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Les journalistes spécialisés dans le domaine de
la santé vont ricaner à la lecture de l'article
d'Anne Jeanblanc, publié ce 02/10/2008 dans les
pages société du N°1881 du magazine Le Point
- avec lequel nous ne pouvons être suspectés ici de complaisance
ni de connivence, pour avoir convenablement fustigé, dans ces colonnes,
sans plaisir, mais par devoir, les
dérives racistes, islamophobes d'un des principaux notables de
sa rédaction, Claude Imbert
- toujours pontifiant, dans ses pages, de la somptueuse propriété
dominant le Lac Léman ou cet ancien "africain"
de l'AFP, anti-gaulliste rabique et grand admirateur de la CIA,
jouit paisiblement de l'immense fortune d'une épouse
habilement choisie - à la suite, évidemment, d'un
"coup de foudre" aussi imprévisible que celui
du sémillant Jean Sarkozy, fils de l'autre, pour la riche héritière
Darty...
Ceux qui entassaient, dans les pages de Libération, du Monde,
et de toute la presse magazine, ou presque, d'indécentes et dédaigneuses
chroniques à propos du SIDA, pseudo-danger,
disaient-ils, fabriqué, osaient-ils, pour la
défense de l' "ordre moral"
et pour terroriser la gent homosexuelle, au début des années
1980, avant de faire feu de tout bois pour défendre le criminel
Docteur Garretta et surtout le premier ministre "socialiste"
Laurent Fabius, "ministre du sang",
désormais, pour toujours, vont se marrer.
Comme ceux qui, dans les mêmes journaux, et dans la même
période mitterrandolâtre, daubaient de toute leur suffisance
de journalistes assis nourris à la becquée
d'informations foireuses fournies par l'Elysée, Matignon, le Ministre
des armées, leurs conseillers en communication trotskistes, etc,
les intrépides qui croyaient voir dans la bombe de Greenpeace la
main des "barbouzes" de Mitterrand
en guerre contre les écolos.
N'est-ce pas Edwy Plenel, avorteur de Mediapart après avoir été
le fossoyeur du Monde?
N'est-ce pas Jean Gusinel, antimilitariste breton de Libération
devenu astucieusement devenu, au moment opportun, "spécialiste"
des questions de défense (...de défense...des ânes
bâtés meurtriers de la DGSE de l'époque) avant de
se vendre, cher pour ce qu'il est, au même magazine Le Point de
l'islamophobe Imbert et du Syrianophile lourdé Franz-Olivier
G.I?
Mais que dit le Dr Ameisen, et qu'en dit Anne Jeanblanc - dont il est
sans doute encore un peu tôt pour dire qu'elle sera au combat contre
l'alcoolisme, l'héroïne et peut-être même le tabac
ce que fut l'exemplaire Anne-Marie Casteret pour la défense
des transfusés contaminés par le sang infecté du
sinistre Garretta, et les articles eux aussi contaminants de journalistes
copains, coquins, complaisants, complices - ou seulement fainéants?
Lire ici
COMMENT FONCTIONNE LE BACLOFENE?
(...) Il agit sur certains neurotransmetteurs, des molécules chimiques
chargées de véhiculer l'information entre les neurones,
dans le cerveau. Schématiquement, il est maintenant prouvé
que les symptômes et les conséquences de l'addiction sont
liés à l'action de certaines de ces substances, en particulier
la dopamine, l'acide gamma-amino-butyrique (gaba) et
le glutamate. Pas à un manque de volonté.
Le baclofène stimule la production
de gaba et de glutamate et, en plus, il bloque celle de la dopamine.
Reste à expliquer par quels mécanismes précis
il supprime aussi efficacement l'envie de boire et soulage le mal-être
sous-jacent. Pour un tarif modeste : la boîte de 50 comprimés
de 10 mg coûte environ 3,25 euros. Globalement, le traitement d'Olivier
Ameisen (120 mg par jour) revient en moyenne à 0,78 euro journellement.
Depuis longtemps, les autorités de santé
américaines ont approuvé l'utilisation de la naltrexone-qui
inhibe la libération de la dopamine-contre la
dépendance à l'héroïne puis
contre l'alcoolisme. D'autres médicaments
réduisent le taux de glutamate ou augmentent l'activité
gaba ; ils diminuent-modérément-l'envie de boire,
mais ne sont pas dénués d'effets secondaires.
Le Docteur AMEISEN
25 juin 1953 : naissance à Paris
1980-1981 : médecin de Matignon (sous Raymond Barre, qui
lui remettra la Légion d'honneur en 2000)
1983 : départ pour le New York Hospital Cornell Medical Center
1992 : professeur associé de médecine à l'université
Cornell
19 août 1997 : première hospitalisation
pour sevrage aigu
3 juin 1999 : retour en France
22 mars 2002 : prise du premier comprimé de baclofène
9 janvier 2004 : premier jour de l'auto-expérimentation.
14 février 2004 : suppression complète du besoin
de boire
13 décembre 2004 : publication en ligne de l'article dans «
Alcohol and Alcoholism ».
REACTIONS
D'
EXPERTS
Professeur Christian Lüscher département des neurosciences
fondamentales de l'université de Genève, spécialiste
des mécanismes de l'addiction :
« Il est tout à fait possible d'envisager que l'administration
de baclofène puisse bloquer la cascade de modifications neuronales
menant à l'addiction. Certaines études en laboratoire effectuées
sur des rongeurs vont dans ce sens et diminuent notamment l'autoadministration
de drogue, mais les résultats sont encore controversés.
Le baclofène est actuellement utilisé en clinique comme
traitement empirique de l'alcoolisme. Là encore, les résultats
sont controversés et l'efficacité varie
selon les patients, sans que l'on puisse encore expliquer pourquoi.
Par ailleurs, le dosage est extrêmement délicat, car
le baclofène peut entraîner une somnolence importante.
Avant de lancer des essais cliniques avec le baclofène,
il importe de rester prudent. Les cibles neuronales visées sont
souvent ubiquitaires dans le cerveau. Les substances addictives détournent
un mécanisme puissant d'apprentissage ; dès lors, il faut
stopper les comportements compulsifs sans altérer les capacités
d'apprentissage des patients.»
Professeur George Koob président du Comité de neurobiologie
des troubles de la dépendance au Scripps Research Institute de
La Jolla (Californie) :
« Nous venons de terminer une étude chez les rongeurs
qui montre que le baclofène est plus efficace pour supprimer la
prise d'alcool chez des rats alcoolodépendants que chez des rats
non dépendants. Nous préparons un article sur ces résultats...
J'espère que nos résultats sur l'animal ainsi que vos propres
idées se traduiront enfin par une prise en considération
des produits de type baclofène dans le traitement de l'alcoolisme.
»
Professeur Jerome Posner chef de service de neurologie au Memorial
Sloan-Ketterring Cancer Center, à New York, et fondateur de la
neuro-oncologie :
« Votre traitement me fait penser à George Cotzias démontrant
que la L-Dopa permettait de traiter la maladie de Parkinson. D'autres
avaient essayé ce médicament sans réussir, parce
qu'ils refusaient de pousser la dose jusqu'à pleine tolérance
[...]. Il semble que vous ayez fait une découverte des
plus importantes, très similaire, voire meilleure que celle de
George Cotzias, car le nombre de patients atteints est infiniment plus
élevé. »
- Le Monde
Réel, rubrique IDEES, page CLIMAT: ici
- Le Monde Réel, rubrique IDEES, page ISLAM:
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"C'est grâce à
un médicament miracle, le baclofène, écrit notre
honnête et sérieuse consœur, qu'Olivier Ameisen, 55
ans, brillant cardiologue, a réussi à sortir de l'alcoolisme,
après avoir essayé en vain tous les traitements. Une guérison
qu'il raconte dans son livre, « Le dernier verre
» (Denoël, parution annoncée pour le 9
octobre 2008).
Cardiologue, chercheur et pianiste surdoué, le professeur Olivier
Ameisen, 55 ans, célibataire, a sombré dans l'alcool alors
que tout marchait pour lui. Une chute proportionnelle à ses dons,
à ses diplômes et à sa brillante carrière.
Suivie d'une résurrection aussi impressionnante. «
Je suis le premier malade souffrant d'un alcoolisme très sévère
qui soit devenu complètement indifférent à cette
drogue, dit-il simplement . Et ce après seulement
quelques semaines de traitement. Je peux prendre un verre, mais cela ne
me fait rien. Et ne réveille surtout pas mon ancienne envie irrépressible
de boire. Bref, je mène depuis près de cinq ans une existence
strictement normale. »
L'homme est souriant, le regard bleu et franc. Une Légion d'honneur
décore le col de sa veste noire. Mais ce qui étonne surtout,
c'est sa formidable envie de raconter les pires moments de sa vie liés
à ses multiples épisodes de beuverie, à ses hospitalisations
à répétition, à la déchéance
même, pour mieux convaincre du miracle final : « la »
découverte d'un (...) traitement qui n'implique en rien une existence
de renoncements. (...)
Olivier est le deuxième enfant d'une famille parisienne aisée,
d'origine juive polonaise. Pour rivaliser avec son frère et sa
soeur, excellents élèves, lui qui se considère comme
un vilain petit canard demande à l'Ecole alsacienne une dérogation
pour passer son bac en fin de seconde, à 16 ans. Dans le même
temps, il écrit à Artur Rubinstein pour qu'il le reçoive,
car il est capable de jouer au piano n'importe quel morceau entendu une
seule fois, d'improviser et de composer avec talent. (...) Ses
parents, en revanche, l'exhortent à étudier la médecine.
Il s'inscrit donc à la faculté pour leur faire plaisir,
puis opte pour la cardiologie. Après un service militaire effectué
comme médecin aspirant à Matignon, sous Raymond Barre, il
part pour les Etats-Unis (...)
e n octobre 1983, (...) accepté notamment par le service de
cardiologie du prestigieux New York Hospital (...).
Quand l'alcool envahit sa vie, treize ans plus tard, (...) praticien
hospitalier au New York Hospital, il est professeur associé de
médecine clinique à la faculté de médecine
de l'université Cornell et exerce dans son propre cabinet de cardiologie
à Manhattan. (...) Malgré une vie sociale très active
et beaucoup d'amis, il se sent de plus en plus angoissé et souffre
même parfois d'attaques de panique sévères. Des crises
qui s'aggravent chez cet homme extrêmement timide depuis l'enfance,
qui se considère en permanence comme un « imposteur
qui sera obligatoirement démasqué » un jour ou l'autre".
(...) Dès qu'il doit apparaître en public, il boit pour
calmer son anxiété, pour être à la hauteur.
D'où son refuge, puis son naufrage dans l'alcool.(...)Il
décide d'arrêter d'exercer la médecine, le temps de
se soigner.
- Comment expliquez-vous votre trajectoire et votre chute ?
Olivier Ameisen : Comme beaucoup de gens qui ont sombré
dans l'alcoolisme, et plus généralement dans la dépendance,
j'ai depuis toujours été hanté par un sentiment angoissant
d'inadéquation, malgré un CV qui épatait tout le
monde. Alors que je dégageais, me disait-on, une impression de
force et d'assurance. J'ai d'ailleurs consulté un psychiatre, bien
des années avant mes problèmes de boisson, pour une anxiété
diffuse. J'ai suivi une psychothérapie, une psychanalyse, une thérapie
cognitive et comportementale, en plus de traitements médicamenteux.
- Et malgré cela vous avez sombré...
C'est le moins que l'on puisse dire ! Alors que je détestais
le goût de l'alcool, j'avais besoin de ses effets pour exister en
société. Ensuite, pour m'en libérer, j'ai
suivi « religieusement » tous les traitements que l'on m'a
prescrits. J'ai fait au moins sept ou huit cures de désintoxication,
certaines durant deux ou trois mois. Entre 1997 et 1999, j'ai passé
neuf mois à l'hôpital. A chaque sortie, j'étais considéré
comme le malade exemplaire, celui qui allait réussir. Mais, le
plus souvent, au bout de quelques heures, je craquais à nouveau."
Pourquoi ?
Parce que la cure est un cocon dans lequel on n'est exposé
à aucun stress. On ne voit aucune publicité pour l'alcool,
aucune bouteille. Dans cet univers protégé, l'envie de boire
disparaît progressivement. Mais, dès que l'on sort,
on est projeté dans la ville et on retrouve les bars, les magasins,
les tentations. En passant devant le rayon des boissons d'un supermarché,
un alcoolique ne peut pas s'empêcher de regarder les bouteilles
qui lui «disent" : « Prends seulement
un verre ou deux, cela te fera du bien, tu le sais. »
Entre les cures, je pouvais assister à quatre réunions
des Alcooliques anonymes par jour. Je luttais du matin au soir
pour ne pas boire. Y compris à l'aide de tous les médicaments
disponibles. Mais cela ne marchait pas.
- Et, en novembre 2000, alors que vous êtes de retour en France
et êtes suivi (comme aux Etats-Unis, d'ailleurs) par les meilleurs
spécialistes, une amie américaine vous adresse un article
intéressant...
Publié dans le New York Times , il racontait l'histoire d'un homme
traité, dans un service de l'université de Pennsylvanie,
à Philadelphie, par 60 mg/jour de baclofène pour des spasmes
musculaires. Or ce patient était aussi cocaïnomane, un peu
alcoolique et fumeur. En augmentant spontanément et très
légèrement la dose de ce myorelaxant, pas assez efficace
à son goût, il a remarqué que cela réduisait
son envie et son plaisir de consommer les diverses drogues.
Qu'avez-vous fait de cette information ?
Rien dans un premier temps. J'étais en pleine période
de beuverie et j'ai perdu l'article. Mais, un an plus tard, sortant
d'une nouvelle cure de désintoxication, j'ai demandé à
mon amie de me l'envoyer à nouveau. J'ai alors réussi à
joindre Anna Rose Childress, qui avait fait l'observation, arguant qu'un
de mes patients avait un problème d'alcool. Elle ne savait pas
si cela pouvait marcher dans ce cas, mais elle m'a donné
les coordonnées d'un spécialiste italien. Grâce
à Google (...) -, j'ai trouvé des articles concernant l'effet
de ce fameux baclofène chez le rat rendu
dépendant comme chez l'homme.
Ce médicament ancien, maintenant génériqué,
est bien connu des neurologues pour son action contre les spasmes musculaires,
notamment chez les paraplégiques et dans les douleurs
lombaires sévères. Il est aussi doué d'un
pouvoir tranquillisant, avec très peu d'effets secondaires.
Avez-vous alors considéré que ce produit pourrait être
votre bouée de sauvetage ?
Oui, puisque les travaux montraient que les rats rendus dépendants
à la cocaïne s'arrêtaient complètement de consommer
la drogue. J'ai multiplié les recherches. De tous
les médicaments de l'alcoolisme, le baclofène était
le seul à provoquer cet effet. Mais, si les chercheurs ont montré
que cela se vérifiait pour l'alcool, l'héroïne, les
amphétamines et la nicotine, les médecins spécialisés
dans la dépendance sont complètement passés
à côté de cette mine d'or. (...)
Après avoir interrogé de
grands neurologues sur son innocuité, j'ai décidé
de me traiter seul. Le 22 mars 2002, j'ai commencé à raison
de 5 mg trois fois par jour. Premiers effets : une détente
musculaire magique et un sommeil de bébé. J'ai
alors augmenté progressivement les doses jusqu'à 180 mg/jour.
Je me sentais calme, avec un sentiment de bien-être et d'assurance
jamais éprouvés, un réconfort qu'aucun autre médicament
contre l'anxiété ne m'avait apporté. Et mon envie
de boire a commencé à diminuer. Comme
effet secondaire, j'éprouvais parfois un peu de somnolence, mais,
même si je prenais de l'alcool en même temps, je n'avais aucun
autre effet secondaire.
Vous n'avez pas eu peur de prendre une dose six fois supérieure
à celle utilisée dans les essais sur les alcooliques ?
Oh si ! Je craignais de mourir dans mon sommeil, par paralysie
du diaphragme. Mais, finalement, moins que de crever en alcoolique invétéré,
comme me l'avaient assuré mes alcoologues.
Pour prouver le bien-fondé de mon
traitement et après avoir questionné d'éminents spécialistes
qui prescrivaient du baclofène, j'ai mis au point un protocole
thérapeutique rigoureux qui me permettrait d'expérimenter
sur moi-même ce médicament à haute dose. Seul
et contre l'avis de mes médecins, mais je n'avais pas le choix.
Début 2004, après une période sans traitement, j'ai
repris du baclofène à raison de 30 mg/jour. J'ai progressivement
augmenté la dose jusqu'à 270 mg/jour. J'avais alors les
idées claires et, surtout, les autres pouvaient boire devant
moi sans que cela me tente. J'ai ensuite réduit progressivement
la dose à 120 mg/jour, car j'étais un peu somnolent. Tout
en l'augmentant de 20 à 40 mg/jour dans les situations de stress.
Depuis, je vis un conte de fées
: plus d'attaques de panique et surtout une indifférence totale
à l'alcool. Je me sens sûr et confiant en moi.
Votre cas, aussi étonnant soit-il, ne constitue pas
une preuve...
Certes, mais il représente le premier
cas où un traitement a complètement supprimé l'alcoolisme.
Et d'autres cas ont maintenant été publiés.
J'ai de plus mis ma guérison à l'épreuve de défis
successifs. J'ai d'abord bu trois verres de gin-tonic en quelques
heures en continuant à prendre mes 120 mg quotidiens de baclofène
; je n'ai pas réussi à finir le troisième verre.
Le lendemain, au réveil, j'étais serein, sans envie de replonger.
Ensuite, j'ai augmenté la dose (cinq vodkas-tonic en six
heures) ; pour combattre les effets de l'alcool, il m'a fallu
augmenter la posologie du médicament, mais ça a marché.
Enfin, en élevant la posologie de baclofène avant d'abuser
d'une bouteille de 75 centilitres de scotch, je n'ai subi qu'une légère
gueule de bois. Mais aucun besoin de boire à nouveau.
Qu'est-ce qui vous a incité à publier votre histoire
?
Je suis persuadé que mon expérience peut servir
à de nombreux autres toxicomanes. J'ai travaillé jour et
nuit à la rédaction d'un article, qui a été
très vite accepté par la revue scientifique Alcohol and
Alcoholism (2). Je suis le premier médecin à révéler
ainsi son addiction. Ç'a été l'une des décisions
les plus difficiles de ma vie. Je savais que, quoi qu'il arrive, je resterais
prisonnier de l'image de l'alcoolique. J'attendais d'ailleurs une avalanche
de réactions. Je n'ai initialement rien reçu, ou presque.
Mais, plus tard, j'ai reçu les félicitations
des plus éminents spécialistes mondiaux, essentiellement
neurologues et physiologistes, qui saluent cette suppression complète,
rapide et sans effort de l'alcoolisme comme une découverte capitale.
Cela m'a mis du baume au coeur, mais malgré
cela le traitement reste pratiquement inutilisé.
Un autre de mes articles a été publié en août
2005 dans le Journal of the American Medical Association , l'une des plus
prestigieuses revues médicales au monde. J'y demandais
à nouveau la réalisation d'essais cliniques en double aveugle
avec le baclofène. J'en ai même rédigé le protocole,
mais cet essai n'a jamais pu être mis en place.
Les industriels du médicament n'ont rien à gagner avec un
médicament génériqué depuis longtemps. Les
neurologues ne traitent pas les addictions. Les spécialistes des
addictions, et plus encore les généralistes, hésitent
à prescrire un produit qu'ils connaissent mal, qui plus est à
ces doses (la posologie légale du baclofène est inférieure
à 80 mg/jour). Et puis il y a toujours ce dogme selon lequel
l'alcoolisme est irréversible.
Votre livre est donc, pour vous, le seul moyen de continuer votre
combat...
En tout cas, c'est celui qui fera bouger les choses le plus vite.
J'ai reçu des témoignages de malades à qui leurs
alcoologues ont prescrit ce traitement, notamment aux Etats-Unis et en
Suisse. Tous me disent que cela les a libérés de
leur dépendance, qu'elle soit à l'alcool, à la drogue
ou à la nourriture. Tout laisse à penser que cela
marchera aussi pour les troubles du comportement, par exemple sexuels,
ou pour le jeu pathologique. Quasi sans effet secondaire, en dehors d'une
légère somnolence et parfois d'une faiblesse musculaire
qui s'estompent toujours très rapidement.
Aujourd'hui, je vais très bien ; je suis plus heureux que jamais.
L'alcool m'a beaucoup aidé dans ma vie, dans la progression de
ma carrière et dans mes relations sociales. L'alcool
a été pendant très longtemps un ami. Puis c'est devenu
mon pire ennemi et j'ai réussi à le dompter. Il faut que
mon expérience serve à ceux qui souffrent. L'alcoolisme
et les autres toxicomanies doivent être considérées
comme des maladies chroniques banales.
1. « Le dernier verre », d'Olivier Ameisen
(Denoël, 300 pages, 19 E). A paraître le 9 octobre.
2. « Complete and Prolonged Suppression of Symptoms
and Consequences of Alcohol-dependence : A Self-case Report of a Physician
», 13 décembre 2004.
- Le Monde
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