambassadrice" officieuse de l'ANC
à Paris( l'équivalent exact de Hind Khoury, pour la Palestine).
La représentante personnelle de Nelson Mandela avait eu des mots
très durs pour le Libé de l'époque, pour son traitement
de l'ANC, et pour Pierre Haski. Elle devait mourir, peu de temps après,
abattue, à la porte du très modeste appartement
de fonction, où elle avait reçu les Libé-CGT, par
un tueur jamais identifié, travaillant au calibre 22.-
Comme Henri Curiel, lui-même exécuté,
quelques années plus tôt, dans des conditions analogues,
Dulcie September, dont une rue de Paris porte aujourd'hui le nom, était
soupçonnée de travailler sur le sulfureux dossier
des relations triangulaires entretenues, à l'époque, par
la France, l'Afrique du Sud, et l'entité raciste de Tel Aviv, dans
le domaine, toujours actuel, de la "prolifération nucléaire"...
A
Libération, donc, l'esprit de lutte et de fraternité solidaire
est de retour.
Ils
sont loin, les articles de publicité rédactionnelle à
peine masquée pour SOS-Racisme, ou pour le potentat vichyste à
la francisque, hâtivement badigeonné en "socialiste",
le rose, dégoulinant, masquant difficilement le brun de la première
manifestation de l'étudiant Mitterrand - à 20 ans, l'âge
des choix d'une vie, il défilait dans la rue, pour la première
fois, sous une banderole "dehors les métèques",
exigeant la "reconduite à la frontière" des étudiants
juifs d'Europe Centrale, fuyant le nazisme, et jugés, par l'extrême-droite
comme par la gauche antisémite d'alors, d'où allaient émerger
Marcel Déat et Jospin-père-de-l'autre,
"trop nombreux dans les facs de médecine"...Immigration
choisie...
L'esprit
de lutte revient, et la cote de Plenel, donc, baisse.
Seul Marcelle, son homme, visiblement, tente encore de le défendre,
insidieusement, dans sa "chatterie" de ce matin. Mais avec,
là aussi, une terrible maladresse. Le "petit brun
moustachu", écrit Marcelle (Plenel, qui se teint
les cheveux, pas Hitler -involontaire lapsus?) aurait
en effet détecté, selon l'auteur de la colonne, et son minaudant
chat - on appelle ça un "édito", on est payé
pour ça, étonnez-vous que les caisses se vident...) - le
mal dont souffre Libé. "Un cancer
des couilles" - ah! qu'en termes galants ces choses-là
sont dites...
Problème
aux testicules, ou dans l'occiput de ce malade (Marcelle/Plenel),
ou pas, l'équipe de Libération comprend chaque jour
de mieux en mieux qu'on a tenté de la rouler
dans la farine, et avec elle toute la presse, et même Rothschild:
avec une de ces opérations de désinformation dont le licencié
du Monde, prêt à tout pour retrouver une pitance, est familier
(dans le métier, depuis l'affaire Greenpeace, et celle de l'or
du Parti Socialiste au Guatémala, on appelle ce genre de "bidonnage"
une "Plenel"...).
Non,
contrairement à ce qu'écrivait, jusqu'à hier, le
concurrent Le Monde - où Pascale Santi se reprend, maintenant,
et recommence à travailler en journaliste, et non en "groupie"
facinée par son ex-guru -il n'y a
jamais eu, concernant Libération, de "plan Plenel". Mais
un chantage doublé d'une savante opération d' "intox"
dans les couloirs:
"Leadership,
leadership, j'ai un plan de Sauveur. Mais je ne peux pas le révéler,
par crainte des fuites. Votez pour moi, nommez-moi P-dg, donnez-moi les
pleins pouvoirs, et je vous le ferai connaître - vous sauvant, du
même coup, du naufrage..."
Non,
ce plan (aussi inexistant que la "troisième équipe"
du commando de Greenpeace, ou l' "action contre le pouvoir socialiste
d'un commando d'extrême-droite d''officier félons de la DGSE,
dirigés par le colonel Charrier, frère d'un des meilleur
amants de Brigitte Bardot, précédente version de l' "investigateur"
Plenel...) n'a jamais eu, comme semble avoir finir par le croire
Rothschild, le "soutien du personnel" (dont
les représentants n'en ont jamais vu la couleur).
Là
encore, il a fallu que la CGT, décidément
inoxydable, mette les points sur les i, dans une décalaration
solennelle devant le C.E, actuellement portée au procès-verbal.
Fatima Brahmi, que quelques rares mauvaises langues, apparemment racistes,
appellent maintenant, dans les cafés de la rue Bérenger,
après une bière de trop, la "Fatima Bardot"
de Libé - non pour ses avantages naturels, pourtant incontestables,
mais parce que, comme BB, elle prendrait en pitué...des animaux
(les grévistes noirs de MODELUXE!..) - y a précisé
explicitement que la CGT n'a accepté de signer, sous la pression
de l'urgence, un comuniqué portant le mot Plenel que par souci
d'unité avec le SNJ et SUD, complètement embarqués,
eux,dans la manip, et seulement après s'être battue
pour en modifier le texte sur l'essentiel: en y faisant enlever
toute mention d'une approbation ou d'un "soutien" à un
supposé "plan Plenel". Il suffit de se référer
au texte.
D'ailleurs,
même Santi écrit maintenant "le plan de la SCPL,
soutenu par Plenel", et pas l'inverse. Tout en nous affirmant
- information, à n'en pas douter, recueillie à la source
- qu'Edwy, le petit moustachu aux cheveux teints et aux petits
yeux mielleux s'apprête à
refuser le "pourboire" qu'Edouard de Rothschld, soucieux d'avancer,
en parant au plus pressé, s'apprêtete à lui jeter
pour le consoler de son refus de le nommer P-dg: un poste de "directeur
du développement"... De l'argent jeté
par les fenêtres, donc, encore, pour un emploi à peine plus
que fictif, style Mairie de Paris sous Jacques...
L'équipe
y voit plus clair. Elle est prête pour un combat vital. Qui doit
rester lucide, rationel, et constructif. "Il
n'est, dit l'Internationale, pas de sauveur suprême...Ni Dieu, ni
César, ni Tribun". Mais oui Edwy!... Allez, ne fais pas la
gueule! Chante!... Tu sais le faire. Comme creuser... Comme une taupe
(tu te souviens?).
Bonne
chance à tous
(Nos
autres infos sur Libération:
clic ici)
GILLES
PIERROT
Vendredi
20 octobre 2006
10H58
|
DE
CLEARSTREAM A
LIBERATION...
"Ce
que cache
l’affaire
Plenel"
Un point de vue de Denis Robert,
vrai combattant, lui, de la liberté de la presse, et figure
historique, lui, d'un authentique combat, AU PRIX DE VRAIS RISQUES,
pour un journalisme d'investigation indépendant et rigoureux,
professionnel intègre et courageux, ancien
de Libération - et de la CFDT-Libé...
Denis Robert, aujourd'hui emporté dans la
tourmente médiatique, répressive, et judiciaire
de l'affaire Clearstream...(lire l'article "Denis Robert"
dans notre dossier: "Les
combattants de la liberté")
"Quand
j’étais enfant, on était dans une école
où l’instituteur mélangeait les classes. On
n’était pas assez nombreux au village. Quand je suis
arrivé en CE1, je suis tombé sur André la
moustache. Ce gars-là m’a pourri la scolarité.
Il était en CM1. C’était une petite frappe
dont les parents friqués faisaient tout pour qu’il
réussisse. Il était bon en calcul et premier en
rédaction. J’avais deux ans de moins que lui mais
rapidement, l’instituteur a découvert que, malgré
mon jeune âge, je me débrouillais plutôt bien…
Le jour où il s’est mis à lire ma rédaction
à haute voix, j’étais plutôt fier.
"Toi tu seras écrivain, me disait l’instituteur.
- André la moustache en était vert de jalousie.
Il avait un souffre douleur plus petit, Hervé la banane
qui était dans ma classe… A eux deux, ils m’ont
fait les pires vacheries qu’on puisse imaginer… Vol
de goûter, bagarre à la récré, livres
déchirés… Je me souviens qu’un jour
où j’avais eu 10 sur 10 en dictée, Hervé
la banane était allé me dénoncer au prof
à cause d’une faute d’accent qui m’avait
valu un demi point en moins. André la moustache l’avait
poussé à le faire. Ces crétins étaient
toujours à deux contre un. Je pensais en avoir fini avec
eux en quittant le CM2, mais je les ai retrouvés sur ma
route au collège, puis au lycée… Pneus de
vélos crevés, vol de carte de bus, dénonciation
anonyme parce qu’on fumait au foyer : je les soupçonne
d’être derrière toutes ces saloperies... C’est
difficile de comprendre pourquoi quelqu’un ne vous aime
pas… André la moustache s’intéressait
à Trotski et aucune fille ne voulait sortir avec lui parce
qu’il était trop chiant et qu’il avait une
moustache. Pour Hervé la banane, la vie était encore
plus dure parce que les filles se moquaient carrément de
sa petite taille et de ses boutons. Moi, je passais mon temps
dans les boums à rouler des pelles et j’avais toujours
vingt sur vingt en philo. C’est peut être ce qui les
faisait baver de rage… Les années ont passé
et je les ai perdus de vue…
Ce matin, ils ont réapparus tels des spectres faméliques.
(...)Je regardais tranquillement Oui-oui avec mon fils, quand
il m’a semblé les voir réincarnés en
Finaud et Sournois, les vilains lutins du dessin animé
(...) sur France 5. Puis j’ai zappé et suis tombé
sur Hervé Gattegno du Monde (...) Ses papiers servent à
l’avocat de Clearstream pour bâtir ses plaintes. Et
personne ne dit jamais rien. Normal, il est salarié dans
un grand journal et fait peur à tout le monde parce qu’il
peut rouler ses petits muscles et écrire des papiers fielleux
n’importe quand sur n’importe qui. C’est son
truc à lui, faire peur aux autres... Rigoler en coin, jouer
au type qui sait tout, et balancer un pv qui vous plombe. Faut
bien vivre et nourrir son ego… Je connais cette maladie.
J’ai failli la contracter, mais j’ai su la voir venir.
Donc, après Sournois, Finaud…
En arrivant à mon bureau, j’ai appris que son ancien
chef et mentor Edwy Plenel avait fait ce week end une énième
chronique sur moi dans le journal belge Le Soir. Plusieurs copains
bruxellois (...) m’ont appelé pour râler :
"Je ne comprends pas, il est fou ce mec… (...)…
Tu devrais porter plainte…"
La moustache de Plenel et ses tirades de joueur de flûte
ne m’ont jamais impressionné. Pour tout dire, je
pense que Plénel est un usurpateur, un opportuniste (...)
sans foi ni loi, très doué pour le baratin et pour
monter des coups. En lisant sa prose haineuse dans le Soir, disons
que tout m’est revenu… Le lycée, mon instituteur,
le vélo crevé, les papiers du Monde sur Clearstream,
mes procès … Si l’on ajoute une moustache à
Finaud, le méchant lutin roublard du dessin animé
Oui-oui, on tombe pile poil sur Edwy…
Ce type me hait et me calomnie depuis une dizaines d’années
sans que je comprenne bien pourquoi.
Jusqu’à présent, j’avais choisi de me
taire.
Mais en ce moment, nos itinéraires se croisent un peu trop
souvent. Je ne vais pas développer
ici le problème posé par son arrivée à
Libération. Je le ferai plus tard et en
d’autres lieux (...)Pour moi qui connais l’histoire
de Libé pour y avoir vécu avec bonheur une douzaine
d’années, l’arrivée
de l’ex-directeur du Monde à Libé est
la pire chose qui puisse arriver au titre qui va déjà
mal.
Ce
n’est pas seulement sa personnalité qui pose problème
(rigide, dictatorial, très politique, ayant fait plonger
le Monde) c’est ce qu’il propose : (...) vieilles
recettes, journal politique anti-Sarkozy, fondé sur la
rivalité avec ses anciens collègues Minc et Colombani
(qu’il honnit presque autant que moi aujourd’hui)…
Avec
Plenel, c’est (entre autres) tout ce qui fait encore un
peu le charme de Libé qui disparaît : l’humour,
la fantaisie, la surprise…
Je
pense que sa chronique belge truffée de contre-vérités
n’est pas étrangère à mon opposition
publique à sa reprise de Libé.
Je sais qu’on va dire que je cherche à régler
des comptes (...)
Je voudrais ici, tranquillement, mettre les choses au point. (...)
En juin dernier, sans que personne ne lui demande rien, l’ancien
directeur de la rédaction du Monde s’est constitué
partie civile dans le dossier Clearstream.
Ce qui est son droit puisqu’il fait partie des noms couchés
par le corbeau dans les bénéficiaires de comptes
bidons. (...)’est mon dernier livre
"Clearstream, l’enquête"
qui l’a révélé.
Plénel est donc allé me dénoncer aux juges
d’Huy et Pons en livrant « ses impressions ».
Selon lui, j’aurais poussé Imad Lahoud à mettre
son illustre patronyme dans les listes.
Extrait
: « Je ne sais pas qui a mis
mon nom et je n’accuse personne. Je
rappelle simplement ce contentieux avec Denis Robert, qui me semble
lui aussi être passé du réel à la fiction.
A chaque étape du scénario du corbeau, l’enquête
initiale sur Clearstream est présente. Imad Lahoud rentre
en contact avec Denis Robert, Denis Robert met en contact Florian
Bourges avec Imad Lahoud et le juge Van Rumbeke tente de comprendre
Clearstream en s’adressant à Denis Robert »
…
Deux pages de pv de pure calomnie (consultable sur le site de
l’Obs) (...) Heureusement
que nous ne sommes pa en période
de guerre, sinon j’étais bon pour l’échafaud…
Plenel le sait bien : il n’y a pas
plus dévastateur que la rumeur.
Et lui ne fait que ça avec moi : colporter des rumeurs.
Jamais, même avec mon pire ennemi, je ne me serai permis
de faire cette saloperie dans un cabinet d’instruction.
Et personne ne dit rien. Une icône
(certes fatigué et à la retraite) du journalisme
va me dénoncer chez les juges et tout le monde trouve ça
normal… Où est la morale là dedans ? Où
est le journaliste ? La déontologie ? Ce n’est que
délation et puanteur.
Juste avant, Edwy la moustache s’était déjà
répandu dans tous les médias pour dire que mon enquête
sur Clearstream était un fantasme, que j’étais
gentil mais un peu naïf. (...) Je l’ai entendu me cracher
dessus avec ce ton insupportable de vieux prof sur les ondes de
France Culture ou d’Inter. Pourtant, juré, craché,
je ne lui ai jamais rien fait. Je ne lui ai jamais rien demandé.
Je ne me suis jamais moqué de lui.
Là ce matin, en lisant sa chronique dans le Soir –,
style ampoulé, tirage à la ligne, formule creuse,
référence biblique, autosuffisance- je constate
que sa morgue et sa méconnaissance du dossier Clearstream
sont intactes. Plenel est un radoteur
paresseux. Il rabâche toujours les mêmes
insanités même si cette fois, il est monté
d’un cran. Il le fait de Belgique et
joue à l’exilé. Titre de l’œuvre
sous sa photo « Ce que cache l’affaire Clearstream
».
«Nul n’est prophète en son pays. Biblique l’expression
convient à cette chronique déplacée, heureuse
bénéficiaire du droit
d’asile belge » démarre Edwy
qui se la joue au "sans-papier" avant de décréter
l’absence d’affaire Clearstream… «Elle
commence autour d’un livre prétendant apporté
des révélations définitives –c’était
son titre Révélation$-sur cet établissement
financier luxembourgeois. Je professe qu’il n’y a
jamais eu d’affaire»
(...)
«Sans
l’invention probablement de bonne foi d’une fausse
affaire Clearstream, il n’y aurait pas eu de faux listings
bancaires » tranche Plénel. Autrement
dit, tout se monte sur du vide… Des centaines de gens –des
ministres, des agents secrets, des marchands d’armes, des
magistrats- se seraient lancés dans une course folle et
délirante. Seul lui, Edwy aurait vu juste. Il se réfugie
en Belgique pour le dire.
On serait franchement mort de rire
si le futur ex patron de Libé (ça
me fait de la peine d’écrire cette ligne )
ne persévérait plus perfide que jamais :
« On trouve au départ un journaliste (il parle de
moi et cite mon nom entre parenthèse, on sent que ça
lui fait mal) et un éditeur (Les Arènes) qui croient
avoir un scandale… Leur démonstration ne tient pas
la route. Des vérifications élémentaires
–je peux en témoigner- suffisent à l’infirmer»
jure Edwy avant de monter sur ses talonnettes : « Mais ce
qui ne se prouve pas n’existe pas, du moins du point de
vue journalistique. Et ce qui ne se source pas, honnêtement,
rigoureusement et contradictoirement n’existe pas non plus
»
Après, sa diatribe devient
carrément insupportable quand on connaît le passé
du gaillard : « C’est un avertissement
qu’il faut toujours avoir en tête dans une enquête
: on peut avoir politiquement raison et journalistiquement tort.
Sinon la conviction idéologique suffirait à dire
le réel et le vrai ». Plénel ressort ensuite,
après avoir confié toute l’estime qu’il
portait à Villepin ou à Giesbert (grand premier
ministre, grand patron de presse), son numéro éculé
nous accusant de faire dans la théorie du complot, trichant
sur chaque mot, inventant une légende mêlant les
délires du corbeau avec notre travail, faisant mine de
confondre mes romans et mes enquêtes.
Est-il utile de me justifier ? Il suffit de faire ce que Plenel
n’a jamais fait : ouvrir mes livres, regarder mes films,
lire les jugements qui me sont favorables. Ne pas déformer
ce que j’écris.
La spécialité de Plenel
c’est de donner des leçons de journalisme. Il est
super mal placé pour le faire. (...) Plenel
en fait des tonnes. Il est sans
arrêt dans la posture du journaliste professeur. Il vient
d’ailleurs par décret ministériel et donc
appui forcément politique et forcément à
droite et vraisemblablement chiraquien d’être nommé
professeur d’université à Montpellier.
Une dépêche l’a annoncé la semaine passée.
Plenel est ami avec Villepin, pote
avec Hollande. Plenel est-il encore journaliste ? On peut vraiment
en douter. Il peut faire illusion à Libé
devant une minorité (j’espère) de
salariés prêts à tout pour sauver les meubles,
devant des hiérarques du PS inquiet de sa capacité
de nuisance, ou à l’université de Montpellier
devant des cancres sans mémoire. Ailleurs, j’en doute…
Même en Belgique…
Plenel est un donneur de leçons.
Si j’avais bidonné ne serait qu’un dixième
de ce que lui a bidonné quand il s’occupait d’enquêtes
au Monde, je pourrais admettre la critique. Là, non.
(...) Venant de lui qui avait dénoncé... le financement
du PS par Panama, c’est dramatique.(...)Il suffit de taper
sur Google, Panama et Plenel.
Le 27 août 1991, le Monde
annonce en une un scoop " Scandale à Panama ".
Plenel raconte comment le général
Noriega aurait financé le Parti socialiste français,
en particulier pour amener Mitterrand au pouvoir en 1988. Des
lettres sont produites, à en-tête de l’ambassade
de France à Panama. Le PS démentira très
vite. Le Monde patine alors dans la semoule. Plenel
se terre. On lui retirera l’enquête. Les lettres s’avèreront
être des faux grossiers. Le rectificatif tombera
dix jours plus tard. Le Monde exprime
son " regret " d’avoir
publié des " informations non
vérifiées ". Dans son livre sur Le Pouvoir
du Monde, paru en 2003, Bernard Poulet note que Plenel fera publier
plus tard ses articles dans un livre sans reconnaître son
erreur : "Il y reproduit notamment
l’article malheureux, amendé, sans dire qu’il
s’est trompé, mais tout en expliquant qu’il
s’agit d’un "supposé scandale ».
Tout Plenel est ainsi résumé. Têtu. Obsessionnel.
Ne supportant pas qu’on lui fasse de l’ombre.
Ce personnage (...) veut faire de Libé son instrument de
reconquête de notoriété…
C’est incroyable que je sois le seul à le dénoncer
et à trouver la ficelle énorme !
(Mais non, Denis, tu ne l'es pas; rassure-toi...NDLR)
Sur ses accusations (...), que dire ? Je n’ai jamais prétendu
apporter des révélations définitives. Au
contraire, je cherche, je tâtonne, j’invente et parfois
je trouve. Avec Clearstream, j’ai
trouvé. Pas du tout la plus grande lessiveuse
d’argent sale du monde comme l’écrit bêtement
Plenel mais un outil de dissimulation
qui sert à des milliers de clients sur la planète.
Je fournis des preuves, des centaines de comptes ouverts dans
des paradis fiscaux (je donne leurs numéros, leurs dates
d’ouvertures), des microfiches. J’apporte des dizaines
de témoignages que je filme et que j’enregistre.
Tout l’état-major de Clearstream a été
viré après mon premier livre. Bien sûr, la
boîte noire de la finance a obtenu un non-lieu à
Luxembourg mais en raison de prescription. Il suffit de lire les
jugements luxembourgeois. Et depuis quand un paradis bancaire
est-il un modèle de vertu ?
Mon enquête était honnête, rigoureuse, contradictoire.
Et sourcée. La mission parlementaire sur le blanchiment
est repassée derrière moi et a entendu des dizaines
de témoins supplémentaires. Jamais, je n’ai
été pris à défaut. J’ai passé,
avec Pascal Lorent, trois années à travailler sur
ce dossier. Que fait Plenel du témoignage de Régis
Hempel, l’informaticien, qui assure avoir effacé
les traces de transactions et qui a gagné tous ses procès
contre Clearstream ? Que fait Plenel
des dizaines de jugements qui me sont favorables comme celui du
TGI de Paris qui juge mon enquête «sérieuse,
utile, contradictoire, étayée » et qui a condamné
Clearstream à me verser des indemnités.
Je suis fatigué de devoir chaque fois me justifier. Je
suis fatigué de la mauvaise foi et de l’aveuglement
de Plenel, de Gattegno et de quelques autres. J’en
ai ras le bol de leurs attaques incessantes. (...)
Souvent, les gens un peu informés me demandent ce que je
leur ai fait pour qu’ils me poursuivent avec autant de constance
et d’agressivité les années passant, je suis
bien ennuyé pour répondre. Je ne sais pas. Ils pourraient
me laisser en paix. (...) Ils sont comme dans une cours de récré
(...) André la moustache et Hervé la banane.(...)
Mes livres se vendent(...) mes films sur Clearstream sont depuis
une semaine en tête de gondole dans les FNAC. Ça
les rend verts de rage. Plenel est dans l’incantation, la
fiction, sa fiction. Rien de ce qu’il dit n’est étayé
par un début de preuves. Tout ce que j’écris
est vérifiable, visible. Lui, pas. Il est dans le complot,
la parano et le fantasme. Je suis dans le réel.
Denis Robert
(Extraits
d'un texte publié en intégralité sur le blog
de Denis Robert http://www.ladominationdumonde.blogspot.com/)
Bref
commentaire
Nous
avons du couper un passage sur Plenel et
l'affaire du Rainbow Warrior, le navire de Greenpeace,
affaire que le fat Edwy s'enorgueillit, d'ordinaire, d'avoir
"révélée". - Alors que la
vérité des faits oblige à dire que le "petit
brun à moustache " (Marcelle dixit),
alors au Monde, s'était un peu perdu sur la piste d'agents
"félons"
de la DGSE, agissant en solo, et autres"mercenaires
d'extrême-droite, basés en Nouvelle-Calédonie",
œuvrant pour compromettre la France de Mitterrand, vêtue
de probité candide et de lin blanc...Thèse
jugée aussitôt très inquiétante...
par les agents des services français, auteurs, effectivement,
du sabotage, mais sur ordre venu d'en haut...Craignant de se faire
lâcher par le pouvoir qui les avait envoyés "au
turf", ils firent alors contacter, par des amis de confiance,
deux journalistes courageux, Pascal Krop, de l'Evénement
du jeudi, et Jacques-Marie Bourget, de VSD
(aujourd'hui à Match, et grièvement blessé,
depuis,par un sniper israélien, en Palestine).
Ce
sont ces deux valeureux confrères, donc, et personne d'autre,
qui révélèrent, non sans courage,
l'implication des "services" français, agissant
sous les ordres du pouvoir politique socialiste, et pas "en
mercenaires". Ils durent encaisser les sarcasmes de
la presse bien-pensante "de gauche" -
Libé compris: c'était l'époque July...-
acharnée à défendre le pouvoir qui la finançait
largement.
C'est
seulement au bout de plusieurs semaines, quand la dimension
politique de l'affaire ne put plus être
niée, que Claude Angeli, du
Canard, et Plenel, au cours d'une conversation téléphonique
connue de tous depuis le procès des "Ecoutes
de l'Elysée", se mirent d'accord pour "y
aller", ensemble. Le Monde "révélant"
alors l'existence d'une "troisième
équipe" de la DGSE, venue faire sauter le bateau
des écolos dans le port d'Auckland. - Thèse purement
spéculative, pour ne pas dire inventée de toutes
pièces, et dépourvue, en tout cas,du moindre commencement
de preuve. Mais ce n'était pas le problème:elle
allait permettre de débloquer la situation, en faisant
"sauter le fusible" (Hernu
ministre de la défense), sans accabler les militaires français
aux mains de la police néo-zélandaise, "complices"
de l'attentat, et pas "auteurs". - Une bonne chose,
au passage, pour "l'homme au bonnet
rouge", un des nageurs de combat du "service
action" repéré sur place, aux commandes
d'un Zodiac, sans être alors identifié: le
propre frère de Ségolène Royal, qui, naturellement,
n'en savait rien...
Plenel
allait ensuite pousser le bouchon encore un peu plus loin en
menaçant de riposter à toute éventuelle mise
en cause de son "copain" Fabius, (l'homme
au parapluie, alors Premier ministre, en charge, à ce titre,
de la supervision des services secrets) en
mettant dès lors en cause Mitterrand, et l'Elysée
(qu'il continuait, en fait, à protéger, réservant
ses coups au pauvre Hernu)...
Mais,
effleurée, seulement, jusqu'ici, par quelques livres, l'histoire
de Plenel-journaliste reste à écrire...En passant
par son agenouillement servile devant le ministre de l'Intérieur
(socialiste fabiusien) Pierre Joxe,
crédité - c'était au début des années
80...- d'une "inversion historique
des courbes de la délinquance" (une farce),
due, en réalité, à une "embrouille"
statistique portant essentiellement sur les chèques (des
millions de délits disparus en fumée, par un simple
jeu d'écriture).
Mais
nous n'insisterons pas plus, aujourd'hui. Ce n'est pas le jour.
Certains
de nos (nombreux) lecteurs de Libé ont, en effet, mal interprété
nos (intensifs) tirs de barrage contre Plenel,
et son fumeux "plan", de "sauveur suprême"
(du pipeau), qui s'est heureusement dissipé, sous nos coups,
notamment, comme un mirage -ou comme les millions de dollars de
Noriega-PS, à Panama, bidonage des bidonnages...
Comme
à Denis Robert, parfois, on nous reproche de nous égarer
dans des "réglements de compte", justifiés,
sans doute, avec ce personnage...Car nous n'en faisons pas apparaître
les enjeux de façon suffisamment claire.
Il
faut revenir, en effet, à l'essentiel: les Libé-Lutte
ont fait le plus dur, en votant OUI,
à une étroite majorité, au "plan de
relance" de l'actionnaire principal, dont les millions d'euros
sont, on ne peut le nier, d'une importance vitale pour assurer
le redressement d'un titre à l'agonie, et d'une entreprise
de près de 300 personnes au bord du dépôt
de bilan.
Ils
n'avaient pas le choix. En l'absence de vraie alternative- faute
de l'avoir construite - ils ne pouvaient rien espérer,
et, finalement, ils l'ont compris, de l'inconsistant "plan
Plenel" (du vent, sur de la vase). Dans ces conditions, le
NON, c'était le suicide collectif de l'Ordre du Temple
Solaire...Une logique de secte...
Les
Libé Lutte ont ensuite ratifié, plus
largement, l'arrivée à leur tête de
Laurent Joffrin, vrai journaliste, intègre, sérieux
et progressiste, dont MINUTE (lié, on le sait, aux
troubles officines du Ministère de l'Intérieur)
fait, de semaine en semaine, sa "tête de turc"
- favorisant ainsi, par une bien
étrange inadvertance, les ambitions de revanche
et de retour en piste de son rival battu, mais pas éliminé,
le sulfureux Plenel.
Mais
la lutte n'est pas finie.
Et
la Révolution Culturelle, en cours, et nécessaire,
au sein de Libération comme dans ses pages, en reste encore
au stade des tout-premiers balbutiemenst, insuffisants.
Contre
la menace de licenciements en nombre indéterminé
-et toujours, à ce jour, négociable - cette révolution
en marche doit encore s'étendre aux représentants
de la Société Civils des Personnels
(SCPL, actionnaire minoritaire), dont beaucoup de représentants
pourtant élus, mais il y a longtemps, ont joué double-jeu,
tirant dans le dos de leurs mandants...Ils devraient être
démasqués, critiqués, remis en cause...Ou
mieux, destitués. Le vote les a désavoués,
qu'ils remettent leurs mandats, qu'ilsdémissionnent! C'est
la démocratie, c'est le minimum!
Cette
RévoCul des LibéLutte
doit aussi s'étendre, et, de fait, commence à s'étendre,
aux syndicats du journal, dirigés, à ce jour,
par des militantes et des militants honnêtes et combatifs
-mais devenus, au fil des ans, trop sûrs d'eux, incapables
de remettre en cause leurs façons de faire, leurs habitudes,
trop enclins à jouer aux "leaders", tirant une
"base", de fait, trop souvent passive ou inerte...Dans
une situation de lutte pour la vie, ou la mort, ce n'est plus
possible. Elles et ils doivent, non pas jouer les maso, ou les
pénitents, en battant trisitement leur coulpe: mais
écouter les critiques, et innover, dans un fonctionnement
au quotidien plus collectif, plus méthodique, plus ouvert...Ils
doivent construire, comme on construit une maison, mur par mur,
pièce par pièce, une démocratie syndicale
vivante, efficace. Donc, structurée...
Dans
une situation encore fragile, et mal consolidée, même
si le pire a pu être écarté, le risque d'une
"explosion sociale" corporatiste, aveugle, butée,
manipulée en douce par des "petits
chefs" ou des ambitieux, agissant en coulisses, n'est
pas complètement écarté.
Une
"grève du désespoir", incontrôlable,
voire un "conflit des camionneurs, à la chilienne",
reste, à tout moment possible.
Il
suffit d'une étincelle, et les vaincus du suffrage d'hier,
et d'avant-hier, n'hésiteront pas à jouer les pompiers-pyromanes.
Ils n'ont rien à perdre, eux, et placent, sans scrupules,
lers pions jusqu'au cœur des meilleurs syndicats. A la guerre,
comme à la guerre...
Une
situation de blocage ne pourrait conduire, à très
court terme, que sur la pire des catastrophes (dépôt
de bilan, clé sur la porte, mort de Libération,
300 personnes à l'ASSEDIC); et sur les pires manœuvres
des charognards spécialisés, des détrousseurs
de cadavres, à l'affût, et des vautours de la politique
la plus pourrie, qui rôdent en cercles concentriques dans
le ciel de la place de la République, appâtés
par l'odeur de la viande et du sang.
Pour conjurer ces risques, dont ils sont inégalement conscients,
les syndicats de Libé - dont la base, objets de
manipulations diverses et plus ou moins habile, flotte encore
dangereusement -ne s'en sortiront
pas sans prendre résolument l'initiative: en lançant,
sans délai, une très
vaste négociation, tant sur le projet
de relance journalistique, qui les
concerne, et commence à se dessiner, mais reste
flou, que sur le sort des perssonnels menacés de
licenciement dans les différents secteurs....
C'est
un défi, pour tous, et plus particulièrement
pour la CGT, cœur nucléaire du syndicalisme à
Libé,
particluièrement secouée, et souffrant, notamment
d'une sérieuse insuffisance de démocratie
interne, reflet aussi, il faut le
dire, de sérieuses carences dans la prise de responsabilités,
d'initiatives, par les adhérents de base, les simples militants.
On
y reviendra.
|
|
-
Libé, etc...Un lecteur nous écrit,
de
très loin...
"D
'accord avec toi dans
ton soutien à Rothschild dans la tentive de "refonder"
Libé, sauf.....
"
Salut Polo,
D'accord avec toi dans ton soutien à Rothschild dans la tentive
de "refonder" Libé, sauf sur un point
: je ne crois en la presse comme arme politique. Un Libé
viscéralement, par principe, anti-Sarko n'aurait aucun effet.
La fonction d'un journal est d'informer à travers
le prisme d'une vision du monde (quelques grandes valeurs) et de
fédérer sans plus ceux qui s'y reconnaissent tout
en sachant, quand la vérité l'impose, les prendre
à rebrousse-poil.
- D'accord, avec toi, sur l'opinion que tu as du dandy
Arnaud Mon..., porte-parole de Ségolène, l'inconsistante,
très courageuse pour tout ce qui ne mange pas de pain. Elle
est la candidate des gogos et des bobos. J'arrive pas te comprendre.
Ses propos sur la Palestine? Je doute de sa sincérité.
C'est quand même elle qui a proposé un comité
des sages présidé par Clinton (???!!!), le si peu
sioniste, pour trouver une solution à l'agression israélienne
contre le Liban. Elle n'est pas populiste, elle est poujadiste...
Salut
R.
-
Sur Ségolène, il est bon de crever l'abcès.
- Plusieurs d'entre vous pensent, silencieusement, la même
chose. Ils ne comprennent pas que JP Cruse, et indirectement, donc,
Le Monde Réel, qui ne roule pour personne - mais héberge
les textes de notre ami JP ( nous nous honorons d'être les
seuls à les publier, avec les sites amis "La
banlieue s'exprime" , et "Marseille
Solidaire"),
considère qu'une menace effroyable, et absolument inédite,
pèse sur notre destin, sur notre culture, sur notre pays,
sur nos droits, sur nos vies: avec la très possible et, dans
ce cas, très proche, arrivée au pouvoir suprême,
en France, terre de haute civilisation, et un des pays capitalistes
les plus développés de la planète, d'une "figure
de synthèse" digne des pires BD, fils d'une copulation
monstrueuse entre Thatcher, Reagan, Sharon et Mitterrand - quelle
partouze... Nous avons nommé Nicolas Sarkozy, l'aventurier
sans scrupules, l'homme de la guerre internationale totale contre
le monde Arabe et l'Islam, de la guerre CONTRE toute civilisation
autre que celle dont le Dieu s'appelle dollar, autant que de la
guerre civile ethnique en France (souvenons-nous du "kärcher"
et de "racaille", mots-missiles, calibrés
pour provoquer la peur et la haine, et pour tuer, et qui ont effectivement
tué).
Que
beaucoup, englués dans
le terrible train-train de schémas de pensée familiers,
trop familiers, en fait sclérosés et vieillis - "
l'habitude: la force la plus terrible,
disait le bon Lenine...- sachent parfaitement cela, sans oser en
tirer des conséquences radicales n'a rien pour étonner.
En
France, dans l'avant-guerre, et pendant les "années
de plomb" (et de torture) de l'occupation étrangère
et de la Résistance patriotique anti-nazie, ceux qui osaient
avancer l'idée " de rupture" d'un "Front National"
- un vrai - bousculant les lignes et les clivages, pour rassembler
les forces du combat et de l'espoir dans l'alliance de l'eau et
du feu, celle des communistes et des gaullistes, se faisaient traiter
de fous, et, complémentairement, de "déviants
nationalistes", par une certaine "ultra-gauche"
petite bourgeoise, confite dans ses vieilles lunes, convaincue de
détenir, de toute éternité, les tables de la
loi, et tolérée, de ce fait, comme contre-poids contre
toute résistance effective à l'horreur, par l'occupant...Ainsi
de Robert Jospin, père jamais renié par l'autre, ainsi
de la quasi-totalité des trotskistes, et avant tout des lambertistes
(chers à "Boussel-Lambert" et à Jospin-le-fils,
puis à Cambadélis), futurs protégés
de l'Empire qui allait suivre, en la personne d'Irving Brown, l'homme
de la CIA en Europe, financier et conseiller de toute l'extrême-gauche
anti-communiste dans les années 50, avant que prennent le
relais, aux cordons de la bourse, Taïwan et Israël...
Rien
de tout cela ne nous éloigne du sujet, et de Ségolène,
cette fille de militaires "tradis" d'une lignée
fertile en héroïsme, devenue, par la grâce...des
circonstances, au moins, le seul barrage crédible face à
un innommable qui n'a, certes, pas les couleurs et les rites abominables
du nazisme, mais qui représente, historiquement, comme les
fourriers "français" du IIIème Reich, à
l'époque, le parti de la sujétion aux Maîtres
du moment, le parti de l'Amérique de Bush, et d'Israël,
le parti de l'humiliation du pays, de la patrie, des violences raciales,
et de la régression sociale.
C'est
pour toutes ces raisons que, très tôt, notre ami JP,
fort d'une longue expérience et de longues lectures, fort
de principes solides éprouvés par le feu, peu enclin,
enfin, à la sieste sur le mol oreiller de dogmes surannés,
prêt, toujours, on le sait, dans l'écoute et le respect,
à la confrontation d'idées et au dialogue, mais radicalement
indifférent aux aboiements des chiens aux basques de sa caravane,
a proposé de prendre cet engagement pour Ségolène.
Et cela, malgré les apparents handicaps de départ
que pourraient constituer le passé chez Mitterrand de l'insolente
autant qu'insolite candidate, et son appartenance actuelle au parti
de Jospin, Fabius et DSK, ligués, tout le monde le voit,
certains comprennent, pourquoi, dans le seul but de la casser...
Que
ceux qui, pressés de parler avant d'avoir réfléchi
et pensé, et englués, comme autant de jeunes vieillards
au bord de la mort, dans le confort rassis de certitudes anciennes
aux allures de bréviaire, s'apprêtent, en "canardant",
comme Jospin, fabius et DSK, et comme demain Sarko, la fière
"zapatera" s'interrogent sur la responsablité qu'ils
prennent, devant l'histoire...
Que
ceux qui prônent la politique du pire, l'ultra-gauche des
gros bras...verbaux, prétendant qu'avec Sarkozy, au moins,
tout sera clair, cessent de se bercer, et de bercer le peuple, d'illusions.
Contre un pouvoir mauvais, de forme nouvelle, élaboré,
sophistiqué, "moderne", oté d'immenses moyens,
de vastes appuis étrangers, et d'une grande force, seule
des forces déjà constituées, et durcies au
feu de véritables combats, sont susceptibles de tenir le
choc...Tout le reste est faribole, aventure, irresponsabilité...Mieux
vaut prévenir que guérir...
Tel
est, du moins, qu'on sache, le raisonnement de JP. Quant à
la Palestine, ceux qui n'ont pas de mots assez durs pour critiquer
les effectifs altermoiements de l'actuel
gouvernement français, ou les prudences de la candidate à
la candidature, dans le Parti où elle surgit, tel qu'il est,
sont eux-mêmes incapables, on a pu encore
le vérifier, à Paris, ce samedi, d'actes de solidarité
et de résistance effectifs, a minima, d'actes d'honneur très
simples, pourtant porteurs d'impact, sans véritables risques,
comme la libération de la Place Théodor Herzl, toujours
souillée par le nom du vieux nationaliste racial, théoricien
de l'actuel Etat-boucher, qui parle au nom des Juifs, et salit aussi
leur mémoire, et leur histore. Les appels faits dans ces
colonnes n'ont pas suffi. C'est une vérification, pas une
surprise. Défilant de Bastille à Châtelet, des
milliers de manifestants sincères, honnêtes, et combatifs,
conduits par des esprits pusillanimes et parfaitement calculateurs,
sont passés à quelques centaines de mètres
à peine d'une cible hautement symbolique, où une action
spectaculaire aurait retenti jusqu'à Gaza, et bien au-delà,
rallumant les flammes de la rébellion effective, de la dignité,
du courage, et de l'espoir!
C'est
clair. Nous savons que notre ami a d'autres arguments, sur le fond,
à faire valoir. Ils méritent d'être examinés,
pesés, et soupesés, et débattus, par tout esprit
sincère, capable d'ouverture et de remise en cause, comme
c'est le cas de R...et de la plupart de nos lecteurs, dont le nombre
bondit de semaine en semaine. Car il bondit, et c'est normal: puisqu'ici
s'ouvre un rare espace de pensée libre, iconoclaste, et de
culture, où la contribution de tous est plus qu'utile: indispensable.
D'accord ou pas d'accord, ayez confiance en vos, ayez confiance
en nous, ayez confiance en la force de la pensée créatrice,
de la pensée rebelle, s'il le faut, à elle-même,
en la "ressource humaine": exprimez vos pensées
librement, vos doutes, vos recherches...C'est là que gît
la force.
A+
ShaoShan
|
LIBE
MINUTE
CHOISIT
SON
CANDIDAT
A
quelques heures d'échéances décisives pour le journal
de l'après 68, pôle potentiel d'un groupe de de presse indépendant
des media militaro-américano-sarkozystes, où pourraient
s'agréger, en une synergie fondée, non sur une concurrence
idiote, mais sur d'intelligentes coopérations de titres complémentaires
(comme Le Nouvel Obs, L'Humanité, Marianne, et des medias audiovisuels
amis) la Haute Finance Fabiusienne (HFF), proche, traditionnellement,
d'Edwy Plenel, semble affiner les plans de son "O.P.A hostile".
Ayant
perdu une première bataille, au nom d'une ligne "plus
à gauche que moi tu meurs", affaiblie par l'absence de
projet sur le fond, et d'argent pour les porter, les fabiuso-pleneliens
semblent se préparer à rebondir, façon CULBUTO, en
jouant la carte de "la grève, à fond",
de la lutte contre "le méchant capitaliste Rothschild",
et le nombre effectivement trop grand des suppressions de postes envisagées,
et donc, finalement, d'un blocage suicidaire, porte ouverte sur le gouffre
du dépôt de bilan, et l'irruption d'un nouveau "sauveur
suprême", maquillé en honnête repreneur,
prêt à racheter ce qui reste pour une bouchée de pain,
à réembaucher qui il veut, comme il veut, et à relancer
la folle spirale de l'aventure et du déclin, qui avait marqué
la phase terminale de l'agonie de JULY...
Bizarement - mais en fait, il n'y a rien d'étrange à cela
- c'est ce moment que choisit l'hebdomadaire MINUTE, (un journal à
potins proche de la gauche can-can de Saint-Germain des Prés, devenu,
sous le feu de la guerre d'Algérie, l'organe des ralliés
"de gauche" à l'OAS, puis celui de toute l'Algérie
française, et de l'extrême-droite anti-gaulliste de toujours),
pour se payer la tête du journaliste Laurent Joffrin, venu de l'Obs,
qu'il a magistralement relevé, pour tenter une opération
de sauvetage sur Libération, le journal où il a fait ses
premiers pas dans la presse.
Tout
y passe: MINUTE "révélant", ce que tout
le monde sait, que Joffrin, fils d'un imprimeur nommé Jean-Pierre
Mouchard, lui-même, un temps, proche de Le Pen, a choisi de "jeter
sa goume", dans une phase, salutaire, de "rébellion
contre le père", en adhérent à la gauche
du PS de l'époque, le CERES (anti-européen) de Jean-Piere
Chevènement (l'homme du Non à Mitterrand, à l'aube
de la première guerre d'agresion de l'Irak).
Le
jeune journaliste de gauche, choisit, pour l'occasion, le pseudonyme journalistique
qui va rester le sien: Joffrin. Une preuve, pour ce torchon, d'une connexion
avec la sulfureuse "Cagoule", une organisation d'extrême-droite
des années 1930-40 dont les sympathisants choisissaient souvent
pour "pseudo" des noms de stations de métro.
Mitterrand se serait inspiré de cette coutume, en devenant, dans
ce qu'il appelle sa "Résistance","Morland",
de Sully-Morland.
Mais
Jean-Marc Molitor, le subtil auteur de cette descente en flammes de JOFFRIN,
nourrie des sous-entendus qu'on imagine sur les Rothschild, ne peut pas
ignorer qu'il fait, curieusement, le jeu d'Edwy Plenel - et surtout de
ses éventuels alliés et amis fabiusiens, ou des vautours
divers quelle que soit leur espèce, rôdant, appâtés
par l'odeur de viande morte, et de dépôt de bilan.
Le
pourfendeur de JOFFRIN doit donc faire semblant d'ignorer que celui-ci,
qui a fait des erreurs, comme tout le monde, à l'époque
de l'hystérie Montand, et de "Vive la Crise",
mais les a lui, et lui seul, reconnues et corrigées dans une autocritique
approfondie et fine de l'idéologie de la "modernisation",
dans son ensemble, n'a fait, en choisissant le nom d'une station de métro,
qu'inscrire ses pas dans la tradition la plus glorieuse, celle qui a donnée
naissance au titre du premier Libération, celui de D'Astier de
la Vigerie, puis, sous l'influence du grand Maurice Clavel, à l'actuel
objet de convoitise d'une nuée de charognards et autres détrousseurs
de cadavres. Cette tradition, c'est celle d'un grand industriel du nord,
du nom de Dewavrin, devenu, sous le nom de "colonel Passy"
(une station de métro...) l'héroïque fondateur du BCRA,
le service de renseignement et d'action secrète de la France Libre,
avec l'appui de son adjoint Pierre Brossolette, un des très rares
intellectuels socialistes à s'être engagé effecivement
dans le combat de la Résistance, à y prendre les plus grands
risques, comme "Passy", René Char,et Camus, et contrairement
à Sartre, Mitterrand et la Duras, avant de trouver une fin atroce
et glorieuse, aux mains de la Gestapo.
Minable
polémique, minables procédés de campagnes, digne
des cuisines du vieux Gringoire, ou du plus Vieux PS.
Plenel,
et ses amis de l'ombre, qu'on n'a pas épargnés ici, certes,
et en conscience, méritaient peut-être, tout de même,
des souteneurs d'un autre tonneau, sur de moins douteuses "passerelles".
Mais
la logique "les ennemis de mes ennemis sont mes amis",
exerce, comme toujours, ses terribles ravages. Souhaitons que, pour une
fois, ça ne marche pas trop; et que les Libé Lutte, confrontés
à des choix cornéliens, mais somme tous simples, gardent
en tête, avant le vote, les paramètres essentiesl, qui restent,
eux rationnels:
1.L'existence d'un plan de sauvetage cohérent, porté par
des investisseurs sérieux, ainsi que par un journaliste de grande
valeur, et de surcroit, ce qui n'est pas si fréquent, intègre...
2.
La possibilité d'en négocier, tant qu'il n'est pas trop
tard, si les syndicats reprennent la main, s'unissent, et jouent pragmatiquement
leur rôle, les aspects sociaux les plus délicats.
3.
L'absence de toute alternative réelle, et l'effondrement des "coups
de bluff" en série, fondées sur une stratégie
de clans, et de rumeurs, qui ont semé tant d'illusions, et fait
perdre à tous un temps précieux . Un temps, qui est aussi
de l'argent...
JPC
Libération
L'ESPOIR
(Article
publié le lundi 16 octobre 2006)
|
Avec son "cahier
de doléances des banlieues", en appui journalistique
au travail de terrain d' "AC Le Feu", et de la
grande tournée nationale des jeunes de Clichy-sous-Bois,
fer de lance de la grande révolte de 2005, partis à
la rencontre de la France profonde, et préparant une
grande marche vers l'Assemblée Nationale, ce 25 octobre,
conclue par la remise d'un "cahier de doléances"(dont
le journal dirigé par Vittorio De Filipis donne aujourd'hui
de passionnants et très concrets extraits), Libération
publie, ce lundi, son meilleur numéro depuis des lustres.
Assorti d'un éditorial intelligent, clair, et sans
afféteries, de Jean-Michel Thenard - un bain d'intelligence
concrète et de bon sens, en rupture radicale avec les minaudantes
"chatteries" du crypto-pleneliste de couloir,
l' hypocrite arriviste, Marcelle, "la précieuse
ridicule"...
Ce numéro,
à lire, donc, et à conserver - ça faisait longtemps
-comprend aussi (c'est Noël!) une réflexion
constructive sur le Coran (" C'est à l'intérieur
même du Coran que la solution gît pour régler
la question de la violence et contrer la lecture opposée
qu'en font les maximalistes littéraliste islamistes");
et un papier lumineux de Pierre Prakash sur les
suicides en série - plus d'un millier!...- de paysans
indiens producteurs de coton, étranglés par
leurs dettes.
Mais notre propos
n'est pas ici de "cirer les pompes"
d'une équipe journalistique qui aurait beaucoup à
se faire pardonner, le jour où elle commencerait
à examiner, sans auto-flagellation, mais lucidement, l'étendue
des dérives et des erreurs qui ont amené à
la prise du pouvoir totale (sinon totalitaire) du médiocre
et boursouflé Serge July - suivie, après
l'heureuse "décapitation de Louis XVI",
par une sorte de compulsion répétitive dans
l'erreur, et dans l'errance, avec la fascination d'une fraction
de la rédaction pour une solution "July-bis",
dans un agenouillement triste aux pieds d' un nouveau "sauveur
suprême", le manipulateur Edwy
Plenel, lancé dans une O.P.A. de couloir sur le
titre...
"Les grenouilles qui demandent
un roi"
C'est un peu
la fable de la Fontaine "Les grenouilles qui demandent
un Roi" que semblent aujourd'hui réciter
- jusqu'à la caricature, et même au-delà - des
journalistes désemparés, que l'angoisse du chômage
semble rendre prêts à se jeter entre les bras
du premier venu - au risque de se (re)
prostituer...
Comme le raconte
dans ses dîners en ville l'administrateur judiciaire, stupéfait,
on voit des syndicalistes d'extrême-gauche, proches, par exemple,
de SUD, mais pas seulement, s'extasier sur l'importance,
l'urgence, et la nécessité d'un nouveau "leadership".
- "Moi qui croyais, raconte M. Valiot, l'administrateur
en question, que ces gens-là étaient des partisans
du "collectif", du "travail en équipe",
des "solutions internes", et de la "ressource humaine"...
On dirait que leur seul problème c'est de trouver un nouveau
"maître", et de s'en remettre à lui...C'est
lamentable!"
Sans aller jusque
là, il est tout de même navrant de constater que le
fossoyeur du Monde, qu'il avait su embobiner de la même
façon dans ses salamalecs, avec sa sophistique de séducteur
vieillissant pour dames en retour d'âge, mâtinée
d'une rhétorique ra-gna-gna de "trotskiste
culturel", badigeonnée, à la sauce July,
d'une "modernité" de marchand de fringues,avant
de conduire aux portes de la mort le grand journal de Beuve-Méry,
puis du rigoureux Claude Julien, que le petit Edwy avec ses petits
yeux et ses etites moustaches, donc, ait réussi à
mettre en partie dans sa poche une A.G. où la "cellule"
crypto-plenelienne grossièrement camouflée du
journal avait réussi à l'inviter/infiltrer...
Pour ce faire
Plenel n'avait qu'un argument, massue: "J'ai un
plan. Il est bon. Mais je ne peux pas vous le donner.
Sinon, je vais me faire piquer mes idées - je ne suis pas
naïf...". - "Donc, ou je viens. Et quand
j'y suis, je parle. Ou je ne viens pas. A vous de choisir..."
En clair:
prenez-moi comme gourou, comme sauveur suprême, imposez à
Rothschild "avec qui je m'entends bien..." ma
présence à votre tête...- Et là, je vous
révélerai mon plan; je vous dispenserai ma précieuse
parole; je vous révélerai les Tables de Ma Loi; et
je vous condurai, guidés par mon bâton de berger, vers
la terre promise...
Politique organisé
et méthodique, plus confiant dans la force des manœuvres
secrètes d'appareil que des idées (dans son cas, c'est
logique), le nouveau "sauveur suprême"
de ce radeau de la Méduse dont l'équipage n'en revient
pas d'avoir eu le courage de cuisiner, de dévorer, et surtout,
de digérer le précédent "suprême",
a vu, ce week-end même, son réseau de porte-serviettes
en cagoule, de "clandestins" ridicules, multiplier
les manœuvres obliques...Et même, tenter d'instrumentaliser
les syndicats du journal... En les convoquant à
une intersyndicale d'urgence, en catimini, par surprise, le dimanche
après-midi, pour tenter de leur faire entériner un
texte ficelé d'avance.
Les représentants
du personnel, perdant, dans cette hypothèse, toute lucidité,
toute indépendance, et les bases même du métier
syndical, s'y voyaient enjoints de "proposer"
au prochain Conseil d'Administration, prévu ce mercredi,
...d'adopter le "plan" "conçu
en commun" par "l'équipe"
" en concertation avec Edwy Plenel"...-
Un plan dont personne n'a vu l'ombre de la couleur,
et dont, comme l'a fait observer, d'urgence, par téléphone,
un des rares journalistes de SUD à garder
la tête froide, "on ne sait même pas
combien de licenciements il comporte, lui".
La CGT,
où Plenel compte aussi des partisans - quel travail! - a
finalement ramené, selon nos sources, tout le monde à
l'unité et au bon sens -tout en reconnaissant, de façon
fort civile, que "personne" n'y a "rien
contre Plenel", dont la prestation devant l'AG
"a été appréciée"...A
l'initiative de la seule organisation à garder, donc, un
peu de recul, et la tête sur les épaules, un texte
de compromis a finalement été adopté par l'intersyndicale.
Ce texte
donne à Plenel un hochet (son nom y est cité). Mais
les représentants du personnel, fidèles, en fin de
compte, à leur mandat, se gardent bien de "se
féliciter" - comme "on"
les y incitait -d'un "plan"
aussi hypothétique qu'évanescent, ne comportant aucune
garantie d'avenir pour l'entreprise, et pour ses salariés
toujours menacés d'être jetés à l'Assedic.
Le 11 rue Bérenger, palais
de manœuvres obscures
Les manœuvres
obscures vont toutefois continuer cette semaine. Au risque de faire
perdre à tout le monde un temps qui est compté. Même
si les informations du Figaro, et des radios, sur l' imprimeur-non-payé-qui-refuserait-maintenant-d'être-imprimé
ne sont que du pipi de chat, à peine digne d'une rédaction
de débutant en désinformation à l'Ecole de
Guerre Economique (E.G.E., dirigée par un ancien "proche"
de Libé, et maoiste militant autant que militaire, Christian
Harbulot).
Les vraies questions sont simples
Le cirque
risque de durer -et de faire pénétrer tout
l'océan par les voies d'eau largement béantes dans
la coque de ce qui peut devenir un Titanic - tant
que l' "équipe journalistique", et, au-delà,
l'ensemble de la collectivité humaine qui fait ce journal,
ne commencera pas à se poser, méthodiquement, les
vraies questions.
Car
la dégénérescence de "Libé",
source de la chute des ventes, ne date pas d'hier. Et n'est
pas due, seulement, à la mégalomanie grotesque de
July;à ses erreurs journalistiques et politiques
en cascade;à sa fascination perpétuellement changeante
pour tout ce qui brille; à son mépris souverain des
règles de base de ce qui reste tout de même un métier,
le journalisme; ni même au climat de secte
qu'il a su faire régner, année après année,
autour de lui, et de ses sbires...
La base
aussi, et les journalistes eux-mêmes, ont aussi, bien évidemment,
leur responsabilité. Ils doivent faire un
travail critique sur eux-mêmes, sur leurs pratiques, ou sur
celles qu'ils ont tolérées, autour d'eux,
au-dessus d'eux, dans le journal...
Il est temps
qu'ils commencentà se demander quels sont les mécanismes
qui ont fonctionné - et qu'il y a urgence
vitale, donc, à corriger - pour que dans la fameuse
affaire du RER-D, par exemple, autour des délires
d'une folle, toute la machine s'emballe, et se mette à reproduire,
sans rien vérifier, ce qui na été finalement
qu'une vaste campagne raciste visant à "nazifier"
les "jeunes de banlieue", "blacks"
et "beurs" - après les maoistes, puis
les communistes dans leur ensemble ("fascistes rouges"),
et les opposants républicains à la mondialisation,
à l'Europe Fédérale, et au nouvel empire israélo-américain
("xénophobes", "rouge-brun")...
D'autres questions
devraient venir à la lumière, au cours d'une
"Révolution Culturelle", partie
authentiquement de la base, approfondie, mais maîtrisée,
sans laquelle l'actuel sursaut n'a aucune chance de se consolider
en relance, en Renaissance.
Pourquoi le
journal ne s'interroge-t-il pas sur les véritables
ressorts de la campagne actuelle d'Al Gore, dont les pitreries
vulgaires de Claude Allègre ne sauraient dissimuler la confusion
sciemment et cyniquement entretenue par l'ex numéro deux
de Clinton, et rival (pro-Israélien...) de Bush-le-petit,
entre les cycles de température de la planète, de
longue durée, et de vaste amplitude, liés aux taches
solaires et aux oscillations de l'axe de la terre, et les réelles,
récentes, mais superficielles et facilement solubles difficultés
créées par le développement industriel accéléré
de la planète (et notamment, comme par hasard, celui
de la Chine...); ou ceux, tout aussi réels,
de l' "effet de serre" partiellement lié au "tout
pétrole" (Musulmans,
et Chavez, au fond de la classe, taisez-vous, ou je sors ma "nouvelle
ère"!)
Plus récent,
chaud, encore, dans les mémoires, l'exemple de la
grève emblématique des ouvriers africains de la blanchisserie
industrielle MODELUXE de Chilly Mazarin, par solidarité
avec leurs collègues de travail employés "sans-papiers".
Pourquoi, par
quel mécanisme, et sous la responsabilité de qui,
Libération s'est-il tu semaine après semaine, avant
de réaliser, finalement, très tard, sous la pression
des internautes, un... excellent
reportage - où le "journal de Rothschild" démontre
qu'il peut être "pro" tout en se recentrant sur
ses vraies valeurs d'origine...
Le vrai professionnalisme,
en effet, ce n'est pas seulement la qualité,
dans le respect de combats essentiels, mais la rapidité
aussi - et une "Une" fracassante, dans ce cas
au moins, contre les "négriers modernes"
de l'Essonne - et de l'Etat policier de l' "immigration
choisie" deSarkozy, pris en flagrant délit de "traite"!
Moins
de ratages; plus de professionnalisme et de rigueur; et un outil
de travail effectivement moderne, au service de causes fondamentales,
claires, simples, et justes... Tout cela demande des effectifs,
et des moyens - mais redéployés, allégés
de la mauvaise graisse d'une bureaucratie pléthorique des
"grands" et petits chefs, et tournés,
donc, vers l'efficacité au quotidien...
Plutôt,
donc, que la "tarte à la crème"
d'un "supplémént de luxe du week-end",
proposé, en AG, par Plenel - avouant que sous son maquillage
"de gauche", il ne vise en réalité
que toujours la même cible, celle qu'il avait
fini par imposer au Monde, avant d'en être foutu dehors,
le pied au c..., comme un malpropre, après les révélations
du terrible livre de Cohen et Péan: cette cible,
ce sont les gens comme lui, et ses amis, un public de "bobos",
plus bourgeois que bohême, et qui se croient "politiques",
confits, en fait,de moralisme et d'autosatisfaction replète...C'est
à eux que "supplément magazine"
sur papier glacé tendrait, chaque wek-end de quatre jours
dans le Lubéron,ou à Deauville, le miroir complaisant
de ses éditoriaux prêcheurs, et de ses commentaires
de commentaires, écrits, les fesses sur une chaise, et loin
de tout contact dangereux, voire sale, avec le "peuple
de la diversité" du "monde réel".
L'alternative
à étudier pourrait être, par exemple, la
création d'une véritable "direction de l'information",
parallèle à la rédaction en chef, et disposant
de "relais", d' "animateurs" ou de "palpeurs"
dans tous les services - indépendants, eux aussi,
de la hiérarchie courante, chargée, elle, de réaliser
le journal au quotidien, dans l'approximation et l'à-peu-près,
sous la pression de l'urgence, avec toutes les difficultés
qu'elle implique...
Le rôle
de cette structure serait d'anticiper, de détecter
les informations sensibles, qui peinent à émerger
dans le système médiatique environnant tel qu'il est,
et subissent des freins dans les pesanteurs du journal lui-même.
Puis de se battre pour qu'elles soient traitées dans
les pages de Libération "en temps réel",
ou en tout cas, avec le moins de retard possible. Et ensuite,
mais ensuite seulement, de détecter les "oublis",
les erreurs, les fausses informations et les ratages, de proposer
leur analyse concrète, et les moyens de les rattraper.
Ici commence
- mais ne s'épuise pas - une vraie discussion sur la reconstruction
d'un journal, et d'une presse. La France en a besoin, et
de nombreux investisseurs, divers et variés, pourraient se
montrer intéressés par un pareil projet.
Lundi 16 octobre
2006 11H10
GILLES
PIERROT
La suite
de notre dossier sur le combat de LIBERATION contre la mort:
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