Val d'Oise: un ami de la Palestine revendique auprès de Michèle Alliot-Marie, ministre de la justice, d'être traité comme un délinquant pour avoir physiquement participé au boycott des produits exportés par l'entité raciste israélienne:lire ici

Ali Soumare contre-attaque

- Le bal des hypocrites...-

 

- Rappel-

Notre édito du 23 février 2010

Oui, soutien total à Ali Soumare, militant de gauche à peau noire, candidat en bonne position sur la liste du PS aux régionales d'Île de France, victime d'une campagne de bombardements "méthode Gaza" qui voit les canonniers du parti de l'Elysée le dénoncer comme "délinquant multirécidiviste", indigne de se présenter au suffrage citoyen.

"Délinquant", il l'assume, il l'a été. - C'est même un premier "accroc de jeunesse" qui a fait prendre conscience au jeune "ado" turbulent de famille malienne qu'il était des pièges où la société des années Giscard, prolongée par les années Mitterrand, attirait les jeunes de banlieue comme lui, attirés par la brillance des paillettes d'une société de paillettes.

"Tu as volé", c'est mal, morigènent les bavards bavants de haine de l'UMP, car, petit vol ou pas, "qui vole un œuf vole un bœuf." - Et qui vole l'argent des contribuables, en dépouillant le budget régional de la rénovation des lycées d'Île de France, donc tous les petits Ali Soumare du Val d'Oise, du Val de Marne, ou de la Seine Saint-Denis, de l'argent public dévolu à l'amélioration de leurs conditions d'études, de quel bœuf plus gras encore pourra-t-il plus tard s'offrir cyniquement la "dépouille"? Car, ne l'oublions pas, si l'UMP a fait le choix de se "dépouiller" elle-même du sigle RPR (le parti, déjà, de Sarkozy), c'est essentiellement après la condamnation, infamante, des principaux caciques de ce parti pris la main dans le sac de la corruption et du trafic d'influence dans l'affaire du budget des lycées de la région Île de France (un pillage par millions des fonds publics, atteinte gravissime au civisme et aux valeurs de la République, partagée, d'ailleurs, ne l'oublions pas non plus, avec le Parti Socialiste, les "copains" des délateurs d'Ali Soumare, bande à Sarko, se répartissant en douce le butin avec leurs vrais-faux adversaires qu'étaient, et restent, les "coquins" de la bande rivale Strauss-Kahn-Huchon.)

Alors qu'ils nous lâchent, tous, avec leurs leçons de morale, où le racisme ouvert des uns ne saurait faire oublier la condescendance paternaliste des autres, non dénuée, elle non plus, de relents coloniaux à vomir. Et que la BELLE histoire d'Ali Soumare, "violent" noir des Cités devenu conciliateur, acteur de la paix civile dans le feu des émeutes de ses "petits frères" de Villiers Le Bel, soulevés contre les jeux pervers de la police "ripoublicaine" spécialiste des auto-tamponneuses, nous serve plutôt à une réflexion de fond:

- sur l'archaïsme d'un "casier judiciaire à trois volets", qui ne reste confidentiel.que pour les non-initiés, et ne sert en réalité qu'à prolonger dans le temps une sanction sans doute indispensable dans un moment.

-sur l'hypocrisie d'une classe politique toute entière sélectionnant une poignée de "bons noirs" ou de "bons arabes" que pour mieux dissimuler, le temps d'une pause électorale, le racisme profond d'une société d'apartheid, encore, ô Sarcelles, ô Strauss-Kahn d'Agadir, post-coloniale, et qui reste encore et toujours une société de classes où, particularité historique commune, en fait, à nombre de "sociétés développées" du capitalisme mondialisé, les filles et les fils des peuples colonisés constituent, tendanciellement, la large majorité des classes prolétarisées, précarisées, surexploitées, et vouées au chômage de masse comme à la délinquance de masse et à la répression de masse, tandis que les enfants de la bourgeoisie esclavagiste ou, BHL suivez mon regard, du trafic de bois tropicaux dévastant les vertes forêts d'Afrique Noire continuent à s'engraisser, entre deux cours de morale.

Mardi 23 février 2010. Midi. Jean-Paul CRUSE

 

 

 

 

A la campagne socialiste pour ces régionales de mars 2010, qui languissait au pas lourd des "éléphants", la tentative de lynchage (médiatique) d'un jeune candidat noir, porte-drapeau de cette étonnante diaspora malienne qui manifeste sont étonnante intégration, comme son respect de traditions de lutte et de solidarité ancestrales, inscites dans la culture de l'islam africain, vient d'apporter un coup d'accélérateur formidable.

Côté crapules Sarko-franchouillardes, c'est la débandade en rase campagne. Au point que le journal Le Monde, qui donnait un écho complaisant, la veille encore, aux propos ricanants d'Axel Poniatowski, porte-parole en France des "néo-cons" américains, doit faire un demi-tour sur place,avec une manchette "La polémique sur le candidat (PS) Ali Soumare divise l'UMP"

Dans le Val-d'Oise, la droite assume sa campagne "tough"
LE MONDE (23.02.10, publié dans le n daté du 24)


"Au plissement de ses yeux, Axel Poniatowski laisse imaginer qu'il est heureux. La tête de liste (UMP) du Val-d'Oise ne pouvait espérer meilleur public. Trois jours après avoir qualifié son adversaire, tête de liste (PS), Ali Soumaré, de "délinquant multirécidiviste", le président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, qui mène la liste UMP aux régionales dans le département, s'est retrouvé, lundi 22 février, au milieu d'une douzaine de convives de "la communauté noire" à l'invitation d'un "ami", dans une HLM de Cergy. Parmi ses hôtes, aucun n'a pris la défense de M. Soumaré.
Au contraire.
"A Cergy, on n'est pas des Ali Soumaré", lance Aimé, 33 ans, conducteur de bus dans le Val-d'Oise. (...) "J'aurais préféré que le PS ne choisisse pas un candidat juste parce qu'il est noir pour ensuite découvrir qu'il est la pire des racailles. Les gens vont continuer de penser que les Noirs, ce n'est pas carré"(...)
Musicien, Alionne N'Diaye, 34 ans, raconte qu'il "connaît Ali" et pense qu'"il a commis une énorme erreur de gestion de carrière. Il aurait mieux fait d'assumer lui-même les faits que lui reproche la droite sans craindre pour autant de tomber dans le cliché de la repentance", regrette-t-il.
Dans un fauteuil en cuir au milieu du salon, veste de tweed anglais, M. Poniatowski assure qu'il a
"beaucoup apprécié le ressenti" de la soirée et s'éclipse. Pour lui, la démonstration est faite: "Tout le monde, sourit-il au volant de sa Clio, sait que M. Soumaré est un délinquant."
(...)M.Poniatowski reconnaît que la droite val-d'oisienne "s'est durcie" depuis qu'elle a perdu la présidence du conseil général, en 2008. Le climat de la campagne est "tough!", dit-il avec un anglais parfait. Mais cet ex-UDF n'a aucun état d'âme. Il fait confiance à Francis Delattre, le maire (UMP) de Franconville, prétendant, par ailleurs, à la reprise du conseil général au PS en 2011, qui affirme "avoir les preuves" des accusations qu'il porte contre M.Soumaré. Cela lui suffit.

"Que reste-t-il de l' "affaire" Ali Soumare?

(Le Monde, n daté du 25 février, vendu le 24)

Ali Soumaré, candidat tête de liste (PS) aux élections régionales dans le Val-d'Oise, qualifié de "délinquant mutirécidiviste chevronné " par deux maires UMP du département, Françis Delattre et Sébastien Meurant, a décidé de poursuivre "les auteurs de ces méthodes indignes".


"Mardi 23 février, la procureure de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, a dédouané M. Soumaré de trois des cinq accusations portées contre lui. Me Jean-Pierre Mignard, avocat du candidat socialiste, devrait saisir le tribunal de grande instance de Pontoise "de plaintes en diffamation, d'une procédure en atteinte à la présomption d'innocence, d'une plainte pour violation du secret professionnel et de révélations publiques de condamnations pénales réhabilitées".
Les deux élus ont imputé vendredi à M. Soumaré quatre condamnations judiciaires entre 1999 et 2009 et un jugement en cours. La procureure a indiqué (...) qu'une condamnation, avancée par M. Delattre, pour vol aggravé commis en 2004, "ne concerne pas Ali Soumaré. Elle a été prononcée par le tribunal pour enfants". A l'époque, M. Soumaré était majeur.
"Il s'agit d'un homonyme", a-t-elle précisé. Concernant une infraction pour conduite sans permis relevée par M.Delattre, "aucune ordonnance n'a été signifiée à M. Soumaré. Le dossier est en cours" (...) . Enfin, M.Soumaré ayant fait appel des deux mois de prison ferme auquel il a été condamné en 2009 pour rébellion à agent de la force publique, "il est donc présumé innocent. C'est un principe de notre droit"(...).
Reste une accusation de "violence" contre deux femmes en 2008. M. Soumaré nie en être l'auteur. Le candidat PS reconnaît, en revanche, un vol en 1999 pour lequel il a écopé de six mois de prison ferme. Selon son avocat, Jean-Pierre Mignard, "comme le prévoit la loi, cinq ans après l'exécution d'une peine, M.Soumaré a été réhabilité. Il est donc interdit d'en faire état".
(...)
Cette campagne contre Ali Soumaré sème le trouble dans les rangs de l'UMP. Eric Raoult, député (UMP) de la Seine-Saint-Denis, a estimé (...)que la polémique contre Ali Soumaré était "une redoutable erreur". Le maire du Raincy s'en est pris à la candidate UMP à la présidence de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, qui mène, selon lui, "une campagne amateur". "Il n'y a pas de patronne, on a déjà perdu", s'est-il emporté.
Pour sa part, Valérie Pécresse a "condamné", mardi, l'initiative de M. Delattre et regretté "cette démarche qui ne correspond ni à sa conception de la politique ni à ses valeurs". (...)Mme Pécresse avait été informée par Axel Poniatowski, tête de liste (UMP) dans le Val-d’Oise de son intention de publier, de son côté, un communiqué de presse après les "révélations édifiantes", selon lui, de M.Delattre. (...)"Je regrette clairement qu'on ait pu porter des accusations erronées contre M. Soumaré", affirme aujourd'hui M.Poniatowski. "Il est certain que son passé judiciaire n'est pas aussi lourd que ce que l'on pouvait penser. Il n'en reste pas moins que M. Soumaré est un personnage obscur"(...).
Tête de liste (UMP) à Paris, Chantal Jouanno a pris, très tôt, ses distances avec les accusations portées contre M. Soumaré. "Moi, je ne l'aurais pas nécessairement fait", a-t-elle déclaré, lundi.
Au PS, Jean-Paul Huchon et Bertrand Delanoë ont demandé "des excuses publiques" à Mme Pécresse. Le président sortant de la région dénonce "la campagne de caniveau" de la candidate UMP "qui se développe avec des relents anti-jeunes, anti-jeunes de quartiers".
(...)Pour le porte-parole du PS, Benoît Hamon, il "existe un robinet" direct entre le parti majoritaire et la police ou la justice.
(...)
Frédéric Péchenard, le directeur général de la police nationale, a déclaré qu'il "n'excluait pas" de saisir l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) aux fins de vérifier si une personne était allée vérifier dans le STIC le dossier de M. Soumaré. "S'il s'avère qu'un policier est impliqué dans cette affaire, il sera sanctionné"(...).
Mardi, M. Delattre a expliqué qu'à propos de la "rébellion à agents", "deux policiers ayant participé à une interpellation [en juillet 2009] dans un quartier difficile de Villiers-le-Bel et qui ont été confrontés à la violence de M. Ali Soumaré et de ses amis qui s'opposaient à cette intervention, [lui] ont donné la date du jugement". Cependant, concernant le vol aggravé, l'élu UMP ne révèle pas comment il a eu accès au jugement du tribunal pour enfants de 2004, qui n'est pas rendu public.
Yves Bordenave et Béatrice Jérôme

   

PRODUITS CASHER : LES MENSONGES EHONTES DE MICHELE ALLIOT-MARIE


Pas brillant pour une ministre de la justice ! Devant le CRIF de Bordeaux, évoquant les actions de boycott contre les produits "made in Israel", et le procès de Sakina Arnaud, Aliot-Marie a osé dire que les produits casher étaient visés, alors qu’elle sait pertinemment que ce n’est pas le cas, et qu’elle l’a même affirmé devant l’Assemblée nationale peu avant de quitter son poste de Ministre de l’intérieur au printemps dernier.


Après François Fillon au diner du Crif à Paris, au début du mois, c’est à Michèle Alliot Marie de sortir des contre-vérités pour essayer de justifier l’injustifiable : des sanctions contre des militants qui dénoncent la vente, totalement illégale, de produits de l’occupation israélienne en France.

Ci-dessous le texte intégral de la déclaration indécente de la ministre de la justice au diner du Crif de Bordeaux ce vendredi 19 février 2010.

 


"Discours de Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés


Monsieur le Premier Ministre, cher Alain JUPPE,
Monsieur le Président du CRIF de Bordeaux, cher Docteur ROCHE,
Monsieur le Ministre, cher Xavier DARCOS,(...)
Monsieur le Président du CRIF, cher Docteur PRASQUIER,
Monsieur le Grand Rabbin,
Mesdames et Messieurs,


Je tiens à vous remercier pour votre invitation et votre accueil chaleureux.
Ma présence parmi vous ce soir est l’occasion de réaffirmer la place de la communauté juive au sein de notre Nation, son rôle essentiel dans la construction de la République, sa contribution constante à la défense de la France, son apport précieux aux valeurs humanistes que nous avons en partage.


Mesdames et Messieurs,
Notre pacte social se fonde sur certains principes essentiels.
La cohésion de notre pays repose sur la tolérance, le respect, l’ouverture aux autres, l’envie de partager un destin commun.
La volonté de vivre ensemble se nourrit du respect des confessions, des valeurs et des croyances des Français.
Parce que l’unité nationale présuppose le respect de l’autre et que la République reconnaît le libre exercice de sa religion, la Nation rejette l’antisémitisme. L’antisémitisme est contraire aux valeurs de la France. Il est indigne de l’héritage humaniste de la Patrie des droits de l’homme et du citoyen.
Il est une offense à la République qui accueille en son sein les Français de toute confession et de toute philosophie, sans jamais leur demander de renoncer à leurs convictions.
Tout acte antisémite est une insulte à nos valeurs, une atteinte à notre pays.
Parce que l’antisémitisme est l’ennemi de l’unité nationale, parce qu’il incarne une haine et un mépris de l’autre que nous devons combattre de toutes nos forces, parce qu’il resurgit là où on ne l’attend pas, là où on ne l’attend plus, la mémoire est la condition première de la vigilance.
Je veux rendre hommage aux déportés encore vivants et à leurs familles. Leur voix résonne dans la conscience de chaque citoyen français.Mes pensées vont aussi aux Justes de France. Ils ont fait honneur à la Nation.Je salue à cet égard le travail du CRIF Bordeaux, qui a permis de rassembler des témoignages sur plus de 225 Justes des Nations en Aquitaine, reconnus par l’institut Yad Vashem en Israël.


Mesdames et Messieurs,
La lutte contre l’antisémitisme demeure plus que jamais une priorité du Gouvernement. Elle s’inscrit dans le cadre de relations fortes entre l’Etat et la communauté juive. Elle se traduit par une mobilisation totale de l’institution judiciaire contre les actes antisémites. La qualité des relations entre l’Etat et la communauté juive, essentielle à la cohésion de notre société, mérite d’être soulignée. La France sait ce qu’elle doit à la communauté juive.
Les Français de confession juive ont contribué à écrire l’histoire de France. Ils en ont connu les joies. Ils en ont traversé les épreuves. De tout temps, dans les heures de peine comme dans les heures de gloire, ils ont montré leur attachement à la Nation française. Leur patriotisme et leur civisme ont toujours fait honneur à notre pays. Leurs combats et leurs sacrifices sont dans toutes nos mémoires. Aujourd’hui, la communauté juive de France est la 3e du monde. Les Juifs de France contribuent au rayonnement de notre pays, dans les domaines culturels, économiques, industriels. La vitalité de la communauté juive est une source de dynamisme pour notre société et un atout pour l’image la France dans le monde. Hier Ministre des cultes, aujourd’hui garde des Sceaux, je mesure l’importance des relations entre la puissance publique et les instances représentatives de la communauté.
Le Conseil représentatif des institutions juives de France est un interlocuteur essentiel de l’Etat. Il exerce une mission constructive de représentation et de sensibilisation, dans le respect des institutions et dans un esprit d’intérêt général.
Je tiens à le saluer, Monsieur le Président.
Je me félicite de la qualité de nos relations, marquées par l’amitié et la confiance mutuelles.Je n’oublie pas l’action indispensable des institutions religieuses, en particulier le grand rabbinat et le Consistoire de France. Nous avons eu l’occasion de travailler ensemble à maintes reprises. Leurs représentants savent l’attachement que je porte à leur engagement et à leurs préoccupations.


Mesdames et Messieurs,
Nous partageons le constat : des actes, trop d’actes antisémites ont défrayé la chronique ces derniers mois. La société française n’est pas devenue subitement antisémite. Le nombre d’actes antisémites a baissé continûment depuis 2002. Soyons lucides, la situation géopolitique au Proche-Orient n’a pas été sans conséquence sur les tensions au sein de notre société. Je pense aux tensions qui ont accompagné l’opération « Plomb durci ».


Vous évoquez aussi les menaces que fait peser le régime iranien sur la paix mondiale. C’est une préoccupation pour chacun. C’est une crainte plus grave encore pour Israël. Je rappellerai, comme l’a fait le Premier Ministre François Fillon, l’attachement de la France à la sécurité d’Israël et à la reconnaissance de sa légitimité. La France n’acceptera pas que l’Iran se dote de l’arme nucléaire.
Les tensions internationales peuvent être le prétexte d’actes et de comportements antisémites. Elles ne les justifieront jamais.


Je vous le dis avec la plus grande solennité : la Justice réagira sans faiblesse contre tout acte de nature antisémite. La sanction de tout acte antisémite est l’une des exigences de ma politique pénale. Aucun acte antisémite ne restera sans réponse.
La circulaire de politique pénale envoyée en novembre dernier à tous les procureurs généraux est sans ambiguïté. Je demande que tout auteur d’actes antisémites soit poursuivi et fasse l’objet de réponses pénales systématiques et adaptées. Aujourd’hui, le taux de réponse pénale s’élève à plus de 85%.


Je veux aller plus loin.
1) Aller plus loin, c’est d’abord améliorer la prévention.
En amont, il faut renforcer le dialogue entre l’institution judiciaire et la communauté juive. J’ai demandé aux procureurs généraux et aux procureurs de la République de mieux communiquer au plan local, avec les institutions représentatives de la communauté juive. Je souhaite que l’intervention de la justice, la nature des réponses pénales et la fermeté de la répression fassent l’objet d’un dialogue constructif. Les procureurs vous tiendront informés des actions menées.
Les instances représentatives pourront faire remonter leurs préoccupations et leur analyse des situations locales.


En aval, je souhaite que les procès puissent jouer un rôle pédagogique.

Le procès FOFANA a montré que les règles de publicité devant la cour d’assises des mineurs devaient êtes assouplies. Je sais que le CRIF s’est beaucoup engagé sur ce point. La proposition de loi adaptant les règles de publicité devant la cour d’assises des mineurs a été adoptée cette semaine. Elle viendra prochainement devant le Sénat.
2) Je veux cibler l’action de la justice sur la lutte contre les discriminations.
Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont kasher ou qu’ils proviennent d’Israël.
Je souhaite que le parquet fasse preuve de davantage de sévérité à ce sujet. J’ai donc adressé une circulaire aux parquets généraux, leur demandant d’identifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination.
J’entends que tous les auteurs d’actes soient poursuivis dès qu’ils auront été identifiés et notamment quand les appels auront été faits sur Internet.


A cet égard, je salue la détermination du parquet dans l’affaire de l’individu qui avait appelé au boycott de produits israéliens par voie d’affichettes dans un centre commercial de Mérignac.
Ses réquisitions ont été suivies dans la condamnation prononcée par le tribunal correctionnel de Bordeaux le 10 février dernier.
L’action du parquet de Bordeaux illustre ma détermination dans la lutte contre l’antisémitisme.


Mesdames et Messieurs,
Tout sera fait pour que les Juifs de France se sentent en sécurité dans leur pays. Tout sera fait pour que la communauté juive puisse se retrouver autour de ses traditions et de ses rites, au sein de la communauté nationale. Tout sera fait, Mesdames et Messieurs, pour que les Juifs de France soient fiers d’appartenir à une Nation généreuse, ouverte, respectueuse des différences.Fiers de nourrir l’identité de la France, pour qu’elle garde son message universel. Fiers de participer à une vaste communauté de destin, cimentée par les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Fiers de vivre en France. Fiers de faire vivre la France.
Je vous remercie."


CAPJPO-EuroPalestine

Serge Grossvak, MILITANT DU VAL D’OISE, À LA MINISTRE DE LA JUSTICE MICHELE ALLIOT-MARIE: "METTEZ-MOI EN EXAMEN, CAR JE BOYCOTTE"

J’ai participé à l’action de dénonciation des produits de la colonisation dans un hypermarché du Val d’Oise, alors mettez-moi en examen si vous le voulez.
Je l’avoue, j’y étais et j’ai accompli tout cela pour mon humaine dignité et l’honneur de mes ancêtres.

Parce que je ne peux supporter d’abandonner dans la souffrance et l’injustice le peuple de Palestine. Parce que je suis juif descendant de Marek Edelman, de Joseph Epstein et de Raymond Aubrac, ma racine juive est du côté des opprimés, de tous les opprimés.

Madame la Ministre et gardienne des sceaux de justice et des lettres de cachet, condamnez moi, pas Sakina ! Madame la ministre, puisque vous avez fait vœu de châtier ces gestes de résistance et d’honneur, oubliant qu’ils visent un Etat désigné comme relevant de « crimes de guerre, voire crimes contre l’humanité » par le juge Goldstone (juif comme moi), condamnez moi, pas Sakina. Madame la Ministre, je ne redoute pas vos geôles et vos invectives, je suis prêt à affronter vos fureurs comme mon père avait dû affronter l’internement par une police aux ordres d’un pouvoir totalitaire.
Madame la Ministre, rien ne me fera renoncer à mon engagement pour la Paix et la Justice, pour que le peuple palestinien recouvre sa dignité dans son pays indépendant, aux frontières de 67 et à la capitale en Jérusalem-est.
Madame la Ministre, je vous prie d’agréer toute ma détermination à combattre vos menaces à l’encontre d’une lutte juste et votre soutien à un extrémisme nationaliste qui fait honte à ma culture juive.
Serge Grossvak

Publié le 21-02-2010 sur le site EuroPalestine