Des chômeurs prennent des provisions dans un magasin et partent sans payer: une "autoréduction" ou du "pillage"?

Révélée par le site LeParisien.fr, l'action d'une dizaine de militants du groupe Agir contre le Chômage! (AC!), bloquant les caisses du Monoprix du Faubourg Saint-Antoine, dans le 11ème arrondissement de Paris, après s'y être présentés tous en même temps, le chariot plein, et avoir refusé de payer, succède à une actionde même inspiration initiée à Montreuil dans la mouvance du NPA de cette ville, très autonome, et traversé de contradictions politiques bouillonnantes.Rue du Faubourg Saint-Antoine, les "Agir contre le chômage!", qui ont pu repartir chargés de victuailles sans rien débourser, ont annoncé leur intention de redistribuer la manne dans les milieux les plus touches par la précarité pour
"Permettre aux précaires de fêter aussi le Nouvel An dignement"
Cette "autoréduction", présentée par ses auteurs comme une: "autoréquisition qui est juste en ces temps de crise" est sévèrement dénoncée parMonoprix, qui crie au "un pillage" - et va réunir la direcion stratégique du groupe pour étudier l'opportunité de porter plainte, au risque de donner un plus grand retentissement encore à l'initiative du groupe "A bientôt". Selon Serge Havez, du collectif, interrogé sur RMC: "On arrive, on met des choses dans des caddies. On a un tract, qu'on diffuse auprès des clients du magasin pour qu'ils comprennent notre démarche. Ensuite, on négocie avec le patron du magasin: il veut bien nous laisser partir, ou il veut pas. Dernièrement, à Lille, c'était le cas. C'est avant tout une action non-violente."
Nos confrères du site Rue89 , dirigé par le "sioniste de gauche" Pierre Haski, ancien "baron" de Libé après avoirsévi en Afrique du sud pour l'Afp, a recensé une liste des derniers magasins ciblés par des actions de ce genre, dans toute la France (Grenoble, Rennes, Lille).
Alors, que fait la police? Rien... pour l'instant
D'après le communiqué du collectif après l'autoréduction rennaise, plusieurs policiers étaient présents dans le magasin: "deux nationaux à l'intérieur, et un des RG en fin d'action." Les flics les ont laissé partir sans intervenir.
Les produits emportés n'étaient pas tous de première nécessité:du saumon fumé, vin ou foie gras.

On se souvient, évidemment, du précédent de "Fauchon: fauchons!", rapporté et minutieusement disséqué dans Rebelles le livre interdit de Jean-Paul Cruse, coordinateur technique provisoire de ce site, toujours à la recherche d'un véritable éditeur après le lâche retrait des éditions Fayard, signataires d'un contrat.

Encerclés, à l'époque, par la répression policière qui allait bientôt terroriser l'essentiel de leur noyau dirigeant, les amenant à liquider, sans honte, et sous de faibles prétextes, le groupe phare de l'après-68, dont une poignée de rescapés tente demaintenir vives la mémoire, et la flamme, les maos de la Gauche prolétarienne avaient ralisé l'attaque "en plein jour, en groupe, et à force ouverte", de la luxueuse épicerie de luxe de la Place de la Madeleine, mettant la barre très haut puisque une jeune militante devait être arrêtée à la suite d'une bagarre avec les cuistots de l'établissements, couteaux et piques en main. Le butin, léger, finalement, enquantité, mais savoureux, et cher, avait pu être redistribué dans quelques bidonvilles et foyers d'immigrés de la région parisienne, le pitre gérard Miller, couard dans les actions mais habile,déjà, à flatter les journalistes, s'étant chargé avec succès de son impact médiatique. Aujourd'hui enracinée en Corse avec son compagnon, connu à cette époque et, comme elle, fidèle à la mémoire des années "PierreOverney", et plus que critique sur l'évolution ultérieure des repentis ou renégats du groupe, comme Benny Lévy, mort converti au sionisme en Palestine occupée après s'être compromis avec son quasi-homonyme BHL, Rolin, qui vient de rater le prix Goncourt pour un livre surfait, malgré une intense promotion médiatique due notamment au soutien de BHL, Geismar, conseiller du pro-israélien sectaire delanoë, Serge July, jean-Pierre Le Dantec, etc. Frédérique, condamnée à une peine de prison, était alors devenue le symbole dune campagne de presse permettant aux "sulfureux" de l'époque, traités de "fascistes rouges", etc, de briser l'encerclement et de retrouver un immense ancrage populaire.

 

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