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Revenus, sous l'influence de la "garde à vue républicaine", à la conscience démocratique, et à plus de réalisme, aussi, les ex-"patrons voyous" de STN, devenus "patrons républicains", ont remis à la CGT les 28 certifictats d'embauche (CERFA) permettant aux 28 grévistes africains d'avance vers leur régularisation définitive.

 

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Lundi 8 mars, 11 heures.Forts d'une homonymie, ou de liens familiaux, mais alors, très indirects, avec les fameux "frères Atlan" du Faubourg-Montmartre, rois des trottoirs de Paname jusqu'à l'émergence des Zemour, les frères Atlan de l'on ne peut plus honorable société de nettoyage industriel STN, qui emploie des ouvriers en situation irrégulière, en grand nombre, ont cru pouvoir mater la grève touchant leur site d'Aulnay sous Bois (93), niché au cœur d'un coquet quartier pavillonnaire. Ils commencent par refuser tout accord négocié; puis traînent la CGT au tribunal, en référé; puis violent la décision du-dit tribunal, qui les oblige (suite ici)

 

 

   
 
à laisser les grévistes occuper les lieux la journée, charge à eux de s'éloigner pour la nuit; puis ils recrutent, pour les chasser des lieux, même la journée, des maîtres-chiens équipés, dans un premier temps, d'un chien-loup, bientôt remplacé par un colossal Doberman...Cerise sur le gâteau, la convocation par l'employeur, ce lundi, d'un gréviste invité au traditionnel "entretien préalalble" avant licenciement. (suite ici)
     
 

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Au risque de mécontenter P-dg, frère du P-dg, Doberman, et maître-chien, la CGT riposte: elle fait accompagner le candidat involontaire au licenciement par une petite escorte de quelque 100 militants, venus, il est vrai, surtout pour "se payer le chien". Sommés par Hervé Ossant, dynamique secrétaire de l'UD-CGT93, de revenir à la légalité républicaine - "vous violez la loi, vous êtes placé en garde à vue républicaine! " (photo du haut), suite ici

     
 
 
     
 

le P-dg et son frère, loin de protester contre ce qui, juridiquement, en tirant le Diable par la queue, aurait pu être dénoncé par eux comme une (brève) "séquestration", acceptent au contraire, au prix d'un doigt dans l'œil (photo) le principe de la "garde à vue républicaine" - étayé, il est vrai, par la présence, en première ligne, de deux adjoints au maire, communistes, et d'une adjointe (socialiste), ceints de leur écharpe tricolore. Et c'est au côté de l'un d'entre eux, le jeune Miguel Hernandez (et non Martinez, contrairement à ce ue nous avons écrit à tort dans notre première édition, qu'il veuille bien nous pardonner, photo ci-dessus), que les grévistes, à commencer par ceux d'entre eux (cinq au total, en fait), qui avaient reçu des lettres de licenciement, aujourd'hui annulées, vont pouvoir finalement poser pour la photo de la victoire! - Au moment où nous avons quitté les lieux, happés par d'autres urgences, la CGT venait d'annoncer que les Atlan s'engageaient à signer un protocole d'accord impliquant la ratification de 28 certificats d'embauche pour les 28 grévistes "sans papiers", première marche sur la voie de la régularisation définitive. A suivre.

 


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