"Races", racisme, antiracisme, "égalité des races":

pièges du discours vétéro-testamentaire,

Israélophile, et rétro-colonial

A la lumière du livre d'André Pichot (CNRS),

"Aux origines des théories raciales

De la Bible à Darwin"

(Flammarion)

Voir aussi nos pages:

"Liberté pour l'Histoire"

 

 

 

"Culture"

 

 

 

"Palestine"

 

 

 

"Solidarité

Palestine"

 

 

 

Gaza

Janvier 2010.

Des cars sont en préparation pour un départ en masse vers Bordeaux, le 13 janvier prochain, pour un cours spécial sur le racisme à l’intention des magistrats de la ville, dans l’enceinte du tribunal, à l’occasion du procès de notre amie Sakina, de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) bordelaise, et d’EuroPalestine, poursuivie, ce qui est un comble pour “incitation à la haine raciale”.


On lui reproche tout simplement d’avoir porté atteinte aux (juteux) intérêts d’un Carrefour de la région, en en dégradant les locaux par apposition d’autocollants appelant au boycott de produits israéliens, action parfaitement légale et légitime, inspirée du combat contre l’ (autre) apartheid.


Rien à voir avec l’incitation au racisme ou à la haine de l’autre, sous quelque forme que ce soit!

Que ces juges, et surtout le procureur désigné, pour cette mission, par la justice de l’ “antiraciste” Sarkozy essayent de se l’enfoncer dans la tête: est raciste qui croit à la notion raciste de “race”, transféré de la Genèse (“génétique”) et des plus vieux textes de l’Ancien Testament juif, de la Torah, de la “race sainte”, hébraïque, aux réalités du monde colonial, dès l’époque de Christophe Collomb, quand le “préadamite” franco-portugais Isaac La Peyrère invente une “race” “pré-adamite” (née avant Adam et Eve) à couleur de peau foncée, et aux droits évidemment inférieurs, voire nuls, telle qu’on en “découvre” (et massacre) dans les “Isles”.


Quelques siècles plus tard, à l’apogée de l’Empire Britannique, et pour le justifier, les disciples tardifs du “pré-adamisme” inventent le “British Israélism”, et l’existence d’une “race” (supérieure) de “blonds aux cheveux roux”, “aryens” évidemment issus d’une tribu inconnue d’Israël - inventée pour l’occasion...


Plus tard, l’Autrichien Herzl, compatriote et maître à penser d’Adolf Hitler, précisera explicitement qu’on doit parler d’une “race juive”, d’une essence différente, donc des autres catégories de l’ espèce humaine ( comme peut l’être, dans l’ordre animal, un teckel d’un doberman), “race juive” (en ces mots dans le texte fondateur) inassimilable et inintégrable aux sociétés républicaines fondées sur le principe démocratique de la Révolution Française, (rejeté dans l’espace culturel austro-germano-hongrois où l’on préfère une conception de la nationalité fondée sur “le sang et la terre”, comme va l’être, dans la lignée du “British israélism”, le sionisme).


Avant même que, l’Allemagne venant défier l’Empire britannique en terres coloniales, elle ait besoin de renverser le concept “aryen” de race supérieure, en faisant des Germains et, plus généralement, des nordiques “blonds aux yeux bleus” les authentiques “aryens”, présentés dans un premier mouvement comme les vrais descendants de la “race” supérieure issue d’une des tribus perdues d’Israël.


Au final, sous l’influence d’un intellectuel (heureusement) oublié nommé Chamberlain, les “aryens” devenus “Germains” cesseront d’être représentés comme une “race juive”, devenant au contraire l’archétype d’un nouveau modèle de “race supérieure”, anti-juive...

On en connaît les terribles conséquences.


Mais, malgré l’existence du travail de recherche remarquable mené par André Pichot (CNRS). on n’apprend pas cela aux enfants des écoles. Ni aux magistrats de la région bordelaise, où l'Ecole Nationale de la Magistrature (ENM), dans ses cours sur le racisme, préfère s'inspirer...d'auteurs philo-israéliens!