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- Contes et Légendes du Gulf Stream : ce n'est pas lui qui attiédit l'Europe, et il n'est pas en train de disparaître...ici

- Les Neiges du Kilimanjaro: Allègre, trop pressé, s'est planté, mais le CO2 n'est pour rien dans la fonte de la calotte... ici

- Nounours: l'ours polaire, dit ours blanc, descendant de l'ours brun, nullement menacé par un réchauffement climatique en train de s'inverser va pouvoir continuer longtemps son grand massacre de phoques, fourrure comprise ici

-Le Lac Tchad a connu bien pire: ici

En rendant difficile, par leurs excès, la lutte contre l'effet de serre, les écolo-mondialistes rendent-ils un signalé service à la planète terre, menacée d'un sérieux...

REFROIDISSEMENT CLIMATIQUE ?

 
Lire aussi: "coup de chaud" ou "coup de froid", la Terreur Médiatique fonctionne dans les deux sens. Revue de presse de longue haleine ici

Le patient et minutieux travail de déconstruction d'un entomologiste du délire "réchauffiste" nommé Hacène Arezki ici

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- Escroquerie aux températures: le coup de la "crosse de hockey" ici

Mesure des températures: le coup du thermomètre ici

-Mesure du CO2: un volcan mal éteint ici

- Non, les mers ne montent pas - et aux Maldives, ça baigne ici

c

- Coup de chaud, coup defroid...-

LA TERREUR MEDIATIQUE A TOUT PRIX!

- C'est semer la PEUR qui compte...

 

C'est en 1896 que le chimiste suédois Svante August Arrhenius attire l'attention sur la concentration de dioxyde de carbone (CO2 ) dans l'atmosphère, cause possible des modifications de température à la surface de la planète. Selon lui, un doublement de la composition de l'air en CO2 aboutirait à une augmentation de 4 ou 5 degrés, qui serait, par ailleurs, bénéfique à l'agriculture....

Mais cette évolution ne lui semble pas envisageable avant un délai de...3000 ans!

 

 

Petit Âge Glaciaire

Marqué, notamment, par l'extension de la plupart des glaciers de montagne européens, dans les vallées des Alpes, par exemple, où l'on peut en observer aujourd'hui des traces significatives, le "Petit Âge glaciaire", période particulièrement froide, s'est achevé vers 1850 - au moment même où commence la Révolution Industrielle avec une phénoménale augmentation des rejets de gaz à effets de serre comme le CO2.

- Depuis cete date, un réchauffement semble indubitable dans plusieurs régions de l'hémisphère nord - en Europe et sur le continent américain par exemple.

 

 

 

"Notre climat est-il en train de changer?", s'interroge, le 23 juin 1890, le presigieux quotidien américain The New York Times (NYT). Les hivers dans les villes des Etats-Unis semblent moins froids depuis une bonne dizaine d'années. Un titre concurrent, le Los Angelmes Time (L.A.T.) annonce même, quelques années plus tard, en 1902, qu'un recul lent mais persistant des glaciers, parallèlement constaté, ne peut conduire qu'à leur "annihilation finale".

- Relance du N.Y.T. le 24 février 1895: "les géologues pensent que le monde pourrait à nouveau geler"; on observe des icebergs de plus en plus au sud dans l'Atlantique Nord, qu'ils refroidissent, réduisant l'effet adoucissant du Gulf Stream...

Le 7 octobre 1912, les deux journaux se sont réconciliés pour répercuter, ensemble, les inquiétantes pensées d'un professeur de l'université de Cornell se référant à la découverte, qui vient d'être faite, des quatre cycles de glaciation les plus récents, respectivement baptisés du nom de leurs quatre "inventeurs", Günz, Mindel, Riss et Würm; ces épisodes de froid intense seraient, par nature, cycliques;et donc, "la cinquième ère glaciaire est en chemin"; d'immenses calottes de glace de plusieurs centaines de mètres d'épaisseur vont bientôt recouvrir le nord de l'hémisphère boréal;"la race humaine devra combattre pour son existence" (L.A.T.).

Le 10 septembre 1923, le N.Y.T. va même jusqu'à se demander si cette tendance au retour des grands froids n'aurait pas, par hasard, pour origine des changements dans l'activité du soleil...

"Les scientifiques disent que le Canada sera rayé de la carte" - noyé sous des tonnes de glace épaisse, précise, dans le Chicago Tribune (Ch.T.) une sommité de l'université de Yale. - "L'Âge de Glace arrive", confirme le lendemain le Washington Post (W.P.); à la mi-septembre 1922, n'a-t-on pas découvert un manchot dans la Manche, à proximité de Cherbourg? (N.Y.T., 20 sept.1922) Un signe de l'imminence de conditions polaires même en zone tempérée? - A moins que le volatile ne se soit, plus vraisemblablement, échappé du navire d'une expédition de recherche dans l'Antarctique de passage dans le secteur dans ces dates?

"MacMillan" (un explorateur de retour du Groenland) "rapporte les signes d'un nouvel âge de glace" (N.Y.T. 18 septembre 1923; mouvements inhabituels des glaciers, nombreuses glaces flottantes, etc.; un "nouvel age de glace" qui serait même "imminent" (The Atlanta Constitution (A.C.) 21 juin 1923.

Pourtant, des signes s'opposent à d'autres signes: "La plupart des géologues pensent que le monde se réchauffe et que cela continuera", rassure le Los Angeles Times (L.A.T.) du 11 mars 1929... - Un nouvel âge de glace? "Ce n'est pas pour demain", admet le N.Y.T. du 27 mars 1933; recul des glaciers comme de la banquise dans l'Arctique; on peut naviguer en eau libre jusqu'à 81 degrés de latitude nord;le dégel des fleuves plus précoce en Sibérie;la limite du pergélisol ou permafrost (où le sol reste gelé en profondeur) remonte; les oiseaux migrateurs arrivent plus tôt, repartent plustard; dates de floraison en avance de 15 jours sur le XIXème siècle; espèces de poissons d'eau tropicale pêchées jusqu'en en Arctique...

The Times du 15 février 1959 observe la fonte des glaciers d'Alaska, le recul d'une banquise par ailleurs de plus en plus fine, mesurant "moitié moins qu'à la fin du XIXème siècle"; dix ans plus tard, le même titre, unanimement salué pour son sérieux, ira même jusqu'à annoncer, sur la foi de déclarations d'un explorateur polaire, que les eaux de l'Arctique pourraient être entièrement libres dès ...1990!...

Cette "mystérieuse tendance" au réchauffement, succédant à une non moins mystérieuse tendance au refroidissement, en tout cas médiatique, peut-elle avoir des causes?

- Le CO2! Bon Dieu! mais c'est bien sûr! imagine dès 1938 , dans un article commis pour le compte de la Royal Meterorologic Society l'ingénieur britannique Stewart Callendar, ressuscitant les thèses anciennes, enfouies, de Svante Arrhenius!

L'augmentation des températures, en tout cas pour les terres continentales émergées de l'hémisphère nord, semble alors bien établie; quant à la concentration de CO2, depuis le début de notre "siècle de fer", de 1900 à 1936, en tout cas, elle aurait augmenté de...6%! Qu'elle vienne encore à doubler, estime Callendar, et la température augmenterait encore de 2 degrés - ce qui, selon lui, aurait surtout des effets positifs, avec une progression des plantes vers les hautes latitudes et une photosynthèse rendue plus efficace. Mais le point fait débat, l'époque n'est pas mûre, et les mesures sur lesquelles Callendar fonde son retour aux vieilles théories d'Arrhenius sont critiquées.

 

 

Mesures du CO2

 

C'est seulement à fin des années 1950, qu'un premier laboratoire d'analyse des taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, américain, est installé sur les pentes du volcan Mauna Loa, en pleine activité dns l'archipel hawaïen.

De ce point d'observation paradoxalement choisi - un volcan en activité n'est pas "neutre"...- parviennent de premières séries de mesures, jugées fiables.

On trouve une concentration de dioxyde ce carbone (CO2) dans l'air de 315 ppmv, un taux relativement faible mais tout de même supérieur aux estimations généralement reçues portant sur la période antérieure àl'époque industrielle (280, cf ci-dessous).

Ce taux aurait depuis sensiblement augmenté, et Mauna Loa le situe aujourd'hui aux alentours de 390 ppm.

On admetque 8 milliards de tonnes de carbone/an (8GtC) de source anthropique ont été diffusés depuis le début de l'ère industrielle.

Les principaux réservoirs de carbone (naturel ou pas) sont l'atmosphère (760GtC), la surface des océans (920GtC), les sols et la végétation (2260 GtC), l'océan intermédiaire et profond, enfin, le principal (37 200GtC).

119,6 GtC sont rejetés dans l'atmosphère par la respiration, 120 Gtc captés par la photosynthèse des plantes- même si une concentration de CO2 plus forte dans l'atmosphère favorise la photosynthèse, donc la croissance de ces mêmes plantes ...et donc le stockage de carbone - ce qui change un petit peu la donne...

En 1991, la seule éruption du volcan philippin Pinatubo a rejeté dans l'atmosphère autant de carbone qu'une année entière d'activités humaines.

Il existe plusieurs types d'atomes de carbone, le plus commun est de loin le 12C.

C'est le carbone issu dela combustion des énergies fossiles qui est le plus riche en 12C.

Seule la moitié du CO2 créé par les activités humaines est décelé dans l'atmosphère.

Les essais nucléaires dans l'atmosphère des années 1950 et 1960 ont créé beaucoup de Carbone14 - C14. On a constaté que sa diffusion aux deux hémisphères, nord et sud, se faisait très lentement..Or l'essentiel du CO2 anthropique est produit dans l'hémisphère nord et l'on a jamais constaté de décalage de sa diffusion entre les deux hémisphères.

Glaciologie

La glaciologie polaire est née en 1957. Etude des isotopes de la glace extraite par forage, particulièrement dans l'Antarctique.

En 1968, le glaciologue français Claude Lorius a une idée en observant les bulles sortant du glaçon de son whisky, morceau de glace issu d'un forage à 100 mètres de profondeur. Il se demande si, en plus des reconstitutions de températures, la même méthode ne pourrait pas convenir à l'étude des évolutions de la composition gazeuse de l'atmosphère, au fil du temps...

1987. Dans la revue Nature, publication d'une étude faisant apparaître une grande corrélation entre les courbes de température et les courbes d'évolution du C02 dans les carottes glaciaires. Plus récemment, découverte de centaines, voire de milliers d'années de décalage entre augmentation des températures et augmentation du taux de CO2.

Les fluctuations du CO2 depuis 400 000 ans seraient donc la conséquence de changements climatiques, plutôt que leur cause. Ce qui semble logique, puisque un océan froid fonctionne comme un "puits de carbone" absorbant le CO2 atmosphérique, alors qu'une mer plus chaude rejette, au contraire, plus de carbone qu'elle n'en absorbe...

On estime aujourd'hui, d'après les données glaciaires, que la concentration en dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère a toujours été stable du début de l'Holocène au XVIIIème siècles, avec un niveau de 280 ppmv, soit 0,028% d'un volume d'air pendant plusieurs milliers d'années: mais une notable augmentation se serait produite dans la période contemporaine, à l'orée de l'ère industrielle.

Cela peut paraître comme un argument fort en faveur des théories sur le "réchauffement anthropique" (causé par les activités humaines et notamment la consommation des énergies fossiles, pétrole, gaz et charbon...)

Mais, comme le fit observer notamment le géographe Claude Lorius, encore faudrait-il être sûr que les prélèvements d'air, donc de gaz, par "carottage" dans les calottes polaires ne constituent pas une distorsion géographiqie - ce qui est vrai aux pôles ne l'étant pas forcément, ou pas forcément dans les mêmes proportions, dès que l'on s'en éloigne.

Le polonais Zbignew Jaworowski, physicien spécialiste des radiations atomiques, a parcouru les hautes montagnes de tous les continents pour tenter de détecter les traces des explosions nucléaires longtemps effectuées dans l'atmosphère, ou des accidents de centrales nucléaires. Il a découvert un phénomène de migration de la pollution radioactive au travers de la glace. De plus, le CO2 est beaucoup plus soluble dans l'eau froide que l'Oxygène ou l'Azote, autres composants principaux de l'atmosphère. Et il y a toujours de l'eau liquide au sein de la glace, favorable, donc, à cette dissolution, et faussant les mesures des différentes composantes de l'atmosphère en remontant dans le temps..

D'autres chercheurs ont mis en lumière le rôle joué par les différences de pression; des expériences en "carottes" l'ont confirmé; et Jaworowski s'est vu refuser des crédits pour poursuivre ses recherches sur les distorsions propres à l'étude du taux de CO2 dans l'atmosphère sur la base des "carottes" glaciaires par un institut norvégien au prétexte que la visée de ces recherches serait "immorale" - puisqu'elle portait atteinte au "dogme" du réchauffement climatique sous l'effet du dioxyde de carbone (CO2) produit par les acrtivités humaines, et particulièrement le rcours aux combustibles fossiles tels que pétrole, et charbon.

D'autres observations sur l'évolution des concentrations de CO2 ont pu se faire en s'appuyant sur l'étude des "stomates" de plantes fossilisées: des ouvertures microscopiques sur les feuilles leur permettant de respirer. Elles semblent confirmer l'importance des variations de la composition de l'air en CO2 au fil des siècles, et surtout la relativement forte présence de ce gaz à des époques très anciennes, bien antérieures à l'industrialisation...

 

 

 

Pour revenir aux media, au début des années 1960, en plein essor des Trente Glorieuses, période d'intense développement matériel et de haute consommation des énergies fossiles, c'est le "global cooling" et non le "global warming" qui tient toujours la corde.

"Après une semaine de discussion sur les causes du changement climatique, des scientifiques du monde entier se sont accordés sur un point: il y a refroidissement", assène le N.Y.T. (30 janvier 1961). Suivi par le L.A.T. (23 décembre 1962): "Nous allons vers une ère glaciaire" (bis ). "Le pire pourrait être à venir", confirme le Washington Post (W.T.) du 11 janvier 1970, dégainant plus vite que son ombre, et que Newsweek, à paraître le 26. Le rôle réfrigérant de la diffusion des aérosols dans l'atmosphère a même les honneurs de la revue Science, bible de l'idéologie scientiste, mais réputée pour sa rigueur, dans sa livraison de juillet 1971, reprise et amplifiée dans la presse quotidienne de Washington (W.P. 9 juillet 1971) en s'appuyant sur les travaux, "validés", de chercheurs de l'université de Columbia, mais aussi sur les recherches menées à propos de VENUS par le spécialiste de cet astre lointain, connu pour

la chaleur de son atmosphère riche en gaz carbonique (CO2), James Hansen.

C'est l'époque de la première "Journée de la Terre" et de la montée en puissance du "Club de Rome", anticipant les thèmes actuels de la "décroissance"...

"Un scientifique américain voit arriver un nouvel âge de glace":la mode commence à être aux annonces catastrophiques culpabilisatrices stigmatisant le développement humain, mais c'est alors...le refroidissement de la planète qui fait l'objet de fantasmes, et non son réchauffement!.

The Population Bomb, publié en 1968, va jusqu'à annoncer pour les années 1970, qui s'ouvrent, sur une Terre présentée comme trop peuplée, une série de méga-catastrophes en chaîne:des famines touchant des centaines de millions d'humains, un smog asphyxiant mortellement 200 000 personnes à New York et Los Angeles dès 1973, la disparition de l'essentiel des espèces vivantes à l'intérieur des mers dans les 10 ans et la nécessité d'évacuer les côtes empuanties par des milliers de poissons morts, sans oublierla disparition pure et simple ...de l'Angleterre!

C'est alors sous le titre de Une "The cooling world" que le prestigieux hebdomadaire Newsweek l'annonce, en 1975:"de nombreux signes évidents prouvent que le climat de la Terre a commencé à changer de manière radicale" - c'est-à-dire...se refroidir! - Un sixième de la différence thermique nous séparant d'une nouvelle ère glaciaire aurait déjà été comblé; on déplore, de ce fait, des retards dans la mousson ; sécheresse, temps partout plus contrastés et plus violents, baisse drastique de la production agricole..."Plus on tardera à prendre en compte le changement climatique, plus il sera difficile d'y faire face."

Ironie de l'Histoire ou signe des temps: c'est la déroute des armées de Hitler devant le "général hiver" - et l'héroïsme des communistes soviétiques - à Stalingrad (1941)qui scande les premiers jours d'une nouvelle phase de très probable refroidissement contemporain, réel, lui, mais limité, du tout début des années 1940 jusqu'aux années 1970, environ. Il sera suivi, banalement, par un petit cycle de réchauffement.

Le système médiatique, donc, qui ne date ni d'aujourd'hui, ni d'hier, mais, déjà, d'avant-hier, a fait alterner avec régularité la menace effrayante d'une "Shoah" climatique présentée, successivement, comme "nouvel âge glaciaire", puis "réchauffement global", et inversement. De véritables cycles de Terreur climatique, peur du chaud, peur du froid, "Grande Peur", toujours... Avec une tendance régulière monotone à fonctionner comme Ran Tan Plan, le chien de Lucky Luke, qui comrend toujours les choses à l'envers, et revient frétillant de la queue, et fier de lui, après avoir mordu quand on lui dit "couché!", fui quand on lui dit "attaque!", et détruit sauvagement l'objet chéri qu'on lui ordone de rapporter...

La première alerte, catastrophiste, à l'imminent retour de très grands froids, a constitué l'écho de la découverte des anciennes périodes glaciaires survenues les 500 000 ans précédant, entrecoupées de périodes chaudes de 10 000 ans environ. Cette panique organisée est intervenue, chose pittoresque, précisément: au moment (années 1920 et 1930...) où se dessine en réalité la perspective d'un cycle de réchauffement.

Le 22 août 1981, le N.Y.T.prend conscience de la contradiction, et renverse la vapeur en citant sept scientifiques américains annonçant un réchauffement global "d'une ampleur presque sans précédent". Parmi eux, James Hansen, co-auteur d'un article "validé" et publié par la revue Science, évoquant un accroissement des températures à venir de 1 à 4 degrés, dont 2 degrés minimum à l'horizon 2100; une tendance attribuée au CO2; avec fonte des calottes polaires et hausse du niveau de la mer de 5 à 6 mètres en un siècle...

 

James Hansen et la "clim" du Sénat américain...

D'abord spécialiste de l'atmosphère de la planète VENUS, .il publie en 1987 une première reconstruction de la température moyenne de la Terre sur la période 1880-1985.

Auditionné par le Sénat américain, il sonne le tocsin pour alerter sur la menace de réchauffement climatique, et non plus de refroidissement, croyance alors communément adsmise dans le "consensus scientifique", et cela sous l'effet des gaz à effet de serre - et du dioxyde de carbone des industries polluantes en particulier (CO2).

Mais il n'est pas pris au sérieux, surtout quand il affirme que le réchauffemernt à venir dans les toutes prochaines années sera sans précédent depuis 100 000 ans!

Il est vrai que, même si les années 1980 apparaissent comme les plus chaudes jamais enregistrées...depuis qu'on fait des mesures, une tempête de neige vient alors de faire 400 morts aux Etats-Unis. Le "climat" n'est donc pas favorable à une croisade contre le récahuffement, l'effet de serre, le CO2, etc.

Hansen comprend aussitôt la leçon. Le sénateur Thimothy Wirth, qui l'a assisté au cours de cette première prestation sans succès, choisit, pour une deuxième tentative devant ce même Sénat, la journée du 23 juin 1988 -après avoir fait demander les prévisions de la station météo de Washington, caniculaires...Une précaution n'étant pas suffisante, il en prend une deuxième, décidant carrémnt de "chauffer" la salle pour cette deuxième prestation du prestidigitateur climatique James Hansen.

A cette fin, il fait ouvrir quelques fenêtres du Capitole dans la nuit du 22 au 23 juin: incapable de faire face à l'afflux de chaleur, la "clim" rend l'âme, et le jour J. , pour l'audition de Hansen, il fait 36 degrés dans la capitale fédérale. Ce sont donc des sénateurs ruisselant de sueur qui se laissent persuader de l'imminence de terribles vagues de chaleur attribuables "à 99%" de certitude(chiffre sorti du chapeau, inventé de toutes pièces) à l'infâme activité humaine.

A l'appui, un graphique un petit peu arrangé.

Le sénateur aura l'arrogance stupide de s'en vanter, dans ses Mémoires...Mais plus tard... Entre temps, le retentissement médiatique des prédictions apocalyptiques de Hansen est important.

1988, c'est le grand tournant politique; suivant le sommet du G7 sur le "rapport Brundtland", "Notre Avenir à tous", paru en 1987, peu avant la deuxième audition de Hansen au Sénat, la création du GIEC a lieu en novembre 1988.

 

 

 

 

 

La "crosse de hockey" pulvérisée par Stephen Mc Intyre

Homme d'affaires canadien spécialisé dans l'exploitation minière, vexé que Michaël Mann n'ait pas répondu à ses questions sur les données de base utilisées pour la construction de sa courbe- catastrophe en forme de crosse de hockey, il est rejoint par l'économiste canadien Ross Mckitrick.

Tous deux finissent par récuoérer les données, et publient une courbe de Mann rectifiée en 2003. Elle montre une forte hausse des températures (reconstituées) de la planète vers 1400, suivie par une forte baisse vers 1460, une remontée en flèche un peu avant 1500, une rechute presque verticale, un petit rebond avant 1550, suivi par une baisse sinusoïdale, hachée, jusque vers 1650-1700, une remontée tout aussi irrégulière et sinusoïdale avant 1800, une redescente sinusoïdale hachée peu marquée jusqu'après 1900, une nouvelle remontée après 1900 jusqu'à un petit plateau sinusoïdal vers 1940-1950...Les températures n'ont jamais été stables, des cycles de froid et de chaud se sont succédé sous l'effet de phénomènes bien antérieurs, et donc tout à fait étrangers, à la révolution industrielle, et le XVème apparaît en moyenne plus chaud que les années 1950.

Mann prétend alors que la différence avec ses propres "travaux" s'explique par le fait que ses contradicteurs n'ont pas travaillé sur lesft "les bonnes données" (qu'il avait en fait refusé de leur fournir...), les deux iconoclastes se remettent au travail...et publient une nouvelle étude, validée en2005, et démontrant, en outre, l'existence d'une d'une méthode statistique peu orthodoxe utilisée par Mann, "Analyse en Composantes Principales" "partiellement centrée"ACP.

Autre biais: le choix des espèces arborées, étudiées pour leurs cernes de croissance, censés refléter les variations de températures au fil des temps passés, plus ou moins lointains....le thuya d'Occident et le pin Bristlecone, à forte longévité atteignant les milliers d'années, et en croissance très rapide inexpliquée au XXème siècle.

En fait, on s'aperçoit que les températures ne sont pas le seul facteur de croissance d'une espèce végétale, les précipitations comptent pour beaucoup - faussant les "reconstructions". Quant à la croissance des pins Bridgestone de haute altitude, elle semble effectivement sans précédent depuis 3700 ans, mais seulememt dans la zone des 150 mètres sous la limite des peuplements arborés, précisément choisie pour ses prélèvements par Mann et ses coéquipiers!.

La "crosse de hockey", spectaculairement invalidée, disparaît donc dans le quatrième rapport du GIEC (2007) mais subsiste dans des publications du CNRS, dans des Que Sais-Je? etc.

 

"Organiser scientifiquement l'Humanité", définissait comme objectif à la pensée scientiste de son époque le philosophe Ernest Renan. Comme le remarquera plus récemment l'épistémologue dit Dominique Lecourt, ce scientisme n'est pas mort, il revient sous une autre forme avec les "réchauffistes".

De Maurice Strong

à Ted Turner...

Secrétaire général du premier Sommet de la Terre organisé à Stockholm par l'ONU en 1972, Maurice Strong, homme de l'ombre plus influent et plus discret qu'Al Gore, joue un rôle considérable. Il deviendra directeur du PNUE, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement, et en même temps vice-pdt du WWF. Secrétaire général du troisième Sommet de la Terre Rio 1992. Auparavant homme d'affaires canadien investi dans le secteur pétroler où il a fait fortune avant dinvestir de l'argent dans les énergies vertes comme Gore.Grand allié d'Al Gore en moins médiatique. Forum de Davos, Bilderberg, Trilatérale...Animateur de tout un courant qui, déplorant les difficultés à faire passer ses thèses dans l'opinion publique, et, de là, chez les pouvoirs publics, revendique d'autres moyens que la démocratie, inapte à résoudre l'immensité des problèmes auxquels une Humanité, bornée et stupide, est confrontée. Ted Turner, le milliardaire fondateur de CNN, époux de Jane Fonda etc.ira plus loin: face à la surconsommation, etc., il importe, selon lui, de prendre des mesures d'urgence permettant...de réduire la population de la terre de 95% à 250 millions d'habitants.

 
 

La Science n'est pas une religion. Elle ne procède pas par dogmes. Révélés, intangibles ou supposés tels.

Elle évolue. Elle progresse. Par tâtonnements répétés, par approximations progressivement corrigées, par l'élaboration, imaginative, de modèles théoriques, hypothétiques, spéculatifs, validés ou invalidés par l'expérience: c'est à dire par un processus actif dans lequel on construit, ou reconstruit, les conditions d'un phénomène, avant de voir ce qui se passe, et d'en tirer les leçons pour corriger, affiner, ou abandonner les précédentes hypothèses, les précédentes théories qui avaient permis à l'esprit humain de progresser sans dégager de certitude définirive.

Il n'y a donc de Science, au sens strict - de Sciences... - qu'expérimentale (s). Une "vérité" mathématique n'est rien sans le travail de la Physique, de la Chimie, etc.,qui permettent de la mettre en œuvre, et, par exemple, de faire voler les avions ou d'améliorer la situation d'un patient.

Pour cette raison, la Climatologie n'est pas une Science: puisqu'on n'a pas réussi jusqu'ici à réaliser à l'échelle de la planète, de l'atmosphère, etc.des expériences physiques permettant de valider ou d'invalider les modèles.

Ou alors c'est une Science en devenir, en cours d'élaboration jusqu'à ce que survienne la possibilité de faire des expériences climatiques à bonne échelle, et pas seulement de tenter d'observer ce qui se passe en élaborant des interprétations plus ou moins théoriques, plus ou moins abstraites, plus ou moins fines, plus ou moins laborieuses...

Ce sont les variations, réelles ou apparentes, de l'inclinaison de l'astre solaire qui ont donné naissance au mot "climat" - inclinaison, en latin, issu du grec ancien...Et cela, à partir d'un art de l'observation concrète, patiemment archivée et mémorisée, datant des temps les plus reculés - art particulièrement développé en Chine.

La découverte de petites "taches solaires", des altérations de la face perçue du soleil, plus ou moins accentuées et plus ou moins durables, ne date pas d'aujourd'hui. Pas plus que celle des cycles selon lesquels ces "taches" apparaissent, s'accentuent, ou disparaissent. Il s'agit decycles de 11-13 ans que de très longues observations, patiemment répétées dans le temps, ont permis de relier, de corréler, à titre de coïncidence au moins, à d'incontestables variations climatiques - solidement documentées dans la chronique à partir d'observations concrètes comme

 

celles qui peuvent porter sur le déplacement des cultures de la vigne, du blé, des oliviers, ou celui des glaciers...Observations confirmées, à l'époque moderne, non par des relevés de température rétoactifs, par nature impossibles, mais par un faisceau d'indices convergeant et concordant, tels que la variation de la composition de l'air dans les bulles emprisonnées dans ou sous la glace, l'évolution en nombre et surtout en densité des cernes des vieux arbres, etc.

Le dernier cycle solaire recensé par exemple par la NASA, le "cycle numéro 23", qui a pu être observé début 1997, a culminé fin 2000 début 2001 avec un nombre de "taches" atteignant 100-120.

A partir des leçons tirées des observations antérieures de ces cycles solaires, les spécialistes s'attendaient à ce que celui-ci se termine courant 2006 avant de laisser place au cycle suivant, le numéro 24, prévu comme plus intense avec 100-150 "taches" anticipé pour 2010-2011.

"Fait polémique", selon les termes de Gaston Bachelard, pour qui la Science ne progresse qu'à partir de la perception de données contraires aux prévisions et aux attentes qu'un ou des scientifiques, suffisamment modestes et suffisamment attentifs ont l'intelligence de considérer comme suffisantes pour remettre en cause des "certitudes" précédemment établies: ces anticipations ont été démenties par les faits.

Le cycle 24 s'est d'abord fait attendre. Il n'a commencé, faiblement, qu'avec trois ans de retard sur les prévisions établies, fin 2009. Et cela, après une longue période de très faible activité du soleil, inédite depuis un siècle, et marquée par l'absence complète de "taches".

On commence à avoir une idée de l'origine de ces "taches" - et de leurs éventuelles... éclipses.

Selon la thèse la plus courante, elles seraient à mettre en relation avec les variations de l'activité magnétique propre à l'astre solaire. Quand l'activité magnétique s'intensifie, de petites zones sombres apparaissent, ce sont, semble-t-il, des zones un peu moins chaudes. Les observations faites depuis 2000 ans en Chine, et depuis le XVIIème siècle, en Europe, vont, pour la plupart, dans le même sens: les périodes où les "taches" semblent abondantes, et donc, l'activité magnétique du soleil plus intense, correspondent, sur la planète Terre, à des relevés ou des estimations de températures plus froides.

Les spécialistes ont nommé "Petit Âge de Glace" la période, froide pour l'hémisphère nord en tout cas, au moins, commençant peu après 1600 et s'achevant aux alentours de 1850.

Il se divise lui-même en deux cycles, le "minimum de Maunder" (1650-1750 environ), et le "minimum de Dalton" (1750-1850 environ).

Ces deux "minimum" - ou "minima" pour employer le pluriel latin...), séparés par un léger rebond des températures, et suivis par un réchauffement significatif à partir de 1850 et jusqu'à 1950, au moins, voient la courbe des températures estimées ou reconstituées et celle des "taches solaires" coïncider presque parfaitement.

Enfin, d'autres relevés, précis, viennent à l'appui de ces observations, convergentes. C'est le cas par exemple des enregistrements de Carbone 14, un isotope spécifique produit par l'action du rayonnement cosmique sur l'atmosphère - et par elle seule, qu'on sache, à ce jour. La courbe du carbone 14 (C14) se coule, en négatif, sur celle qui correspond aux "taches solaires", donc à l'activité magnétique du soleil.

Ce rayonnement cosmique, aujourd'hui relativement bien connu, et provenant de l'extérieur de notre système solaire, serait dévié par des flux de particules issus de l'astre solaire qu'on appelle, par analogie, "vent solaire". Cette déviation, variable donc, serait d'autant plus accentiuée que les "vents solaires" sont intenses, et donc que l'activité magnétique du soleil est puissante. Une indéniable corrélation se manifeste entre l'activité magnétique du soleil, le nombre, la taille et l'intensité des "taches solaire", et les relevés de carbone 14 enfin. Trois éléments, eux-mêmes étroitement corrélés aux observations faites sur l'évolution des températures en Europe par exemple. Corrélation tout aussi manifeste sur le temps court ("Petit Âge de Glace", "minimum de Dalton", minimum de Maunder" que sur le temps long (Holocène, d'une durée de 11 000 ans environ).

Karen Labitzke, de l'Institut Météorologique de Berlin, partant de la corrélation entre cycles de température et cycles d'activité solaires, au moins depuis 1750, pense avoir démontré, en 1987 (bien avant toute polémique publique sur les gaz à effet de serre et le climat) que plus un cycle de "taches solaire" est court, plus l'activité magnétique du soleil y semble intense, et inversement.

Quatre ans plus tard, en 1991, deux chercheurs danois affinent l'analyse en la poussant au-delà de 1860. En 2005, les recherches de l'astrophysicien américain Willie Soon, portant, elles, sur les régions arctiques, va dans le même sens, à partir, cette fois, de mesures précises effectuées par satellite, celles du rayonnement électromagnétique par unité de surface (en Watts par mètre carré).

Reste à interpréter ces convergences. C'est le travail du physicien danois Henrik Svensmark, à partir d'une expérience de physique bien connue, celle des "chambres à brouillard", enceintes fermées contenant un gaz saturé en vapeur mises au point en 1912 pour tenter de reconstituer le processus de formation des nuages. On a pu y observer la formation de "traînées de condensation" à la suite de la traversée de la "chambre à brouillard" par certains types de rayonnement ionisants. Cette expérience est à l'origine de la découverte du rayonnement cosmique, dont les flux, modulés par les variations d'activité du soleil, fourniraient les noyaux de condensation favorables à l'enracinement de la vapeur d'eau en nuages.

Une bonne corrélation semble aujourd'hui établie entre la formation de nuages, spécialement en basse altitude, et l'activité magnétique du soleil,aux variations elles-mêmes corrélatives à celle des "taches solaires".

On comprend ainsi d'anciennes observations mettant en évidence un lien de concomitance entre les éruptions solaires et autres "taches solaires", d'une part

 

- et le prix du blé, d'autre part!

Les études des chercheurs danois ont pu rebondir sous la forme d'importants programmes de recherche, "SKY" (nuage, en anglais, mais aussi en danois) er surtout "CLOUD" (nuage, en anglais, mais ausi acronyme de Cosmic Leaving Outdoor Droplets), actuellement en cours au CERN (Genève).

Ces recherches sont en cours. Sans même attendre qu'elles soient achevés, certains chercheurs formulent, à partir de ces données, l'hypothèse d'un prochain REFROIDISSEMENT CLIMATIQUE!

C'est dans cette direction - iconoclaste, ô combien! - que semble progresser Mojib Latif, spécialiste des relations Climat-Atmosphère à l'Institut Leibniz des Sciences Marines de l'université de Kiel (Allemagne). Loin du "péché mortel" de "climato-scepticisme" voire de "négationnisme climatique", et convaincu, tout au contraire, d'un effet, réel, des rejets de gaz à effet de serre produits par l'activité humaine sur un réchauffement, réel, du climat, dans la période récente, Latif ("gentil", "sympa", en langue arabe) considère toutefois qu'il y a combinaison, dans la période considérée de nos "Temps Modernes", entre ces phénomnes et des variations naturelles de la circulation océanique, et donc de la température à la surface des mers (qui couvrent près de 80% de la superficie de la "Terre"!...).Selon lui, personne ne peut nier l'apparente stagnation de la température globale ces 20 dernières années, quelles que soient les difficultés à en faire une mesure précise.Dans le prolongement de ces phénomènes,il se demande si on ne doit pas anticiper une baisse des températures à venir les 20 prochaines années - et en a fait l'annonce devant un aéropage d'experts de l'ONU rassemblés à la fin de l'été 2009 à Genève, à l'occasion de la troisième conférence internationale de l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), jetant un...froid, quelques semaines avant l'ouverture de la fameuse Conférence de Copenhague...

C'est en fait depuis 1997 qu'une bonne corrélation a pu être mise en évidence entre l'augmentation récente des températures sur les continents de l'hémisphère nord, au moins, celle des océans, et celle de l'irradiance solaire. Le schéma est à peu près le suivant:une plus forte activité magnétique du soleil entraîne une une intensification des "vents solaires", formés de particules projetées par l'astre dans son activité éruptive. A son tour, ce flux de particules exerce une pression plus forte sur le rayonnement cosmique -en le déviant davantage. Dévié, ce rayonnement a moins d'influence sur la formation des nuages. Moins de nuages, ce sont des océans plus chauds, qui, à leur tour, réchauffent les continents.

C'est aussi début 1997 qu'a commencé le "cycle solaire numéro 23", culminant fin 2000 début 2001 avec un maximum constaté d'environ 120 "taches solaires".

Selon les prévisions faites, en 2003, par David Hattaway, spécialistedu soleil à la NASA, la fin du "cycle 23" et le début du "cycle 24" devaient se produire en 2007, avec un maximum de 150 "taches" pour 2010-2011.Surprise: le "cycle 24" n'a en réalité commencé que fin 2009, avec eaucoup moins d'intensité que prévu. Entre temps, on a observé la plus longue période "sans tache" depuis un siècle.

 

Jusqu'ici, une constante s'est affirmée avec une parfaite régularité:plus un cycle solaire est long, plus le suivant est faible.

A partir de novembre 2010, le nombre de "taches" observées est de 50% inférieur aux anticipatons. Comme si on devait s'attendre, désormais, à une succession de cycles, à commencer par les numéros 25 et 26, marqués par une diminution de l'activité solaire: avec l'entrée dans l'équivalent d'un nouveau "minimum de Dalton".

C'est l'hypothèse actuellement retenue par Hattaway, par la Nasa elle-même, et de nombreux autres chercheurs de par le monde...

Selon certains d'entre eux, ce "nouveau minimum de Dalton" pourrait même durer 60 à 100 ans. Un spécialiste australien et un scientifique russevont jusqu'à anticiper, aux alentours de 2040, l'équivalent d'un nouveau "cycle de Maunder" - avec

Le minimum de Maunder comme le minimum de Dalton (ci-dessus) sont deux périodes historiques marquées par des climats plus froids, au moins pour la partie continentale de l'hémisphère nord; elles sont solidement documentées - et coïncident, historiquement, avec un faible développement des taches solaires (en rouge, puis en bleu).

 

quasi-disparition des "taches solaires" jusqu'à

l'an 2100!

 

L'expérience montre que plus un cycle solaire est long, plus le suivant sera faible. On doit donc se demander si nous ne sommes pas en train de nous orienter vers une période comparable au "minimum de Dalton", le dernier minimum documenté du "Petit âge glaciaire", marqué par de très grands froids. Il pourrait durer de 30 à 100 ans.

Pour certains scientifiques, toutefois, ce refroidissement prévisible à partir de l'étude des derniers cycles solaire constatés, et de leurs perturbations, pourrait être encore plus accentué - et s'approcher des températures connues au cours du "cycle de Maunder", avec une quasi disparition des "taches" solaires dans la période 2040-2100.

Cela ne surprendra pas ceux qui lisent attentivement les journaux - et comparent ce qu'ils disent à ce qu'ils ont dit: comme l'a fait par exemple Hacène Areski, spécialiste de géographie physique, pour la rédaction de son livre "CLIMAT, MENSONGES ET PROPAGANDE" (Thierry Souccar Editions - quatrième trimestre 2010) - ouvrage où nous avons abondamment puisé pour la réalisation de ces pages, et qui vient en appui et confirmation des analyses sur le sujet déjà présentes sur ce site depuis plusieurs années.

Reste que l'étude de l'impact du rayonnement solaire sur le climat de la planète ne saurait se limiter à la prise en compte des variations de l'activité magnétique du soleil.

D'autres phénomènes modifient les forces d'attraction dans l'espace, modifiant, du même coup, les paramètres Terre-Soleil, qu'il s'agisse de l'inclinaison orbitale, de la vitese de rotation, et même de la distance entre le centre de gravité de notre système solaire et ses "périphériques" - dont nous.

Ces variations sont faibles. Comme sont faibles les variations des champs d'attraction produits par le mouvement de planètes lointaines, voire par des phénomènes encore plus éloignés dans le temps comme dans l'espace, et faibles les oscillations de température à la surface ou dans la profondeur des océans, l'évolution des vents et des courants: mais ce sont ces variations de faible amplitude qui semblent à l'origine des variations cycliques les plus anciennes des températures sur notre planète - difficiles à attribuer à l'activité humaine...

Et c'est précisément dans l'art de prendre en compte les divers "signaux faibles" indiquant ou entraînant des varaitions faibles ( qui, combinées, peuvent entraîner des changements, à échelle humaine, significatifs ) que réside la Science - balbutiante - du climat.

Il en va de même dans l'art du renseignement, donc de la guerre.

13 février 2011. Qi

 

 

 

Le climat a toujours varié, y compris aux époques

les plus reculées.

Ciourbe des températures reconstituées

par recoupements depuis 10 000 ans

ci-dessous

Et en agrandissement "mega", ci-dessous:

 

 

Paris dans les grands froids, c'était au XIXIème siècle, hier...Et c'est sans doute demain...

Ci-dessus et ci-dessous

Mesures de la température

Les premières stations météorologiques ont été mises en place en Grande-Bretagne (1854) et en France (1855) sous l'impact de la Guerre de Crimée, où une tempête d'échelle continentale balayant toute l'Europe, sans pour autant avoir été prévue, avait coulé 40 navires, dont trois vaisseaux de guerre, en Mer Noire, le 14 novembre 1854. Les stations météo se sont multipliées au fil du temps. Elles font apparaître une augmentation de quelque 0,74 degrés à l'échelle du globe de 1906 à 2005, après une évolution plus chaotique de 1850 à 1900(légère baisse en moyenne).

Une station météo obéit théoriquement aujourd'hui à des normes très strictes. Elles sont parfois respectées...Les thermomètres doivent être placés dans un "abri de Stevenson", conçu selon des normes strictes à partir d'un caisson en bois ou en plastique peint en blanc, dont les flancs sont constitués de persiennes favorisant le renouvellement de l'air,avec une porte placée au nord dans l'hémisphère nord, au sud dans l'hémisphère sud pour que les rayons de soleil puissent pénétrer à l'intérieur lors de l'ouverture.

Le caisson doit être placé à une hauteur de 1,25 à 2 mètres au-dessus d'un sol couvert de gazon et dégagé, sans obstacle situé à une distance inférieure à trois fois sa hauteur, afin de limiter les ombres portées quand le soleil est bas, et sans aucune source de chaleur à proximité.

Les mesures ne sont pas au-dessus de la critique. Stations météo mal entretenues, en nombre variable au fil du temps, et surtout changement d'usage des sols à proximité, notamment bétonnage, avec pour conséquence notable le développement d'îlots de chaleur urbains de plus en plus proches des stations, etc.

Il y aurait bien toutefois réchauffement d'environ 0,74 degrés au XXème siècle, en deux phases 1920-1945 et 1975-2000 (surtout dans les zones urbaines et densément peuplée pour la seconde, et ne nous ramenant pas au-dessus des niveaux d'avant-guerre...)

De plus 71% de la surface de la "Terre" sont en fait constitués par les mers...Sur lesquelles on ne peut disposer de stations météo. La mise en place de balises, théoriquemnt standadrisées, n'a succédé qu'il y a peu de temps aux méthodes de "mesures" après prélèvement de grandes louches d'eau salée par des bateaux...

3000 balises sont mises en place de 1977 à 2003, avec une capacité de mesure de la température de l'eau océanique jusqu'à 700 mètres de profondeur, alors que plus bas l'inertie thermique est plus forte.

Elles montrent un vrai réchauffement de la surface des océans, au moins de 1993 à 2008.

Mais depuis 2003, le réchauffement des mers ne continue pas, voire s'inverse.

Crosse de hockey

En 1998, la revue Nature publie une étude signée Michaël Mann, Raymond Bradley et Malcolm Hughes (MBH98). Ils prétendent avoir pu "reconstituer" la température moyenne de l'hémisphère nord pour les 6 derniers siècles, l'étendant à l'an 1000 dans une seconde étude parue l'année suivante (MBH99).

C'est la fameuse "courbe en forme de crosse de hockey", presque plate pendant des siècles (le "manche", et s'incurvant très brutalement vers le haur à l'âge industriel ("la crosse").

Cette courbe sème le trouble.

Elle rompt avec ce qu'on tenait pour établi jusque là.

Le GIEC lui-même, qui va en faire grand cas par la suite, publiait encore dans son premier rapport une courbe sinusoïdale marquée par un réchauffement sensible ("période médiévale chaude" à partir de l'an 1000 environ, suivi par une longue chute, irrégulière, coupée de ressauts, atteignant un point bas peu avant 1700 ("Petit Âge de Glace"). Remontée rapide le siècle suivant, petite rechute, quasi stabilité sinusoïdale jusque vers 1900, sensible montée après, plateau...

 

L'équipe de Michaël Mann a produit sa "crosse de hockey" à partir de relevés faits dans des glaciers, dans la calotte polaire, et d'un travail sur les coraux ainsi que les troncs d'arbre.

 

Mais dans les données ultérieures issues des satellites, aucun réchauffement n'apparaît plus à partir de 1998 ! Pas la trace d'une "crosse de hockey !"

Même un "réchauffiste" enragé comme Phil Jones convient de cette stagnation ou même légère baisse.

James Hansen est l'un des seuls à faire encore apparaître une courbe de température ascendante pour nos 10 dernières années.

 

 

Optimum Médiéval

C'est le nom qui a été attribué à une période chaude culminant autour de l'an 1000 - du VIIème au XIIIème siècle à peu près, dans l'hémisphère nord et particulièrement en Europe, en tout cas. Elle est solidement documentée dans les archives historiques, avec la présence de vigne 500km plus au nord qu'aujourd'hui en Belgique, Angleterre et Allemagne, jusqu'en l'an 1300 environ...Faible extension des glaciers alpins, en dessous des valeurs actuelles. - L'Optimum médiéval (O.M.) et suivi par une période plus froide, qu'on a appelé Petit Âge Glaciaire ( P.A.G.),où les glaciers européens (alpins) reprennent vigueur.

Le suédois Anders Moberg , qui n'est pas climato-sceptique, a dirigé une reconstitution des températures moyennes globales au niveau mondial.

Il publie en 2005 dans Nature une courbe pour l'hémisphère nord.

L'O.M. y apparaît nettement, de même que le P.A.G., et un réchauffement au XXème qui commence bien plus tôt que sur les courbes de Mann - "crosse de hockey" etc..

 

 

 

Niveau des mers

Il y a bien une expansion thermique des océans depuis la fin du P.A.G. A quoi s'ajoute un autre phénomène, l'apport d'eau douce venant de glaciers en recul et de la fonte de neige et de glace au Groenland .

Mais cette hausse ne dépasse pas 20 cm depuis 1900, malgré une récente accélération.

Les indications des marégraphes sont à relativiser, puisque parfois ce sont les terres qui baissent (deltas,sous le poids des sédiments, polders s'enfonçant dans un sous-sol mou, effets du bétonnage et des constructions littorales qui augmentent le poids de la croûte en surface, de même que les glaciers, prélèvements de pétrole, aussi, de gaz etc. qui libèrent des cavitésd'affaissement, etc....).

A partir de 1992, la précision des satellites s'étant améliorée, on a pu évaluer de façon assez précise, à hauteur de 3,4 mm/an la montée des niveaux des mers.

Elle ne devrait pas dépasser 20cm d'ici la fin du XXIème siècle selon le grand spécialiste suédois Nils-Axel Mörner, grand adversaire du GIEC - qui,lui, de son côté, revoit ses estimations à la baisse de rapport de synthèse en rapport de synthèse, et en est à une prévision de hausse de 19 à 58cm à échéance 2100 dans son rapport 2007... En 1995 il était à 95 cm, en 2001 à 88 cm. Al Gore 6 mètres...

Il y a donc bien une hausse du niveau de la mer, mesurée par satellite, mais elle s'est interrompue de 2005 à 2009. Avant une forte reprise, conséquences d'El Nino comme en 1998?

Fortes disparités: sur la partie centrale du littoral brésilien, l'océan était plus haut de 5 mètres il y a 5000 ans, diminuation fluctuante jusqu'à ce jour. Sur les côtes des Etats-Unis, la tendance est à la hausse.

En Méditerranée, pendant la période grecque classique, la mer montait 2 mètres plus haut qu'aujourd'hui. Au I°siècle de notre ère, elle était1 mètre plus bas, au contraire.

Les cartes satellites font apparaitre que ni le Bengladesh ni les Maldives, souvent cités, ne sont menacés de submersion. De 1993 à 2004, le nord de l'Océan indien a plutôt connu une baisse du niveau des mers.

Mörner montre que les Maldives, comme beaucoup d'îles, sont des amas de coraux poussant sur des volcans sous-marins devenus inactifs et s'étant affaissés sous leur propre poids. Ces îles ont déjà connu un niveau de la mer sensiblement supérieur, 60 cm plus haut dans un passé récent. On y a longtemps pratiqué l'extraction de calcaire dans les récifs coralliens pour construire, du coup ces récifs ne font plus barrage aux vagues, qui attaquent les côtes... C'est une autre cause, "anthropique",de difficultés dues à lactivité humaine, aux paramètres socio-économiques, mais sans aucun rapport, pourtant, avec la pollution par combustion de pétrole, charbon, ou gaz....

   

VENUS

Son atmosphère est composée à 96,5% % de CO2 contre 0,039 pour la Terre.

La planète est très chaude (460 degrés)...Mais ce serait en fait l'évaporation des eaux de surface, et non le CO2 qui serait à l'origine de son formidable effet de serre. Ainsi que l'oxyde de soufre SO2. Pour la Terre, la question reste posée: l'effet de serre est-il dû à 95 % à la vapeur d'eau H2O, ou à 60% seulement comme l'affirme le GIEC?

Le Sahel reverdit

Les variations du temps dans le Sahel s'expliquent, en général, par les variations climatiques aux pôles, toujours plus accentuées qu'aux tropiques ou sur l'équateur. Les différences de chaleur, puis de pression atmosphérique, induisent des phénomènes de circulation des fluides en conséquence.

Les pluies sur le Sahel ont augmenté de 1910 environ, point bas, à 1950 ; diminué de 1950 à 1985, environ, (point bas). Elles augmentent de nouveau depuis,avec un pic au début des années 2000, suivi par une légère baisse qui nous laisse encore loin du niveau bas des années 1950 !

C'est le long refroidissement arctique qui explique la baisse des pluies 1950-1985.

Les structures pluviogènes ont alors migré vers le nord, et le Sahel a reverdi. (observation admise par Le Monde en 2004.).

De la même façon, le Petit Âge de Glace (P.A.G.) avait été marqué par une sécheresse au Sahel.

L'époque du Sahara vert, peuplé de grands animaux qu'on retrouve sur des fresques, et parsemé de lacs, c'était au cours de l'Optimum holocène: quand le pôle nord était bien plus chaud qu'aujourd'hui !

 

Le Lac Tchad n'est pas la Mer d'Aral!

Au début des années 1960, ce lac sahélien s'étend encore sur 25 000 km2. La superficie de la Lorraine. Aujourd'hui 2500 !

Ce sont en fait ses cours d'eau contributeurs qui fournissnt moins. Ils viennent du sud, asséché par contrecoup du refroidissement du pôle.

Il y a 20 000 ans, au paroxysme de la dernière ère glaciaire, le climat tropical était beaucoup plus sec,et le Lac Tchad avait entièrement disparu.

Il y a 6000 ans au contraire, en plein Optimum Holocène, période chaude, un Mega Lac Tchad faisait 340 000 km2 et sa profondeur atteignait 160 mètres.

Plus bas niveau atteints au XVIème siècle, au début du XXème (marécage avec deux tout petits lacs), et depuis la fin des années 1960 avec le début de la grande sécheresse sahélienne...

Les populations locales ont plus accompagné le changement qu'elles ne l'ont provoqué. Elles ont fortement augmenté dans la région qui dépend du lac pour son alimentation en eau potable. Le développement intensif de cultures irriguées peut faire craindre le pire, même si le CO2, là encore, n'y est pas pour grand chose...Et si on reste loin de l'asséchement, aujourd'hui en voie de s'inverser, de la Mer d'Aral...

 

   

Forêt amazonienne

Dans le passé, ce sont les perturbations causées par le refroidissement des pôles qui l'ont asséchée - et pas les périodes chaudes, qui peuvent être aussi très humides!...

. Stabilité ou même légère hausse des précipitations depuis le début du XXème siècle.

Un important déficit pluviométrique, survenu en 2005, a surpris les chercheurs par ses faibles conséqences sur la forêt, qui apparaît donc, en réalité, très résistante au stress hydrique - et plutôt menacée par les brûlis, coupes forestières et feux de forêt, perte de la biomasse menaçant 40% de ce magnifique espace végétal où le tamarin roux, tout petit

singe aux mimiques de vieil homme que l'on croyait définitivement disparu, a fait une réapparition remarquée, signe des forces de vie plus fortes que la mort.

Glaciers deeeeeeeeeeeeeee montagne

Aussi souvent appelés "glaciers alpins", ils couvrent 430 000 km2 dont 3000 dans les Alpes; et sont au nombre de 160 000 environ.

Le plus gros glacier français, la Mer de Glace, fait 12 km de long contre 185 km pour le plus gros glacier d'Alaska.

Les uns avancent, d'autres reculent. Y compris dans le même secteur. Au sud de l'Argentine, le Perito Moreno avance de 2 mètres par jour. Son voisin Upsala recule.

Mais les glaciers du monde entier, tendantiellement, diminuent, confirmant l'hypothèse d'un réchauffement depuis la fin du Petit Âge Glaciaire (P.A.G.), il y a 150 ans environ, montée des températures qui reste limitée et progressive, comparable à celle d'autres cycles bien connus, et plus anciens, et qui, coïncidant , certes, à peu près, avec les tout débuts de l'ère industrielle, doit sans doute plus à des modifications d'orbite ou autres variations dans la relation Terre-Soleil qu'à la maléfique pollution CO2 pétrole-charbon etc..

La dernière ère glaciaire aurait pris fin il y a 10 000 ans, semble indiquer l'étude des glaciers comme leurs empreintes caractéristiques dans les vallées glaciaires.

Depuis 500 000 ans, les cycles glaciaires sont de 100 000 ans environ, interrompus par de "brèves" périodes chaudes de 10 000 ans...

Dans la période dite de l'Optimum Holocène, la quasi-totalité des glaciers des Montagnes Rocheuses (USA) auraient disparu. Il faisait sans doute plus chaud que maintenant.

Pour les glaciers des Alpes, selon le spécialiste Sylvain Coutterand, c'est aussi dans la période de l'Optimum Holocène (6800 à 9000 ans avant la période actuelle) que la plupart d'entre eux ont le plus régressé, certains ayant même alors complètement disparu.

Au cours de l'Optimum Romain (il y a 2650 à 2000 ans), "les langues glaciaires s'arrêtaient à une altitude supérieure d'au moins 300 mètres").

Au cours de l'Optimum Médiéval, l'olivier était cultivé à Aoste et la vigne dans le Valais. Comme lors des précédents Optimum, des cols aujourd'hui englacés étaient des voies de passage.

Le recul actuel des glaciers alpins permet de retrouver d'anciens aménagements, comme des chenaux d'irrigation utilisant l'eau de fonte des glaciers. Les glaciers alpins ont "été moins étendus durant plus de la moitié de ces derniers 10 millénaires."(SC).

 

 

Ours

L'ours blanc dit ours polaire vit sur la frange litorale des régions arctiques. il mange essentiellement des phoques - avec la peau, c'est-à-dire la fourrure....

Sur la liste rouge des espèces menacées par "la fonte de la banquise", ce géant affamé de viande fraîche, plus grand carnivore existant et méga-prédateur, descendrait d'ours bruns s'étant trouvés isolés dans des enclaves en bord de mer.

Mais en fait, quand un mâme croise une femelle, la copulation des blancs et des bruns reste envisageable -et donne des rejetons, métisés, qui eux-mêmes sont fertiles.

L'espèce n'est donc nullement menacée par le réchauffement de l'Arctique.

Une mandibule d'ours polaire a été découverte au Spitzberg, datant de l'Eémien, période chaude interglaciaire un peu comparable à la nôtre, il y a 110 000 à 130 000 ans.

Le féroce plantigrade a donc survécu aux Optimum holocène (océan libre de glaces), Eémien (5 à 6 degrés de plus en Arctique qu'aujourd'hui) comme aux Optima médiéval, romain, minoen - et enfin à la période chaude des années 1920-1940 !

Grâce aux mesures de protection des espèces arctiques, celles-ci ont augmenté de 16% de 1970 à 2004.

L'ours polaire, qui en fait partie baisse, lui, dans des secteurs de l'Arctique touchés par un refroidissement, sa population croît, au contraire, dans les zones en cours de réchauffement- selon le chercheur canadien Mitchell Taylor, grand spécialiste. Le mercure répandu par l'homme, contaminant les poissons dévorés par les phoques, et donc les phoques exterminés par l'ours, le menace plus que celui du thermomètre.

Les glaces du pôle nord sont bien en recul depuis 30 ans. Contrairement à celles de l'Antarctique (à l'exception d'une étroite péninsule).

Mais le pôle nord a connu son été le plus froid depuis 1958 en 2010, d'après la météo danoise.

Au même moment l'hiver était très froid en Amérique du Sud (hémisphère sud) avec d'importantes pertes de bétail...

 

 

 
 

Comme les grandes sécheresses, les inondations brutales, signe elles aussi d'un climat devenant plus chaotique, sont plus souvent provoquées, historiquement, par un rafraîchissement de l'atmosphère, commençant habituellement par les pôles, ce qui crée d'importants déséquilibres avec les zones équatoriales ou tropicales.

Est-ce bien ce qui est en train de se passer en ce moment, où les températures "moyennes globales", difficilement mesurées même avec la précision des satellites et les nombreuses balises immergées dans tous les océans? Peut-être le sait-il, ou plutôt le sent-il, ce très grand serpent très venimeux nageant, très énervé, sur une route australienne inondée, à l'entrée d'une grande ville où s'ébattent aussi joyeusement d'énormes crocodiles de mer affamés?

Les neiges du Kilimandjaro

Ce très beau volcan africain flirte avec les 6000 mètres, légèrement au sud de l'équateur. Son sommet est blanchi de glaciers résiduels.

Claude Allègre, faisant le malin, comme toujours, mais pressé et pareseux, comme toujours, a cru pouvoir "allumer les écolos" sans trop se fatiguer en se moquant d'eux à propos des causes de la quasi-disparition de cette chevelure neigeuse. Citant des références dans lesquelles il s'emmêle, il attribue le phénomène au lent assèchement de cette partie de l'Afrique.

Or, s'il y a bien réchauffement dans le secteur du Kilimandjaro, et réchauffement à son sommet, où la température descend rarement à3 degrés au-dessous de zéro, ce niveau de réchauffement est loin d'être suffisant pour faire fondre des glaciers. Les pertes de glace existent pourtant. Elles sont dues au phénomène bien connu dit de "sublimation", passage direct de l'état de de glace à celui de vapeur d'eau, ou évaporation directe de la glace sans passer par une phase d'écoulement d'eau..L'alimentation en neige, par les chutes, n'est plus suffisante aujourd'hui pour compenser cette "sublimation".

C'est du début du XXème siècle que date le retrait des glaces et neiges au sommet du Kilimandjaro. Même le GIEC serait donc bien mal inspiré en l'attribuant au "réchauffement anthropique", puisqu'il date ce phénomène limité très largement hypothétique... des années 1970...

Selon le géographe français Marcel Leroux, auteur d'une thèse d'Etat en 1983 sur les climats de l'Afrique tropicale, ce serait un glissement vers le sud de la zone de convergence des alizés qui expliquerait la sécheresse dans le secteur du grand volcan, par suite, la fonte - et pas le déboisement des flancs du Kilimandjaro par les agriculteurs, problème réel, quelquefois évoqué.

 

Contes

et Légendes du

Gulf Stream

C'est en 1855 qu'un officier de la marine américaine attribue à ce courant chaud découvert dès le XVIème siècle au niveau de la Floride par les navigateurs espagnols le climat tempéré de l'Europe occidentale. Montréal et Royan sont à la même latitude, et pourtant leur climat n'a rien à voir.... En fait, on appelle par facilité "Gulf Stream" une des 5 "gyres" majeures produites par la circulation atmosphérique induite par les hautes pressions subtropicales...Ces "gyres" sont de très vastes zones de courants rotatifs, dont l'une, la "dérive nord-atlantique", remonte devant la Floride, puis plus au nord, avant des'incurver vers l'est et de rejoindre l'Europe, puis de donner naissance, au sud, au "courant des Canaries", etc.

Formée d'eau de mer gelée, la banquise est bien moins salée que l'océan qui la porte: car une partie de son sel a été expulsé dans l'eau qui l'entoure au moment de sa formation.

Une eau plus salée est plus dense et plonge en profondeur, phénomène de pompe...

Quand les eaux chaudes traversent une atmosphères fraîche, elles s'évaporent en se refroidissant, l'océan, à cet endroit, devient plus salé, les eaux y sont plus "lourdes". Selon la thèse réchauffiste-catstrophiste, la fonte des glaciers produirait un afflux d'eau douce peu dense par rapport à l'eau de mer, contrariant la formation d'eau profonde et du coup perturbant la puissance de la dérive nord-atlantique, partie nord-atlantique du Gulf Stream.

Le réchauffement climatique, supposé général, entraînerait donc paradoxalement ...un refroidissement hivernal de l'Europe occidentale.

Cette thèse a été développée par trois chercheurs britaniques et publiée dans un article de Nature en 2005. Les auteurs, et donc la revue, qui "valide", vont même jusqu'à prétendre que ce ralentissement serait déjà de 30% - alors qu'on est loin de constater une série d'hivers plus rigoureux dans la période, en Europe de l'ouest.

Selon des recherches plus récentes, c'est en fait la barrière des Montagnes Rocheuses qui provoque un refroidissement de l'est de l'Amérique - et la fameuse différence climatique Montréal -Royan..

D'autres recherches semblent démontrer que la circulation océanique ne s'est nullement ralentie depuis 7-8 ans, et même probablemnt depuis 20 ans. Et la salinité de l'Atlantique-nord et à la hausse, non à la baisse...

 

OMS : le « pape de la grippe A » accusé de corruption

 

Source : http://www.voltairenet.org/article163315.html

par F. William Engdahl* <http://www.voltairenet.org/article163315.html#auteur124557>

On le surnomme « Dr Flu » (Docteur Grippe), le professeur Albert Osterhaus est le principal conseiller de l´Organisation mondiale de la Santé face à la pandémie de grippe H1N1. Depuis plusieurs années, il prédit l´imminence d´une pandémie globale et ce qui se passe aujourd´hui semble lui donner raison.
Cependant, le scandale qui a éclaté aux Pays-Bas et fait l´objet d´un débat au Parlement a mis en évidence ses liens personnels avec les laboratoires fabriquant les vaccins qu´il fait prescrire par l´OMS.
F. William Engdhal relate comment un expert peu scrupuleux a pu manipuler l´opinion publique internationale, surévaluer l´impact de la grippe H1N1, et faire la fortune des laboratoires qui l´emploient.
?16 décembre 2009
Depuis
Francfort (Allemagne)
Le professeur Albert Osterhaus Dans le courant de cette année, le Parlement néerlandais [1 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb1> ] nourrissait des soupçons à l´encontre du fameux Dr Osterhaus et avait ouvert une enquête pour conflit d´intérêts et malversations. Hors des Pays-Bas et des médias néerlandais, seules quelques lignes dans la très respectée revue britannique Science firent mention de l´enquête sensationnelle sur les affaires d´Osterhaus.
Ni les références, ni l´expertise d´Osterhaus dans son domaine n´étaient remises en question. Ce qui est mis en cause, comme nous l´apprend la revue Science dans une simple dépêche, c´est l´indépendance de son jugement personnel en matière de pandémie de grippe A. Science publiait ces quelques lignes à propos d´Osterhaus dans son édition du 16 octobre 2009 :
« Aux Pays-Bas, ces six derniers mois, il était difficile d´allumer sa télévision sans voir apparaître le célèbre chasseur de virus Albert Osterhaus et l´entendre parler de la pandémie de grippe A. Du moins, c´est ce que l´on croyait. Monsieur Grippe, c´était Osterhaus, le directeur d´un laboratoire de réputation internationale au sein du Centre médical de l´Université Érasme de Rotterdam. Mais, la semaine dernière, sa réputation est descendue en flamme après que des soupçons ont été émis sur sa velléité d´attiser les craintes d´une pandémie dans le but de servir les intérêts de son propre laboratoire dans la mise au point de nouveaux vaccins. Au moment où Science mettait sous presse, la Deuxième Chambre du Parlement néerlandais annonçait même que la question serait débattue en urgence. » [2 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb2> ]
Le 3 novembre 2009, sans pour autant en sortir indemne, Osterhaus avait su éviter les dégâts. Sur le site de Science, on pouvait lire dans l´un des blogs : « La Deuxième Chambre du Parlement néerlandais a aujourd´hui rejeté une motion exigeant que le gouvernement rompe tout lien avec le virologiste Albert Osterhaus du Centre médical de l´Université Erasmus de Rotterdam, qui fait l´objet d´une mise en accusation pour conflit d´intérêts en tant que conseiller gouvernemental. De son côté, le Ministre de la Santé Ab Klink annonçait dans le même temps une loi [3 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb3> ] pour la transparence du financement de la recherche, contraignant les scientifiques à révéler les liens financiers qu´ils entretiennent avec des entreprises privées. » [4 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb4> ]
Dans un communiqué sur le site Internet du Ministère de la Santé, M. Klink, dont on sait qu´il compte parmi les amis personnels d´Osterhaus [5 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb5> ], affirmait par la suite que ce dernier n´était qu´un conseiller du Ministère parmi de nombreux autres sur les questions des vaccins contre la grippe A H1N1. Il s´est aussi dit « au courant » des intérêts financiers d´Osterhaus [6 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb6> ] : ils ne cachent rien d´extraordinaire, simplement le progrès de la science et de la santé publique. Du moins, c´est ce qu´on croyait.
Un examen plus poussé du dossier Osterhaus laisse entrevoir que ce virologiste néerlandais à la renommée internationale pourrait se trouver au centre d´une arnaque mettant en jeu plusieurs milliards d´euros autour de l´idée d´une pandémie. Un système frauduleux dans lequel des vaccins non-testés sont injectés à des humains, au risque -cela c´est déjà produit- de provoquer de sévères séquelles, de graves paralysies, voire des décès.
La supercherie des fèces d´oiseau
Albert Osterhaus n´est pas du menu fretin. Il a joué un rôle dans toutes les grandes paniques suscitées par l´apparition de virus, depuis les mystérieux décès imputés au SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) à Hong-Kong, là où l´actuelle Directrice générale de l´OMS Margaret Chan avait lancé sa carrière de responsable de la Santé Publique au niveau local. D´après sa biographie officielle à la Commission Européenne, en avril 2003, au paroxysme de la panique provoquée par le SRAS, Osterhaus fut engagé pour participer aux enquêtes sur les cas d´infections respiratoires qui se multipliaient alors à Hong Kong. On peut lire ces mots dans le rapport de l´Union Européenne : « il démontra à nouveau son talent à réagir rapidement à de graves situations. En trois semaines, il a prouvé que cette maladie est provoquée par un coronavirus récemment découvert qui contamine les civettes, les chauves-souris et d´autres animaux carnivores. » [7 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb7> ]
Par la suite, quand les cas de SRAS ne firent plus parler d´eux, Osterhaus passa à autre chose, oeuvrant cette fois pour la médiatisation des dangers de ce qu´il nommait la grippe aviaire H5N1. En 1997 il avait déjà sonné l´alarme après la mort, à Hong Kong, d´un enfant de trois ans qu´Osterhaus savait avoir été en contact avec des oiseaux. Osterhaus développa son lobbying à travers les Pays-Bas et l´Europe, affirmant qu´une nouvelle mutation létale de la grippe aviaire s´était transmise aux humains et que des mesures drastiques devaient être prises. Il revendiquait être le premier scientifique au monde à avoir montré que le virus H5N1 pouvait contaminer des humains. [8 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb8> ]
Evoquant la dangerosité de la grippe aviaire dans une interview diffusée sur la BBC en octobre 2005, Osterhaus déclarait : « si le virus réussissait effectivement à muter de telle sorte qu´il se transmette ensuite entre humains, alors nous serions dans une situation complètement différente : nous pourrions nous trouver devant un début de pandémie. » .Il ajoutait : « il y a un vrai risque que le virus soit disséminé par les oiseaux dans toute l´Europe. C´est un risque réel que personne n´a pourtant pu évaluer jusqu´à présent, parce que nous n´avons pas mené les expérimentations. » [9 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb9> ] Le virus n´a jamais réussi sa mutation, mais Osterhaus était prêt à « mener des expérimentations » que l´on peut imaginer largement rétribuées.
Pour appuyer son alarmant scénario de pandémie en tentant de lui donner une légitimité scientifique, Osterhaus et ses assistants en poste à Rotterdam commencèrent à collecter et congeler des échantillons de fèces d´oiseaux. Il affirma que, selon les périodes de l´année, jusqu´à 30 % de tous les oiseaux d´Europe s´avéraient transporter le virus mortel de la grippe aviaire H5N1. Il affirma également que les éleveurs en contact avec des poules et des poulets se trouvaient alors exposés au dit virus. Osterhaus briefa les journalistes qui prirent bonne note de son message alarmiste. La classe politique fut mise en alerte. Dans la presse, il émit l´hypothèse selon laquelle le virus, qu´il étiquetait H5N1, après avoir provoqué plusieurs décès aux antipodes asiatiques, allait se propager en Europe, vraisemblablement transporté sur les plumes ou dans les entrailles d´oiseaux mortellement infectés. Il soutenait la thèse d´oiseaux migrateurs capables d´apporter le nouveau virus mortel vers l´ouest aussi loin qu´en Ukraine et sur l´île de Rügen [10 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb10> ]. Il lui suffit pour cela de feindre d´ignorer que les oiseaux ne migrent pas d´est en ouest mais bien du nord vers le sud.
La campagne alarmiste d´Osterhaus autour de la grippe aviaire décolla réellement en 2003, lorsqu´un vétérinaire néerlandais trouva la mort après avoir été malade. Osterhaus annonça que sa mort résultait d´une contamination par le virus H5N1. Il convainquit le Parlement néerlandais d´exiger l´abattage de millions de poulets. Pourtant, aucune autre personne ne succomba à une infection similaire à celle attribuée au H5N1. Pour Osterhaus, cela démontrait l´efficacité de la campagne d´abattage préventif. [11 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb11> ]
Pour Osterhaus, les déjections aviaires propageaient le virus en retombant sur les populations et les autres oiseaux au sol. Il était ferme dans sa conviction que ces déjections constituaient le vecteur de propagation de la nouvelle poussée mortelle du virus H5N1 depuis l´Asie.
Un problème se posait cependant avec le stock grandissant d´échantillons congelés des déjections aviaires que lui et ses associés avaient rassemblés et conservés dans son institut. La présence du virus H5N1 ne put être confirmée dans un seul de ces échantillons. En 2006, à l´occasion du congrès de l´OIE (Office international des épizooties, désormais appelé Organisation mondiale de la santé animale), Osterhaus et ses collègues à l´Université Érasme furent forcés d´admettre qu´en testant les 100 000 échantillons de matières fécales rassemblés avec tant de précaution, ils n´avaient découvert aucune trace du virus H5N1. [12 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb12> ]
En 2008, à Vérone, lors de la conférence de l´OMS intitulée « La grippe aviaire à l´interface Homme-Animal », Osterhaus prenait la parole devant ses collègues scientifiques, sans doute moins échauffés que le public non-scientifique par ses incitations à l´émotivité. Il admettait que : « dans l´état actuel des connaissances, rien ne permet[tait] de formuler une mise en garde contre le virus H5N1, ni d´affirmer qu´il puisse provoquer une pandémie. » [13 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb13> ] Mais, à ce moment-là, son regard se portait déjà fixement sur d´autres gâchettes à actionner pour faire converger son travail sur les vaccins avec de nouvelles possibilités de crise pandémique.
En 1923, Louis Jouvet met en scène "Knock ou le triomphe de la médecine" de Jules Romain. Un médecin peu scrupuleux s´installe dans une petite ville et parvient à en convaincre les habitants qu´ils sont tous malades. Il leur prescrit des traitements inutiles, coûteux, et parfois dangereux. La pièce est portée à l´écran en 1933. L´escroc y dit la célèbre réplique : « Les gens bien portants sont des malades qui s´ignorent. »
Grippe A et corruption à l´OMS
Constatant que la grippe aviaire n´avait fait surgir aucune vague meurtrière de grande ampleur -et après que Roche, qui produit le Tamiflu, et GlaxoSmithKline, qui produit le Relenza, eurent encaissé des milliards de dollars de profits quand les gouvernement ont décidé de stocker des vaccins antiviraux contestés-, Osterhaus et les autres conseillers pour l´OMS se tournèrent vers de plus verts pâturages.
En avril 2009, leurs recherches semblaient couronnées de succès lorsqu´à La Gloria, un petit village mexicain de l´État du Veracruz, un enfant malade fut diagnostiqué comme porteur de la grippe alors dite « porcine » ou H1N1. Avec un empressement déplacé, l´appareil propagandiste de l´Organisation mondiale de la Santé à Genève fut lancé sur les chapeaux de roues avec les déclarations de son Directeur Général, le Docteur Margaret Chan, concernant l´éventuelle menace d´une pandémie mondiale.
Mme Chan évoqua « l´urgence de santé publique d´envergure internationale » [14 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb14> ] Par la suite, d´autres cas déclarés à La Gloria furent présentés sur un site Internet médical comme : une « étrange » poussée d´infections pulmonaires et respiratoires aiguës, qui évoluent en broncho-pneumonie dans certains cas rencontrés chez des enfants. Un habitant du village en décrivait les symptômes : « fièvres, toux sévères et sécrétions nasales très importantes » [15 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb15> ]
Ces symptômes prennent par contre tout leur sens dans le contexte environnemental de La Gloria, une des zones au monde qui concentrent le plus grand nombre de porcs en élevage intensif, dont les exploitations sont principalement détenues par l´américain Smithfield. Depuis des mois, la population locale manifestait devant le siège mexicain du groupe Smithfield, se plaignant de graves affections respiratoires dues aux lisiers de porc. Cette cause plausible pour les diverses maladies diagnostiquées à La Gloria ne sembla intéresser ni Osterhaus ni les autres conseillers de l´OMS. Enfin se profilait la pandémie tant attendue, celle qu´il avait prédite dès 2003, lors de sa participation aux recherches sur le SRAS dans la province de Guandgong en Chine.
Le 11 juin 2009, Margaret Chan annonçait que la propagation du virus de la grippe H1N1 avait atteint le niveau 6 de l´« urgence pandémique ». Curieusement, elle précisait lors de cette annonce que « selon les informations disponibles à ce jour, une majorité écrasante de patients ressentent des symptômes bénins ; leur rétablissement est rapide et complet, le plus souvent en ne recourant à aucun traitement médical. » Avant d´ajouter : « Au niveau mondial, le nombre de décès est peu important, nous ne nous attendons pas à voir une poussée soudaine et spectaculaire du nombre des infections graves ou mortelles. »
On apprenait plus tard que Chan avait agi à la suite de débats fiévreux à l´OMS, sur les conseils du Groupe stratégique consultatif d´experts de l´OMS (SAGE, Strategic Advisory Group of Experts). L´un des membres du SAGE, à l´époque et encore aujourd´hui, est notre « Monsieur Grippe », le docteur Albert Osterhaus.
Osterhaus occupait non seulement une position stratégique pour recommander à l´OMS de déclarer l´« urgence pandémique » et inciter à la panique, mais il était aussi le président d´une organisation en première ligne sur le sujet, le Groupe de travail scientifique européen sur la grippe (ESWI, European Scientific Working group on Influenza), qui se définit comme un « groupe multidisciplinaire de leaders d´opinion sur la grippe, dont le but est de lutter contre les répercussions d´une épidémie ou d´une pandémie grippales » Comme ses membres l´expliquent eux-mêmes, l´ESWI mené par Osterhaus est le pivot central « entre l´OMS à Genève, l´Institut Robert Koch à Berlin et l´Université du Connecticut aux États-Unis. »
Le plus significatif au sujet de l´ESWI est que son travail est entièrement financé par les mêmes laboratoires pharmaceutiques qui gagnent des milliards grâce à l´urgence pandémique, tandis que les annonces faites par l´OMS obligent les gouvernements du monde entier à acheter et stocker des vaccins. L´ESWI reçoit des financements des fabricants et des distributeurs de vaccins contre le H1N1, tels que Baxter Vaccins, MedImmune, GlaxoSmithKline, Sanofi Pasteur et d´autres, dont Novartis, qui produit le vaccin et le distributeur du Tamiflu, Hofmann-La Roche.
Pour garder l´avantage, Albert Osterhaus, le plus grand virologiste mondial, conseiller officiel sur le virus H1N1 des gouvernements britannique et néerlandais et chef du Département de Virologie du Centre médical de l´Université Érasme, siégeait à la fois parmi l´élite de l´OMS réunie dans le groupe SAGE et présidait l´ESWI, parrainé par l´industrie pharmaceutique. À son tour, l´ESWI recommanda des mesures extraordinaires pour vacciner le monde entier, considérant comme élevé le risque d´une nouvelle pandémie qui, disait-on avec insistance, pourrait être comparable à l´effrayante pandémie de grippe espagnole de 1918.
La banque JP Morgan, présente à Wall Street, estimait que, principalement grâce à l´alerte pandémique lancée par l´OMS, les grands industriels pharmaceutiques, qui financent également le travail de l´ESWI d´Osterhaus, étaient prêts à engranger 7,5 à 10 milliards de dollars de bénéfices. [16 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb16> ]
Le docteur Frederick Hayden est à la fois membre du SAGE à l´OMS et du Wellcome Trust à Londres ; il compte notamment parmi les proches amis d´Osterhaus. Au titre de services « consultatifs », Hayden reçoit par ailleurs des fonds de la part de Roche et de GlaxoSmithKline parmi d´autres géants pharmaceutiques engagés dans la production de produits liés à la crise du H1N1.
Un autre scientifique britannique, le professeur David Salisbury, qui dépend du ministère britannique de la Santé, est à la tête du SAGE à l´OMS. Il dirige également le Groupe consultatif sur le H1N1 à l´OMS. Salisbury est un fervent défenseur de l´industrie pharmaceutique. Au Royaume-Uni, le groupe de défense de la santé One Click l´a accusé de dissimuler la corrélation avérée entre les vaccins et la montée en flèche de l´autisme chez l´enfant, ainsi que celle existant entre le vaccin Gardasil et des cas de paralysie et même de décès. [17 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb17> ]
Le 28 septembre 2009, le même Salisbury déclarait : « la communauté scientifique s´accorde sur l´absence totale de risque concernant l´inoculation du Thimérosal (ou Thiomersal). » Ce vaccin, utilisé contre le H1N1 en Grande-Bretagne, est principalement produit par GlaxoSmithKlilne. Il contient du Thimérosal, un conservateur à base de mercure. En 1999, de plus en plus de preuves faisant état que le Thimérosal présent dans les vaccins pourrait être la cause de cas d´autisme chez l´enfant aux États-Unis, l´American Academy of Pediatrics (Académie américaine de pédiatrie) et le Public Health Service (Bureau de la santé publique) avaient exigé son retrait de la composition des vaccins. [18 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb18> ]
On trouve encore un autre membre de l´OMS partageant d´étroits liens financiers avec les fabricants de vaccins qui profitent des recommandations du SAGE, en la personne du docteur Arnold Monto, un consultant rémunéré par les fabricants de vaccins MedImmune, Glaxo et ViroPharma.
Pire encore, participent aux réunions de scientifiques « indépendants » du SAGE, des « observateurs » comprenant, et oui, les mêmes producteurs de vaccins GlaxoSmithKline, Novartis, Baxter et consort. On peut se demander, si les meilleurs experts de la grippe au monde sont censés composer le SAGE, pourquoi invitent-ils les fabricants de vaccins à y participer ?
Au cours de la dernière décennie, l´OMS mettait en place ce que l´on nomme des « partenariats public/privé », dans le but d´accroître les fonds à sa disposition. Mais, plutôt que de recevoir des fonds provenant uniquement des gouvernements des pays membres de l´ONU, comme cela était prévu à l´origine, l´OMS reçoit à l´heure actuelle de la part des entreprises privées près du double du budget habituellement alloué par l´ONU sous forme de bourses et d´aides financières. De quelles entreprises privées ? Des mêmes fabricants de vaccins et de médicaments qui profitent des décisions officielles telles que celle prise en juin 2009 à propos de l´urgence pandémique de la grippe H1N1. Tout comme les bienfaiteurs de l´OMS, les grands laboratoires ont tout naturellement leurs entrées à Genève, et ont droit à un traitement fait de « portes ouvertes et de tapis rouges » [19 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb19> ].
Dans une interview donnée au magazine allemand Der Spiegel, un membre de la Cochrane Collaboration, une organisation de scientifiques indépendants qui évaluent toutes les études menées sur la grippe, l´épidémiologiste Tom Jefferson montrait les conséquences de la privatisation de l´OMS et la marchandisation de la santé.
« T. Jefferson : [...] l´une des caractéristiques les plus ahurissantes de cette grippe, et de tout le roman-feuilleton qui en a découlé, est que, année après année, des gens émettent des prévisions de plus en plus pessimistes. Jusqu´à présent, aucune ne s´est jamais réalisée et ces personnes sont toujours là à répéter leurs prédictions. Par exemple, qu´est-il arrivé avec la grippe aviaire qui était censée tous nous tuer ? Rien. Mais, ce n´est pas cela qui arrête ces gens de faire leurs prédictions. Parfois, on a le sentiment que c´est toute une industrie qui se prête à espérer une pandémie.
Der Spiegel : De qui parlez-vous ? De l´OMS ?
T. J : L´OMS et les responsables de la santé publique, les virologistes et les laboratoires pharmaceutiques. Ils ont construit tout un système autour de l´imminence de la pandémie. Beaucoup d´argent est en jeu, ainsi que des réseaux d´influence, des carrières et des institutions tout entières ! Et il a suffit qu´un des virus de la grippe mute pour voir toute la machine se mettre en branle. » [20 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb20> ]
Lorsqu´on lui a demandé si l´OMS avait délibérément déclaré l´urgence pandémique dans le but de créer un immense marché pour les vaccins et les médicaments contre le H1N1, Jefferson a répondu :
« Ne trouvez-vous pas frappant que l´OMS ait modifié sa définition de la pandémie ? L´ancienne définition parlait d´un virus nouveau, à propagation rapide, pour lequel l´immunité n´existe pas, et qui entraîne un taux élevé de malades et de décès. Aujourd´hui, ces deux derniers points sur les taux d´infection ont été supprimés, et c´est ainsi que la grippe A est entrée dans la catégorie des pandémies. » [21 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb21> ]
Très judicieusement, l´OMS publiait en avril 2009 la nouvelle définition de la pandémie, juste à temps pour permettre à l´OMS, sur les conseils émanant, entre autres, du SAGE, de « Monsieur Grippe », alias Albert Osterhaus, et de David Salisbury, de qualifier d´urgence pandémique des cas bénins de grippe, rebaptisée grippe A H1N1. [22 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb22> ]
Le 8 décembre 2009, dans la note en bas de page pertinente d´un article sur la gravité ou la bénignité de la « pandémie mondiale » du H1N1, le Washington Post mentionnait que : « la deuxième vague d´infection du H1N1 étant parvenue à son apogée aux États-Unis, les principaux épidémiologistes prévoient que la pandémie pourrait compter parmi les plus bénignes depuis que la médecine moderne documente les épidémies de grippe. » [23 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb23> ]
Igor Barinov, parlementaire russe et président du Comité pour la Santé à la Douma, a exigé des représentants russes à l´OMS en poste à Genève qu´ils diligentent une enquête officielle sur les indices multiples de la corruption massive acceptée par l´OMS et menée par l´industrie pharmaceutique. « De graves accusations de corruption sont prononcées à l´encontre de l´OMS », affirmait Barinov. « Une commission internationale d´enquête doit s´organiser au plus vite. » [24 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb24> ]
F. William Engdahl <http://www.voltairenet.org/auteur124557.html?lang=fr>
Journaliste états-unien, il a publié de nombreux ouvrages consacrés aux questions énergétiques et géopolitiques. Derniers livres parus en français : Pétrole, une guerre d´un siècle : L´ordre mondial anglo-américain <http://www.amazon.fr/P%C3%A9trole-une-guerre-si%C3%A8cle-anglo-am%C3%A9ricain/dp/2865532003/ref=sr_1_2?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1254736326&amp;sr=1-2-spell> (Jean-Cyrille Godefroy éd., 2007) et OGM : semences de destruction : L´arme de la faim <http://www.amazon.fr/OGM-semences-destruction-Larme-faim/dp/2865532046/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1254736326&amp;sr=1-1-spell> (Jean-Cyrille Godefroy éd., 2008).

 

 

 

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