Leïla
Chaïbi
(NPA
progressiste):
Au même titre que le tout aussi symathique
Omar Slaouti, d'Argenteuil, tête de liste
aux européennes pour la région Île
de France, (ci-dessous) et
bien représentative, comme l'ami Omar,des (rares)
militants des banlieues de la "diversité"
ayant réellement rejoint le
parti "RRRévolutionnaire"
des vieilles croûtes trotskistes à la Krivine
et de leur poulain médiatique, le faux-facteur
Olivier Besancenot, étudiant en Histoire,
fils de cadres supérieurs, époux empressé
et successif de la "fille du chef",
puis d'une riche éditrice parisienne,
postier à temps partiel sur
son petit vélo bon pour les photos,
elle a pris le maquis,
passant de la majorité du NPA, sectaire, à
l'opposition désireuse de faire au moins un bout
de chemin, unitaire, avec les communistes et le
"Front de gauche".
Si les fossiles kriviniens
devaient garder la main-mise sur ce que la grosse artillerie
médiatique annonçait avec une complaisance
déjà plus que suspecte comme le "Nouveau
Parti Anticapitaliste", supposé
"fer de lance des luttes"
se vendant hardiment comme modèle à
suivre pour un renouvellement radical des vieilles
"pratiques politiques" bureaucratiques
tout en persévérant dans les mœurs
bien connues de la petite-bourgeoisie jargonneuse des
"sachants", évangélisateurs
de "masses" jugées
aussi stupides qu'amorphes, en attente de "bonne
parole", le "programme de transition"
de Trotski de 1938 fermement tenu en main comme un bréviaire,
ou plutôt, dans la circonstance, comme un Talmud,
et si, refaisant le coup des
élections européennes, ils parvenaient
encore à différer le moment où
le Pari Socialiste, sérieusement accroché
sur sa gauche par un "Front
de gauche" enfin élargi
et renforcé passant la barredes 10%, connaîtrait
enfin une scission large et ravageuse entre sa base
populaire et progressiste et la puissante "bourgeoisie
de gauche", corrompue,
qui le tient sous influence, cette ardente militante,
par ailleurs, du groupe action logement Jeudi
noir (connu pour ses opérations
imaginatives pleines d'audace, où se retrouvent
aussi, et ce n'est pas un hasard, les meilleurs des
Verts...) entraînerait ses amis
du collectif L'Appel et la pioche à
se demander «si on ne
s'est pas trompés de parti. (...)A un moment
donné, il faut bien offrir un débouché
politique au mouvement social.»
Pour la première fois, donc,
depuis la création du NPA, c'est une partie de
la direction qui tangue. D'autres têtes de liste
aux européennes, comme Christian N'Guyen
ou
Raoul-Marc Jennar semblent emprunter
le chemin suivi par Omar Slaouti et ses amis,
pour qui «les militants du PCF que l'on croise
dans les luttes ont envie de faire un bout de chemin
avec nous».
"Il faut répondre à la volonté
unitaire de la base», disent-ils.
Gageons toutefois qu'il faut encore du temps
avant que les anti-communistes rabiques que restent,
quoi qu'ils en disent, les "socio-démocrates
de gauche", ou "d'extrême-gauche"
de la pittoresque "IVème Internationale"
se résolvent à passer pour pertes
et profit l'investissement qu'ils ont fait sur Besancenot,
jouant
cyniquement la carte du "leader médiatique"
au nom de la "démocratie
de base", et du jeu pervers des media
sarkozistes au nom de l' "anticapitalisme".Pur
et dur...
C'est le temps qui reste aussi aux communistes,
et aux plus honnêtes militants du groupe de Mélenchon,
pour se libérer complètement des vieux
dogmes opportunistes et électoralistes du
"socialisme de grand-papa", entrer
résolument dans le XXIème siècle
de Chavez et Lula, mais surtout du seul
parti communiste qui marche, avec ceux du Vietnam et
d'Afrique du sud, et le Parti maoiste du Népal
et les "naxalistes" du nord-est de
l'Inde, le Parti des communistes chinois -
dont les jeunes filles sans papier défilant
en plein Paris sous les drapeaux rouge-vif du PCF nous
donnaient, ces jours-ci, le
plus réjouisssant visage.
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Des
retraites ausoutien solennel à la grève
noire "pour les papiers", le
coup de barre à gauche donnée au PS par
la basque Martine Aubry
résistera-t-il aux "coups
tordus" des vieux
pourris, roulant pour DSK?
ici |
- Régionales
2010: deuxième tour -
1000
raisons de s'abstenir, et
1 bonne
de voter!
(samedi
20 mars 2010)
Non,
aucune personne sensée ayant à cœur les
idées de progrès ne peut envisager un seul instant
voter "pour la gauche", au second tour
des ces élections régionales de mars 2010, en
glissant dans l'urne un bulletin en faveur d'un Président
de région socialiste. Car cette "gauche"
là, c'est la bourgeoisie de gauche, qui a ravagé
les espérances au cours des interminables années
Mitterrand, y faisant passer comme un suppositoire une politique
de destruction néo-capitaliste de la classe ouvrière
elle-même, éclatée, précarisée,
"mondialisée" et "délocalisée",
et du peuple tout entier, explosé entre un monde du
travail "à statuts", stagnant dans
une médiocrité tout de même un petit peu
protégée, un monde de "petits blancs"
paniqués par une montée réelle de l'insécurité,
jetés dans les bras de Le Pen, du racisme et du fascisme,
et un jeune prolétariat multicolore des cités,
oscillant entre "petits boulots" à
petites perspectives, "petits trafics"
ponctués de "petits" séjours
en "zonzon", et bouffées de violences
sporadiques, souvent aveugles. - Bourgeoisie de gauche qui,
à Paris, métropole-capitale plus que jamais,
sous Delanoë, sous la coupe du grand patronat rapace
de l'immobilier, ose encore, comme s'il lui manquait un oriflamme,
dédier au social-fasciste Ben Gourion, père
de l'épuration ethnique en Palestine, en 1948, l'esplanade
de Bercy - célébrant ainsi les noces du "pouvoir
rose" et du colonialisme dernier cri, dans un "retour
aux origines" du temps de Jules Ferry...
Ce
n'est donc pas "pour la gauche", mais pour
amplifier la baffe
donnée à Sarkozy et à sa politique par
les électeurs de gauche comme par les abstentionnistes
du premier tour, et même par les derniers Mohicans
de ce qui reste du Modem et les braves "souverainistes"
de droite de Dupont-Aignan, en région parisienne, que
nous irons voter ce dimanche.
Car
nous irons voter, masque chirurgical anti-pollution sur le
bas du visage, et en nous désinfectant soigneusement
les mains -et le reste! -à l'alcool, avant comme après!
Nous
voterons - même pour Huchon, oui! - pour tenter d'amplifier
une dynamique qui n'a encore rien d'irréversible et
conduit aux Présidentielles, avec une possibilité,
maintenant, d'y éviter un duel mortifère Sarko-DSK.
Conscients
aussi qu'entre mars 2010 et 2012 vient encore la
bataille des retraites, dernière occasion pour
le mouvement social d'oser une sortie au-delà des bases
syndicales anciennes vers le monde dispersé de la précarité,
où prolétariat au sein du prolétariat,
les "anciens" et surtout les "anciennes",
"petits blancs" abandonnés jusqu'ici
par la droite comme par la gauche - et par Le Pen qui leur
avait ouvert les bras mais n'a rien à leur offrir que
des rancœurs salaces empuanties de racisme -sont au cœur
des enjeux, et devraient être au cœur de la
bataille.
Evidemment,
pour que "les vieux petits blancs", et
plus encore, les vieilles, victimes des victimes du pillage
des retraites, viennent se joindre aux cohortes criardes et
bigarrées de nos cortèges, encore faudrait-il
que leur soient offertes quelques explications simples, non
tant sur les nouvelles dégradations qui s'annoncent,
que sur des solutions, passant par une politique de relance
anti-crise d'orientation clairement anti-capitaliste - elle-même
incompatible avec le maintien
d'une France aux frontières béantes dans le
vaste espace libre-échangiste de la mondialisation,
et de l'Union Européenne, son expression principale,
ici, actuellement.
On en
est loin.Même si, dans quelques interstices du discours
communistes, et dans une note signée Delaunay dans
L'Huma, par exemple, la critique de la "mondialisation
capitaliste", en tant que telle, pointe le bout
de son nez - et pas seulement la critique "altermondialiste"
de la "mondialisation libérale",
lestée de toutes les illusions "régulatrices"
de la social-démocratie.
On en
est loin, c'est vrai: mais c'est notre programme.
En choisissant
le destin, laborieux, de "compagnons de route"
du mouvement syndical de classe, dans ce qu'il a de meilleur,
et que rien ne peut mieux illustrer que la bataille autour
des ouvriers d'Afrique noire en luttte "pour les
papiers et pour la dignité", cœur d'une
guerre sociale de longue durée ayant pour enjeu la
recomposition de la classe ouvrière toute entière
autour du prolétariat surexploité, puis la recomposition
du peuple de France aux mille couleurs -dont le "blanc"...-
autour de cette classe ouvrière ressuscitée,
et en choisissant, donc, l'inévitable extension de
ce compagnonnage à ce qui reste de vivant dans le communisme
réel et le Parti communiste réel, et son extension,
encore, si limitée soit-elle, autour du "Front
de gauche", nous faisons le choix de "labourer
la mer", au prix d'une marche-navigation
sinueuse guidée par le proverbe kabyle: "accroche
ta charrue à une étoile". Et notre
seule étoile, aimant de toute boussole, c'est
l'unité du peuple, à retisser sans cesse:au-delà
du vote, difficile, de ce dimanche, ce doit être l'objectif
de la prochaine bataille, celle des retraites.
Samedi
20 mars 2010. Qi
Après
le magistral coup de pied aux mignonnes petites fesses de
Nicolas RACAILLE donné
par plusieurs millions d'électeurs et plusieurs
millions de boycotteurs du vote, entraînant l'effondrement
national de l'UMP aux régionales,
la bourgeoisie de gauche,
qui salive déjà devant la perspective d'un retour
aux "affaires" en 2012, au plus tard, ne
devrait pas se réjouir trop vite.
Car l'abstention touche l'"UMPS"
dans son ensemble, le "Parti Unique" de
la crise - et n'épargne pas non plus les communistes,
là où, tout spécialement en Île
de France, malgré l'émergence de nouvelles figures
comme les syndicaliste Olivier Villeret ou Daniel Issaassi
(PCOF), ou la prestigieuse héritière
d'un grand nom de la littérature et de l'histoire de
France, la jeune et blonde actrice Sophie
de la Rochefoucauld
(Front de gauche, Paris), et plus particulièrement
encore en Seine Saint-Denis,
il reste trop coupé de la diversité réelle
de la société française, et notamment
mais pas uniquement du nouveau prolétariat "black
blanc beur au cœur rouge", jeune, souvent féminin,
précarisé, parcellisé, qui pourtant frappe
à la porte de l'action politique, pour peu
qu'elle soit active, c'est-à-dire
directe (au sens populaire du terme) dans ses
moyens, dans son langage, autant que largement citoyenne,
dans ses buts, et non pas dirigée de façon étroite
et sectaire vers un petit "peuple
de gauche", vieilli et clientélisé.
Tenant
absolument à
garder sous sont contrôle ce "peuple de gauche",
ancien, en voie de réduction météorique,
au lieu de s'ouvrir aux réalités nouvelles de
la société française, la "bourgeoisie
de gauche" (faut-il mettre des guillemets
à l'ensemble, ou seulement à "gauche",
ou pas du tout?) trouve ce jour même une nouvelle raison
d'avoir peur du peuple réel qui s'en méfie et
qui la fuit, mais ne reste pas inerte: comme
on vient de le voir avec une nouvelle expérience, toute
fraîche, de "garde à vue républicaine"
de cadres dirigeants faillis, "retenus",
pour ne pas dire "séquestrés"
par une colère syndicale devenue rébellion
citoyenne, magistral coup de trompe que viennent
de faire résonner dans notre ciel de France les
cheminots CGT et SUD
du dépôt SNCF de Somain, dans le nord
- une région où, enraciné dans la
"France profonde", ici "cht'ti",
de la diversité réelle, le
communisme conserve quelques bases d'appui électorales,
autour du présidentiable Alain Bocquet,
comme elle en conserve autour du populaire André
Chassaigne, le "Duclos du
Massif Central rebelle ", qui
ferait lui aussi un excellent candidat, aux Présidentielles
de 2012, d'un "Front de gauche" élargi
en "Front progressiste et citoyen"...
"Garde
à vue républicaine"...Les
habitués de notre site, et plus encore, ceux de notre
lettre confidentielle privée (à
qui restent malheureusement réservées certaines
infos et photos particulières), se souviennent
du précédent, spectaculaire,
qu'avait été tout récemment l'action
conduite sous ce mot d'ordre claquant et pimpant pat les syndicalistes
CGT de Seine Saint-Denis (UD-93,
UL Bobigny, Aulnay, Saint-Ouen, Noisy, Montreuil...), syndicalistes
de classe "à peau blanche et au cœur
rouge" venus défendre leur camarades noirs
de la société de nettoyage STN menacés
de licenciement pour grève par une paire de
"patrons voyous", homonymes ou peut-être
même parents des célèbes frères
Atlan de l'époque des
Zemour, quand des gangsters impitoyables
portant en eux la haine raciste et la rage de revanche de
"pieds noirs" fascistes
chassés de la région de Sétif par l'insurrection
du Front de Libération Nationale algérien tentaient
de se tailler un "royaume des putes",
en "nettoyant" les trottoirs
de la rue Blondel ou de la rue...Saint-Denis
- à coups de battes de base ball, d'explosions au plastic,
de viols, et de bagarres sanglantes au revolver ou au couteau...
Mais,
touchés par la grâce de la "garde à
vue républicaine", sous l'influence bienveillante,
et, globalement, pacifique, de leurs grévistes africains
en lutte contre la nouvelle traite négrière,
"pour les papiers et pour la dignité",
et des jeunes et paisibles, mais fermes, dirigeants de la
CGT du "9-3",
assistés, pour l'occasion, d'élus communistes
et même socialistes du même calibre ainsi que
de militants associatifs, notamment de RESF - et des correspondants
ouvriers du Monde Réel...- les
frères Atlan de STN-Aulnay ne sont plus
des "patrons voyous"!
Eux
qui refusaient depuis des mois toute négociation,
qui avaient saisi le tribunal en référé
contre la grève, contre les noirs, et contre la CGT
toute entière, unie sans distinction de "race",
d'origine, de langue ou de couleur, puis qui avient violé
la décision de ce même tribunal (autorisant explicitement
l'occupation "le jour, mais pas la nuit"),
recourant à des gardes accompagnés d'un chien-loup,
puis, la menace n'étant apparemment pas suffisante,
d'un doberman de 50 kilos
pour tenter d'interdire l'accès à leurs locaux,
puis qui avaient accepté, faisant un peu la gueule,
de signer, en présence de quelques 100 CGT-istes noirs
et blancs, assez remontés, un protocole de régularisation,
ils viennent enfin, maintenant, de signer, et de remettre
à la CGT, 28 CERFA
(certificats d'embauche) pour 28
grévistes, annulant au passage toute
procédure de licenciement, et ouvrant la voie à
une régulatriation administrative pleine et entière
de ces hommes au cœur fier venus de la lointaine Afrique
pour assurer les tâches ingrates et épuisantes
du nettoyage des grandes surfaces commerciales, indispensables
à la consommation populaire.
Amnistie,donc:
qu'ils soient, ou pas, les héritiers directs ou indirects,
ou seulement symboliques, des terribles frères Atlan
des années 1970 (qui finirent mal), peu nous chaut,
donc: les deux "patrons
républicains" de STN Aulnay,
ainsi rebaptisés, rejoignent la seule communauté
qui vaille: celle des "patrons humains",
qui, de plus en plus nombreux de semaine en semaine, parfois
contraints, parfois forcés, mais parfois aussi de bon
cœur, et d'eux-mêmes, conscients de leurs
véritables intérêts d'humains dans une
société vivante d'êtres humains,
enlèvent au pouvoir de la haute finance et du "gang
de Neuilly" les dernières
illusions qu'il pouvait entretenir sur ces possibilités
d'accomplir son programme de "nettoyer au
kärcher"
cette "racaille"
de banlieue, souvent, mais pas toujours, "bronzée"
ou "noire", de plus en plus syndicale,
et de plus en plus féminine, aussi, qui fait l'actuaklité
de la belle FRANCE REBELLE de 2010.
Merci
à tous, donc, y compris aux camarades Atlan, de nous
avoir donné cette occasion d'étudier de plus
près la genèse sémantique et historique
de ce beau vocable de "garde
à vue républicaine",
fleurant bon 89 et...93,
mais trouvant son origine, selon nos recherches, dans le...91,
avec le "kidnapping" syndical, ainsi redéfini
de façon judicieuse dans des termes conformes au climat
de notre époque, de dirigeants hollandais de la société
Hélio-Corbeil par les élus
FILPAC-CGT luttant contre un plan
de licenciements collectifs et pour la sauvegarde
d'une entreprise vitale au maintien du tissu productif national
dans le secteur stratégique de l'imprimerie, du livre
et de la communication écrite.
Merci, car, dans la grande
partie qui se joue de Corbeil à Somain, et de Somain
à Aulnay, en passant, mais en passant seulement, par
l'indispensable ordalie du suffrage universel, s'il reste
universel, et qui a pour enjeu la survie, et donc, la Renaissance,
d'une société civilisée fondée
sur des valeurs typiquement françaises autant qu'elles
sont... chinoises d'"harmonie et d'équilibre",
mais aussi de Justice et de Dignité, avec toutes les
Sophie de...ou pas de..., toutes les Leïla, Saadia ou
Hiba, tous les Alain ou les André, tous les Boubacar,
Ali ou Mohammed, qui font, avec nous tous, au quotidien, la
FRANCE, il nous faudra d'abord vaincre dans la bataille des
mots: et trouver, donc, pas à pas, "en
tâtant chaque pierre du pied pour traverser la rivière",
les termes les plus justes, pour définir ou redéfinir
ce que doivent être, dans une société
moderne, ce "pouvoir populaire" qu'illustrent
les "séquestrations", devenues,
donc, "garde à vue républicaines",
puis, notion après notion, trait après
trait, et mot sur mot, cette organisation post-capitaliste
de la vie, de la production, de la pensée, de la créativité
et du travail, que trop d'abus de langage nous interdisent
aujourd'hui de nommer "socialisme" - pour
ne pas parler de "communisme", terme aujourd'hui
seulement compréhensible dans le "langage
des mandarins" - en Chine, comme aussi au Vietnam,
au Népal, dans certains Etats reculés de l'Inde,
et peut-être à Cuba...
16 mars 2010.Midi.
Jean-Paul CRUSE |
|
| Julien
Dray, dit
"Juju les belles tocantes","parrain"
trotskiste-socialiste de SOS-RACISME,
(ci-dessus) a-t-il tapé dans
les caisses du syndicat des lycéens
en lutte, la FIDL, qu'il "pouponne"
et tente de manipuler depuis toujours,
pour s'offrir un Noël agréable
et se goinfrer d'objets de luxe ou de sorties
dans les bars des "Champs ou de Pigalle,
les poches bourrées de liasses d'argent
sale -et payer tout en liquide...?
Il
clame son innocence -et même son ignorance
des faits qu'on lui reproche... Mais il a sur
le dos, et ça ne date pas d'hier, les limiers
de Tracfin, la cellule de lutte contre le blanchiment
d'argent sale issu de la corruption, du trafic
d'influence, du racket ou des "stups"...
Avant
de devenir un des jeunes "chouchous"
de François Mitterrand, de
se rallier, "par réalisme",
à l'Elysée, aux grands fauteuils
profonds, aux soupers fins, aux gros cigares goûteux
et à l'achat,"compulsif",
dit-il, de luxueuses montres modernes de collection
dans des boutiques du Faubourg-Montmartre ou des
Champs-Elysées sous la surveillance constante
de la BRIF (la Brigade d'Intervention Financière
de la Préfecture de police de Paris),ce
pied-noir oranais, grand ami d'Israël, et
resté proche d'un frère situé
à l'extrême-droite des milieux activistes,
à Tel Aviv, était un peu le Besancenot
de la LCR de Krivine. Plus rapide l'ascencion,
plus sévère la chute. Mais il clame
son innocence, et, mieux, son ignorance. "Je
suis déterminé à connaître
la vérité. Je n'ai pas l'intention
de me laisser faire." |
Intelligemment,
le prudent et tortueux JUJU a désigné
comme avocat, le brillant et
tenace Lef-Léon Forster,
défenseur des grandes causes de la génération
1968 après avoir été
le "pote"
de lycée de son actuel confrère
Woliner ("le
seul juif se revendiquant comme tel du bureau
politique du mouvement facsite Occident",
aujourd'hui proche de Dray-frère en Israël)
et avocat de l'incorruptible commissaire
des RG
Brigitte Henri,
fille spirituelle d'Yves Bertrand,
experte reconnue en matière de malversations
financières et de financement
illégal des partis, longtemps
soumises aux pires pressions et chantages,
à celles d'un magistrat parano, et menacée
de mort, avant de devenir le conseil
de Charles Pasqua (dont il admirait,
comme Philippe
Cohen, Marc Cohen, et beaucoup d'entre nous,
le ressourcement amorcé vers 1992 sur
les principes de base d'un gaullisme souverainiste
orienté vers le rassemblement
de tous les Français attachés
à la République et à
l'indépendance du pays, sans considération
de couleur de peau, de croyances ou d'origine.)
Et Forster de tonner - puisque
son tout nouveau client, "cible"
d'une simple enquête préliminaire
sans ouverture d'une information judiciaire, n'est
donc, à ce jour, même pas
mis en examen, n'a pas accès
au dossier, ne peut, puisqu'il n'est
pas officiellement soupçonné
d'être juridiquement coupable
de détournement de fonds, de trafic
d'influence, de corruption ou de racket,
se prévaloir du respect de la
"présomption d'innocence", et
se trouve de ce fait bien handicapé pour
répondre aux questions incessantes des
policiers, qui multiplient depuis des
semaines les investigations informatiques, puis
les perquisitions, ou à celles
des journalistes.
Selon des sources sérieuses, les
limiers des finances, et de la PJ, s'interrogent
sérieusement sur des mouvements de fond
à hauteur de 350 000 euros - mazette!...
Ces sommes auraient circulé des caisses
du syndicat lycéen, actuellement en pleine
lutte, et dopé par le recul de Darcos,
et d'une association de mécénat
fort opportunément appelée "Les
Parrains de SOS-Racisme" aux
poches de "proches" voire
de "très proches"
du député
socialiste Dray, ou de l'amateur
de belles montres modernes et de collection lui-même...
"Complot",
rétorque celui-ci - pourfendeur
habituel, pouratnt, des "théories
du complot", du moins quand
elles mettent en doute la
version officielle sur le 11 septembre 2001
et l'avion du Pentagone,
les versions officielles des morts de la Princesse
Diana, de François de Grossouvre, de Pierre
Bérégovoy, ou les manigances des
services secrets de Tel Aviv et de leurs cruels
"katsas" (tueurs professionnels),
dans l'affaire Ben Barka, par
exemple, voire les manipulations de coulisse en
marge du (prétendu...)... "complot"
"rouge-brun" en 1993,
visant à effacer du paysage un probable
successeur de Georges Marchais
à la tête du PCF,
au bénéfice final du pitoyable Georges
Hue, le "brancardier
du PCF"...
"Complot",
"on veut liquider mon histoire politique"
- en fait, il est assez grand pour s'en
charger lui-même, et nous serons
peu nombreux à verser de grosses
larmes, surtout dans l'entourage
de Ségolène Royal
où la lourde présence du
gros Dray, servant, par ailleurs, de repoussoir,
a pesé sur les pires erreurs de politique
internationale dela candidate, sur la question
du Moyen-<orient et de l'Iran, bien entendu,
mais aussi
sur la Chine, sous la pression du "lobby"
de Taïwan,
très présent dans la pénombre
des affaires louches de la MNEF,
la mutuelle étudiante devenue
vache à lait des Besancenot de l'époque,
et "pouponnière"
des jeunes éus PS issus notamment de
la matrice trotskiste, jospino-lambertiste
à l'image de l'inquiétant
Cambadelis ou de l'hypocrite
Harlem Desir, ou Krivino-Drayiste -
le seul à en sortir intact étant
le courageux Jean-Luc Mélenchon, ,
que son profil pied-noir-pied rose
entraîne certes sur de sulfureuses
passerelles l'associant, eu nom de la
"défense de la laïcité"
contre l' "intégrisme
islamiste", avec des
gens pas biens, mais que son
sursaut patriotique et républicain
à l'époque du NON transpartisan,
dépassant le clivage droite gauche, au
traité de Lisbonne, conduit
enfin à s'éloigner
du parti de Jaures, devenu celui
du fade Léon Blum, de
la non intervention contre la montée du
fascisme dans l'Espagne ravagée par le
putsch militaire de Franco, du Guy Mollet
des "pouvoirs spéciaux"
de la guerre d'Algérie, de Francisque
Mitterrand-Bousquet, et de son ancien
compère, englué, Juju Dray, pour
faire au moins "un bout de chemin"
au côté des communistes (français)
aux prochaines élections européennes,
après s'être honorablement tenu auprès
des communistes (chinois) et
de la République Populaire de Chine,
outragée,
au moment des campagnes de haine en faveur des
séparatistes racistes tibétains...
"Complot",
on vise en fait, au travers de "Juju
les belles tocantes", "parrain"
de la FIDL, le syndicat lycéen
lui-même et le mouvement lycéen
qu'elle représente ou prétend
représenter, malgré les manipulations
de coulisses de son puissant "parrain"
et de ses affidés, avec sa concurrente
l'UNL. - C'est la thèse des amis de Malek
Boutih, "poupon" lui
aussi de la "pouponnière"
Dray, et que ses ambitions
poussent, comme le sulfureux maître
des tocantes, son maître en politique,
à de déclarer - de plus en plus
fort - "Sarko-compatible"...
Dimanche 21 décembre 2008,
12H55
Jean-Paul
Cruse |
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Municipale partielle, second tour
Large
victoire
du Front
Uni Elargi
de Carcassonne
Il
existe une opposition en France, face à l'oligarchie
bling-bling du néo-conservatisme archéo-capitaliste.
Elle
est démocratique, populaire, unitaire.
Elle compte de premières victoires,
et sa première place forte s'appelle Carcassonne
Nous l'avions laissé prévoir
dans ces colonnes: avec 45,9% des vois au premier
tour, 1068 voix d'avance sur le maire sortant,
le sarkoziste Gérard Larrat: la liste d'union
conduite par le jeune socialiste dissident Jean-Claude Pérez
(ci-dessus), après un "carton",
au premier tour, dont les media ont peu parlé, avait
toutes les chances d'emporter une victoire de portée
nationale, ce dimanche 13 septembre 2009, avec la
chute de ce fief de la droite anti-gaulliste, dominant
depuis 26 longues années cette ancienne
citadelle de la gauche de Jaures, des émeutes
vigneronnes du "Midi
Rouge", et des luttes
culturelles, ouvrières et populaires du
"pays d'Oc".
Malgré le soutien au candidat
UMP d'une mince frange de l'électorat
"bobo-écolo", fraction des couches
moyennes terrorisée par la propagande mondiale
sur l'Apocalypse Climatique et l'Enfer
d'une (ex?)"planète bleue" vouée
à bouillir dans une marmite dantesque pour
expier sans fin tous les atroces péchés
de l'humanité, les Sarko-boys audois
n'ont pu éviter une défaite humiliante.
54% contre 46%..
La débandade en rase campagne du parti
unifié de la "taxe carbone"
(UMP-Ecolo) - aorès les maigres 5,42%
des voix au premier tour des "bobos-Verts",
en chute verticale par rapport aux 12,4%
qu'avait recueilli Europe Ecologie aux récentes
élections européennes, dans la ville
de Carcassonne) révèle les vrais rapports
de force.
Au même titre que le franc ralliement
du Modem (3,43 % au premier tour)
au Front Uni d'opposition rassemblé autourde la gauche.
Les électeurs de rançois bayrou,
ici en rupture franche avec la droite, ont
massivement reporté leurs suffrages sur la
liste de très large union conduite par
le jeune député PS "dissident"
de la circonscription,
Jean-Claude Pérez, 44 ans, qui s'était
battu, contre la plupart des hiérarques de son propre
parti, pour le « Non »
à la pseudo "constitution européenne"
en 2005, n’est pas allé au Congrès
de Versailles avec les courtisans de Sarkozy et
a voté « Non »,
encore, au traité de Lisbonne, mais
est resté, comme beaucoup encore, au PS, sans rejoindre,
jusqu'ici, le nouveau "Parti de gauche"
de Mélenchon, et a su patiemment
rassemblé Socialistes, Communistes, Radicaux
de gauche, militants "Verts"
à sensibilité sociale, et non "libérale
libertaire" "à la Dany-le-rose",
un bon tiers de syndicalistes et même
des "patrons humains",
attachés au développement économique
et social du tissu régional ainsi qu'à un
équilibre raisonnable dans les relations "patron-salariés":
parmi eux, le Président de la chambre de
commerce, celui du tribunal de commerce
ainsi qu'une ancienne adjointe au maire UMP de sensibilité
gaulliste, elle...
Cette victoire
est exemplaire. Elle a été rendue possible,
au-delà même du soutien du Modem, par un
"décrochage" manifeste d'une
partie de l'électorat de la droite sarkoziste, lassée
des pantalonnades du "chef" comme
des "magouilles" locales .
Comme si, enfin, une large fraction
des classes moyennes, teintée d'humanisme chrétien
ou démocrate-chrétien, frappée de plein
fouet par une gestion de crise douce pour les oligarques
de la "haute finance", de la politique,
et des "affaires", (mais qui
a pris soin, jusqu'ici, par prudence, d'épargner
des coups trop violents, trop directs, au salariat
central organisé et syndiqué du secteur public
et des grandes entreprises, concentrant la brutalité
des "dégraissages"
sur les sous-traitants, les intérimaires,et tout
le petit prolétariat dispersé de la précarité...).
A Carcassonne comme ailleurs, et bien au-delà
même des partisans du Béarnais et de sa Marielle,
objet de l'attention générale, les "gens
de la moyenne", les "modérés",
sont en voie de radicalisation, car ils
sont mécontents: ils se sentent menacés, humiliés,
déclassés, et n'ont pas renoncé
au progrès économique et social,
à l'idée d'une société
équilibrée, juste, et fraternelle
- cherchant, dans une certaine confusion, leur représentation
politique.
Il s'agit bien, donc,
à Carcassonne, ce 13 septembre 2009,
d'une victoire de portée nationale.
Y progresse en tâtonnant à la recherche de
sa voie une nouvelle Force d'Opposition.
- D'opposition unie, unie sur des bases claires,
oui, puisque «
Carcassonne pour tous »,
pour rassembler bien au-delà du
"Front de Gauche", et des limites du
"peuple de gauche" et de la gauche elle-même,n'avait
nullement affadi le caractère social
de son programme.
«
Carcassonne pour tous », s'engageant
fermement, selon
le responsable communiste Henry Garino,
un de ses principaux fédérateurs, à
"la gratuité des transports urbains
dans la communauté d’agglomération,
comme vient de le réussir la communauté d’agglo
d’Aubagne", à "la
remise en régie directe de la restauration scolaire,
dont le contrat privé tombe maintenant à échéance"
et à "la remunicipalisation de l’eau
et de l’assainissement dont la Lyonnaise des eaux
est titulaire jusqu’en 2017", mais
dont les tarifs, d'ici là, seront, bon gré
mal gré, renégociés "à
la baisse", "plus le
doublement des places de crèches, avec l’agrément
de la CAF".,et "une
Maison de la solidarité regroupant toutes
les associations caritatives et tous les bénévoles,
un réseau d’intervenants ouvrant largement
les commissions extra-municipales", sans oublier
"des conseils de quartier et la publication trimestrielle
de l’état des finances municipales, de quoi
guérir la plaie du clientélisme".
Un
plan de "construction d’écoles",
enfin, "pour remplacer
les « bâtiments actuels, en préfabriqué
», ainsi qu'un projet concret de "sécurisation
de la voirie en centre-ville" venait compléter
ce programme de modernistion progressiste.
La nette victoire de
ce dimanche vient remettre sur ses pieds le débat
politique, souvent abstrait et étriqué, où
a peut-être enfin cessé de s'étioler
le mouvement populaire contre l'oligarchie capitaliste -
et spécialement ses composantes de gauche ou de
"gauche de la gauche".
Car il s'agit tout
simplement, pour dégager une véritable
alternative à une société capitaliste
en crise de décomposition avancée, de
rassembler le peuple, tout le peuple, à
partir de ses intérêts réels
-et non de clivages électoralistes issus d'époques
anciennes, révolues.
15 septembre 2009. 10 H00. Jean-Paul
Cruse
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A ceux de nos mecteurs qui, encouragés,
il est vrai, par le ton quelque peu caustique, pour ne pas
dire plus, de nos habituels commentaires sur le PS - "l'habitude,
la force la plus terrible" (Lenine), et que l'engagement
un peu tardif, mais spectaculaire et bien réel, du
Parti de Jaurès, Pierre Brossolette, Pierre Joxe, Jean-Marc
Ayrault, François Autain, "tonton"
de Clémentine, et Jean-Pierre Chevènement, en
faveur du prolétariat noir de France, appuyé
par les Chinois badgés de rouge, en grève depuis
tout de même 6 mois "pour les papiers et pour
la dignité", n'aurait as suffi à convaincre
d'un "tournant", le beau texte sur les
anciens dans la Cité, et pas seulement les retraites,
profond, et en même temps plein de hauteur de vues,
de celle qui est aujourd'hui la pruncipale rivale de Sarkozy,
mais aussi de Strauss-Kahn - surtout si Ségolène
vient épauler le dispositif avec la création
d'une formation de centre-gauche, passerelle vers les gaulliste
sociaux et les Villepinistes, récemment publié
dans le journal d'Annik Cojean, Patrice Claude, et Hervé
Kempf, devrait tout de même apporter un sujet de réflexion.
Peu éloigné, sur l'essentiel, de l'appel
que nous avons tous ou presque tous déjà signé,
lancé oar Attac et la Fondation Copernic, avec l'appui
de milliers de braves gens, d'intellectuels honnêtes,
et de nombreux syndicalistes, il élève considérablement
le débat en posant, dès le titre, "Au-delà
de la réforme des retraites", l'enjeu de
"la révolution de l’âge",Mais
il ne s'agit nullement, style montebourg ou Delanoë-Ben-Gourion-du-pauvre,
de noyer le pission dans de nobles généralités,
en escamotant les peroblèmes qui font mal.
En ce
début de XXIe siècle, commence
la sage Martine, la France a franchi le seuil
des 80 ans en matière d'espérance de vie. Ce
sont des années gagnées,
des années utiles pour soi-même et pour autrui,
une conquête à laquelle
notre modèle social, si décrié par la
droite, n'est pas étranger.
"En même temps l'allongement de la durée
de la vie ne s'accompagne pas toujours d'une valorisation
des individus .
Sur d'autres continents -- l'Asie Chinoise
et sino-indochinoise, les terres d'islam, l'Afrique noire
animiste et chrétienne - NDLR LMR)
vieillir est positif, symbole de sagesse et d'expérience.
Mais dans la société du" live"
et du "in", les cheveux blancs,
les rides, les années sont souvent ignorées,
voire stigmatisées. Notre modernité, consciemment
ou non, organise une véritable exclusion de l'âge
et du grand âge. Telle est l'ambivalence du vieillissement,
à la fois cadeau et discrimination.
C'est aussi l'un des plus grands défis à
relever par la puissance publique, celui du changement des
conditions d'accès des seniors à l'autonomie,
au logement, à la mobilité et aux soins, aux
loisirs, ainsi que de leur indispensable financement. Ces
enjeux seront au cœur du débat sur l'avenir des
retraites. Les socialistes seront au rendez-vous des contre-propositions."
- Et c'est ici qu'après avoir tracé
d'un stylet ferme la perspective, on entre dans le dur.
NE PAS CÉDER AUX ULTIMATUMS
(Le Monde
introduit une fote d'oreteaugraffe, ultilatumn mot latin,
peut avoir un pluriel , latin, en ULTIMATA, comme DESIRATA,
ou, pour les mots en O, SCENARII, pluriel de SCENARIO. On
peut trouver cela snob, mais alors, dans ce cas, pas d'S,
ni à Ultimatum, y en autait-il une foultitude, ni à
scénario, même tarif, même punition. Quoi
qu'en dise et fasse le clown de l'Elysée, restons français
et battons pour notre langue comme pour nos statuts, salaires
et retraites, c'est un combat de civilisation, il forme un
tout.)
"Nous serons fermes sur nos valeurs,
poursuit la fille de l'Eurolâtre cacochyme Jacques Delors
(et plutôt, l'âge ayant fait, pour elle, son œuvre
de tri, d'une mère-courage issue, nous l'avons dit,
d'une famille de Basques cultivés et combattants),
et inventifs pour trouver des solutions qui garantissent
la pérennité et l'équité du système
par répartition.
Nous n'acceptons pas l'appauvrissement de
nos aînés, qui enferme tant d'entre eux
– et d'abord d'entre elles – dans des
"minimum vieillesse" (bien
le pluriel sobre de minimum) de quelques centaines
d'euros par mois.
Nous le ferons sans céder aux ultimatums.
Le gouvernement cherche à dramatiser
pour imposer ses décisions à sens unique dans
l'urgence quand il faudrait, comme le demandent les organisations
syndicales, prendre le temps d'une véritable négociation
pour trouver les voies d'une réforme juste et viable
dans la durée.
A cet égard, la statistique
ne saurait remplacer la politique: le rapport du
Conseil d'orientation des retraites (COR)
est un élément parmi d'autres de l'évaluation
financière et ne doit pas être
instrumentalisé pour imposer des choix de société.
Les salariés et les retraités ne peuvent
pas être les seuls sur lesquels reposent tous les efforts.
Réformer les retraites suppose d'introduire
sans tarder de nouvelles ressources
dans le système. Ce qui ne signifie pas de peser sans
fin sur les salariés ni de diminuer les pensions.
Là se trouve le point aveugle des décisions
libérales de 1993 de Balladur, ou de 2003 de Fillon:
jamais la droite n'a pris la peine de soumettre
les très hauts revenus, les produits du capital financier
ou de la rente à l'impératif de solidarité
alors même qu'un million de retraités vivent
sous le seuil de pauvreté.
Les pistes ne manquent pas: élargissement de l'assiette
des cotisations à la valeur ajoutée, cotisations
sur les stock-options et d'autres rémunérations
non assujetties, abolition des privilèges fiscaux qui
minent la cohésion nationale, surtaxe de 10 % de l'impôt
sur les sociétés acquitté par les banques,
affectée au fonds de réserve des retraites,
etc.
Les choix opérés devront être
réévalués à étapes régulières,
tant ils dépendront de l'évolution de la démographie,
de la croissance, de l'emploi et de la masse salariale, sans
pour autant remettre en cause la stabilité des droits
indispensable à la confiance dans le système
pour les jeunes générations.
MAINTENIR LA RETRAITE À
60 ANS
Sans renoncer à donner plus de souplesse aux choix
individuels et en tenant compte de l'hétérogénéité
des parcours professionnels et de leur pénibilité,
nous défendrons le maintien de l'âge légal
du départ à la retraite à 60 ans –
c'est-à-dire la possibilité de faire valoir
ses droits à pension –, avec la possibilité
de partir plus tôt pour ceux qui ont exercé des
activités particulièrement pénibles.
Les Français savent que l'accroissement de l'espérance
de vie et une arrivée plus tardive sur le marché
du travail nécessitent pour beaucoup un départ
réel après 60 ans. L'âge moyen de départ
réel est déjà de 61 ans et demi. Mais
si l'âge légal était repoussé à
62, 63, 65 ans, comme le préconisent l'UMP et le Medef,
des centaines de milliers de personnes qui ont commencé
à travailler très jeunes seraient contraintes
de faire 44, 45, 48 années de travail.
Dans un marché du travail qui ne
fait pas sa place aux seniors, combiné à l'allongement
des durées de cotisation, cela se traduirait pour eux,
avant tout, par une baisse des pensions que nous ne
pouvons accepter.
L'efficacité
n'est pas, à nos yeux, le contraire de la justice.
Au-delà, chacun le sait: le bien-être
des Français qui vieillissent ne sera pas assuré
en comblant les seuls déficits comptables.
L'allongement de la vie a fait naître d'autres déficits:
d'utilité sociale pour les seniors, d'emplois qualifiés
pour accompagner les mutations de l'âge, de liberté
pour ceux, sans cesse plus nombreux, qui souhaitent rester
à domicile, de logements et d'équipements adaptés
aux personnes dépendantes, de soutien pour les familles
confrontées à la maladie d'Alzheimer ou aux
pathologies dégénératives, de valorisation
accrue des filières gériatriques à l'hôpital
ou encore de la reconnaissance du droit de mourir dans la
dignité…
Le progrès en âge fait
émerger des aspirations mais aussi de nouvelles inégalités.
Celles qui se révèlent quand la société
se défait et se détache de ses plus anciens.
Mieux vieillir ensemble exige d'abord la possibilité
de se "réengager". Après
le temps du travail, le temps des projets! Forts de cette
"vieillesse indépendante", les retraités
demeurent des acteurs, même s'ils ne sont plus des actifs
au sens où l'Insee les définit. Ils sont souvent
des bénévoles sur lesquels beaucoup sinon tout
repose, dans des associations, des municipalités ou
des mutuelles, dans l'aide aux devoirs pour les élèves
et le lien social pour les plus démunis, pour soutenir
ici un jeune qui crée sa PME et conseiller là-bas
une organisation non gouvernementale humanitaire."
Bien. On peut toutefois formuler un
regret, débordant de très loin la question
des retraites. L'effort de solidarité humaine
à minima que les colères accumulées
par plus de 36 années d'indignité, préparées
par le septennat fort heureusement écourté du
fondé de pouvoir de la banque Rothschild imprudemment
promu par le général aux "questions
d'intendance", sera d'autant plus efficace s'il
est offert à la "surclasse" mondialisée,
qui n'a plus de français que les papiers, et s'apprête
déjà, dans un tintamarre médiatique aggravé
par les gloussements terrorisés des prétendus
"experts" à nous chanter la chanson
du chantage à l'expatriation des personnes - bon débarras,
"qu'ils aiment la France, ou qu'ils la quittent"
- et surtout des trésors informatisés stokés
secrétement dans leurs cassettes électroniques
à triple clé de cryptage un pacte "donnant-donnant"
une bienveillance fiscale raisonnée et limitée
dictée par l'intérêt du peuple leur donnant
la possibilité d'investir sur ce qui reste, tant que
le peuple souverain dont ils s'excluent le tolère,
leur nation au moins administrative, et celle qui fait battre
nos cœurs à nous, êtres humains aimant la
France,dotés de conscience, de mémoire, et de
culture historique autant que picturale, musicale, ou littéraire.
Investissant dans les infrastructures urbaines,
immobilères, de santé, d'éducation, de
recherche, de tranquillité publique, de protection
de la nature, de propreté de l'eau, de l'air, de la
montagne et de nos rivages marins, ou d'économie d'énergie,
ils se verraient aimablement proposer, au lieu d'aller brûler
leu fric chez un quelconque Madoff, en yachts extravagants,
en 4X4 ridicules de maquereaux à la petite semaine,
ou en séjour dans les parcs à bétail
bourrés de très jeunes mineurs des deux sexes
volés au pays pauvres avant d'être soumis à
leurs caprices nazis de tortionnaires violeurs ou de "simples
consommateurs" de chair fraîche, mais
bien fraîche, une "décote"
- à négocier publiquement, au Parlement,
et laissant l'essentiel de leurs obscènes surprofits
finaciers au peuple et à son Etat protecteur et stratège,
qui peut leur faire des concessions,
mais pas ou plus de cadeaux.
Dimanche
18 avril 2010.
Vertu
Rouge
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