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Coup de chaud, coup defroid...-
LA
TERREUR MEDIATIQUE A TOUT PRIX!
- C'est semer la PEUR qui compte...
C'est en 1896 que le chimiste
suédois Svante August Arrhenius attire l'attention
sur la concentration de dioxyde de carbone (CO2 )
dans l'atmosphère, cause possible
des modifications de température à la surface
de la planète. Selon lui, un doublement de
la composition de l'air en CO2 aboutirait à
une augmentation de 4 ou 5 degrés,
qui serait, par ailleurs, bénéfique
à l'agriculture....
Mais cette évolution ne lui semble pas envisageable
avant un délai de...3000 ans!
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Petit
Âge Glaciaire
Marqué, notamment, par l'extension
de la plupart des glaciers de montagne européens,
dans les vallées des Alpes, par exemple,
où l'on peut en observer aujourd'hui des traces
significatives, le "Petit Âge
glaciaire", période particulièrement
froide, s'est achevé vers 1850
- au moment même où commence
la Révolution Industrielle avec une
phénoménale augmentation des
rejets de gaz à effets de serre comme le
CO2.
- Depuis cete date, un réchauffement
semble indubitable dans plusieurs régions de
l'hémisphère nord - en Europe et sur
le continent américain par exemple.
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"Notre climat
est-il en train de changer?",
s'interroge, le 23 juin 1890, le
presigieux quotidien américain The New
York Times (NYT). Les hivers
dans les villes des Etats-Unis semblent moins froids
depuis une bonne dizaine d'années.
Un titre concurrent, le Los Angelmes Time (L.A.T.)
annonce même, quelques années plus tard, en 1902,
qu'un recul lent mais persistant des glaciers,
parallèlement constaté, ne peut conduire qu'à
leur "annihilation finale".
- Relance du N.Y.T. le 24 février
1895: "les géologues pensent
que le monde pourrait à nouveau geler";
on observe des icebergs de plus en plus au sud dans l'Atlantique
Nord, qu'ils refroidissent, réduisant l'effet
adoucissant du Gulf Stream...
Le 7 octobre 1912, les deux journaux se
sont réconciliés pour répercuter, ensemble,
les inquiétantes pensées d'un professeur
de l'université de Cornell se référant
à la découverte, qui vient d'être faite,
des quatre cycles de glaciation les plus
récents, respectivement baptisés du nom de leurs
quatre "inventeurs", Günz,
Mindel, Riss et Würm; ces épisodes de froid intense
seraient, par nature, cycliques;et donc, "la
cinquième ère glaciaire est en chemin";
d'immenses calottes de glace de plusieurs centaines de mètres
d'épaisseur vont bientôt recouvrir le nord de
l'hémisphère boréal;"la
race humaine devra combattre pour son existence"
(L.A.T.).
Le 10 septembre 1923, le N.Y.T. va même jusqu'à
se demander si cette tendance au retour
des grands froids n'aurait pas, par hasard, pour origine des
changements dans l'activité du soleil...
"Les scientifiques disent que le Canada
sera rayé de la carte" - noyé
sous des tonnes de glace épaisse, précise, dans
le Chicago Tribune (Ch.T.) une sommité
de l'université de Yale. - "L'Âge
de Glace arrive", confirme
le lendemain le Washington Post (W.P.);
à la mi-septembre 1922, n'a-t-on pas découvert
un manchot dans la Manche, à proximité
de Cherbourg? (N.Y.T., 20 sept.1922) Un signe
de l'imminence de conditions polaires même
en zone tempérée? - A
moins que le volatile ne se soit, plus vraisemblablement,
échappé du navire d'une expédition de
recherche dans l'Antarctique de passage dans le secteur
dans ces dates?
"MacMillan" (un explorateur
de retour du Groenland) "rapporte les
signes d'un nouvel âge de glace"
(N.Y.T. 18 septembre 1923;
mouvements inhabituels des glaciers, nombreuses glaces flottantes,
etc.; un "nouvel age de glace"
qui serait même "imminent"
(The Atlanta Constitution (A.C.) 21
juin 1923.
Pourtant, des signes s'opposent à d'autres signes:
"La plupart des géologues
pensent que le monde se réchauffe et que cela continuera",
rassure le Los Angeles Times (L.A.T.)
du 11 mars 1929... - Un nouvel âge
de glace? "Ce n'est pas pour demain",
admet le N.Y.T. du 27 mars 1933;
recul des glaciers comme de la banquise dans l'Arctique;
on peut naviguer en eau libre jusqu'à 81 degrés
de latitude nord;le dégel des fleuves plus
précoce en Sibérie;la limite
du pergélisol ou permafrost
(où le sol reste gelé en profondeur) remonte;
les oiseaux migrateurs arrivent plus tôt, repartent
plustard; dates de floraison en
avance de 15 jours sur le XIXème siècle;
espèces de poissons d'eau tropicale pêchées
jusqu'en en Arctique...
The Times du 15 février
1959 observe la fonte des glaciers d'Alaska,
le recul d'une banquise par ailleurs
de plus en plus fine, mesurant "moitié
moins qu'à la fin du XIXème siècle";
dix ans plus tard, le même titre, unanimement
salué pour son sérieux, ira même jusqu'à
annoncer, sur la foi de déclarations d'un explorateur
polaire, que les eaux de l'Arctique pourraient être
entièrement libres dès ...1990!...
Cette "mystérieuse tendance"
au réchauffement, succédant
à une non moins mystérieuse tendance au refroidissement,
en tout cas médiatique, peut-elle avoir des
causes?
- Le CO2! Bon Dieu! mais c'est bien
sûr! imagine dès 1938
, dans un article commis pour le compte de la Royal
Meterorologic Society l'ingénieur britannique
Stewart Callendar, ressuscitant les thèses anciennes,
enfouies, de Svante Arrhenius!
L'augmentation des températures,
en tout cas pour les terres continentales émergées
de l'hémisphère nord, semble
alors bien établie; quant à
la concentration de CO2, depuis le début de
notre "siècle de fer", de
1900 à 1936, en tout
cas, elle aurait augmenté de...6%! Qu'elle
vienne encore à doubler, estime Callendar,
et la température augmenterait encore
de 2 degrés - ce qui, selon lui, aurait surtout
des effets positifs, avec une progression
des plantes vers les hautes latitudes et une photosynthèse
rendue plus efficace. Mais le point fait débat,
l'époque n'est pas mûre, et les mesures sur lesquelles
Callendar fonde son retour aux vieilles théories d'Arrhenius
sont critiquées.
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Mesures
du CO2
C'est seulement à fin des années
1950, qu'un premier laboratoire d'analyse des
taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère,
américain, est installé sur les
pentes du volcan Mauna Loa, en pleine
activité dns l'archipel hawaïen.
De ce point d'observation paradoxalement
choisi - un volcan en activité n'est pas
"neutre"...- parviennent de
premières séries de mesures, jugées
fiables.
On trouve une concentration de dioxyde
ce carbone (CO2) dans l'air de 315 ppmv,
un taux relativement faible mais tout
de même supérieur aux
estimations généralement reçues
portant sur la période antérieure àl'époque
industrielle (280, cf
ci-dessous).
Ce taux aurait depuis sensiblement augmenté,
et Mauna Loa le situe aujourd'hui aux alentours de 390
ppm.
On admetque 8 milliards de tonnes
de carbone/an (8GtC) de source anthropique
ont été diffusés depuis le début
de l'ère industrielle.
Les principaux réservoirs
de carbone (naturel ou pas) sont l'atmosphère
(760GtC), la surface des océans
(920GtC), les sols et la végétation
(2260 GtC), l'océan intermédiaire
et profond, enfin, le principal (37 200GtC).
119,6 GtC sont rejetés
dans l'atmosphère par la respiration,
120 Gtc captés par la photosynthèse
des plantes- même si une concentration
de CO2 plus forte dans l'atmosphère
favorise la photosynthèse, donc
la croissance de ces mêmes
plantes ...et donc le stockage de carbone
- ce qui change un petit peu la donne...
En
1991, la seule éruption du volcan philippin Pinatubo
a rejeté dans l'atmosphère autant de carbone
qu'une année entière d'activités
humaines.
Il existe plusieurs types d'atomes
de carbone, le plus commun est de loin le 12C.
C'est le carbone issu dela combustion
des énergies fossiles qui est le plus riche en
12C.
Seule la moitié du CO2 créé
par les activités humaines est décelé
dans l'atmosphère.
Les essais nucléaires
dans l'atmosphère des années 1950 et 1960
ont créé beaucoup de Carbone14
- C14. On a constaté que sa
diffusion aux deux hémisphères, nord et
sud, se faisait très lentement..Or l'essentiel
du CO2 anthropique est produit dans l'hémisphère
nord et l'on a jamais constaté de décalage
de sa diffusion entre les deux hémisphères.
Glaciologie
La glaciologie polaire
est née en 1957. Etude des
isotopes de la glace extraite par forage, particulièrement
dans l'Antarctique.
En 1968, le glaciologue
français Claude Lorius a une
idée en observant les bulles sortant du glaçon
de son whisky, morceau de glace issu d'un forage à
100 mètres de profondeur. Il se demande si, en
plus des reconstitutions de températures, la
même méthode ne pourrait pas convenir à
l'étude des évolutions de la composition
gazeuse de l'atmosphère, au fil du temps...
1987. Dans la revue Nature, publication
d'une étude faisant apparaître une
grande corrélation entre les courbes de température
et les courbes d'évolution du C02 dans les carottes
glaciaires. Plus récemment, découverte
de centaines, voire de milliers d'années
de décalage entre augmentation des températures
et augmentation du taux de CO2.
Les fluctuations du CO2 depuis 400
000 ans seraient donc la conséquence
de changements climatiques, plutôt que
leur cause. Ce qui semble logique, puisque
un océan froid fonctionne comme un
"puits de carbone" absorbant
le CO2 atmosphérique, alors qu'une mer
plus chaude rejette, au contraire,
plus de carbone qu'elle n'en absorbe...
On estime aujourd'hui, d'après
les données glaciaires, que la concentration
en dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère
a toujours été stable du début
de l'Holocène au XVIIIème siècles,
avec un niveau de 280 ppmv, soit 0,028%
d'un volume d'air pendant plusieurs
milliers d'années: mais une notable
augmentation se serait produite dans la période
contemporaine, à l'orée de l'ère
industrielle.
Cela peut paraître
comme un argument fort en faveur des
théories sur le "réchauffement
anthropique" (causé par les
activités humaines et notamment la consommation
des énergies fossiles, pétrole, gaz et
charbon...)
Mais,
comme le fit observer notamment le géographe
Claude Lorius, encore faudrait-il être sûr
que les prélèvements d'air, donc de gaz,
par "carottage" dans les
calottes polaires ne constituent pas une distorsion
géographiqie - ce qui est vrai
aux pôles ne l'étant pas forcément,
ou pas forcément dans les mêmes
proportions, dès que l'on s'en éloigne.
Le polonais Zbignew Jaworowski,
physicien spécialiste des radiations
atomiques, a parcouru les hautes montagnes
de tous les continents pour tenter de détecter
les traces des explosions nucléaires
longtemps effectuées dans l'atmosphère,
ou des accidents de centrales nucléaires. Il
a découvert un phénomène de migration
de la pollution radioactive au travers de la glace.
De plus, le CO2 est beaucoup plus
soluble dans l'eau froide que l'Oxygène
ou l'Azote, autres composants principaux de l'atmosphère.
Et il y a toujours de l'eau liquide au sein de la glace,
favorable, donc, à cette dissolution,
et faussant les mesures des
différentes composantes de l'atmosphère
en remontant dans le temps..
D'autres chercheurs
ont mis en lumière le rôle joué
par les différences de pression; des expériences
en "carottes" l'ont confirmé;
et Jaworowski s'est vu refuser
des crédits pour poursuivre ses recherches
sur les distorsions propres à l'étude
du taux de CO2 dans l'atmosphère sur la base
des "carottes" glaciaires par un
institut norvégien au prétexte que la
visée de ces recherches serait "immorale"
- puisqu'elle portait atteinte au "dogme"
du réchauffement climatique sous l'effet du dioxyde
de carbone (CO2) produit par les acrtivités humaines,
et particulièrement le rcours aux combustibles
fossiles tels que pétrole, et charbon.
D'autres observations sur l'évolution
des concentrations de CO2 ont pu se faire en s'appuyant
sur l'étude des "stomates"
de plantes fossilisées: des ouvertures microscopiques
sur les feuilles leur permettant de respirer. Elles
semblent confirmer l'importance des variations
de la composition de l'air en CO2 au fil des siècles,
et surtout la relativement forte présence de
ce gaz à des époques très
anciennes, bien antérieures à l'industrialisation...
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Pour revenir aux media, au
début des années 1960, en plein
essor des Trente Glorieuses, période
d'intense développement matériel et de
haute consommation des énergies fossiles,
c'est le "global cooling"
et non le "global warming"
qui tient toujours la corde.
"Après une semaine de discussion
sur les causes du changement climatique, des scientifiques
du monde entier se sont accordés sur un point: il y
a refroidissement", assène le N.Y.T.
(30 janvier 1961). Suivi par le L.A.T. (23 décembre
1962): "Nous allons vers une ère glaciaire"
(bis ). "Le pire pourrait être
à venir", confirme le Washington
Post (W.T.) du 11 janvier 1970, dégainant
plus vite que son ombre, et que Newsweek,
à paraître le 26. Le rôle réfrigérant
de la diffusion des aérosols dans l'atmosphère
a même les honneurs de la revue Science,
bible de l'idéologie scientiste, mais réputée
pour sa rigueur, dans sa livraison de juillet 1971, reprise
et amplifiée dans la presse quotidienne de Washington
(W.P. 9 juillet 1971) en s'appuyant sur les travaux, "validés",
de chercheurs de l'université de Columbia, mais aussi
sur les recherches menées à propos de VENUS
par le spécialiste de cet astre lointain, connu pour
la chaleur de son atmosphère riche en gaz carbonique
(CO2), James Hansen.
C'est l'époque de la première "Journée
de la Terre" et de la montée en
puissance du "Club de Rome", anticipant
les thèmes actuels de la "décroissance"...
"Un scientifique américain
voit arriver un nouvel âge de glace":la
mode commence à être aux annonces catastrophiques
culpabilisatrices stigmatisant le développement humain,
mais c'est alors...le refroidissement
de la planète qui fait l'objet de fantasmes, et non
son réchauffement!.
The Population Bomb, publié
en 1968, va jusqu'à annoncer pour
les années 1970, qui s'ouvrent, sur une
Terre présentée comme trop peuplée,
une série de méga-catastrophes en chaîne:des
famines touchant des centaines de millions d'humains, un smog
asphyxiant mortellement 200 000 personnes
à New York et Los Angeles dès 1973, la
disparition de l'essentiel des espèces vivantes à
l'intérieur des mers dans les 10 ans
et la nécessité d'évacuer les
côtes empuanties par des milliers de poissons morts,
sans oublierla disparition pure et simple ...de l'Angleterre!
C'est alors sous le titre de Une "The
cooling world" que le prestigieux hebdomadaire
Newsweek l'annonce, en 1975:"de
nombreux signes évidents prouvent que le climat de
la Terre a commencé à changer de manière
radicale" - c'est-à-dire...se
refroidir! - Un sixième
de la différence thermique nous séparant d'une
nouvelle ère glaciaire aurait déjà
été comblé; on déplore,
de ce fait, des retards dans la mousson ;
sécheresse, temps partout plus contrastés
et plus violents, baisse drastique de la production agricole..."Plus
on tardera à prendre en compte le changement climatique,
plus il sera difficile d'y faire face."
Ironie de l'Histoire ou signe des temps: c'est la déroute
des armées de Hitler devant le "général
hiver" - et l'héroïsme des
communistes soviétiques - à
Stalingrad (1941)qui scande les premiers
jours d'une nouvelle phase de très probable refroidissement
contemporain, réel, lui, mais limité,
du tout début des années 1940
jusqu'aux années 1970, environ. Il
sera suivi, banalement, par un petit cycle
de réchauffement.
Le système médiatique,
donc, qui ne date ni d'aujourd'hui, ni d'hier, mais, déjà,
d'avant-hier, a fait alterner avec régularité
la menace effrayante d'une "Shoah" climatique
présentée, successivement, comme "nouvel
âge glaciaire", puis "réchauffement
global", et inversement.
De véritables cycles de Terreur climatique, peur du
chaud, peur du froid, "Grande Peur", toujours...
Avec une tendance régulière
monotone à fonctionner comme Ran Tan Plan,
le chien de Lucky Luke, qui comrend toujours
les choses à l'envers, et revient frétillant
de la queue, et fier de lui, après avoir mordu quand
on lui dit "couché!",
fui quand on lui dit "attaque!",
et détruit sauvagement l'objet chéri qu'on lui
ordone de rapporter...
La première alerte, catastrophiste, à l'imminent
retour de très grands froids, a constitué l'écho
de la découverte des anciennes périodes
glaciaires survenues les 500 000 ans précédant,
entrecoupées de périodes chaudes de 10
000 ans environ. Cette panique organisée est intervenue,
chose pittoresque, précisément:
au moment (années 1920 et 1930...)
où se dessine en réalité la perspective
d'un cycle de réchauffement.
Le 22 août 1981, le N.Y.T.prend
conscience de la contradiction, et renverse la vapeur en citant
sept scientifiques américains annonçant un réchauffement
global "d'une ampleur presque sans
précédent". Parmi eux, James
Hansen, co-auteur d'un article "validé"
et publié par la revue Science, évoquant un
accroissement des températures à venir de 1
à 4 degrés, dont 2 degrés minimum à
l'horizon 2100; une tendance attribuée au CO2;
avec fonte des calottes polaires et hausse du niveau de la
mer de 5 à 6 mètres en un siècle...
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James
Hansen et la "clim" du Sénat américain...
D'abord spécialiste de l'atmosphère de
la planète VENUS, .il publie
en 1987 une première reconstruction
de la température moyenne de la Terre sur la
période 1880-1985.
Auditionné par le Sénat américain,
il sonne le tocsin pour alerter sur la menace
de réchauffement climatique, et non plus de refroidissement,
croyance alors communément adsmise dans le "consensus
scientifique", et cela sous l'effet
des gaz à effet de serre
- et du dioxyde de carbone des industries
polluantes en particulier (CO2).
Mais il n'est pas pris au sérieux, surtout
quand il affirme que le réchauffemernt à
venir dans les toutes prochaines années sera
sans précédent depuis
100 000 ans!
Il est vrai que, même si les années 1980
apparaissent comme les plus chaudes jamais enregistrées...depuis
qu'on fait des mesures, une tempête de
neige vient alors de faire 400 morts aux Etats-Unis.
Le "climat" n'est
donc pas favorable à une croisade contre le récahuffement,
l'effet de serre, le CO2, etc.
Hansen comprend aussitôt la leçon. Le
sénateur Thimothy Wirth, qui l'a assisté
au cours de cette première prestation sans succès,
choisit, pour une deuxième tentative
devant ce même Sénat, la journée
du 23 juin 1988
-après avoir fait demander les prévisions
de la station météo de Washington,
caniculaires...Une précaution
n'étant pas suffisante, il en prend une deuxième,
décidant carrémnt de "chauffer"
la salle pour cette deuxième prestation du prestidigitateur
climatique James Hansen.
A cette fin, il fait ouvrir quelques fenêtres
du Capitole dans la nuit du 22 au 23 juin:
incapable de faire face à l'afflux de chaleur,
la "clim" rend
l'âme, et le jour J.
, pour l'audition de Hansen, il fait 36 degrés
dans la capitale fédérale. Ce
sont donc des sénateurs ruisselant de sueur
qui se laissent persuader de l'imminence
de terribles vagues de chaleur attribuables
"à 99%" de certitude(chiffre
sorti du chapeau, inventé de toutes pièces)
à l'infâme activité
humaine.
A l'appui, un graphique un petit peu arrangé.
Le sénateur aura l'arrogance stupide
de s'en vanter, dans ses Mémoires...Mais plus
tard... Entre temps, le retentissement médiatique
des prédictions apocalyptiques
de Hansen est important.
1988, c'est le grand tournant politique;
suivant le sommet du G7 sur le "rapport
Brundtland", "Notre Avenir à
tous", paru en 1987, peu avant la deuxième
audition de Hansen au Sénat, la création
du GIEC a lieu en novembre 1988. |
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La
"crosse de hockey" pulvérisée
par Stephen Mc Intyre
Homme d'affaires canadien spécialisé
dans l'exploitation minière, vexé que Michaël
Mann n'ait pas répondu à ses questions sur
les données de base utilisées pour la construction
de sa courbe- catastrophe en forme de crosse de hockey,
il est rejoint par l'économiste canadien Ross Mckitrick.
Tous deux finissent par récuoérer
les données, et publient une courbe de
Mann rectifiée en 2003. Elle montre
une forte hausse des températures (reconstituées)
de la planète vers 1400, suivie par une forte baisse
vers 1460, une remontée en flèche un peu avant
1500, une rechute presque verticale, un petit rebond avant
1550, suivi par une baisse sinusoïdale, hachée,
jusque vers 1650-1700, une remontée tout aussi irrégulière
et sinusoïdale avant 1800, une redescente sinusoïdale
hachée peu marquée jusqu'après 1900,
une nouvelle remontée après 1900 jusqu'à
un petit plateau sinusoïdal vers 1940-1950...Les
températures n'ont jamais été stables,
des cycles de froid et de chaud se sont succédé
sous l'effet de phénomènes bien antérieurs,
et donc tout à fait étrangers, à la
révolution industrielle, et le XVème
apparaît en moyenne plus chaud que les années
1950.
Mann prétend alors que la différence
avec ses propres "travaux" s'explique par le fait
que ses contradicteurs n'ont pas travaillé sur lesft
"les bonnes données" (qu'il avait
en fait refusé de leur fournir...), les deux iconoclastes
se remettent au travail...et publient une nouvelle étude,
validée en2005, et démontrant, en outre, l'existence
d'une d'une méthode statistique peu orthodoxe
utilisée par Mann, "Analyse en Composantes
Principales" "partiellement centrée"ACP.
Autre biais: le choix des espèces
arborées, étudiées pour leurs
cernes de croissance, censés refléter les
variations de températures au fil des temps passés,
plus ou moins lointains....le thuya d'Occident
et le pin Bristlecone, à forte longévité
atteignant les milliers d'années, et en croissance
très rapide inexpliquée au XXème siècle.
En fait, on s'aperçoit
que les températures ne sont pas le seul facteur
de croissance d'une espèce végétale,
les précipitations comptent pour beaucoup - faussant
les "reconstructions". Quant à
la croissance des pins Bridgestone de haute altitude, elle
semble effectivement sans précédent depuis
3700 ans, mais seulememt dans la zone des 150 mètres
sous la limite des peuplements arborés, précisément
choisie pour ses prélèvements par Mann et
ses coéquipiers!.
La "crosse
de hockey", spectaculairement invalidée,
disparaît donc dans le quatrième rapport du
GIEC (2007) mais subsiste dans des publications du CNRS,
dans des Que Sais-Je? etc.
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"Organiser
scientifiquement l'Humanité",
définissait comme objectif à la pensée
scientiste de son époque le philosophe Ernest Renan.
Comme le remarquera plus récemment l'épistémologue
dit Dominique Lecourt, ce scientisme n'est pas mort,
il revient sous une autre forme avec les "réchauffistes". |
De Maurice Strong
à Ted Turner...
Secrétaire général du
premier Sommet de la Terre organisé à Stockholm
par l'ONU en 1972, Maurice Strong, homme de l'ombre plus
influent et plus discret qu'Al Gore, joue un rôle
considérable. Il deviendra directeur du PNUE, le
Programme des Nations Unies pour l'Environnement, et en
même temps vice-pdt du WWF. Secrétaire général
du troisième Sommet de la Terre Rio 1992. Auparavant
homme d'affaires canadien investi dans le secteur pétroler
où il a fait fortune avant dinvestir de l'argent
dans les énergies vertes comme Gore.Grand allié
d'Al Gore en moins médiatique. Forum de Davos, Bilderberg,
Trilatérale...Animateur de tout un courant qui, déplorant
les difficultés à faire passer ses thèses
dans l'opinion publique, et, de là, chez les pouvoirs
publics, revendique d'autres moyens que la démocratie,
inapte à résoudre l'immensité des problèmes
auxquels une Humanité, bornée et stupide,
est confrontée. Ted Turner,
le milliardaire fondateur de CNN, époux de Jane Fonda
etc.ira plus loin: face à la surconsommation, etc.,
il importe, selon lui, de prendre des mesures d'urgence
permettant...de réduire la population de la terre
de 95% à 250 millions d'habitants.
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La
Science n'est pas une religion. Elle ne procède pas
par dogmes. Révélés, intangibles ou supposés
tels.
Elle évolue. Elle progresse. Par tâtonnements
répétés, par approximations progressivement
corrigées, par l'élaboration, imaginative,
de modèles théoriques, hypothétiques,
spéculatifs, validés ou invalidés par
l'expérience: c'est à dire par un processus
actif dans lequel on construit, ou reconstruit, les conditions
d'un phénomène, avant de voir ce qui se passe,
et d'en tirer les leçons pour corriger, affiner, ou
abandonner les précédentes hypothèses,
les précédentes théories qui avaient
permis à l'esprit humain de progresser sans dégager
de certitude définirive.
Il
n'y a donc de Science, au sens strict - de
Sciences... - qu'expérimentale
(s). Une "vérité"
mathématique n'est rien sans le travail de la
Physique, de la Chimie, etc.,qui permettent de la mettre en
œuvre, et, par exemple, de faire voler les avions
ou d'améliorer la situation d'un patient.
Pour cette
raison, la Climatologie n'est
pas une Science: puisqu'on n'a pas réussi
jusqu'ici à réaliser à l'échelle
de la planète, de l'atmosphère, etc.des
expériences physiques permettant de
valider ou d'invalider les modèles.
Ou alors c'est une Science en devenir, en cours d'élaboration
jusqu'à ce que survienne la possibilité de
faire des expériences climatiques à bonne échelle,
et pas seulement de tenter d'observer ce qui se passe en élaborant
des interprétations plus ou moins théoriques,
plus ou moins abstraites, plus ou moins fines, plus ou moins
laborieuses...
Ce
sont les variations, réelles ou apparentes,
de l'inclinaison de l'astre
solaire qui ont donné naissance au
mot "climat" -
inclinaison, en latin, issu du grec ancien...Et cela,
à partir d'un art de l'observation concrète,
patiemment archivée et mémorisée, datant
des temps les plus reculés - art particulièrement
développé en Chine.
La découverte de petites "taches
solaires", des altérations
de la face perçue du soleil, plus ou moins accentuées
et plus ou moins durables, ne date pas d'aujourd'hui.
Pas plus que celle des cycles
selon lesquels ces "taches"
apparaissent, s'accentuent, ou disparaissent. Il s'agit decycles
de 11-13 ans que de très longues observations,
patiemment répétées dans le temps,
ont permis de relier,
de corréler, à titre de coïncidence
au moins, à d'incontestables variations climatiques
- solidement documentées dans la chronique à
partir d'observations concrètes comme
celles qui peuvent porter sur le déplacement
des cultures de la vigne, du blé, des oliviers, ou
celui des glaciers...Observations confirmées,
à l'époque moderne, non par des relevés
de température rétoactifs, par nature impossibles,
mais par un faisceau d'indices convergeant
et concordant, tels que la variation de la composition
de l'air dans les bulles emprisonnées dans ou sous
la glace, l'évolution en nombre et surtout
en densité des cernes des vieux arbres,
etc.
Le
dernier cycle solaire recensé par exemple par la NASA,
le "cycle numéro 23", qui
a pu être observé début 1997, a culminé
fin 2000 début 2001 avec un nombre de "taches"
atteignant 100-120.
A partir des leçons tirées des observations
antérieures de ces cycles solaires, les spécialistes
s'attendaient à ce que celui-ci se termine
courant 2006 avant de laisser place au cycle suivant,
le numéro 24, prévu comme plus intense avec
100-150 "taches" anticipé pour 2010-2011.
"Fait polémique",
selon les termes de Gaston Bachelard, pour qui la Science
ne progresse qu'à partir de la perception de données
contraires aux prévisions et aux attentes
qu'un ou des scientifiques, suffisamment modestes et suffisamment
attentifs ont l'intelligence de considérer comme suffisantes
pour remettre en cause des "certitudes"
précédemment établies: ces anticipations
ont été démenties par les faits.
Le cycle 24 s'est d'abord fait attendre.
Il n'a commencé, faiblement, qu'avec trois ans de retard
sur les prévisions établies, fin 2009.
Et cela, après une longue période de
très faible activité du soleil, inédite
depuis un siècle, et marquée par l'absence complète
de "taches".
On commence à avoir une idée de l'origine de
ces "taches" - et de leurs éventuelles...
éclipses.
Selon la thèse la plus courante, elles seraient à
mettre en relation avec les variations de l'activité
magnétique propre à l'astre solaire. Quand
l'activité magnétique s'intensifie, de petites
zones sombres apparaissent, ce sont, semble-t-il, des zones
un peu moins chaudes. Les observations faites depuis
2000 ans en Chine, et depuis le XVIIème siècle,
en Europe, vont, pour la plupart, dans le même sens:
les périodes où les "taches"
semblent abondantes, et donc, l'activité magnétique
du soleil plus intense, correspondent, sur la planète
Terre, à des relevés ou des estimations de
températures plus froides.
Les spécialistes ont nommé "Petit
Âge de Glace" la période,
froide pour l'hémisphère nord en tout
cas, au moins, commençant peu après
1600 et s'achevant aux alentours de 1850.
Il se divise lui-même en deux cycles, le "minimum
de Maunder" (1650-1750
environ), et le "minimum de Dalton"
(1750-1850 environ).
Ces deux "minimum" - ou "minima"
pour employer le pluriel latin...), séparés
par un léger rebond des températures,
et suivis par un réchauffement significatif
à partir de 1850 et jusqu'à 1950, au
moins, voient la courbe des températures estimées
ou reconstituées et celle des "taches
solaires" coïncider presque parfaitement.
Enfin, d'autres relevés, précis, viennent à
l'appui de ces observations, convergentes. C'est le cas par
exemple des enregistrements de Carbone 14,
un isotope spécifique produit par l'action du rayonnement
cosmique sur l'atmosphère - et par elle seule, qu'on
sache, à ce jour. La courbe du carbone 14
(C14) se coule, en négatif, sur celle qui correspond
aux "taches solaires", donc
à l'activité magnétique du soleil.
Ce rayonnement cosmique, aujourd'hui relativement
bien connu, et provenant de l'extérieur de
notre système solaire, serait dévié
par des flux de particules issus de l'astre solaire
qu'on appelle, par analogie, "vent solaire".
Cette déviation, variable donc, serait d'autant plus
accentiuée que les "vents solaires"
sont intenses, et donc que l'activité
magnétique du soleil est puissante. Une indéniable
corrélation se manifeste entre
l'activité magnétique du soleil, le nombre,
la taille et l'intensité des "taches
solaire", et les relevés de carbone
14 enfin. Trois éléments, eux-mêmes
étroitement corrélés aux observations
faites sur l'évolution des températures en Europe
par exemple. Corrélation tout aussi manifeste
sur le temps court ("Petit Âge
de Glace", "minimum de Dalton", minimum de
Maunder" que sur le temps long
(Holocène, d'une durée de 11 000 ans environ).
Karen Labitzke, de l'Institut Météorologique
de Berlin, partant de la corrélation entre
cycles de température et cycles
d'activité solaires, au moins depuis 1750, pense avoir
démontré, en 1987 (bien avant toute polémique
publique sur les gaz à effet de serre et le climat)
que plus un cycle de "taches solaire"
est court, plus l'activité magnétique
du soleil y semble intense, et inversement.
Quatre ans plus tard, en 1991, deux chercheurs danois affinent
l'analyse en la poussant au-delà de 1860. En 2005,
les recherches de l'astrophysicien américain Willie
Soon, portant, elles, sur les régions arctiques, va
dans le même sens, à partir, cette fois, de mesures
précises effectuées par satellite,
celles du rayonnement électromagnétique
par unité de surface (en Watts par mètre
carré).
Reste à interpréter ces convergences. C'est
le travail du physicien danois Henrik Svensmark,
à partir d'une expérience de physique bien connue,
celle des "chambres à brouillard",
enceintes fermées contenant un gaz saturé en
vapeur mises au point en 1912 pour tenter de reconstituer
le processus de formation des nuages. On a pu y observer
la formation de "traînées de
condensation" à la suite
de la traversée de la "chambre à
brouillard" par certains types de rayonnement
ionisants. Cette expérience est à l'origine
de la découverte du rayonnement cosmique,
dont les flux, modulés par les variations d'activité
du soleil, fourniraient les noyaux de condensation favorables
à l'enracinement de la vapeur d'eau en nuages.
Une bonne corrélation semble aujourd'hui établie
entre la formation de nuages, spécialement en basse
altitude, et l'activité magnétique du soleil,aux
variations elles-mêmes corrélatives à
celle des "taches solaires".
On comprend ainsi d'anciennes observations mettant en évidence
un lien de concomitance entre les éruptions solaires
et autres "taches solaires",
d'une part
- et le prix du blé, d'autre part!
Les études des chercheurs danois ont pu rebondir
sous la forme d'importants programmes de recherche, "SKY"
(nuage, en anglais, mais aussi en danois) er surtout "CLOUD"
(nuage, en anglais, mais ausi acronyme de Cosmic Leaving
Outdoor Droplets), actuellement en cours au CERN
(Genève).
Ces recherches sont en cours. Sans même attendre
qu'elles soient achevés, certains chercheurs formulent,
à partir de ces données, l'hypothèse
d'un prochain REFROIDISSEMENT CLIMATIQUE!
C'est dans cette direction - iconoclaste, ô combien!
- que semble progresser Mojib Latif, spécialiste
des relations Climat-Atmosphère à l'Institut
Leibniz des Sciences Marines de l'université de Kiel
(Allemagne). Loin du "péché mortel"
de "climato-scepticisme" voire de "négationnisme
climatique", et convaincu, tout au contraire, d'un
effet, réel, des rejets de gaz à effet
de serre produits par l'activité humaine sur un réchauffement,
réel, du climat, dans la période récente,
Latif ("gentil", "sympa", en
langue arabe) considère toutefois qu'il y a combinaison,
dans la période considérée de nos
"Temps Modernes", entre ces
phénomnes et des variations naturelles de la
circulation océanique, et donc de la température
à la surface des mers (qui couvrent près
de 80% de la superficie de la "Terre"!...).Selon
lui, personne ne peut nier l'apparente stagnation
de la température globale ces 20 dernières années,
quelles que soient les difficultés à en faire
une mesure précise.Dans le prolongement de ces phénomènes,il
se demande si on ne doit pas anticiper une baisse
des températures à venir les 20 prochaines années
- et en a fait l'annonce devant un aéropage
d'experts de l'ONU rassemblés à la fin de l'été
2009 à Genève, à l'occasion de la troisième
conférence internationale de l'Organisation Météorologique
Mondiale (OMM), jetant un...froid, quelques semaines
avant l'ouverture de la fameuse Conférence de Copenhague...
C'est en fait depuis 1997 qu'une bonne corrélation
a pu être mise en évidence entre l'augmentation
récente des températures sur les continents
de l'hémisphère nord, au moins, celle des océans,
et celle de l'irradiance solaire. Le schéma est à
peu près le suivant:une plus forte
activité magnétique du soleil entraîne
une une intensification des "vents
solaires", formés de particules projetées
par l'astre dans son activité éruptive. A son
tour, ce flux de particules exerce une pression plus forte
sur le rayonnement cosmique -en le déviant davantage.
Dévié, ce rayonnement a moins d'influence sur
la formation des nuages. Moins de nuages, ce sont des océans
plus chauds, qui, à leur tour, réchauffent les
continents.
C'est aussi début 1997 qu'a commencé
le "cycle solaire numéro 23",
culminant fin 2000 début 2001 avec un
maximum constaté d'environ 120 "taches
solaires".
Selon les prévisions faites, en 2003, par
David Hattaway, spécialiste du
soleil à la NASA, la fin du "cycle
23" et le début du "cycle
24" devaient se produire en 2007, avec un
maximum de 150 "taches" pour 2010-2011.Surprise:
le "cycle 24" n'a en réalité
commencé que fin 2009, avec eaucoup moins d'intensité
que prévu. Entre temps, on a
observé la plus longue
période "sans
tache" depuis un siècle.
Jusqu'ici, une constante s'est affirmée avec
une parfaite régularité:plus un cycle solaire
est long, plus le suivant est faible.
A partir de novembre 2010, le nombre de
"taches" observées
est de 50% inférieur aux
anticipatons. Comme si on devait s'attendre,
désormais, à une succession de cycles, à
commencer par les numéros 25 et 26, marqués
par une diminution de l'activité solaire:
avec l'entrée dans l'équivalent d'un
nouveau "minimum de Dalton".
C'est l'hypothèse actuellement
retenue par Hattaway, par la Nasa elle-même, et de nombreux
autres chercheurs de par le monde...
Selon certains d'entre eux, ce "nouveau
minimum de Dalton" pourrait même
durer 60 à 100 ans. Un spécialiste
australien et un scientifique russevont jusqu'à anticiper,
aux alentours de 2040, l'équivalent
d'un nouveau "cycle de Maunder"
- avec 
| Le
minimum de Maunder comme
le minimum de Dalton (ci-dessus)
sont deux périodes historiques marquées
par des climats plus froids,
au moins pour la partie continentale de l'hémisphère
nord; elles sont solidement documentées - et
coïncident, historiquement, avec un faible développement
des taches solaires (en rouge,
puis en bleu). |
|
quasi-disparition des "taches
solaires" jusqu'à
l'an 2100!
| |
L'expérience montre que plus
un cycle solaire est long, plus le suivant sera faible. On
doit donc se demander si nous ne sommes pas en train de nous
orienter vers une période comparable au "minimum
de Dalton", le dernier minimum documenté
du "Petit âge glaciaire",
marqué par de très grands froids. Il pourrait
durer de 30 à 100 ans.
Pour certains scientifiques, toutefois, ce refroidissement
prévisible à partir de l'étude des derniers
cycles solaire constatés, et de leurs perturbations,
pourrait être encore plus accentué -
et s'approcher des températures connues au cours du
"cycle de Maunder", avec
une quasi disparition des "taches"
solaires dans la période 2040-2100.
Cela ne surprendra pas ceux qui lisent attentivement
les journaux - et comparent ce qu'ils disent à ce qu'ils
ont dit: comme l'a fait par exemple Hacène
Areski, spécialiste de géographie physique,
pour la rédaction de son livre "CLIMAT,
MENSONGES ET PROPAGANDE" (Thierry
Souccar
Editions - quatrième trimestre 2010) - ouvrage
où nous avons abondamment puisé pour la réalisation
de ces pages, et qui vient en appui et confirmation des analyses
sur le sujet déjà présentes sur ce site
depuis plusieurs années.
Reste que l'étude de l'impact du rayonnement solaire
sur le climat de la planète ne saurait se
limiter à la prise en compte des variations de l'activité
magnétique du soleil.
D'autres phénomènes modifient les forces d'attraction
dans l'espace, modifiant, du même coup, les
paramètres Terre-Soleil, qu'il s'agisse de
l'inclinaison orbitale, de la vitese
de rotation, et même de la distance entre le
centre de gravité de notre système solaire et
ses "périphériques" - dont
nous.
Ces variations sont faibles. Comme sont
faibles les variations des champs d'attraction produits
par le mouvement de planètes lointaines, voire
par des phénomènes encore plus éloignés
dans le temps comme dans l'espace, et faibles
les oscillations de température à la surface
ou dans la profondeur des océans, l'évolution
des vents et des courants: mais
ce sont ces variations de faible amplitude
qui semblent à l'origine des variations cycliques
les plus anciennes des températures sur notre planète
- difficiles à attribuer à
l'activité humaine...
Et c'est précisément dans
l'art de prendre en compte les divers "signaux
faibles" indiquant ou entraînant
des varaitions faibles ( qui, combinées,
peuvent entraîner des changements, à échelle
humaine, significatifs ) que réside la Science
- balbutiante - du climat.
Il en va de même dans l'art du renseignement,
donc de la guerre.
13 février 2011. Qi
|
Le
climat a toujours varié, y compris aux époques
les
plus reculées.
Ciourbe
des températures reconstituées
par
recoupements depuis 10 000 ans
ci-dessous


Et en agrandissement "mega",
ci-dessous:
Paris dans les grands froids, c'était au XIXIème
siècle, hier...Et c'est sans doute demain...
Ci-dessus et ci-dessous
Mesures
de la température
Les premières stations météorologiques
ont été mises en place en Grande-Bretagne
(1854) et en France (1855) sous l'impact de la Guerre de
Crimée, où une tempête d'échelle
continentale balayant toute l'Europe, sans pour autant avoir
été prévue, avait coulé 40 navires,
dont trois vaisseaux de guerre, en Mer Noire, le 14 novembre
1854. Les stations météo se sont multipliées
au fil du temps. Elles font apparaître une augmentation
de quelque 0,74 degrés à l'échelle
du globe de 1906 à 2005, après une évolution
plus chaotique de 1850 à 1900(légère
baisse en moyenne).
Une station météo obéit
théoriquement aujourd'hui à des normes
très strictes. Elles sont parfois
respectées...Les thermomètres doivent
être placés dans un "abri
de Stevenson", conçu selon des
normes strictes à partir d'un caisson en bois ou
en plastique peint en blanc, dont les flancs sont constitués
de persiennes favorisant le renouvellement de l'air,avec
une porte placée au nord dans l'hémisphère
nord, au sud dans l'hémisphère sud pour que
les rayons de soleil puissent pénétrer à
l'intérieur lors de l'ouverture.
Le caisson doit être placé
à une hauteur de 1,25 à 2 mètres au-dessus
d'un sol couvert de gazon et dégagé, sans
obstacle situé à une distance inférieure
à trois fois sa hauteur, afin de limiter les ombres
portées quand le soleil est bas, et sans aucune source
de chaleur à proximité.
Les mesures ne sont pas au-dessus de la
critique. Stations météo mal entretenues,
en nombre variable au fil du temps, et surtout changement
d'usage des sols à proximité, notamment bétonnage,
avec pour conséquence notable le développement
d'îlots de chaleur urbains de plus
en plus proches des stations, etc.
Il y aurait bien toutefois réchauffement
d'environ 0,74 degrés au XXème siècle,
en deux phases 1920-1945 et 1975-2000 (surtout
dans les zones urbaines et densément peuplée
pour la seconde, et ne nous ramenant pas au-dessus
des niveaux d'avant-guerre...)
De plus 71% de la surface
de la "Terre" sont en
fait constitués par les mers...Sur
lesquelles on ne peut disposer de stations météo.
La mise en place de balises, théoriquemnt
standadrisées, n'a succédé qu'il
y a peu de temps aux méthodes de "mesures"
après prélèvement de grandes louches
d'eau salée par des bateaux...
3000 balises sont mises
en place de 1977 à 2003, avec une capacité
de mesure de la température de l'eau océanique
jusqu'à 700 mètres de profondeur, alors que
plus bas l'inertie thermique est plus forte.
Elles montrent un
vrai réchauffement de la surface des océans,
au moins de 1993 à 2008.
Mais depuis 2003,
le réchauffement des mers ne continue pas, voire
s'inverse.
Crosse
de hockey
En 1998, la revue
Nature publie une étude signée
Michaël Mann, Raymond Bradley et Malcolm Hughes
(MBH98). Ils prétendent avoir pu
"reconstituer" la température
moyenne de l'hémisphère nord pour les 6 derniers
siècles, l'étendant à l'an 1000 dans
une seconde étude parue l'année suivante (MBH99).
C'est la fameuse "courbe
en forme de crosse de hockey",
presque plate pendant des siècles (le
"manche", et s'incurvant
très brutalement vers le haur à l'âge
industriel ("la crosse").
Cette courbe sème
le trouble.
Elle rompt avec ce qu'on
tenait pour établi jusque là.
Le GIEC lui-même,
qui va en faire grand cas par la suite, publiait encore
dans son premier rapport une courbe sinusoïdale marquée
par un réchauffement sensible ("période
médiévale chaude" à
partir de l'an 1000 environ, suivi par
une longue chute, irrégulière, coupée
de ressauts, atteignant un point bas peu avant
1700 ("Petit Âge de Glace").
Remontée rapide le siècle suivant,
petite rechute, quasi stabilité sinusoïdale
jusque vers 1900, sensible montée après, plateau...
L'équipe de Michaël
Mann a produit sa "crosse
de hockey" à partir de
relevés faits dans des glaciers, dans
la calotte polaire, et d'un travail
sur les coraux ainsi que les troncs d'arbre.
Mais
dans les données ultérieures issues des satellites,
aucun réchauffement n'apparaît plus à
partir de 1998 ! Pas la trace d'une "crosse de hockey
!"
Même un "réchauffiste"
enragé comme Phil Jones convient de cette stagnation
ou même légère baisse.
James Hansen est
l'un des seuls à faire encore apparaître une
courbe de température ascendante pour nos 10 dernières
années.
|
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Optimum
Médiéval
C'est le nom qui a été attribué
à une période chaude culminant autour de
l'an 1000 - du VIIème au XIIIème
siècle à peu près, dans l'hémisphère
nord et particulièrement en Europe, en tout cas.
Elle est solidement documentée dans les
archives historiques, avec la présence de vigne
500km plus au nord qu'aujourd'hui en Belgique,
Angleterre et Allemagne, jusqu'en l'an 1300 environ...Faible
extension des glaciers alpins, en dessous
des valeurs actuelles. - L'Optimum médiéval
(O.M.) et suivi par une période plus froide, qu'on
a appelé Petit Âge Glaciaire
( P.A.G.),où les glaciers
européens (alpins) reprennent vigueur.
Le suédois Anders Moberg ,
qui n'est pas climato-sceptique, a dirigé une
reconstitution des températures moyennes globales
au niveau mondial.
Il publie en 2005 dans
Nature une courbe pour l'hémisphère
nord.
L'O.M. y apparaît nettement,
de même que le P.A.G., et un
réchauffement au XXème qui commence bien plus
tôt que sur les courbes de Mann - "crosse de
hockey" etc..
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Niveau
des mers
Il y a bien une expansion thermique
des océans depuis la fin du P.A.G. A quoi
s'ajoute un autre phénomène, l'apport
d'eau douce venant de glaciers en recul et de la
fonte de neige et de glace au Groenland .
Mais
cette hausse ne dépasse pas 20 cm depuis
1900, malgré une récente
accélération.
Les indications des marégraphes
sont à relativiser, puisque parfois ce sont
les terres qui baissent (deltas,sous le poids des
sédiments, polders s'enfonçant dans un sous-sol
mou, effets du bétonnage et des constructions littorales
qui augmentent le poids de la croûte en surface, de
même que les glaciers, prélèvements
de pétrole, aussi, de gaz etc. qui libèrent
des cavitésd'affaissement, etc....).
A partir de 1992, la précision
des satellites s'étant améliorée,
on a pu évaluer de façon assez précise,
à hauteur de 3,4 mm/an la montée
des niveaux des mers.
Elle ne devrait pas dépasser
20cm d'ici la fin du XXIème siècle selon
le grand spécialiste suédois Nils-Axel
Mörner, grand adversaire du GIEC
- qui,lui, de son côté, revoit ses
estimations à la baisse de rapport de synthèse
en rapport de synthèse, et en est à
une prévision de hausse de 19 à 58cm
à échéance 2100 dans son rapport 2007...
En 1995 il était à 95 cm, en 2001 à
88 cm. Al Gore 6 mètres...
Il y a donc bien une hausse du niveau de
la mer, mesurée par satellite, mais elle
s'est interrompue de 2005 à 2009. Avant
une forte reprise, conséquences d'El Nino
comme en 1998?
Fortes disparités: sur la partie centrale
du littoral brésilien, l'océan était
plus haut de 5 mètres il y a 5000 ans, diminuation
fluctuante jusqu'à ce jour. Sur les côtes des
Etats-Unis, la tendance est à la hausse.
En Méditerranée, pendant la
période grecque classique, la mer montait 2 mètres
plus haut qu'aujourd'hui. Au I°siècle de notre
ère, elle était1 mètre plus bas, au
contraire.
Les cartes satellites
font apparaitre que ni le Bengladesh ni les Maldives, souvent
cités, ne sont menacés de submersion. De
1993 à 2004, le nord de l'Océan indien a plutôt
connu une baisse du niveau des mers.
Mörner montre que les Maldives,
comme beaucoup d'îles, sont des amas de coraux
poussant sur des volcans sous-marins devenus inactifs et
s'étant affaissés sous leur propre poids.
Ces îles ont déjà connu un niveau de
la mer sensiblement supérieur, 60 cm plus
haut dans un passé récent. On y a
longtemps pratiqué l'extraction de calcaire
dans les récifs coralliens pour construire,
du coup ces récifs ne font plus barrage aux vagues,
qui attaquent les côtes... C'est une autre cause,
"anthropique",de difficultés
dues à lactivité humaine, aux paramètres
socio-économiques, mais sans aucun rapport, pourtant,
avec la pollution par combustion de pétrole, charbon,
ou gaz....
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VENUS
Son atmosphère est composée
à 96,5% % de CO2 contre 0,039
pour la Terre.
La planète est très
chaude (460 degrés)...Mais ce serait en
fait l'évaporation des eaux de surface,
et non le CO2 qui serait à l'origine de son formidable
effet de serre. Ainsi que l'oxyde de soufre
SO2. Pour la Terre, la question
reste posée: l'effet de serre est-il dû
à 95 % à la vapeur d'eau H2O, ou
à 60% seulement comme l'affirme le GIEC?
|
Le
Sahel reverdit
Les variations du temps dans le
Sahel s'expliquent, en général, par
les variations climatiques aux pôles, toujours
plus accentuées qu'aux tropiques ou sur l'équateur.
Les différences de chaleur, puis de pression atmosphérique,
induisent des phénomènes de circulation des
fluides en conséquence.
Les pluies sur le
Sahel ont augmenté de
1910 environ, point bas, à 1950 ; diminué
de 1950 à 1985, environ, (point bas). Elles augmentent
de nouveau depuis,avec un pic au début des
années 2000, suivi par une légère baisse
qui nous laisse encore loin du niveau bas des années
1950 !
C'est le long refroidissement arctique
qui explique la baisse des pluies 1950-1985.
Les structures pluviogènes ont alors
migré vers le nord, et le Sahel a
reverdi. (observation admise par Le Monde
en 2004.).
De la même façon, le
Petit Âge de Glace (P.A.G.) avait été
marqué par une sécheresse au Sahel.
L'époque du Sahara vert,
peuplé de grands animaux qu'on retrouve sur des fresques,
et parsemé de lacs, c'était au cours de l'Optimum
holocène: quand le pôle
nord était bien plus chaud qu'aujourd'hui !
| |
Le
Lac Tchad n'est pas la Mer d'Aral!
Au début des années
1960, ce lac sahélien s'étend encore
sur 25 000 km2. La superficie de la Lorraine. Aujourd'hui
2500 !
Ce sont en fait ses cours
d'eau contributeurs qui fournissnt moins.
Ils viennent du sud, asséché par contrecoup
du refroidissement du pôle.
Il y a 20
000 ans, au paroxysme de la dernière ère
glaciaire, le climat tropical était beaucoup
plus sec,et le Lac Tchad avait entièrement
disparu.
Il y a 6000
ans au contraire, en plein Optimum Holocène,
période chaude, un Mega Lac Tchad faisait
340 000 km2 et sa profondeur
atteignait 160 mètres.
Plus bas niveau atteints au XVIème
siècle, au début du XXème (marécage
avec deux tout petits lacs), et depuis la
fin des années 1960 avec le début
de la grande sécheresse sahélienne...
Les populations locales ont
plus accompagné le changement qu'elles ne
l'ont provoqué. Elles ont
fortement augmenté dans la région
qui dépend du lac pour son alimentation en
eau potable. Le développement intensif de
cultures irriguées peut faire craindre le
pire, même si le CO2, là encore, n'y
est pas pour grand chose...Et si on reste loin de
l'asséchement, aujourd'hui en voie de s'inverser,
de la Mer d'Aral...
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Forêt amazonienne
Dans le passé, ce sont les perturbations
causées par le refroidissement des pôles
qui l'ont asséchée - et pas les périodes
chaudes, qui peuvent être aussi très humides!...
. Stabilité ou même légère
hausse des précipitations depuis le début
du XXème siècle.
Un important déficit pluviométrique,
survenu en 2005, a surpris les chercheurs par ses
faibles conséqences sur la forêt,
qui apparaît donc, en réalité, très
résistante au stress hydrique
- et plutôt menacée par les brûlis, coupes
forestières et feux de forêt, perte de la biomasse
menaçant 40% de ce magnifique espace végétal
où le tamarin roux, tout petit

singe aux mimiques de vieil homme que l'on
croyait définitivement disparu, a fait une réapparition
remarquée, signe des forces de vie plus fortes que
la mort.
|
Glaciers deeeeeeeeeeeeeee
montagne
Aussi souvent appelés "glaciers
alpins", ils couvrent 430 000 km2
dont 3000 dans les Alpes;
et sont au nombre de 160 000 environ.
Le plus gros glacier français, la
Mer de Glace, fait 12 km
de long contre 185 km pour le plus gros
glacier d'Alaska.
Les uns avancent, d'autres reculent.
Y compris dans le même secteur. Au
sud de l'Argentine, le Perito Moreno
avance de 2 mètres par jour. Son voisin
Upsala recule.
Mais les glaciers du monde entier,
tendantiellement, diminuent, confirmant
l'hypothèse d'un réchauffement depuis
la fin du Petit Âge Glaciaire (P.A.G.), il y a 150
ans environ, montée des températures qui reste
limitée et progressive, comparable à celle
d'autres cycles bien connus, et plus anciens, et qui, coïncidant
, certes, à peu près, avec les tout débuts
de l'ère industrielle, doit sans doute plus à
des modifications d'orbite ou autres variations dans la
relation Terre-Soleil qu'à la maléfique pollution
CO2 pétrole-charbon etc..
La dernière ère glaciaire
aurait pris fin il y a 10 000 ans, semble
indiquer l'étude des glaciers comme
leurs empreintes caractéristiques dans les
vallées glaciaires.
Depuis 500 000 ans, les
cycles glaciaires sont de 100 000 ans environ,
interrompus par de "brèves" périodes
chaudes de 10 000 ans...
Dans la période dite de l'Optimum
Holocène, la quasi-totalité des glaciers des
Montagnes Rocheuses (USA) auraient disparu. Il
faisait sans doute plus chaud que maintenant.
Pour les glaciers des Alpes, selon
le spécialiste Sylvain Coutterand, c'est
aussi dans la période de l'Optimum Holocène
(6800 à 9000 ans avant la période actuelle)
que la plupart d'entre eux ont le plus régressé,
certains ayant même alors complètement disparu.
Au cours de l'Optimum Romain (il
y a 2650 à 2000 ans), "les langues
glaciaires s'arrêtaient à une altitude supérieure
d'au moins 300 mètres").
Au cours de l'Optimum Médiéval,
l'olivier était cultivé à
Aoste et la vigne dans le Valais.
Comme lors des précédents Optimum,
des cols aujourd'hui englacés étaient
des voies de passage.
Le recul actuel des glaciers alpins
permet de retrouver d'anciens aménagements,
comme des chenaux d'irrigation utilisant
l'eau de fonte des glaciers. Les glaciers alpins ont
"été moins étendus
durant plus de la moitié de ces derniers 10 millénaires."(SC).
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Ours
L'ours blanc dit
ours polaire vit sur la frange litorale des régions
arctiques. il mange essentiellement des phoques
- avec la peau, c'est-à-dire la fourrure....
Sur la liste rouge des espèces
menacées par "la fonte de la banquise",
ce géant affamé de viande fraîche,
plus grand carnivore existant et méga-prédateur,
descendrait d'ours bruns s'étant trouvés
isolés dans des enclaves en bord de mer.
Mais en fait, quand un mâme
croise une femelle, la copulation des blancs et des
bruns reste envisageable -et donne des rejetons, métisés,
qui eux-mêmes sont fertiles.
L'espèce n'est donc
nullement menacée
par le réchauffement de l'Arctique.
Une mandibule d'ours polaire
a été découverte au Spitzberg,
datant de l'Eémien,
période chaude interglaciaire un peu comparable
à la nôtre, il y a 110 000 à
130 000 ans.
Le féroce plantigrade a donc
survécu aux Optimum holocène
(océan libre de glaces), Eémien
(5 à 6 degrés de plus en Arctique qu'aujourd'hui)
comme aux Optima médiéval, romain,
minoen - et enfin à la période chaude
des années 1920-1940 !
Grâce aux mesures de protection
des espèces arctiques, celles-ci ont
augmenté de 16% de 1970 à 2004.
L'ours polaire, qui en fait partie
baisse, lui, dans des secteurs de l'Arctique touchés
par un refroidissement, sa population croît,
au contraire, dans les zones en cours de réchauffement-
selon le chercheur canadien Mitchell Taylor, grand
spécialiste. Le mercure répandu
par l'homme, contaminant les poissons dévorés
par les phoques, et donc les phoques exterminés
par l'ours, le menace plus que celui du thermomètre.
Les glaces du
pôle nord sont bien en recul depuis 30 ans.
Contrairement à
celles de l'Antarctique (à
l'exception d'une étroite péninsule).
Mais le pôle
nord a connu son été le plus froid depuis
1958 en 2010, d'après la météo
danoise.
Au même moment l'hiver
était très froid en Amérique
du Sud (hémisphère sud) avec
d'importantes pertes de bétail...
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Comme les grandes sécheresses,
les inondations brutales, signe elles aussi d'un climat
devenant plus chaotique, sont plus souvent provoquées,
historiquement, par un rafraîchissement de l'atmosphère,
commençant habituellement par les pôles,
ce qui crée d'importants déséquilibres
avec les zones équatoriales ou tropicales.
Est-ce bien ce qui est en train de se passer en ce
moment, où les températures "moyennes
globales", difficilement mesurées même
avec la précision des satellites et les nombreuses
balises immergées dans tous les océans?
Peut-être le sait-il, ou plutôt le sent-il,
ce très grand serpent très venimeux
nageant, très
énervé, sur une route australienne inondée,
à l'entrée d'une grande ville où
s'ébattent aussi joyeusement d'énormes
crocodiles de mer affamés? |
Les
neiges du Kilimandjaro
Ce très beau volcan africain
flirte avec les 6000 mètres, légèrement
au sud de l'équateur. Son sommet
est blanchi de glaciers résiduels.
Claude Allègre, faisant
le malin, comme toujours, mais pressé et
pareseux, comme toujours, a cru pouvoir
"allumer les écolos"
sans trop se fatiguer en se moquant
d'eux à propos des causes de la quasi-disparition
de cette chevelure neigeuse. Citant des références
dans lesquelles il s'emmêle, il attribue le
phénomène au lent assèchement
de cette partie de l'Afrique.
Or, s'il y a bien réchauffement
dans le secteur du Kilimandjaro, et réchauffement
à son sommet, où la température
descend rarement à3 degrés au-dessous
de zéro, ce niveau de réchauffement
est loin d'être suffisant pour faire
fondre des glaciers. Les pertes
de glace existent pourtant. Elles sont
dues au phénomène bien connu dit de
"sublimation",
passage direct de l'état de de glace
à celui de vapeur d'eau, ou évaporation
directe de la glace sans passer par une phase d'écoulement
d'eau..L'alimentation en neige, par les chutes,
n'est plus suffisante aujourd'hui pour compenser
cette "sublimation".
C'est du début du XXème
siècle que date le retrait des glaces et
neiges au sommet du Kilimandjaro. Même le
GIEC serait donc bien mal inspiré en l'attribuant
au "réchauffement anthropique",
puisqu'il date ce phénomène limité
très largement hypothétique... des
années 1970...
Selon le géographe français
Marcel Leroux, auteur d'une thèse
d'Etat en 1983 sur les climats de l'Afrique tropicale,
ce serait un glissement vers le sud de la
zone de convergence des alizés qui
expliquerait la sécheresse dans le secteur
du grand volcan, par suite, la fonte - et
pas le déboisement des flancs du Kilimandjaro
par les agriculteurs, problème réel,
quelquefois évoqué.
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Contes
et
Légendes du
Gulf
Stream
C'est en 1855 qu'un officier de la
marine américaine attribue
à ce courant chaud découvert dès
le XVIème siècle au niveau de la Floride
par les navigateurs espagnols le climat tempéré
de l'Europe occidentale. Montréal
et Royan sont à la même latitude, et
pourtant leur climat n'a rien à voir.... En
fait, on appelle par facilité "Gulf
Stream" une des 5 "gyres"
majeures produites par la circulation atmosphérique
induite par les hautes pressions subtropicales...Ces
"gyres" sont de très vastes
zones de courants rotatifs, dont l'une, la "dérive
nord-atlantique", remonte devant
la Floride, puis plus au nord, avant des'incurver
vers l'est et de rejoindre l'Europe, puis de donner
naissance, au sud, au "courant des Canaries",
etc.
Formée d'eau de mer gelée,
la banquise est bien moins salée que l'océan
qui la porte: car une partie de son sel a été
expulsé dans l'eau qui l'entoure au moment
de sa formation.
Une eau plus salée est plus
dense et plonge en profondeur, phénomène
de pompe...
Quand les eaux chaudes traversent
une atmosphères fraîche, elles s'évaporent
en se refroidissant, l'océan, à cet
endroit, devient plus salé, les eaux y sont
plus "lourdes".
Selon la thèse réchauffiste-catstrophiste,
la fonte des glaciers produirait un afflux d'eau douce
peu dense par rapport à l'eau de mer, contrariant
la formation d'eau profonde et du coup perturbant
la puissance de la dérive nord-atlantique,
partie nord-atlantique du Gulf Stream.
Le réchauffement climatique,
supposé général, entraînerait
donc paradoxalement ...un refroidissement
hivernal de l'Europe occidentale.
Cette thèse a été
développée par trois chercheurs britaniques
et publiée dans un article de Nature en 2005.
Les auteurs, et donc la revue, qui "valide",
vont même jusqu'à prétendre que
ce ralentissement serait déjà de 30%
- alors qu'on est loin de constater une série
d'hivers plus rigoureux dans la période, en
Europe de l'ouest.
Selon des recherches plus récentes,
c'est en fait la barrière des Montagnes
Rocheuses qui provoque un refroidissement
de l'est de l'Amérique - et la fameuse différence
climatique Montréal -Royan..
D'autres recherches semblent démontrer
que la circulation océanique ne s'est nullement
ralentie depuis 7-8 ans, et même probablemnt
depuis 20 ans. Et la salinité
de l'Atlantique-nord et à la hausse,
non à la baisse...
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OMS
: le « pape de la grippe
A » accusé de corruption

Source : http://www.voltairenet.org/article163315.html
par F. William Engdahl* <http://www.voltairenet.org/article163315.html#auteur124557>
On le surnomme « Dr Flu » (Docteur Grippe),
le professeur Albert Osterhaus est le principal conseiller
de l´Organisation mondiale de la Santé
face à la pandémie de grippe H1N1. Depuis
plusieurs années, il prédit l´imminence
d´une pandémie globale et ce qui se passe
aujourd´hui semble lui donner raison.
Cependant, le scandale qui a éclaté
aux Pays-Bas et fait l´objet d´un débat
au Parlement a mis en évidence ses liens personnels
avec les laboratoires fabriquant les vaccins qu´il
fait prescrire par l´OMS.
F. William Engdhal relate comment un expert peu scrupuleux
a pu manipuler l´opinion publique internationale,
surévaluer l´impact de la grippe H1N1,
et faire la fortune des laboratoires qui l´emploient.
?16 décembre 2009
Depuis
Francfort (Allemagne)
Le professeur Albert Osterhaus Dans le courant de
cette année, le Parlement néerlandais
[1 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb1>
] nourrissait des soupçons à l´encontre
du fameux Dr Osterhaus et avait ouvert une enquête
pour conflit d´intérêts et malversations.
Hors des Pays-Bas et des médias néerlandais,
seules quelques lignes dans la très respectée
revue britannique Science firent mention de l´enquête
sensationnelle sur les affaires d´Osterhaus.
Ni les références, ni l´expertise
d´Osterhaus dans son domaine n´étaient
remises en question. Ce qui est mis en cause, comme
nous l´apprend la revue Science dans une simple
dépêche, c´est l´indépendance
de son jugement personnel en matière de pandémie
de grippe A. Science publiait ces quelques lignes
à propos d´Osterhaus dans son édition
du 16 octobre 2009 :
« Aux Pays-Bas, ces six derniers mois, il était
difficile d´allumer sa télévision
sans voir apparaître le célèbre
chasseur de virus Albert Osterhaus et l´entendre
parler de la pandémie de grippe A. Du moins,
c´est ce que l´on croyait. Monsieur Grippe,
c´était Osterhaus, le directeur d´un
laboratoire de réputation internationale au
sein du Centre médical de l´Université
Érasme de Rotterdam. Mais, la semaine dernière,
sa réputation est descendue en flamme après
que des soupçons ont été émis
sur sa velléité d´attiser les
craintes d´une pandémie dans le but de
servir les intérêts de son propre laboratoire
dans la mise au point de nouveaux vaccins. Au moment
où Science mettait sous presse, la Deuxième
Chambre du Parlement néerlandais annonçait
même que la question serait débattue
en urgence. » [2 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb2>
]
Le 3 novembre 2009, sans pour autant en sortir indemne,
Osterhaus avait su éviter les dégâts.
Sur le site de Science, on pouvait lire dans l´un
des blogs : « La Deuxième Chambre du
Parlement néerlandais a aujourd´hui rejeté
une motion exigeant que le gouvernement rompe tout
lien avec le virologiste Albert Osterhaus du Centre
médical de l´Université Erasmus
de Rotterdam, qui fait l´objet d´une mise
en accusation pour conflit d´intérêts
en tant que conseiller gouvernemental. De son côté,
le Ministre de la Santé Ab Klink annonçait
dans le même temps une loi [3 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb3>
] pour la transparence du financement de la recherche,
contraignant les scientifiques à révéler
les liens financiers qu´ils entretiennent avec
des entreprises privées. » [4 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb4>
]
Dans un communiqué sur le site Internet du
Ministère de la Santé, M. Klink, dont
on sait qu´il compte parmi les amis personnels
d´Osterhaus [5 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb5>
], affirmait par la suite que ce dernier n´était
qu´un conseiller du Ministère parmi de
nombreux autres sur les questions des vaccins contre
la grippe A H1N1. Il s´est aussi dit «
au courant » des intérêts financiers
d´Osterhaus [6 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb6>
] : ils ne cachent rien d´extraordinaire, simplement
le progrès de la science et de la santé
publique. Du moins, c´est ce qu´on croyait.
Un examen plus poussé du dossier Osterhaus
laisse entrevoir que ce virologiste néerlandais
à la renommée internationale pourrait
se trouver au centre d´une arnaque mettant en
jeu plusieurs milliards d´euros autour de l´idée
d´une pandémie. Un système frauduleux
dans lequel des vaccins non-testés sont injectés
à des humains, au risque -cela c´est
déjà produit- de provoquer de sévères
séquelles, de graves paralysies, voire des
décès.
La supercherie des fèces d´oiseau
Albert Osterhaus n´est pas du menu fretin. Il
a joué un rôle dans toutes les grandes
paniques suscitées par l´apparition de
virus, depuis les mystérieux décès
imputés au SRAS (Syndrome respiratoire aigu
sévère) à Hong-Kong, là
où l´actuelle Directrice générale
de l´OMS Margaret Chan avait lancé sa
carrière de responsable de la Santé
Publique au niveau local. D´après sa
biographie officielle à la Commission Européenne,
en avril 2003, au paroxysme de la panique provoquée
par le SRAS, Osterhaus fut engagé pour participer
aux enquêtes sur les cas d´infections
respiratoires qui se multipliaient alors à
Hong Kong. On peut lire ces mots dans le rapport de
l´Union Européenne : « il démontra
à nouveau son talent à réagir
rapidement à de graves situations. En trois
semaines, il a prouvé que cette maladie est
provoquée par un coronavirus récemment
découvert qui contamine les civettes, les chauves-souris
et d´autres animaux carnivores. » [7 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb7>
]
Par la suite, quand les cas de SRAS ne firent plus
parler d´eux, Osterhaus passa à autre
chose, oeuvrant cette fois pour la médiatisation
des dangers de ce qu´il nommait la grippe aviaire
H5N1. En 1997 il avait déjà sonné
l´alarme après la mort, à Hong
Kong, d´un enfant de trois ans qu´Osterhaus
savait avoir été en contact avec des
oiseaux. Osterhaus développa son lobbying à
travers les Pays-Bas et l´Europe, affirmant
qu´une nouvelle mutation létale de la
grippe aviaire s´était transmise aux
humains et que des mesures drastiques devaient être
prises. Il revendiquait être le premier scientifique
au monde à avoir montré que le virus
H5N1 pouvait contaminer des humains. [8 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb8>
]
Evoquant la dangerosité de la grippe aviaire
dans une interview diffusée sur la BBC en octobre
2005, Osterhaus déclarait : « si le virus
réussissait effectivement à muter de
telle sorte qu´il se transmette ensuite entre
humains, alors nous serions dans une situation complètement
différente : nous pourrions nous trouver devant
un début de pandémie. » .Il ajoutait
: « il y a un vrai risque que le virus soit
disséminé par les oiseaux dans toute
l´Europe. C´est un risque réel
que personne n´a pourtant pu évaluer
jusqu´à présent, parce que nous
n´avons pas mené les expérimentations.
» [9 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb9>
] Le virus n´a jamais réussi sa mutation,
mais Osterhaus était prêt à «
mener des expérimentations » que l´on
peut imaginer largement rétribuées.
Pour appuyer son alarmant scénario de pandémie
en tentant de lui donner une légitimité
scientifique, Osterhaus et ses assistants en poste
à Rotterdam commencèrent à collecter
et congeler des échantillons de fèces
d´oiseaux. Il affirma que, selon les périodes
de l´année, jusqu´à 30 %
de tous les oiseaux d´Europe s´avéraient
transporter le virus mortel de la grippe aviaire H5N1.
Il affirma également que les éleveurs
en contact avec des poules et des poulets se trouvaient
alors exposés au dit virus. Osterhaus briefa
les journalistes qui prirent bonne note de son message
alarmiste. La classe politique fut mise en alerte.
Dans la presse, il émit l´hypothèse
selon laquelle le virus, qu´il étiquetait
H5N1, après avoir provoqué plusieurs
décès aux antipodes asiatiques, allait
se propager en Europe, vraisemblablement transporté
sur les plumes ou dans les entrailles d´oiseaux
mortellement infectés. Il soutenait la thèse
d´oiseaux migrateurs capables d´apporter
le nouveau virus mortel vers l´ouest aussi loin
qu´en Ukraine et sur l´île de Rügen
[10 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb10>
]. Il lui suffit pour cela de feindre d´ignorer
que les oiseaux ne migrent pas d´est en ouest
mais bien du nord vers le sud.
La campagne alarmiste d´Osterhaus autour de
la grippe aviaire décolla réellement
en 2003, lorsqu´un vétérinaire
néerlandais trouva la mort après avoir
été malade. Osterhaus annonça
que sa mort résultait d´une contamination
par le virus H5N1. Il convainquit le Parlement néerlandais
d´exiger l´abattage de millions de poulets.
Pourtant, aucune autre personne ne succomba à
une infection similaire à celle attribuée
au H5N1. Pour Osterhaus, cela démontrait l´efficacité
de la campagne d´abattage préventif.
[11 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb11>
]
Pour Osterhaus, les déjections aviaires propageaient
le virus en retombant sur les populations et les autres
oiseaux au sol. Il était ferme dans sa conviction
que ces déjections constituaient le vecteur
de propagation de la nouvelle poussée mortelle
du virus H5N1 depuis l´Asie.
Un problème se posait cependant avec le stock
grandissant d´échantillons congelés
des déjections aviaires que lui et ses associés
avaient rassemblés et conservés dans
son institut. La présence du virus H5N1 ne
put être confirmée dans un seul de ces
échantillons. En 2006, à l´occasion
du congrès de l´OIE (Office international
des épizooties, désormais appelé
Organisation mondiale de la santé animale),
Osterhaus et ses collègues à l´Université
Érasme furent forcés d´admettre
qu´en testant les 100 000 échantillons
de matières fécales rassemblés
avec tant de précaution, ils n´avaient
découvert aucune trace du virus H5N1. [12 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb12>
]
En 2008, à Vérone, lors de la conférence
de l´OMS intitulée « La grippe
aviaire à l´interface Homme-Animal »,
Osterhaus prenait la parole devant ses collègues
scientifiques, sans doute moins échauffés
que le public non-scientifique par ses incitations
à l´émotivité. Il admettait
que : « dans l´état actuel des
connaissances, rien ne permet[tait] de formuler une
mise en garde contre le virus H5N1, ni d´affirmer
qu´il puisse provoquer une pandémie.
» [13 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb13>
] Mais, à ce moment-là, son regard se
portait déjà fixement sur d´autres
gâchettes à actionner pour faire converger
son travail sur les vaccins avec de nouvelles possibilités
de crise pandémique.
En 1923, Louis Jouvet met en scène "Knock
ou le triomphe de la médecine" de Jules
Romain. Un médecin peu scrupuleux s´installe
dans une petite ville et parvient à en convaincre
les habitants qu´ils sont tous malades. Il leur
prescrit des traitements inutiles, coûteux,
et parfois dangereux. La pièce est portée
à l´écran en 1933. L´escroc
y dit la célèbre réplique : «
Les gens bien portants sont des malades qui s´ignorent.
»
Grippe A et corruption à l´OMS
Constatant que la grippe aviaire n´avait fait
surgir aucune vague meurtrière de grande ampleur
-et après que Roche, qui produit le Tamiflu,
et GlaxoSmithKline, qui produit le Relenza, eurent
encaissé des milliards de dollars de profits
quand les gouvernement ont décidé de
stocker des vaccins antiviraux contestés-,
Osterhaus et les autres conseillers pour l´OMS
se tournèrent vers de plus verts pâturages.
En avril 2009, leurs recherches semblaient couronnées
de succès lorsqu´à La Gloria,
un petit village mexicain de l´État du
Veracruz, un enfant malade fut diagnostiqué
comme porteur de la grippe alors dite « porcine
» ou H1N1. Avec un empressement déplacé,
l´appareil propagandiste de l´Organisation
mondiale de la Santé à Genève
fut lancé sur les chapeaux de roues avec les
déclarations de son Directeur Général,
le Docteur Margaret Chan, concernant l´éventuelle
menace d´une pandémie mondiale.
Mme Chan évoqua « l´urgence de
santé publique d´envergure internationale
» [14 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb14>
] Par la suite, d´autres cas déclarés
à La Gloria furent présentés
sur un site Internet médical comme : une «
étrange » poussée d´infections
pulmonaires et respiratoires aiguës, qui évoluent
en broncho-pneumonie dans certains cas rencontrés
chez des enfants. Un habitant du village en décrivait
les symptômes : « fièvres, toux
sévères et sécrétions
nasales très importantes » [15 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb15>
]
Ces symptômes prennent par contre tout leur
sens dans le contexte environnemental de La Gloria,
une des zones au monde qui concentrent le plus grand
nombre de porcs en élevage intensif, dont les
exploitations sont principalement détenues
par l´américain Smithfield. Depuis des
mois, la population locale manifestait devant le siège
mexicain du groupe Smithfield, se plaignant de graves
affections respiratoires dues aux lisiers de porc.
Cette cause plausible pour les diverses maladies diagnostiquées
à La Gloria ne sembla intéresser ni
Osterhaus ni les autres conseillers de l´OMS.
Enfin se profilait la pandémie tant attendue,
celle qu´il avait prédite dès
2003, lors de sa participation aux recherches sur
le SRAS dans la province de Guandgong en Chine.
Le 11 juin 2009, Margaret Chan annonçait que
la propagation du virus de la grippe H1N1 avait atteint
le niveau 6 de l´« urgence pandémique
». Curieusement, elle précisait lors
de cette annonce que « selon les informations
disponibles à ce jour, une majorité
écrasante de patients ressentent des symptômes
bénins ; leur rétablissement est rapide
et complet, le plus souvent en ne recourant à
aucun traitement médical. » Avant d´ajouter
: « Au niveau mondial, le nombre de décès
est peu important, nous ne nous attendons pas à
voir une poussée soudaine et spectaculaire
du nombre des infections graves ou mortelles. »
On apprenait plus tard que Chan avait agi à
la suite de débats fiévreux à
l´OMS, sur les conseils du Groupe stratégique
consultatif d´experts de l´OMS (SAGE,
Strategic Advisory Group of Experts). L´un des
membres du SAGE, à l´époque et
encore aujourd´hui, est notre « Monsieur
Grippe », le docteur Albert Osterhaus.
Osterhaus occupait non seulement une position stratégique
pour recommander à l´OMS de déclarer
l´« urgence pandémique »
et inciter à la panique, mais il était
aussi le président d´une organisation
en première ligne sur le sujet, le Groupe de
travail scientifique européen sur la grippe
(ESWI, European Scientific Working group on Influenza),
qui se définit comme un « groupe multidisciplinaire
de leaders d´opinion sur la grippe, dont le
but est de lutter contre les répercussions
d´une épidémie ou d´une
pandémie grippales » Comme ses membres
l´expliquent eux-mêmes, l´ESWI mené
par Osterhaus est le pivot central « entre l´OMS
à Genève, l´Institut Robert Koch
à Berlin et l´Université du Connecticut
aux États-Unis. »
Le plus significatif au sujet de l´ESWI est
que son travail est entièrement financé
par les mêmes laboratoires pharmaceutiques qui
gagnent des milliards grâce à l´urgence
pandémique, tandis que les annonces faites
par l´OMS obligent les gouvernements du monde
entier à acheter et stocker des vaccins. L´ESWI
reçoit des financements des fabricants et des
distributeurs de vaccins contre le H1N1, tels que
Baxter Vaccins, MedImmune, GlaxoSmithKline, Sanofi
Pasteur et d´autres, dont Novartis, qui produit
le vaccin et le distributeur du Tamiflu, Hofmann-La
Roche.
Pour garder l´avantage, Albert Osterhaus, le
plus grand virologiste mondial, conseiller officiel
sur le virus H1N1 des gouvernements britannique et
néerlandais et chef du Département de
Virologie du Centre médical de l´Université
Érasme, siégeait à la fois parmi
l´élite de l´OMS réunie
dans le groupe SAGE et présidait l´ESWI,
parrainé par l´industrie pharmaceutique.
À son tour, l´ESWI recommanda des mesures
extraordinaires pour vacciner le monde entier, considérant
comme élevé le risque d´une nouvelle
pandémie qui, disait-on avec insistance, pourrait
être comparable à l´effrayante
pandémie de grippe espagnole de 1918.
La banque JP Morgan, présente à Wall
Street, estimait que, principalement grâce à
l´alerte pandémique lancée par
l´OMS, les grands industriels pharmaceutiques,
qui financent également le travail de l´ESWI
d´Osterhaus, étaient prêts à
engranger 7,5 à 10 milliards de dollars de
bénéfices. [16 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb16>
]
Le docteur Frederick Hayden est à la fois membre
du SAGE à l´OMS et du Wellcome Trust
à Londres ; il compte notamment parmi les proches
amis d´Osterhaus. Au titre de services «
consultatifs », Hayden reçoit par ailleurs
des fonds de la part de Roche et de GlaxoSmithKline
parmi d´autres géants pharmaceutiques
engagés dans la production de produits liés
à la crise du H1N1.
Un autre scientifique britannique, le professeur David
Salisbury, qui dépend du ministère britannique
de la Santé, est à la tête du
SAGE à l´OMS. Il dirige également
le Groupe consultatif sur le H1N1 à l´OMS.
Salisbury est un fervent défenseur de l´industrie
pharmaceutique. Au Royaume-Uni, le groupe de défense
de la santé One Click l´a accusé
de dissimuler la corrélation avérée
entre les vaccins et la montée en flèche
de l´autisme chez l´enfant, ainsi que
celle existant entre le vaccin Gardasil et des cas
de paralysie et même de décès.
[17 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb17>
]
Le 28 septembre 2009, le même Salisbury déclarait
: « la communauté scientifique s´accorde
sur l´absence totale de risque concernant l´inoculation
du Thimérosal (ou Thiomersal). » Ce vaccin,
utilisé contre le H1N1 en Grande-Bretagne,
est principalement produit par GlaxoSmithKlilne. Il
contient du Thimérosal, un conservateur à
base de mercure. En 1999, de plus en plus de preuves
faisant état que le Thimérosal présent
dans les vaccins pourrait être la cause de cas
d´autisme chez l´enfant aux États-Unis,
l´American Academy of Pediatrics (Académie
américaine de pédiatrie) et le Public
Health Service (Bureau de la santé publique)
avaient exigé son retrait de la composition
des vaccins. [18 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb18>
]
On trouve encore un autre membre de l´OMS partageant
d´étroits liens financiers avec les fabricants
de vaccins qui profitent des recommandations du SAGE,
en la personne du docteur Arnold Monto, un consultant
rémunéré par les fabricants de
vaccins MedImmune, Glaxo et ViroPharma.
Pire encore, participent aux réunions de scientifiques
« indépendants » du SAGE, des «
observateurs » comprenant, et oui, les mêmes
producteurs de vaccins GlaxoSmithKline, Novartis,
Baxter et consort. On peut se demander, si les meilleurs
experts de la grippe au monde sont censés composer
le SAGE, pourquoi invitent-ils les fabricants de vaccins
à y participer ?
Au cours de la dernière décennie, l´OMS
mettait en place ce que l´on nomme des «
partenariats public/privé », dans le
but d´accroître les fonds à sa
disposition. Mais, plutôt que de recevoir des
fonds provenant uniquement des gouvernements des pays
membres de l´ONU, comme cela était prévu
à l´origine, l´OMS reçoit
à l´heure actuelle de la part des entreprises
privées près du double du budget habituellement
alloué par l´ONU sous forme de bourses
et d´aides financières. De quelles entreprises
privées ? Des mêmes fabricants de vaccins
et de médicaments qui profitent des décisions
officielles telles que celle prise en juin 2009 à
propos de l´urgence pandémique de la
grippe H1N1. Tout comme les bienfaiteurs de l´OMS,
les grands laboratoires ont tout naturellement leurs
entrées à Genève, et ont droit
à un traitement fait de « portes ouvertes
et de tapis rouges » [19 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb19>
].
Dans une interview donnée au magazine allemand
Der Spiegel, un membre de la Cochrane Collaboration,
une organisation de scientifiques indépendants
qui évaluent toutes les études menées
sur la grippe, l´épidémiologiste
Tom Jefferson montrait les conséquences de
la privatisation de l´OMS et la marchandisation
de la santé.
« T. Jefferson : [...] l´une des caractéristiques
les plus ahurissantes de cette grippe, et de tout
le roman-feuilleton qui en a découlé,
est que, année après année, des
gens émettent des prévisions de plus
en plus pessimistes. Jusqu´à présent,
aucune ne s´est jamais réalisée
et ces personnes sont toujours là à
répéter leurs prédictions. Par
exemple, qu´est-il arrivé avec la grippe
aviaire qui était censée tous nous tuer
? Rien. Mais, ce n´est pas cela qui arrête
ces gens de faire leurs prédictions. Parfois,
on a le sentiment que c´est toute une industrie
qui se prête à espérer une pandémie.
Der Spiegel : De qui parlez-vous ? De l´OMS
?
T. J : L´OMS et les responsables de la santé
publique, les virologistes et les laboratoires pharmaceutiques.
Ils ont construit tout un système autour de
l´imminence de la pandémie. Beaucoup
d´argent est en jeu, ainsi que des réseaux
d´influence, des carrières et des institutions
tout entières ! Et il a suffit qu´un
des virus de la grippe mute pour voir toute la machine
se mettre en branle. » [20 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb20>
]
Lorsqu´on lui a demandé si l´OMS
avait délibérément déclaré
l´urgence pandémique dans le but de créer
un immense marché pour les vaccins et les médicaments
contre le H1N1, Jefferson a répondu :
« Ne trouvez-vous pas frappant que l´OMS
ait modifié sa définition de la pandémie
? L´ancienne définition parlait d´un
virus nouveau, à propagation rapide, pour lequel
l´immunité n´existe pas, et qui
entraîne un taux élevé de malades
et de décès. Aujourd´hui, ces
deux derniers points sur les taux d´infection
ont été supprimés, et c´est
ainsi que la grippe A est entrée dans la catégorie
des pandémies. » [21 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb21>
]
Très judicieusement, l´OMS publiait en
avril 2009 la nouvelle définition de la pandémie,
juste à temps pour permettre à l´OMS,
sur les conseils émanant, entre autres, du
SAGE, de « Monsieur Grippe », alias Albert
Osterhaus, et de David Salisbury, de qualifier d´urgence
pandémique des cas bénins de grippe,
rebaptisée grippe A H1N1. [22 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb22>
]
Le 8 décembre 2009, dans la note en bas de
page pertinente d´un article sur la gravité
ou la bénignité de la « pandémie
mondiale » du H1N1, le Washington Post mentionnait
que : « la deuxième vague d´infection
du H1N1 étant parvenue à son apogée
aux États-Unis, les principaux épidémiologistes
prévoient que la pandémie pourrait compter
parmi les plus bénignes depuis que la médecine
moderne documente les épidémies de grippe.
» [23 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb23>
]
Igor Barinov, parlementaire russe et président
du Comité pour la Santé à la
Douma, a exigé des représentants russes
à l´OMS en poste à Genève
qu´ils diligentent une enquête officielle
sur les indices multiples de la corruption massive
acceptée par l´OMS et menée par
l´industrie pharmaceutique. « De graves
accusations de corruption sont prononcées à
l´encontre de l´OMS », affirmait
Barinov. « Une commission internationale d´enquête
doit s´organiser au plus vite. » [24 <http://www.voltairenet.org/article163315.html#nb24>
]
F. William Engdahl <http://www.voltairenet.org/auteur124557.html?lang=fr>
Journaliste états-unien, il a publié
de nombreux ouvrages consacrés aux questions
énergétiques et géopolitiques.
Derniers livres parus en français : Pétrole,
une guerre d´un siècle : L´ordre
mondial anglo-américain <http://www.amazon.fr/P%C3%A9trole-une-guerre-si%C3%A8cle-anglo-am%C3%A9ricain/dp/2865532003/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=books&qid=1254736326&sr=1-2-spell>
(Jean-Cyrille Godefroy éd., 2007) et OGM :
semences de destruction : L´arme de la faim
<http://www.amazon.fr/OGM-semences-destruction-Larme-faim/dp/2865532046/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1254736326&sr=1-1-spell>
(Jean-Cyrille Godefroy éd., 2008).
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